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Harry Potter et l'Âme du Dragon.

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Gray Ashura
Vilain Solitaire
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Ven 22 Sep - 20:46
Toc toc toc.
« Cherie ? On a toqué à notre porte ? »
« J’ai pas le temps d’aller voir. Le petit a faim… Et tu ne veux pas le voir énerver, tu le sais très bien… »
L’homme soupira. Voilà peu de temps que lui et sa douce s’était installée ici… Un endroit calme pour élever leur enfant… Enfin posés. L’homme repoussa ses cheveux roux, avant de se diriger vers la porte. Il n’était pas trop habitué à l’Angleterre et à ses banlieues. Il avait plutôt l’habitude des campagnes, comme sa douce.
Alors le fait de toquer à leur porte à minuit en pleine nuit d’hiver ? C’était inhabituel. Mais peut-être était-ce une coutume en fonction de la date ? Mais Halloween était passée pourtant ?
Enfin. Toujours était-il que l’homme ouvrit la porte… Pour trouver un enfant dans un linge avec une lettre.
« NOM DE… »
Fit-il en récupérant le petit rapidement, ne regardant pas la lettre. Pour l’instant, la seule chose qui comptait, c’était le petit qui était frigorifié.
« Morri ? Tu as encore du lait ? »
« Gray ? On avait dit pas de… »
« Non, je sais, mais là on a déposé un gamin devant notre porte, et il a besoin de lait. »
Le silence se fit dans la maison, alors que la femme se levait, et approchait de son mari qui portait le petit comme elle portait le sien…
« Chéri. Ce petit a déjà des dents. Il doit avoir un an… »
Son mari regarda le petit enfant comme si c’était l’objet le plus précieux de la Terre… Comme il le faisait avec leur enfant aussi. Il avait raison dans les deux cas. C’était un peu pour ce côté « J’aime tout le monde » qu’elle avait fini par tomber amoureuse de lui… Ca et le fait qu’il ne recule devant rien pour protéger ceux qu’il aime… Morrigan sourit en regardant son mari qui souriait béatement avec ce gamin dans ses bras…
« Tu as lu sa lettre autour de son cou ? »
« Hum ? Oh non. Pas encore. »
Bon, par contre le côté tête en l’air de son mari était parfois… Irritant. Trop de temps passé à s’entraîner… Ou à se battre. C’était pour ça qu’ils étaient venus éduquer leur enfant ici. Férelden était un tel bordel… Chaque fois qu’on résolvait une crise, une nouvelle naissait. Gray et elle avait décidé qu’ils avaient fait leur part… Après avoir endigué un Archidémon, les prochains aussi, ET, parce que son mari y avait tenu pour rigoler, détruit la Cité noire, le couple le plus magique de Férelden en avait eu leur claque. Ils avaient prévenus leurs amis qu’ils partaient et qu’ils ne reviendraient pas.
La sorcière regarda le petit enfant… Et passa la main sur la cicatrice qu’il avait au front. Tiens ? De la magie sur sa cicatrice… Le pauvre petit. Avait-il été pris dans un maléfice à son âge ? La sorcière recueilli le fragment d’âme de la cicatrice. Ce qui était un fragment d’un des seigneurs du mal les plus puissants de ce monde regarda une sorcière qui avait tenu tête à un dieu déchu. L’âme vit également que la sorcière n’était pas contente qu’on essaie de placer son âme dans le corps d’un enfant. Mais alors là, pas contente du tout…
Un Horcrux mourut cette nuit là. Ou plutôt, il mit une semaine à mourir.
La sorcière et son mage de mari avait recueilli leur enfant et ils l’avaient adopté. Un simple sort de contrôle mental avait suffi. L’enfant avait besoin de protection ? Pas de problème. Ses nouveaux parents étaient parfaitement qualifiés pour cela et s’occuper de son éducation. Gray le garde gris avait toujours adoré son art à ses coéquipiers magiques et le fait d’avoir deux élèves sous la main… Le petit Harry et le petit Lovecraft. Morrigan avait haussé un sourcil à ce nom, mais son mari avait soutenu que vu la nature de leur enfant, le nom était loin d’être absurde. La sorcière soupira, et envoya une boule de feu sur son mari pour se détendre. Celui-ci fit sembler d’être affecter, et ria avec elle.
N’aller pas croire pour autant que Morrigan n’eu rien à voir dans l’éducation des enfants. Outre l’entraînement de leur père et les cours qu’ils suivaient à l’école, elle leur apprenait le pouvoir de la nature. La signification des plantes de ce monde, qu’elle avait pris soin d’étudier durant leurs premières années… Ainsi que l’art des potions. A sa grande joie, Harry développait un vrai talent dans ce domaine, tandis que Lovecraft développait un talent pour les arts martiaux qui ravissait son papa. Rien n’avait fait plus plaisir à Gray que le joueur où il avait été convoqué à l’école car le petit Lovecraft avait cassé le nez du petit Dudley Dursley qui avait essayé de toucher à son frère. Lovecraft n’avait mis qu’un seul coup de poing pour le faire pleurer. Inutile de dire que le petit garçon n’avait pas été puni et que lui et son frère avait eu des glaces pour le soir…
