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Suite a cette fameuse réussite, la ligue commença à encore plus se faire connaître !

Les vengeurs, malgré la perte d'un membre, continue néanmoins sa lutte.
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 La chasse est ouverte (Uriel Abaddon) [Gore]-fin-

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MessageJeu 23 Nov - 3:25
La chasse est ouverte

Yoshita Gaara & Abaddon Uriel

Plusieurs mois avant d'être enfermé en prison.
Notre jeune homme se promenait bien tranquillement. Les mains dans les poches. Celui-ci n'avait aucun plan de prévu. Juste respirer le grand air. Cela faisait du bien par moment de s'arrêter pour observer les alentours, profiter du fait que tout allait bien. Celui-ci continuait de marcher quand son ventre se mettait à gargouiller. Mais, tellement fort que cela était désagréable. Il en grognait même légèrement entre les dents. Cela faisait combien de temps qu'il n'avait pas mangé de chair humaine ? Aucune idée, mais assez longtemps pour que son corps lui indique qu'il était plus que temps de remédier à cela. Un grand sourire carnassier grandissait en regardant les gens sous un autre oeil. Comment allait-il les préparer ? Préparer ... nah allons avec la bonne méthode carnivore et sauvage. Juste l'idée augmentait sa douleur au vente vu que cela lui donnait l'eau à la bouche. Il cherchait une proie , pas une brute épaisse qui allait vouloir se battre. Même si l'envie de se battre était aussi intéressant. Cependant, avec la douleur qu'il avait, il optait plus tôt pour une femme, un être ''faible'' qui aurait du mal à se défendre. Cela ne durerait que quelque seconde que BAM ... plus de chair sur la gorge de la femme et . Bref, Il ne trouvait rienqui lui plaisait dans ce qu'il voyait.  
Ma pauvre, tu as le don de te mettre dans le pétrin
Il avait entendu cette voix féminine et cela l'intriguait. Il se rapprochait donc de celle-ci pour voir de quoi elle ressemblait. Une jeune femme qui devait avoir à peine sa majorité, des longs cheveux bruns châtains avec des yeux couleurs de jais. Mais, son physique n'avait pas d'importance. Après tout, elle n'était que de la nourriture pour lui. Celui-ci restait le dos collé contre le mur le plus près tout en continuant de scruter la brunette.
Voilà une proie intéressante
Disait-il à voix basse à lui-même alors qu'il souriait encore.
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MessageJeu 23 Nov - 11:52
















     ❝ La chasse est ouverte ❞
   
w/ Gaara Yoshita

   

Il était une fois, un artiste qui pouvait encore se produire en extérieur. Oh, il avait déjà plusieurs œuvres à son actif, dans les commissariats on commençait à trouver des portraits robots de son masque, mais il n'était pas la priorité. D'ailleurs, il ne l'était toujours pas de nos jours, avec la présence de la Ligue des Vilains. Mais tout cela est pour une autre histoire. Uriel releva la tête, scrutant le petit attroupement qui l'observait en murmurant. L'homme leva sa main droite et, d'un coup de pinceau expérimenté, retravailla les ombres de sa toile. Une vraie toile.
Au matin, il s'était levé avec l'envie de peindre la ville, le cœur même de celle-ci. Cette idée l'avait tiraillé de nombreuses heures, lui coupant même jusqu'à l'appétit. Madame N était en déplacement, dans sa famille, et il ne pouvait pas se permettre de la déranger pour si peu. Prenant sur lui, il contacta quelques employés de Madame et les convia à être ses gardes du corps. L'un d'eux sembla s'émouvoir au téléphone, et en regardant le détail de la liste des employés, Uriel vit que celui-ci était classé en tant que fan. Tant mieux. Aujourd'hui, il avait envie de voir des étincelles dans les yeux des gens.

Les employés s'étaient postés à différents coins de rue, scrutant tour à tour la foule et les badauds s'approchant. Ils ne tenaient pas à ce qu'un policier viennent déranger le peintre, ou pire encore, l'arrêter. L'Artiste rajouta quelques couleurs aux bâtiments, il retravailla quelques imperfections, toujours sous les regards admiratifs ou simplement curieux des passants. Sans trop savoir pourquoi, il se prit d'activer son pouvoir, et doucement, il vit une brume noire s'échapper de chaque personne, certaines étaient plus épaisses, d'autres étaient plus foncées. Mais une seule était véritablement aussi noire et compacte qu'une nuit sans lune. Brusquement, ses sens s'agitèrent. Il comprit. Ce n'était pas le désir de peindre qui l'avait mené dehors mais le besoin de trouver un nouvel hôte pour la Dernière Valseuse. Et ce serait cette fille.
Une petite brune, encore toute jeune selon les traits de son visage, et qui riait au sein de son groupe d'amies. Uriel termina sa toile, et prit un tableau neuf. S'armant d'un crayon, il commença à tracer les courbes d'un petit nez juvénile, les rondeurs des joues pouponnes et l'éclat d'un regard singulier. Le croquis ne lui prit que quelques minutes, et il le fit presque sans quitter la jeune fille des yeux. L'intensité de la fumée qui émanait d'elle l'attirait comme un aimant, tant et si bien qu'il ne remarqua même pas le jeune homme à la chevelure rosée duquel ne s'échappait presque aucune vapeur. Un homme avec peu de regrets. Un psychopathe.

Doucement, Uriel se leva de son tabouret et il tourna sa toile vers la jeune fille, pour accaparer son attention. Les amies de celle-ci lâchèrent des "oh" et des "ah" pour la taquiner, mais elles avaient du mal à dissimuler leur jalousie. Pitoyable. Il tendit la main à la demoiselle pour l'inviter à s'approcher, et il sut qu'il lui fallait cette œuvre à tout prix. Son bras se raidit brusquement alors qu'un de ses gardes lui chuchota qu'un policier en patrouille venait dans leur direction. Il devait improviser.

« Que diriez-vous, mademoiselle, de rejoindre mon atelier ? Je ne peux peindre votre délicatesse ici, avec si peu d'instruments. »

Elle s'empourpra. Ses amies continuaient à la taquiner, et elles la priaient même de le suivre. Savaient-elles que leur amie courrait un grave danger ? Si c'était le cas, elles ne semblaient même pas s'en soucier.
   