Puis, vint le jour de l’anniversaire de Lovecraft et Harry… Oui, Lovecraft avait choisi Halloween pour naître. On n’était pas l’incarnation de l’âme d’un dieu sans choisir des dates avec des significations. Que cela lui donne la même que son frangin était un petit bonus… Le jeune rouquin avait eu pour son anniversaire une dague, que Gray était allé chercher en Férelden exprès pour son anniversaire. Il en avait profité pour dire bonjour à ses amis… Alistair était toujours marié à sa femme, la Reine… Papa de plusieurs rejetons. Apparemment ce qui avait été un mariage de convenance était devenu un mariage d’amour… Le Roi lui avait donc remis avec un clin d’œil une dague fait par les meilleurs forgerons du royaume, tandis que l’Archimage Irvin avait transmis à Gray le baton de Wynne… Le Mage fut fort attristé de la nouvelle… Mais la Guérisseuse avait vécu une belle vie et sauver le monde à ses côtés. Elle était morte en voyant son rêve se réalise : la fin de l’Engeance. Le Mage en profita pour rendre visite à sa tombe… Avant d’y déposer une fleur pour la remercier de tout ce qu’il avait appris à son contact. Il restait l’un des plus grands mages de guerre et l’un des plus grands guérisseurs… Grâce à elle. Wynne avait été sa boussole morale, la voix de la raison même dans les moments les plus sombres, quand la solution facile eut été plus simple… Tentante. Le Mage se souvenait encore du noble qu’il avait exécuté par mégarde dans les geôles où il était retenu. Good times…
On restait un elfe après tout, même si un petit enchantement au niveau des oreilles les arrondissait (nécessaire quand on travaillait comme bibliothécaire dans un monde d’humain).
Le petit Harry eu le droit au bourdon de Wynne. Le petit regarda le bâton avec de grands yeux… Avant que son papa lui raconte à qui avait appartenu le bâton et ce qu’il signifiait. La valeur de la vie et de la bonté. Pour Lovecraft, la dague d’Alistair. Sa mère lui rappela que son père et son frère était parfois trop gentil et bon pour leur propre bien. Ce serait à lui de résoudre les problèmes… Même si la dague devait être la dernière solution, les corps étaient trop difficiles à faire disparaître.
La vraie surprise arriva toutefois lors du gâteau d’anniversaire. Deux chouettes s’écrasèrent contre les vitres de leur maison. La petite famille regarda les petites bêtes… Avant de les recueillir. Les deux portaient une mention particulière… « A l’attention de Lovecraft Smith » et « A l’intention de Harry Potter. »
Morrigan fronça les sourcils en voyant le nom pour Harry… Qu’elle regarda férocement.
« Fils. Tu t’appelles Harry Smith. Le nom de Potter est peut-être celui de tes parents biologiques, mais le nom de Smith est le tien. »
« Oui mère. »
Fit le petit Harry, qui ne comprenait pas de ses dix ans la réaction de sa mère… Tandis que son père et Lovecraft regardait le contenu de la lettre. Apparemment, ce monde disposait d’école pour sorcier (un soulagement pour les deux parents. Ils aimaient le fait de ne pas avoir à répondre d’une Tour des mages. Surtout Morrigan. Quoiqu’elle aurait aimé la détruire). En revanche, ils allaient devoir aller dans le monde magique de ce monde qui était séparé de celui des … Moldus. Les non-magiques.
« Ca veut donc dire que je vais pouvoir apprendre de nouvelles potions ?! »
« Ca veut dire que je vais pouvoir chasser de nouvelles créatures ?! »
Les enfants regardèrent leurs parents… Lovecraft étant… dépité par ces réactions, tandis qu’Harry était perplexe. Il se demandait bien à quoi pouvait ressembler la magie de ce monde. Après tout, il était marqué qu’il n’avait pas le droit de faire de la magie en dehors de l’école, mais cela ne les avaient pas empêché de la pratiquer toutes ces années.
« … Harry marque un point. Les enfants ? Interdiction absolue d’utiliser la magie qu’on vous a apprise sauf en cas de danger de mort. Si vous êtes en danger de mort ? N’oubliez pas que la boule de feu est votre ami. »
« Et la tempête de glace. »
« Et le cône de foudre. »
« Et une lame entre les deux yeux. »
« Oui Maman ! Oui Papa ! »
Les parents sourirent en voyant la discipline de leurs enfants… Cela venait partiellement de leur entraînement, parfois draconien… Les enfants n’osaient pas les remettre en question et obéissaient sans discuter. Même quand Harry et Lovy devait ranger leur chambre… Morrigan était en son for intérieur… Extrêmement ravie de la chose… Ce monde magique semblait intéressant à découvrir…

Chapitre 2 : Un entretien nécessaire et confus.
Morrigan et Gray regardèrent les lettres de leurs enfants… Toujours avec un grain de colère concernant celle d’Harry. Le petit faisait partie de leur famille ! Son nom pouvait être, à la rigueur, Potter-Smith, mais pas simplement Potter. Les Smith devraient en parler le plus tôt possible aux autorités compétentes afin de s’assurer du changement.
Ils n’avaient pas éduqués leurs fils comme des jumeaux pour rien. Les deux se considéraient comme tels en tout cas. Si on leur demandait pourquoi ils ne se ressemblaient pas, ils haussaient les épaules se contentant de répondre qu’ils étaient de faux jumeaux. Toutefois, cela ne changeait rien au fait qu’ils étaient frères…
« Bon… Donc… On a un an pour préparer Harry et Lovy à une année sans nous si je comprend bien ? »
« Et également un an pour leur prévoir un rattrapage intensif des cours qu’ils vont louper dans le monde non-magique. »
Morrigan regarda son mari qui se gratta la tête, pensif… Ce dernier… Avait vraiment la tête ailleurs par moment. Il avait accepté d’être un guerrier mystique pour apaiser l’âme du dernier existant… Le résultat avait dépassé tout ce qui avait jamais existé. Gray avait fini par mettre beaucoup de lui dans le monde magique, et quand il avait accepté de la rejoindre… Ou plutôt qu’il lui avait forcé la main, en lui rappelant qu’il était à même de dompter des dieux… Gray avait été coupé de l’Immaterium. Un endroit dans lequel il allait et venait à sa convenance auparavant, était devenu inaccessible… Cela avait fait un choc au Mage. Sa femme avait réussi à l’aider à revenir… Mais parfois, on sentait qu’il était… Absent. Il y avait laissé des fragments de lui. Heureusement, avec les années, ces absences étaient de moins en moins fréquentes. Tout au plus une fois par jour… Mais maintenant… Le Guerrier avait réussi à trouver le moyen de se connecter avec l’Immaterium de ce monde. Du moins, il savait que cela était possible puisque la magie existait vraiment ici aussi. Il y avait vraiment une communauté de mages, et Gray était bien décidé à retrouver les sensations qui lui manquaient.