   

   
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MessageVen 24 Nov - 2:21
La chasse est ouverte

Yoshita Gaara & Abaddon Uriel

Il allait pour faire un pas de plus vers la brunette quand il remarquait une troupe de personne se rapprocher. Sans doute des amies de celle-ci. Pas grave au pire, cela ferait plus de nourriture. Il avançait normalement comme si ne rien n'était afin de se rapprocher de la bande de filles. Celui-ci allait pour prendre la parole lorsqu'une troupe de gens arrivent en même temps que lui et prennent les devants disons. Un homme avec un masque et un habit ressemblant à un costume de cowboy manqué entouré par ses toutous. Cet homme en question parlait à celle que Gaara convoitait pour ce soir et cela le faisait serrer des dents un peu. Il l'avait vu en premier cette fille et il ne comptait pas la partager. Et pas question qu'il le laissait filer avec son repas sous ses yeux. Gaara allait au moins agir. Cet homme avait de l'air louche de toute façon, voir que ses filles le croyaient comme un prince charmant. Ark ... bref, finit par entrer en scène et de mettre ses bras sur les épaules des amies de la brunette tout en montrant mon plus beau sourire.
Salut les filles, désolé d'arrivé comme cela et de m'introduire de la sorte mais ... vous croyez vraiment que c'est une bonne idée de laisser votre amie partir avec ce mec. Regarder le un moment, un homme qui se cache derrière un masque. Vous ne trouvez pas cela louche?
Et bien je ... nous eum ...
Cela était la réponse de l'une des amies de la brunette, non mais est-ce qu'elles étaient idiotes à ce point.
C'est évident qu'il y a de quoi de pas nette, soit qu'il a honte de lui-même au point de se cacher ou qu'il est un être plus malsain que vous le pensez.
Il faisait un léger sourire à cette personne au masque au passage. Après tout, le but de Gaara ici était de faire en sorte que cet homme ne puisse pas partir avec la brunette et s'il devait attirer l'attention de la police pour le faire. Il ne se gênerait pas.
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MessageVen 24 Nov - 4:10
















   ❝ La chasse est ouverte ❞
 
w/ Gaara Yoshita

 

Dans les yeux de la jeune fille, il pouvait voir une douce et paisible tristesse, celle qui suit les personnes fragiles ou ayant survécu à de lourdes épreuves. Elle n'avait rien à voir avec ses stupides camarades, des gueuses qui se voulaient matures et sûres d'elles, mais qui en devenaient simplement grotesque. Non, cette fille-là était un joyau de désespoir. Un matériau parfait, il voulait y croire. Alors qu'elle tendait sa petite main pâle vers celle gantée de l'artiste, deux larges bras épaulèrent les seconds rôles, et un jeune homme vint se greffer à la conversation. Greffer, devrions nous plutôt dire infecter tel le misérable parasite qu'il était. Si Uriel n'avait pas eu de masque, tous auraient pu voir son regard se durcir. Le perturbateur semblait vouloir lui mettre des bâtons dans les roues, mais à le regarder de plus, il paraissait aussi angélique que l'Artiste. Très peu de fumée s'échappait de lui, et un homme sans regrets n'est jamais un bon signe.
Durant sa longue carrière, il avait à plusieurs reprises rencontré des personnes dérangées, des psychopathes, et généralement, il avait su s'entendre avec eux. D'abord parce qu'ils ne l'intéressaient guère dans sa quête, et qu'au final ils allaient dans la même direction. Mais aujourd'hui, non. Cette proie était la sienne. L'identité de cette homme, ces capacités, Uriel s'en moquait. Il n'allait pas le laisser lui ravir ce rubis sous son nez.

Se redressant, le peintre referma sa main et fit un pas en arrière, comme heurté par les propos tenus à son encontre.

« Que de jugements hâtifs. L'excentricité est donc un tel défaut qu'elle en devient un crime ? »

La petite foule s'était déjà lassée, et il ne restait que quelques badauds curieux du dénouement de la situation. De l'extérieur, cela ressemblait peut-être à un amant éconduit tentant de protéger sa belle d'un homme, certes étrange, mais surtout bien plus charismatique que lui. Oui, voix off, je suis plus charismatique que ce petit bout de viande. Le visage éternellement figé sembla adresser un sourire au gêneur, puis il se tourna de nouveau vers la demoiselle. D'un petit jeu d'adresse, il lui présenta une carte sortie de nulle part, à la manière d'un prestidigitateur. L'art de la magie n'avait jamais été son fort, mais ce tour d'adresse était l'une de ses plus grosses réussites. Cette carte était bien évidemment un mensonge éhonté, mais généralement, elle suffisait à rassurer les cibles timides. Ou que l'on essaye de dissuader.

« Le choix reste le votre, mademoiselle. »
 


 

 
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MessageVen 24 Nov - 4:48
La chasse est ouverte

Yoshita Gaara & Abaddon Uriel

Oh , est-ce que les paroles de Gaara venait d'heurter ce pauvre homme masqué ? Cela semblait en tout cas vu que celui-ci se reculait et semblait être sur la défensive. Mais, notre jeune homme se doutait que l'homme n'était pas nette. Cette petite conversation n'attirait plus les gens. Ils restaient juste quelque curieux. Pour leur bien, fuyez le temps qu'il est encore possible. Quoi que ... cela n'avait pas d'importance pour Gaara. Cela serait tout simplement plus amusant. Celui-ci avait les mains dans les poches et roulait des yeux lorsque l'homme qui se trouvait devant lui faisait un tour de magie pour faire apparaître une carte. Ouhh attention une carte. Pitié fais quelle ne tome pas dans le panneau. La brunette avait la carte dans les mains et semblait hésitante. Notre jeune homme aux cheveux colorés ne s'empêche aucunement de se placer entre les deux tout en montrant son sourire carnassier.
Alors pourquoi le masque ? Ne me dit pas que cela est pour l'art.
La brunette regardait ses amies et se demandait réellement quoi faire.
Elle est amplement capable de faire son choix non ?
Gaara riait au commentaire.
Bien sûr qu'elle le peut, mais s'il arrive quelque chose à votre amie ... je vous aurai prévenu
Celui-ci laissait donc le passage libre. La brunette se rapprochait de l'artiste quand soudain, les mains de Gaara l'attrapaient pour la coller contre lui. Il était dans le dos de la brunette et lui murmurait à l'oreille.
Tu es vraiment sur de ton choix. Un étranger qui souhaite que toi pour t'emmener dans un endroit que tu ne connais pas. À mon avis, cela est pour de quoi de plus salace.
Disait-il alors que sa main gauche caressait au niveau de la colonne vertébrale pour la faire frisonner. Elle semblait tout à coup effrayer. Elle semblait même figée sur place.
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MessageSam 25 Nov - 9:09
















   ❝ La chasse est ouverte ❞
 
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Il n'en démordait pas, ce vaurien. Était-ce juste par envie d'ennuyer un probable confrère ou était-il simplement suicidaire ? Oh, pas question qu'Uriel se salisse les mains sur lui, il laisserait volontiers faire Ollie ou John, ses gardes du corps. Se tenant respectueusement en retrait, il étudia à loisir les expressions faciales de sa proie : elle paraissait perdue, ses yeux cherchaient du secours auprès de ses amies mais aucune ne se souciait véritablement d'elle, renforçant la délicieuse amertume de son regard. Bon sang, il avait vraiment bien fait de sortir aujourd'hui, et ce malgré cet incident. La demoiselle finit par faire son choix, et elle fit un pas vers l'Artiste. Elle n'était pas encore complètement sûre d'elle, mais l'attitude pressante du jeune homme était encore moins rassurante que le petit masque du peintre. Après tout, les artistes étaient reconnus pour être des extravagants, et qu'était un masque dans leur société ? Peut-être que son pouvoir l'avait rendu difforme et qu'il était complexé ? Ce n'était pas de sa faute s'il était ainsi ? Mais l'inconscient revint une fois de plus à la charge, lui murmurant quelques mots dans l'oreille.