Jusqu’à maintenant, l’éducation des petits se faisaient en leur faisant utiliser leur énergie intérieure, et non la magie extérieure à eux. Pour éviter d’attirer l’attention des voisins, notamment de la vieille tarée aux chats, et des Dursleys, les Smith avaient érigés, avec l’aide de certains amis, une quantité astronomique de runes. Peut-être que cela avait empêché ce ministère de la Magie de les détecter ? A moins que le ministère ne confonde leur signature avec celles de leurs enfants ?
Morrigan sentit une main se poser sur la sienne, et elle vit son mari qui la regardait droit dans les yeux. Des yeux bruns, doux comme les noisettes… Son Elfe de mari arrivait toujours à la détendre ainsi. Oui, il était tête en l’air… Mais il était également capable de gérer des crises durant son petit déjeuner, et il avait réussi à s’intégrer à merveille dans ce monde –ci.

Morrigan était devenue… Docteur. Elle avait sa clientèle, et était réputée efficace. Certes, elle n’avait pas le don de son mari pour les soins magiques, mais ses potions étaient toujours les meilleurs aux mondes… Surtout maintenant qu’elle avait commencé à apprendre la médecine de ce monde. Les microbes. Les bactéries… Et les médicaments. Maintenant, elle comprenait pourquoi certaines potions fonctionnaient. Fonctionnait réellement, elle voulait dire. Elle avait envoyé à ce crétin d’Alistair plusieurs de ses découvertes. Si Férelden n’était plus sensible aux maladies comme avant, cela couperait le pied aux Engeances si jamais l’Architecte échouait à les faire rentrer dans le rang…
Même si son rêve de créer une potion pour purifier les Gardes des ombres n’était pas encore au point. La sorcière n’était pas certaine que Gray soit encore sensible à l’influence des Engeances, dans ce monde où elles n’existaient pas, et avec son métabolisme magique… Mais elle préférait ne pas avoir ce compte à rebours d’encore 20 ans pour son imbécile de mari.

Gray, lui, pensait à autre chose… Quand ils avaient recueilli Harry, ils avaient été surpris de voir dans la cicatrice du petit garçon un être maléfique, mais sans intelligence. Jusqu’à maintenant, ils avaient cru à un démon mineur qui avait réussi à trouver le moyen de posséder partiellement un nouveau-né par erreur. Maintenant, Gray se posait une autre question. Etait-ce vraiment un accident ? Qu’était-il vraiment arrivé à Harry ? Le papa poule s’interrogeait…

Les deux hiboux regardèrent le couple, attendant leurs réponses… Les lettres retours. Pour bien le faire comprendre, elles se mirent à roucouler. Les humains ne comprenaient pas leur langage, mais ils comprenaient en revanche leurs intentions.

« Allez crétins d’humains ! Dépêchez vous, on n’a pas que ça à foutre nous ! »

Là, l’humain roux et la sorcière se mirent à les regarder… Avec des éclairs dans les yeux pour le rouquin.
« Je suis un elfe, stupide volatile. »
« Et moi, je me métamorphose en animal comme je respire. Je peux littéralement parler en hibou commun. »
Les hiboux se regardèrent, le bec grand ouvert. Ok. Ce n’était clairement pas les réponses habituelles…
Toutefois, les humanoïdes se mirent à écrire pour dire qu’ils acceptaient que leurs enfants aillent à Poudlard, à condition qu’on vienne leur expliquer plusieurs choses sur le monde magique… Cela serait fort intéressant.

Plus tard à Poudlard.

« HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAGRRRRRRRRRRRRRRIIIIIIIIIID ???? »
Le Demi-géant frémit en entendant son nom être rugit depuis la Tour de Dumbledore. Un rugissement de rage, de fureur… Provenant de la seule autre personne que le gardien du Château craignait… Professeur MacGonagall. Le pauvre Hagrid se hâta d’aller à la rencontre de celle-ci, sachant que se cacher ne ferait qu’empirer la fureur de la Maîtresse des Gryffondors… Ce qui le surprit, en dehors de la fureur de MacGonagall qu’il ne pensait pas mériter pour un acte récent, ce fut la présence de Dumbledore, également irrité.

« Cher Hagrid ? Veuillez vous asseoir. »
Le géant déglutit, alors que la chaise cria de désespoir alors qu’il s’asseyait dessus. Elle n’avait pas été créée pour porter des bébés dinosaures…

« Hagrid. Quand vous avez déposé le petit Harry… Etait-ce bien devant le 4 ? »
« Heu… Bin, je crois bien que oui, Albu… »
« PAS DE ALBUS AUJOURD’HUI JEUNE HOMME. Car voyez-vous… »


Le géant avait des frissons parcourant son dos. Alb… Dumbledore qui refusait qu’on l’appelle par son prénom ? Et qui le vouvoyait ? En parlant du petit…. Ohlalalaa…. Le géant ne se rappelait plus réellement de la nuit, puisqu’il avait bu pour déposer le petit… Se consolant de la mort des Potter et de la fuite de Sirius…

« Vous l’avez déposé au 5. »

Hagrid vit son monde s’arrêter de tourner un instant. Il avait eu un job. Un.

« Je suis désolé Professeur… Je vois pas comment cela a pu… »
« Pas de mensonge Hagrid. Vous. Aviez. Bu. »
Ce n’était pas une question… Le géant regardant le sol et ses pieds en particulier.

« Vous étiez ivre. Vous auriez pu déposer l’enfant n’importe où. Vous imaginez si vous l’aviez déposé auprès d’une famille qui l’aurait privé d’affection durant toutes ces années ? Vous imaginez les dégâts que cela aurait pu causer sur l’enfant ? Sur ce pauvre Harry ? »

Hagrid sentit son cœur se briser… Avant de se mettre à pleurer…
« Dés… Désolé Professeur Dumble… »
« Assez Hagrid. Heureusement, la famille chez qui est arrivé Harry est voisine des Dursleys qui aurait dû être sa famille. Les Runes sont suffisamment proches pour être effective, et l’enfant est tombé dans une très bonne famille. Ils insistent pour que Harry soit appelé Potter-Smith. Il a été élevé avec un frère qui se révèle également magique. Les deux vont donc venir à Poudlard. » Dumbeldore reprit un instant sa respiration, et un de ses fameux sorbets au citron… sentant le doux calme l’envahir.
« Mais les parents souhaitent la visite d’un tuteur pour les aider à mieux comprendre ce que cela implique. C’est très bien que ces Moldus soient aussi tolérants. »
Hagrid se redressa.
« Ca sera avec plaisir… »
« Vous irez en cure de désintoxication. Les humains en ont de très bonnes… Ne vous inquiétez pas, je m’occuperais de Croquedur. »
Hagrid regarda Dumbledore… Qui se leva en soupirant.

« Hagrid. Vous avez un problème avec l’alcool. Vous avez mis en danger la vie d’un bébé à plusieurs reprises. Ce n’est pas quelque chose que je puisse tolérer. Alors vous allez me faire le plaisir de faire cette cure, sinon… Je vous retire le poste de Gardien. »

MacGonagall regarda le géant sans la moindre once de pitié. Il était de notoriété publique que Minerva, bien que sévère, était une maman poule pour ses élèves. Ce comportement venant de la part d’Hagrid avait été la goutte qui l’avait fait déborder. Elle avait mis Albus en face d’un ultimatum. Ou le géant se faisait soigner, ou elle partait. Dumbledore n’avait même pas hésité, puisqu’il était totalement d’accord.
« C’est Minerva qui s’occupera des parents. »

Le géant hocha la tête péniblement… Ce… Ce n’était pas ce à quoi il s’attendait. Il pensait être celui qui irait chercher le petit Potter… Être son protecteur… Mais… C’est vrai qu’il avait un problème avec l’alcool. Peut-être que cette cure lui ferait du bien ?
Dumbledore regarda le géant, et lui offrit un sorbet, ainsi qu’à Minerva. Cette dernière accepta à contre-cœur et les trois adultes mangèrent leur glace en silence… En pensant à l’avenir…

Quelques jours plus tard au 5 Privet Drive.