La jeune femme s'échappa brusquement de l'étreinte de l'importun, visiblement effrayée par ce contact forcé. Pauvre fou, il venait de la lui tendre sur un plateau d'argent. Uriel tendit la main à la demoiselle et celle-ci vint simplement se réfugier derrière lui. Cette mascarade avait assez durée.

« Je crois bien que vous avez oublié d'apprendre le respect pour les dames, mon jeune ami. »

D'un simple coup d’œil, l'homme masqué remarqua que sa proie tremblait des pieds à la tête, elle fixait le sol, au bord de la crise de panique. L'épais nuage noir autour d'elle s'était encore intensifié alors que des souvenirs lui revenaient sans doute. Et il ne pouvait même pas en profiter.

« Ollie, veux-tu bien chercher un café pour mademoiselle, elle semble gelée... ou terrifiée. »

Il appuya sur le dernier mot en regardant le gêneur, et le groupe d'amies de sa future victime s'interposèrent, regardant durement le garçon à la chevelure rosée.
 


 

 
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MessageSam 25 Nov - 18:12
La chasse est ouverte

Yoshita Gaara & Abaddon Uriel

Bon, peut-être que Gaara avait été trop loin cette fois en voyant que la fille avait eut peur de lui plus tôt que de l'artiste. Elle courrait pour se cacher derrière lui. Cela était une mauvaise idée, mais cela était son choix. Est-ce que le jeune homme était abattu pour autant ? Non pas le moindre du monde. Il gardait même le sourire. Il avait peut-être perdu la file pour l'instant, mais ce n'était pas les cibles qui manquaient. En entendant parler l'artiste à ce qui semblait être l'un de ses chiens. Cela donnait une idée à notre cannibale. 
À présent que cet échange prend fin. Je vais vous laisser.
Il donnait l'impression à l'artiste qu'il avait gagné en s'éloignant de la scène. Mais, celui-ci n'allait pas partir les mains vides. Se promemant de nouveau les mains dans les poches, celui-ci suivait comment il se nommait déjà. Oh oui Ollie. Ce chien de garde avait suivit à la lettre ce que l'homme masqué lui avait demandé et était parti chercher un café pour la pauvre brunette terrorisée. Quand il sortait de l'endroit, il ne s'attendait sûrement pas à recroiser Gaara et encore moins que celui-ci lui tienne la main qui tenait le café chaud avant de planter ses crocs dans sa carotides. Le sang coulait sur le chandail blanc de Gaara. Mais, dieu que cela était bon en bouche. Le sang, la chair. Il ne se gêna pas pour arracher la viande avant de continuer de la mâché. Heureusement pour lui, personne n'était là pour le voir à l'oeuvre. Il prenait donc le café des mains du mort avant de le traîner dans une ruelle plus loin. Le cannibale s'essuyait le visage avec son chandail avant de le jeter dans la poubelle le plus proche et de prendre le chandail d'Ollie. Cela était un peu petit, pas grave cela était plus moulant sur le corps de Killer Croc. Une fois de nouveau présentable, celui-ci revenait vers le groupe avec le café et le tendre vers l'artiste.
Pour me faire pardonner de mes jugements hâtifs et de mon comportement envers la demoiselle ici présente.
Il ne le pensait pas vraiment, mais peut-être que cet idiot n'y verrais que du feux et que la fille pourrait le pardonner..
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MessageMar 28 Nov - 18:41
















   ❝ La chasse est ouverte ❞
 
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Alors que l'importun s'éloignait de son côté et qu'Ollie s'esquivait pour aller chercher rapidement ce café, Uriel resta pensif deux secondes. Il n'imaginait pas ce garçon partir ainsi, il n'avait pas l'air du genre à admettre une défaite, encore moins avec le sourire. Cela ne présageait rien de bon. Il fut tiré de ses réflexions par John, chargé comme un baudet avec tous les ustensiles de peintures et les toiles. Le garde du corps, les joues légèrement rosées parce qu'il s'apprêtait à parler à une de ses idoles, lui demanda où il comptait amener la demoiselle. Le masqué lui fit un petit signe de la main, pour lui signifier que cela ne le regardait pas. Tout penaud, John recula d'un pas et fixa le sol en guise de repentance. Se tournant vers sa jeune victime, l'Artiste la dévisagea de nouveau, observant avec avidité l'épais nuage de remords qui englobait la demoiselle. Maudit Ollie ! Ne pouvait-il pas aller plus vite ?

Le corps d'Ollie ne sera découvert que dans quelques heures, par des amoureux transis en quête d'un raccourci vers le Love Hôtel le plus proche. Devant le regard vitreux du cadavre et surtout la flaque de sang séché s'étalant sur le sol et les poubelles, le couple ne lâcha qu'un seul commentaire unanime : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! Sobre, mais compréhensible.

Inspirant profondément, Uriel serra doucement son poing en voyant revenir le gêneur. Celui-ci tenait en sa main un gobelet de café encore fumant qu'il tendit à l'artiste. Ses paroles mièvres irritèrent le masqué, et ses lèvres de plâtre semblèrent se crisper. D'abord il lui disputait une proie, et maintenant il avait agressé un de ses gardes du corps ? Oui, ça se devinait facilement pour quelqu'un qui a l’œil : à leur première rencontre, il portait un t-shirt blanc simple et ample, et à présent il se présentait avec un t-shirt serré et bleuté. Pas besoin d'être Sherlock Holmes pour comprendre qu'il s'était passé quelque chose. Toutefois, Uriel prit le gobelet, et le présenta à la demoiselle. Celle-ci bredouilla un remerciement et le porta à ses lèvres, toujours confuse.

« C'est très aimable de votre part. C'est seulement dommage que cela vous en ait coûté votre haut. Un premier café renversé, je présume ? »

Avant d'être un meurtrier, notre homme était un artiste habitué à capté les détails d'une scène pour les reproduire. Le gamin devait vraiment le sous-estimer s'il pensait que cela passait. Tant pis, il ne savait pas encore comment il allait annoncer à Madame N qu'un de ses employés était sans doute décédé, mais il avait le temps d'y réfléchir. Pivotant sur ses talons, il présenta sa main ganté à sa proie.

« Si vous vous sentez mieux, mademoiselle, peut-être pourrions-nous nous mettre en route ? Je ne souhaiterais pas perdre mon inspiration. »
 


 

 
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MessageMer 29 Nov - 2:23
La chasse est ouverte