Un chat attendait sur le canapé la petite famille Smith, en se léchant la patte… La famille Smith semblait adorable selon Minerva. La plupart des photos montraient la petite famille faisant des activités ensembles et les deux petits Smiths semblaient être dans la même chambre. D’après les affaires, il était clair que l’un d’entre eux était passionné par les plantes et les livres tandis que l’autre semblait plutôt adepte de la boue et du sport. Minerva, au vu du comportement de James, misa sur Harry. En revanche, elle fut surprise en voyant que sur toutes les photos, Harry n’avait pas sa cicatrice… Une cicatrice infligée par Vous-savez-qui de surcroît. Comment était-ce possible ? Aucun sorcier selon Albus n’aurait été capable de guérir une telle blessure…
Quant aux parents ? Hum… Le père semblait… Excentrique. Un peu comme Xenophilius Lovegood ou Arthur Weasley. Probablement aussi gentil que les deux et gagas de ses enfants. La mère semblait être plus… Plus sérieuse dirons nous. Par certains aspects, Minerva semblait voir une version plus positive de Narcissa Malefoy. La maitresse de maison ne saurait pas expliquer pourquoi, mais les affaires de Morrigan Smith semblaient trop ordonnées. Même elle n’avait pas un degré de maniaquerie aussi poussée… C’était sans doute elle qui poussait ses enfants à tant étudier. Le petit Lovecraft et Harry semblait tout les deux être les têtes de la classe d’après les notes sur le frigo. Enfin, quand elle vit que les petits semblaient avoir gagné des trophées d’Arts martiaux, elle sut que la famille avait pris au sérieux l’avertissement disant qu’Harry aurait besoin de protection… Ils avaient donc pris sur eux pour l’éduquer au combat.

La chatte soupira. La famille parfaite comparée aux Dursley comme prévu initialement. Elle y était allé faire un tour, pour voir la comparaison entre les deux familles. Jamais Hagrid n’avait fait une meilleure erreur : Vernon Dursley était un être grossier et ordurier qui passait tout à son enfant. Pétunia était mesquine et insultait fréquemment la pauvre dame qui servait d’observateur à Dumbledore. La pauvre était une Cracmol, mais elle était surtout un peu dérangée. Albus avait du lui confier le job par pitié… La preuve, elle n’avait même remarqué en 10 ans qu’Harry avait été dans la mauvaise famille !

Puis, un bruit métallique se fit entendre après que la porte soit ouverte. Minerva se tendit sous sa forme de chat… Pour voir Gray Smith, avec… Avec des yeux de soldats ? Qui avait pris une arme moldue et qui regardait dans tout les sens pour … Aurait-il détecté son entrée ? Impressionnant, se dit Minerva… Elle était certaine de n’avoir laissé aucune trace… Elle avait reverrouillé la porte avec précaution ! Alors comment ?
Là, le Moldu la braqua avec son arme.
Minerva regarda le canon , et l’homme qui la fixait…

« … Vous avez 5 secondes pour me dire ce que vous faîtes chez moi. »

McGonagall se retransforma prestement.

« Je suis la professeur de Poudlard et… »

L’humain sourit… Et releva le fusil à pompe qu’il tenait. Minerva se sentit soulagée…

« Désolé pour l’accueil. Simplement… si Harry a des problèmes avec des sorciers… Je préfère vérifier.
C’EST BON CHERIE ! ILS NOUS ONT ENVOYE LE PROFESSEUR ! »

Minerva regarda le moldu avec un œil étrange… Il l’avait cru… Drôlement facilement.
Il la regarda avec un clin d’œil.