Yoshita Gaara & Abaddon Uriel

Gaara avait un sourire sur les lèvres et il voyait bien que sa présence dérangeait sérieusement l'homme masqué. Il ne voyait pas son visage, mais le poing serré étant un signe de crispation. L'homme masqué prenait tout de même le café pour le tendre à la demoiselle. Elle avait sans doute dit un merci, mais cela était tellement faible que cela n'était pas évident de le savoir. La pauvre était encore perdue et sûrement apeurée. Une personne normal se serait sentir mal d'avoir agis de la sorte. Cependant, Gaara s'empêchait presque de rire.
C'est très aimable de votre part. C'est seulement dommage que cela vous en ait coûté votre haut. Un premier café renversé, je présume ?
Ah, il avait remarqué le changement de look. Ce qui esquissait un sourire à notre jeune homme. Cet homme masqué n'était pas idiot et cela rendait le tout plus amusant.
En effet, j'ai renversé le liquide chaud tout le long de mon t-shirt blanc, cela était tellement salissant qu'il a fallu que je m'en débarrasse.
Bien sûr, il ne faisait pas référence au café ici. Il parlait plus tôt du sang du garde du corps qu'il venait à peine de tuer. La conversation était coupé net par l'artiste qui se retournait vers la brunette de lui dire qu'ils devraient y aller le temps qu'il était inspiré. Gaara roulait des yeux, cette fille ne savait vraiment pas à quoi s'attendre. Mais bon, notre jeune homme ne pouvait pas la prendre ici et maintenant alors, pourquoi pas continuer de jouer un peu et continuer de nuire à cet homme qui lui a enlevé sa proie.
Bonne peinture très cher
Il disait cela alors que la brunette et le garde du corps prenait les devant. Où se dirigeaient-ils ? Hum, cela serait intéressant de trouver le ''repaire'' de l'homme masqué. Sur cette pensée, Gaara les suivaient tout en restant dans l'ombre et faisant le moins de bruit possible.  
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MessageMer 29 Nov - 5:31
















 ❝ La chasse est ouverte ❞
w/ Gaara Yoshita


Le sourire du jeune homme lui déplut fortement. Pas de doute, Ollie était désormais dans les bras de la Très Grande, et c'était bien dommage, il était un bien meilleur élément que le petit John. Celui-ci se fit remarquer en bousculant une inconnue, alors qu'il tentait de ramasser un pinceau négligemment tombé. Uriel retint un soupir. Cette journée commençait à se faire pesante, et il n'avait même pas encore pu libérer l'inventivité qui croupissait en lui, telle un fleuve prêt à se tarir. Ses membres lui picotaient, son esprit était torturé par le nuage de fumée de la demoiselle. Les risques étaient considérables, tant pis, il les prendrait quand même. Sans attendre de réponse de la jeune femme, il commença à s'éloigner, direction un petit tripot appartenant à Madame. Derrière lui, la demoiselle se sentit obligée de le suivre, ses amies l'ayant désertée, et surtout elle ne semblait pas vouloir rester trop longtemps près du garçon aux cheveux roses.

Le Lucky Charm était un bar en apparence irlandais, mais il était surtout une parfaite couverture pour une petite salle de paris clandestins. John passa devant et ouvrit la porte à l'aide d'un passe-partout. La jeune femme hésita. Ses grands yeux noirs observaient avec appréhension l'intérieur encore non éclairé de cette petite bicoque et elle tressaillit en sentant la main du masqué sur son épaule.

« Mon atelier est au sous-sol, une amie me le prête le temps que je puisse me faire un nom. » dit-il pour la rassurer.

Elle déglutit difficilement et risqua un regard vers les ouvertures du masque. Uriel détourna la tête au même moment, l'invitant à entrer de manière un peu plus pressante. La jeune femme secoua la tête. La rue était déserte. D'un revers de sa main gantée, il la gifla, la faisant chanceler. Il passa son autre bras dans le dos de sa victime, retenant son corps qui partait vers l'arrière, et il la traîna à l'intérieur, à moitié assommée. Assez des chichis. Sans aucune douceur, il la laissa tomber au sol, sa tête rebondissant sur le carrelage parfumé à la bière froide. Elle glapit, et des sanglots commencèrent à agiter sa gorge.

« John. » L'autre était un peu interloqué, mais il leva la tête comme le bon chien qu'il était. « Faites en sorte que rien ne nous dérange. »

L'autre acquiesça d'un grand signe de tête, et après s'être déchargé des ustensiles de peinture, il ferma la porte. Enfin, en oubliant de la fermer à clé, trop enthousiaste qu'il était à l'idée de voir l'Artiste à l’œuvre. Même Madame ne pouvait que rarement assister à ces séances. Se frottant les mains d'avance, sa mine se décomposa quand il comprit qu'il allait devoir rester et monter la garde.

Uriel releva la jeune fille et l'obligea à le suivre dans les escaliers. Là, il l'installa allongée de côté sur un canapé et doucement, il commença à utiliser son Alter. D'abord, il allait faire grossir ses regrets, jusqu'à ce qu'ils puissent se mettre à peser bien lourd sur son petit corps. Puis, il entamerait son œuvre. Il avait déjà oublié l'étrange garçon, le chandail, Ollie... Voir cette jeune fille allongée ainsi, si vulnérable... Il appela John et celui-ci lui descendit son matériel de peinture. Sa créativité allait exploser en cette belle après-midi.



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MessageJeu 30 Nov - 2:28
La chasse est ouverte

Yoshita Gaara & Abaddon Uriel

Il gardait ses distances. Celui-ci voulait faire payer l'homme masqué pour s'amuser, mais il ne voulait pas précipiter les choses et tout gâcher non plus. Il les suivait tranquillement les mains dans les poches pour finalement entrevoir le repaire. Le Lucky Charm , le petit farfadet des céréales à la guimauve avait changé de domaine? Gaara riait presque de sa remarque. Mais, le bar avait une allure irlandaise. Ce qui sortait du décor japonais que le jeune homme connaissait. Celui-ci se rapprochait pour voir que les personnes qu'il suivait venait de rentrer dans le bâtiment. La partie était-elle terminée? Il haussait même les épaules avant de continuer sa marche jusqu'à l'entrée du Lucky Charm. L'oreille droite du crocodile se trouvait contre la porte pour tenter d'identifier l'emplacement des trois personnes dans la place. Gaara ne pouvait entendre qu'une voix.
John.  Faites en sorte que rien ne nous dérange
Cela était pas très claire pour le jeune homme, mais il pouvait savoir que cela était l'homme masqué qui venait de parler. Ce qu'il venait de dire par contre, cela était une autre paire de manche. Il captait également des sanglots. Sans doute la brunette qui venait de comprendre dans quelle situation elle s'était embarquée. Il l'avait prévenu. Il souriait à cette idée. N'entendant plus un son, celui-ci se permet de se reculer un peu de la porte.
Ça doit être fermé.
Même s'il y avait une forte chance que la porte soit verrouillée, celui-ci tentait sa chance en tournant la poignée de la porte. Ah. On dirait que quelqu'un à oublier de vérifier on dirait. Bref, l'adolescent aux cheveux colorés ne s'empêchait donc pas d'entrer dans les lieux et d'observer un peu l'intérieur et de voir qu'il n'y avait personne. Mais où était passé les ''amis'' du moment ? En continuant de regarder un peu les lieux, il trouvait l'accès au sous-sol. Celui-ci regardait à sa gauche et à sa droite pour voir que cela était désert avant de descendre les marches.
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MessageVen 1 Déc - 13:39
















 ❝ La chasse est ouverte ❞
w/ Gaara Yoshita


Après avoir installé son chevalet près du canapé, Uriel s'empara d'un fin crayon noir et, d'un coup de poignet assuré, il fit le simple croquis de la position de la jeune femme. C'était approximatif, mais il n'avait pas besoin de plus pour démarrer sa peinture. Une fois cela fait, il revint vers sa victime, ne la lâchant pas des yeux une seule seconde. La dense fumée qui émanait d'elle s'obscurcissait de plus en plus, et alors qu'il se penchait sur elle pour lui caresser la joue du bout des doigts, il laissa sa propre fumée se mêler à la sienne.

La jeune femme lâcha un hoquet de surprise alors que de lourds souvenirs remontaient dans son esprit. Comme dans un rêve bien trop réel, elle se revit devant le grand cercueil de bois qui descendait doucement dans sa dernière demeure. Autour d'elle, les gens éclataient en sanglot, des gens qui étaient sa famille, mais aussi des amis de sa mère, des gens qu'elle détestait un peu au fond, mais qui lui rappelaient surtout que malgré tous les efforts, la maladie avait quand même été la plus forte. Les larmes emplirent son regard, son buste fut soulevé par les sanglots alors qu'un poids commençait à lui peser lourdement sur le cœur. Elle en avait même mal. Pourtant, elle avait su faire son deuil, elle avait appris à vivre avec, cela remontait tout de même à cinq ans ! Pourquoi y repensait-elle maintenant ? Le brouillard de sa mémoire se dissipa légèrement, et dans cette brume épuisante, elle put discerner un oeil écarlate qui l'observait placidement. Sa bouche s'ouvrit, prête à crier, mais une lourde main étouffa ses appels. Elle allait... mourir ?

Une douleur vive lui déchira l'épaule, la rappelant à la réalité. Du sang, son sang. Ce malade venait de lui entailler la peau. Elle gémit, son corps était lourd. Sa tête était comme faite de coton. Le masque semblait lui rire au nez, et elle ne put que détourner les yeux. Uriel se redressa et, prenant un pinceau, il en trempa le bout dans la plaie de la demoiselle. Puis, il appliqua cette nouvelle peinture sur sa toile, frémissant à l'odeur métallique du sang.

Près des escaliers, John observait la scène avec un sourire malsain. Oh oui, il était bien content de ne pas être à la place de cette fille, mais surtout il était comblé de voir la créativité de l'Artiste en direct. Ses jambes étaient rivées au sol, son cœur battait la chamade... Il-

« John. Avez-vous bien fermé la porte ? »

Tressaillant, le garde du corps se racla la gorge et se tourna prestement pour remonter vérifier. Son regard rencontra alors celui vermeil du gêneur de tout à l'heure et il se figea sur place. De son côté, Uriel continuait à torturer la jeune femme, sans s'arrêter de peindre bien sûr. Il ne marquait que de brèves arrêts, le temps de savourer les flash-back auxquels il avait accès.




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MessageSam 2 Déc - 20:51
La chasse est ouverte

Yoshita Gaara & Abaddon Uriel

Gaara descendait les marches une par une quand soudain. Celui-ci vu le second garde du corps de l’homme masqué. L’un des idiots qui avaient oubliés de barrer la porte. John était figé en voyant le gêneur. Le toutou ne devait pas s’attendre à ce que le jeune homme aux cheveux colorés se pointe ici au repaire du maître. Qu’allait-il faire ? Rester sur place jusqu’à temps que Gaara porte le coup final ou allait-il agir. Une seule façon de savoir était pour notre jeune homme de bouger. Toujours les mains dans les poches, il se rapproche du garde. John décidait de bouger un peu avant que Gaara sors sa main droite. Le garde se trouvait à présent sur le mur à marcher pour se diriger vers la sortie. Celui-ci ne pouvait pas perdre contre Killer Croc et il devait tout faire pour pas nuire à Uriel. L’œuvre devait être accomplie par tous les moyens.

Voyant qu’il prenait la fuite, cela soupirait Gaara pour se transformer en un sourire. Il pouvait bien se débarrasser de lui avant d’aller détruire la toile de l’homme masqué. John était de retour en haut et courait pour aller fermer la porte. Au moins comme cela, le gêneur ne pourrait pas sortir du bâtiment. Restant proche de la porte de sortie, celui-ci pouvait entendre chaque pas que Gaara faisait dans les marches. Cela semblait être une torture pour John vu que le jeune homme semblait prendre son temps. Comme s’il savait qu’il était le méchant dans l’histoire.

Il entrevoyait un peu les cheveux de Gaara qu’il commençait à parler.
Tu .. Tu ne t’en sortiras pas aussi facilement le gêneur. Je ne te laisserai pas ruiner l’œuvre du grand du seul et unique Uriel. Je vais devoir t’éliminer pour ton affront.
Gaara continuait de monter les marches en gardant son sourire carnassier. Il attendait d’être devant le garde du corps avant de répondre.
Aller, montre-moi de quoi tu es capable … John.
le fait que le jeune homme prononce son nom glaçait le sang de John, mais il n’allait pas se laisser abattre aussi facilement. Le garde sautait pour aller courir sur le poteau le plus proche pour s’élever le plus possible dans les airs avant de retomber assez proche de Gaara pour lui donner un coup de poing. Gaara ne s’attendait pas à cet élan de courage de la part de John. Ce qui le faisait rire et même temps cela l’amusait. Le garde restait toujours en mouvement en utilisant les murs et les poteaux pour se garder en hauteur et se donner de l’élan entre chaque coup. I; ne touchait pas Gaara à chaque fois cependant. Gaara avait reçu les premiers coups poings et de pieds du garde du corp, mais évitait les autres. Il devait prendre le temps d’analyser la technique de combat de celui-ci avant de prendre le dessus. John allait de nouveau dans les airs pour donner un coup de pied, mais celui-ci se retrouva rapidement au sol. Gaara lui avait pris son pied et avait utilisé son élan pour le mettre au sol. John avait le souffle légèrement coupé. Cela avait cogné assez fort sans doute. Au point qu’Uriel savait sûrement qu’il se passait de quoi en haut. Allait-il intervenir ou allait-il continuer sa toile?
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MessageLun 4 Déc - 15:13
















 ❝ La chasse est ouverte ❞
w/ Gaara Yoshita


Il allait mourir. A cette pensée, John se mit à trembler des pieds à la tête. Son visage encore juvénile se tordit de douleur quand sa tête heurta le sol, sa vision se troubla et quelques larmes lui échappèrent. Il n'était qu'un jeunot, à peine plus âgé que son assaillant, mais comparé à celui-ci, il manquait cruellement d'expérience en combat. Oh, il avait bien un Alter intéressant, le Wallride, mais ce n'était clairement pas suffisant face à un adversaire de cette trempe. L'endroit était trop exigu pour qu'il puisse prendre ses distances, le gêneur était un rapide, et surtout il y avait cette pression de ne pas décevoir son idole. Dès qu'il avait intégré l'équipe de Madame, le petit John avait été fasciné par cet étrange personnage qu'il voyait dans son entourage. Certes, ce qu'il faisait été malsain au possible (des œuvres d'art avec de vrais cadavres, quelle idée tordue !), mais bizarrement, le jeune homme s'était laissé attirer par le magnétisme naturel du masqué. Tel un insecte attiré par une lampe à pétrole. Et ses ailes étaient sur le point de brûler.

Dans un soubresaut, John dégagea son pied de l'emprise du garçon à la chevelure rosée, et se redressant à l'aide d'un bond, il repartit rapidement en direction du plafond. Momentanément à l'abri, il prit une profonde inspiration. Avec un tel vacarme, l'Artiste avait sûrement tout entendu... Et il ne venait même pas lui prêter main forte ?

La tige du pinceau se fissura alors qu'Uriel la comprimait avec force. Ne pouvait-il pas mourir en silence l'imbécile ? Oh oui, il se doutait que l'autre emmerd- Il inspira. Allons, pas besoin de tomber dans la vulgarité. Nous disions. Il se doutait que l'autre voyou les avait suivi. La victoire aurait été trop facile sinon. Mais pourrait-il au moins avoir la décence ne pas perturber sa séance de peinture ? Était-ce vraiment trop demandé dans ce monde de troglodytes ?! Pour évacuer sa colère, Uriel plongea brusquement son pinceau dans la plaie de la jeune femme, lui arrachant un hurlement de douleur. La pauvre victime était en larmes. La réalité et ses souvenirs se mêlaient en une tornade éprouvante et moralement destructrice alors que son ravisseur déchargeait sa rancune en libérant son Alter au maximum. Elle se sentait comprimée, écrasée par ses regrets, ses peines, si bien qu'elle n'arrivait même pas à bouger le petit doigt. Et pour ne rien arranger,  elle avait mal dans tout son corps. A la plaie de son épaule s'étaient ajoutés un coup de couteau dans sa cuisse, une coupure au scalpel le long de son bras, des écorchures sur le visage et le torse... La perte de sang lui donnait la sensation d'être dans un nid de coton et d'épines. Elle aussi allait mourir.

« Ne vous endormez pas, très chère, la séance n'est pas terminée. » rappela-t-il d'une voix irritée.

A ces mots, il prit son scalpel et lui entailla la joue. Elle cria de nouveau, de nouvelles larmes éclosant aux coins de ses yeux. Le tableau commençait à prendre forme. Mêlant peinture aquarelle et le bouillon sanguin de sa proie, Uriel dressait le portrait lascif de la brune au sein d'une pièce rouge et blanche. Il reprenait certains éléments des flashback qu'elle lui montrait involontairement comme un ours en peluche, des roses noires. Les murs semblaient lépreux, car c'était ainsi qu'elle revoyait le cancer de sa défunte maman. Le sourire du masque parut s'étirer en une expression sadique. Tant de peine et d'impuissance. Un pur déli- Un autre coup venant du plafond le troubla et il retint son poignet à temps, s'empêchant de gâcher son œuvre.

John venait de se jeter vers son agresseur, un couteau à la main. Il n'avait jamais tué. Mais il n'avait rien de plus à perdre.




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MessageMer 6 Déc - 2:44
[hrp: Avertissement , ce post peut contenir des informations trop sanglant]
La chasse est ouverte

Yoshita Gaara & Abaddon Uriel

Gaara voyait bien le regard du garde du corps. Cela était signe que le jeune homme avait le dessus sur celui-ci. Avoir peur de la mort. Une chose que Gaara n’a jamais fait ou vécu. Après tout, on finit par trépasser un jour ou l’autre alors pourquoi en avoir peur ? Bref, il était sur le point de tirer sur le pied du gardien pour le rapprocher de lui pour donner le coup final quand John se libérait de l’emprise de Gaara pour aller se cacher au plafond. De le voir fuir ainsi mettait légèrement en rogne Killer Croc. Il en avait finit avec lui et voulait passer à autre chose.
Aller descend, je n’ai pas toute la journée
Disait-il sur un ton irrité. Il s’était légèrement retourner laissant l’opportunité à John de lui planter le couteau dans son épaule droite. Ce qui faisait grimacer Gaara. La lame sortait de la chair de l’homme crocodile. S’il n’agissait pas, la lame se retrouvait dans sa tête. Heureusement pour lui, il eut le temps de se retourner et d’attraper la poignet du gardien qui tenait l’arme. Celui-ci voyait que John forçait pour tenter de planter le couteau au moins dans l’oeil de Gaara. Oh non .. pas question! John pouvait voir que le jeune homme aux cheveux colorés n’était pas en accord avec celui-ci. En ayant ses crocs ne montraient pas un sourire cette fois là. John perdait la faculté de son poignet vu que celui-ci venait de se faire briser. Mais, Gaara n’y avait pas était de main morte. L’arme se trouvait à terre suivit d’une coulis de sang qui coulait du poignet dont on pouvait voir une partie de l’os qui était sortit. Un cri de douleur pouvait accompagner la scène de l’artiste. Gaara était plus fort simplement parce qu’il était entrain de se transformer. John dans sa douleur pouvait voir les yeux reptiliens du jeune homme avant de se retrouver de nouveau coulé au sol à bout de soufflé. Il allait mourir ici et maintenant. Quelques écailles étaient apparues sur Gaara quand il avait les griffes de sa main gauche qui sortait un peu de la chair. Il allait pouvoir l’utiliser pour la suite. Pendant qu’il se transformait, il gardait John immobile avec la main droite et l’éventrer de l’autre main. Le sang giclait sur les murs ainsi que le plancher du Lucky Charm. Le gardien pouvait voir même ses tripes sortir de son ventre avant de fermer les yeux pour de bon. L’homme mi-bête continuait de tirer sur les tripes et l’estomac pour les lancer au plafond, cela faisait de la decoration de plus. Pour signaler à l’artiste qu’il avait finit, Gaara prenait le temps de séparer la tête du reste du corps afin de la laisser tomber dans les marches qui menaient au sous-sol. La tête faisait un énorme bruit à chaque marche avant de se retrouver au pied de l’artiste. Est-ce de l’art ou une abomination? Il pouvait entendre par la suite les pas de l’homme crocodile qui allait le rejoindre
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MessageJeu 7 Déc - 11:55
















 ❝ La chasse est ouverte ❞
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Dans un soupir contraint, Uriel posa son pinceau dans le petit gobelet prévu à cet effet, puis tira un vieux téléphone des plis de sa cape. A l'entente des cris d'agonie de John, le masqué avait comprit d'une part que le dernier rempart de sa tranquillité venait de s'effondrer, et d'autre part qu'il devait contacter quelques connaissances. Légèrement énervé, il envoya un simple message à Madame N qui comportant ces quelques mots : Nettoyage au Lucky Charms. Il ne pouvait encore deviner dans quel état était le petit John, mais rien qu'avec le corps de la jeune femme et le sang qu'elle perdait, il y aurait déjà de quoi faire. Celle-ci commença à s'agiter légèrement dans ses souvenirs, elle en arrivait au moment où ses amies lui tournaient plusieurs fois le dos. Ah. Quel merveilleux sentiment que celui de l'abandon. Père absent, mère décédée, seule dans ses baskets, et personne pour la retenir si elle tombait. Il y avait vraiment de quoi rendre un petit esprit fou, ou même seulement bien malade, et c'est ce qu'elle était. Par chance, elle avait croisé son chemin, et si on lui en laissait le temps, il saurait la rendre belle une dernière fois, quand la Dernière Dame prendrait place sur son visage.

Boum. Boum. Boum. Quelque chose rebondissait sur les marches d'escalier. L'Artiste se tourna à moitié dans cette direction, mais n'eut aucune réaction particulière à la vue de la tête décapitée de son garde du corps. C'était dommage, c'est vrai, cela lui ferait un fan de moins. Mais il n'en était pas à un près. Toutefois, un détail intrigua l'homme au masque qui se leva et alla attraper la tête par ses cheveux. Il la souleva et étudia posément la trace de la découpe. En y regardant de plus près, on pouvait facilement deviner que la tête n'avait pas été séparée du corps par un arme blanche, ou tout du moins, pas en totalité. C'était un travail manuel des plus bâclés, aucune note artistique ici, seulement de la bestialité pure et dure. Même un cochon aurait fait mieux. Leva son visage éternellement figé, Uriel fixa le gêneur qui descendait à sa rencontre.

« Vous êtes une véritable épine, vous savez ? Quoiqu'une épine se trouve sur une rose. Vous n'en avez même pas le mérite. » lâcha-t-il d'un ton glacial en lui lançant la tête.

Et, sans rien exprimer d'autre, Uriel se détourna de son interlocuteur et retourna auprès de sa victime. S'armant à nouveau de son pinceau et de son couteau, il créa une nouvelle plaie dans le ventre de la jeune femme pour imprégner la pointe de son outil de sang frais. Il rajouta quelques couleurs à certains détails. Non, il n'ignorait pas la présence de cet intrus. Il n'ignorait pas non plus qu'il pouvait très bien terminer comme John. Mais ce n'était pas ce qui allait se passer. D'un geste de la main, il indiqua la présence d'un canapé. Celui-ci semblait assez vieux et usé, mais il était couvert d'oreillers et de couvertures afin de le rendre le plus moelleux possible.

« Si vous souhaitez toujours la fille, attendez seulement que je termine avec elle. »





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MessageVen 8 Déc - 2:31
La chasse est ouverte

Yoshita Gaara & Abaddon Uriel

Il prenait tout son temps pour descendre les marches. Celui-ci pouvait ressentir le regard de l’homme masqué qui le fixait tout le long de sa descente.   
Vous êtes une véritable épine, vous savez ? Quoiqu'une épine se trouve sur une rose. Vous n'en avez même pas le mérite.
Lui disait l'homme masqué tout en laçant la tête dans sa direction. Si Gaara était sous sa forme humaine, il l'aurait attrapé et aurait sans doute rit un peu, mais au lieu de cela,
la tête s'est planté dans les griffes de la main droite du crocodile. Celui-ci secouait un bon coup pour que la tête se retire de ses griffes pour se retrouver avec les yeux encore pris sur deux de ses griffes. Il prenait le temps de les retirer avant de les jeter au sol comme un déchet. Si l'artiste regardait un peu plus le gêneur, celui=ci pouvait voir qu'il venait de grandir. Même qu'il était rendu plus grand que lui. Il venait d'atteindre les deux mètres de hauteur et il était à présent recouvert d'écailles. Le crocodile regardait le divan que l'homme artiste lui pointait.DIALOGUE GAUCHE -->
Si vous souhaitez toujours la fille, attendez seulement que je termine avec elle.
Comme si l'homme crocodile allait patienter sagement là à attendre que celui-ci aie finit. S'il croyait cela, c'est qu'il était un idiot. Le monstre n'avait pas autant de patience que le jeune homme. Celui-ci se retournait tournant dos un moment à l'artiste. Cela allait sans doute lui faire croire que la bête allait coopérer pour continuer son oeuvre avec son pinceau et son couteau. Cependant, Killer Croc se donnait en fait un élan pour donner un bon coup de bras écailleux dans le dos ou le ventre de l'artiste selon la position qu'il était.
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MessageSam 9 Déc - 11:34
















 ❝ La chasse est ouverte ❞
w/ Gaara Yoshita


Sans doute avait-il été trop imbu de sa personne. Oui, cela lui arrivait parfois. Sans doute avait-il sous-estimé l'agressivité de son adversaire. Il lui avait simplement tourné le dos, le temps de rajouter quelques traits sur sa toile et quelques blessures de plus sur sa victime. La jeune femme gémit à peine, ses larmes avaient fini de couler, dévastant au passage son maquillage, et elle semblait prête à accepter son destin. Malgré le fait qu'il était resté aux aguets, Uriel n'entendit pas le craquement si particulier du vieux canapé, et voulant vérifier ce que trafiquait le gêneur, il se tourna vers lui. Une brusque bourrade l'accueillit et le projeta en arrière. Dans un bruit sourd, son dos percuta le mur et il glissa au sol. Assis tel un pantin à qui on aurait coupé ses fils, l'Artiste tentait de récupérer son souffle, ce qui se révélait plutôt ardu compte tenu de la colère noire qui le gagnait.

Son regard se focalisa sur le nuisible, qui avait bien changé : une peau reptilienne, des crocs acérés dans une mâchoire faite pour broyer, le garçon c'était changé en une sorte de crocodile bipède menaçant et imposant. Une brute sans cervelle de plus dans ce monde impie. Uriel laissa échapper comme un grincement de dents. Ce parasite était l'incarnation de ce qu'il abhorrait le plus, à savoir un inculte sans perception pour l'art ni respect pour ceux qui le prodiguent. Fébrile, le masqué commença à se remettre sur pieds. Une douleur cingla dans sa poitrine, là où l'autre monstre l'avait frappé. Une côte cassée ? Non, peut-être pas à ce point. Mais l'autre n'y était tout de même pas allé de main morte.

« Misérable monstre... »

Ses pensées tourbillonnaient, il lui était simplement impossible de rivaliser en force avec une telle bête, les Alter de mutation conféraient trop de pouvoir physique à leur détenteur, et d'autre part, ce n'était pas son genre. Il était grand et large d'épaule, c'est vrai, mais ses muscles fins n'étaient pas faits pour ce style d'exercice. Prudemment, Uriel sortit son pistolet des plis de sa cape. Il le pointa sur la créature, en guise d'intimidation. Puis, esquissant un pas vers sa proie, il fit se lever la brune en la tenant par la gorge. Celle-ci lâcha un hoquet de surprise, mais son corps réagissait à peine. Ses lèvres s'agitaient en un murmure inaudible tandis qu'elle ressassait sans cesse les mêmes souvenirs traumatisants.

Avec le peu de force qu'il avait, l'homme au masque lança alors la jeune femme sur le crocodile et, au même moment, fit feu. Bien évidemment, ses balles de fumée ne visèrent pas le monstre en lui-même, mais plutôt le fin brouillard noir qui émanait de lui.





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MessageSam 9 Déc - 22:50
La chasse est ouverte

Yoshita Gaara & Abaddon Uriel

Killer Croc venait de projeter l'homme masqué dans le mur. Celui-ci semblait avoir du mal à se relever. Normal vu que le crocodile n'avait pas fait un coup normal. Celui-ci voulait faire souffrir l'artiste. Lui faire peut-être comprendre qu'il n'avait pas de chance de gagner. Le monstre pouvait voir la colère dans le regard de l'homme qui se tenait loin de lui. L'homme crocodile faisait un pas vers le blessé ainsi que la brunette qui se trouvait non lui d'Uriel pour voir que l'artiste se relevait. Faut croire que le crocodile n'avait pas frappé assez fort. À moins qu'Uriel soit plus robuste qu'il ne le pensait.  
Misérable monstre...  
Le monstre avançait d'un autre pas lorsqu'il vit l'arme à feu sortir de la cape d'Uriel. Est-ce qu'il avait peur ? Pas du tout. Il devait tout de même faire gaffe vu que les armes à feu était l'un de ses points faibles. Tant que l'homme masqué ne le savait pas. Le crocodile avait un avantage sur lui. il arrêtait sa marche quand il vit l'artiste prendre la fille et la pointer. Il abandonnait son oeuvre aussi facilement ? Même pas d,affrontement ? Le monstre grognait légèrement lorsqu'il attrapait la fille. Celui-ci semblait faire un grand sourire carnassier quand ses griffes se plantaient un peu dans le crâne de la brunette. Celle-ci criait de douleur quand soudain. Killer Croc ressentait quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti avant. C'était quoi cette sensation étrange. Cela se voyait presque qu'il était pas troublé, mais qu'il se demandait bien ce qui se passait. Il enfonçait ses griffes plus profondément dans la tête de la brunette afin de mettre fin à ses jours. Ainsi, cela le libérait peut-être de cette impression étrange. Celle-ci était morte et s'écroulait au sol lorsque l'homme crocodile cessait son emprise sur le crâne du cadavre. Cependant, il se sentait encore bizarre. Qu'est-ce qui lui arrivait au juste. Il reculait même de quelques pas pour regarder l'artiste. Est-ce que cela était l'oeuvre de l'homme masqué ? Il en avait aucune idée. Ne sachant pas à quoi s'attendre, la bête décidait de laisser l'homme en vie pour se débarrasser de cette sensation déplacée. Il remontait donc rapidement les marches pour quitter les lieux en défonçant la porte du Lucky Charm. Ce n'était pas que la porte bien sûr, on voyait très bien la forme de la bête qui était passé par là. En peu de temps pour le dire, le monstre se trouvait bien loin de ce lieu et de l'homme masqué et n'étant plus en colère, celui-ci reprenait sa forme humaine. Il reprenait son souffle tout en serrant des poings. Il allait devoir comprendre ce qui venait de se passer avant de le recroiser. La prochaine fois, cet homme masqué n'en ressortirait pas vivant. Ça , Gaara pouvait en faire la promesse. 
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MessageDim 10 Déc - 22:22
















 ❝ La chasse est ouverte ❞
w/ Gaara Yoshita


Les cris inhumains de la jeune fille cessèrent rapidement alors que la créature lui broyait le crâne entre ses puissantes mâchoires. Quand il transperça son cerveau de ses griffes, il rendit son dernier soupir, une expression affreuse sur son visage. Jamais la Mort ne voudrait de cette hôte, trop malmenée par la brutalité du monstre. Uriel voulut hurler de rage, mais il n'avait pas encore récupérer sa respiration. Tout ce qu'il avait tenté d'accomplir ce soir venait de s'envoler comme cendres sous le vent, et il n'y avait rien qu'il ne puisse tenter pour réparer ce préjudice. Il ne pouvait désormais compter que sur son Alter, ce qui n'était pas bien maigre face à un tel adversaire...

Pourtant, le crocodile sembla perturbé. Il recula, dévisagea l'homme masqué avec une certaine interrogation, avant de finalement prendre la fuite... ? Uriel le regarda faire sans rien dire, se tenant la poitrine en toussotant légèrement. A l'étage, il y eut un bruit de porte enfoncée suivit de celui de débris tombant sur le plancher. Et puis, plus rien. Le silence envahit le bar, planant tel un fantôme sévère sur ce lieu qui sentait le sang, la mort et la bière froide. L'Artiste resta quelques secondes interdit, regardant autour de lui comme le seul survivant d'un champ de bataille. Le corps de la jeune femme était avachi sur le sol en un angle étrange. La tête énuclée de John était encore dans les escaliers, son regard vide jugeant la pièce et surtout son maître.

Brusquement, le corps du masqué s'agita. De rage, il renversa le chevalet avant de briser une lampe de chevet qui ornait un meuble. Un hurlement finit par éclore dans sa gorge, celui d'une bête furieuse, destructrice. La douleur emplissait sa cage thoracique, des frissons désapprobateurs parcouraient sa peau, mais la colère était bien plus puissante que tous ces avertissements. Aveuglé, il se dirigea vers une porte menant à la réserve. Là, il trouva quelques bidons d'essence que le patron du Lucky Charms gardait de côté, pour les moments d'inflation. Il s'en empara d'un et, revenant sur ses pas, il alla en déverser le contenu dans la pièce. La brunette, le canapé, le tableau. Il remonta les escaliers, arrosant au passage John, ou plutôt ce qui restait de lui. Là haut, la porte avait laissé place à un trou dont la forme rappelait celle du reptilien. Pris d'un haut le cœur, Uriel balança le jerrican, et le fond qu'il contenait encore, sur le comptoir. Tout ce qui lui manquait était une étincelle.

Au moment où il quittait le bar, une voiture se garait devant. De la porte arrière, une jeune femme à la peau halée sortit de l'habitacle et le regarda avec des yeux inquiets. Elle l'appela aussitôt par son nom, mais Uriel ne l'entendit pas. Un homme sortit à son tour du véhicule et s'avança vers lui, comme pour l'aider. Il n'eut pas le temps de poser sa main sur lui que le masqué lui plantait déjà son couteau dans la jugulaire. Le sang jaillit, éclaboussant la cape et le masque blanc. Malgré la douleur que cela lui causa, l'Artiste attrapa le corps fléchissant du garde et, fouillant dans sa poche, il en extirpa un briquet. Un zippo, parfait. Il l'actionna, se tourna, et le lança dans le bar. Moins d'une seconde après, le feu commença à se propager le long de la lignée d'essence. Des crépitements envahirent l'air chaud de cette fin d'après-midi. La soudaine chaleur l'enveloppa comme un voile bienveillant et, alors qu'il se tenait devant l'embrasure colorée du bar, Uriel se laissa tomber à genoux. Un rire dément monta du fin fond de ses entrailles, et, petit à petit, sa colère commença à s'apaiser.

Des mèches de cheveux noires vinrent s'enrouler doucement autour de lui, et, doucement, la jeune femme se rapprocha de lui. Quand elle parvint à sa hauteur, elle l'enlaça alors, lui arrachant un petit gémissement de douleur tandis qu'elle lui pressait le torse. Aussitôt, elle relâcha son étreinte et se répandit en excuses. Il se tourna vers elle, le masque toujours couvert de sang, et malgré la rage qui brûlait toujours en lui, il leva lentement sa main et lui caressa la joue.

« Rentrons, Madame. »

Il se laissa aller sur la banquette arrière, non sans avoir jeté un dernier regard au Lucky Charms. Le bar continuait de brûler, et le feu menaçait de se propager aux logements voisins. Mais cette perspective ne l'enchanta même pas. Il avait perdu.

Alors qu'au loin retentissait les sirènes des pompiers, la voiture démarra, emportant ses passagers hors de portée de la prochaine tumulte. Dans le brasier, les trois corps abandonnés là répandaient une horrible odeur de chair grillée.

[ F I N ]




© Code de Phoenix O'Connell pour Never-Utopia



Même les plus affreux des criminels peuvent trouver un semblant de bonheur.
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