« J’ai un bon œil pour reconnaître les ordures. Z’en êtes pas une. Sinon, on serait déjà entrain de discuter du nouveau canapé. »

Minerva sourit, de manière forcée. Ok. Le père était étrange comme les Lovegood… Et tout aussi léthal que Xenophilius quand il était Auror.

« Je comprend… Et je suis heureuse de voir des parents qui acceptent aussi bien que leurs enfants soient magiques. »

Ce fut Morrigan qui prit la parole depuis le couloir, l’air sérieuse, mais un grain cynique.

« Tout les enfants sont magiques. Les nôtres ne sont pas une exception. »

Minerva acquiesça. Elle n’avait jamais eu la chance d’avoir un seul enfant… Mais elle partageait la même philosophie que la jeune femme en face d’elle à ce sujet. Tout les enfants étaient magiques, peu importait leur origine. Ils étaient à protéger aussi férocement que ce couple le faisait.

« Hum hum… Je me présente. Professeur Minerva McGonnagall. J’enseignerai à vos enfants l’art de la Transfiguration… L’art de changer les formes et la nature des choses. »

Le père hocha un sourcil… Intéressé.

« C'est-à-dire ? Quelles sont les limites ? Peut-on transformer un objet inanimé en être vivant ? Peut-on transformer les minerais en or ? Si oui, comment n’avez-vous pas détruit votre économie ? Comment conservez vous votre intell… »

Sa femme lui boucha sa porte aux questions, alors que Minerva gloussait, doucement. Le père semblait… Enthousiaste. Comme les Evans avant lui. Les deux enfants entrèrent enfin, et Minerva put enfin voir l’Enfant-qui-avait-survécu. Harry Potter… Et son frère de cœur apparemment, Lovecraft Smith… qui lui faisait un petit shampooing de sa main. Minerva haussa un sourcil. Elle ne s’était pas attendue à ce que Lovecraft soit le turbulent.

« Lovy. »

Se contenta de dire Morrigan, pour que le petit Lovecraft lâche immédiatement son frère. Le grand rouquin avait profité de ses centimètres en plus pour surpasser physiquement son frère. Mais, Minerva ne put s’empêcher de constater qu’Harry semblait heureux de ce jeu. Ce n’était pas de la maltraitance dissimulée…

« Madame ? »
« Vous pouvez m’appelez Morrigan. »
« Très bien Morrigan. Et vous monsieur ? »
« Gray Smith, Gardien des ombres, tueur de démons et de dieux. »

Minerva s’arrêta un instant en regardant le père… Qui se prit une claque derrière la tête de sa femme.

« Euh… Je veux dire Gray. »

Minerva haussa un sourcil… Avant de remarquer le sourire en coin de Mme Smith. Apparemment, la scène semblait normale pour le couple…

« Très bien… Donc, messire Gray. La transfiguration est toujours temporaire. Nul n’a la puissance pour transfigurer quoique ce soit éternellement. Transfigurer de l’or est interdit, et il s’agit d’un des rares cas où le criminel est donné aux Gobelins. Personne ne sait ce qu’ils font aux contrevenants, mais venant d’un peuple pour qui une salutation aimable à un humain est « Je souhaite manger vos enfants à la broche devant vos yeux arrachés »… Personne n’a envie de savoir. »

Gray hocha la tête devant cette réponse, logique en fait. Minerva, elle, était contente de connaître la réponse. C’était Flitwick, fier de son père gobelin et de sa culture paternelle qui lui avait appris ça.

« Transfigurer un objet inanimé en être vivant est interdit. Créer la vie pour la reprendre ensuite est juste d’une cruauté sans nom. Enfin… Pour la métamorphose en animal, il s’agit d’un don rare qui s’appelle l’Animagus. »

Lovecraft sourit, et regarda Harry qui… Souriait, mais moins intensément. Peut-être que la suractivité de son frère éclipsait celui-ci..

« Vous nous apprendrez madame ? Dites oui ! »

Minerva regarda les enfants sévèrement.

« Seulement si vous êtes bons en classe. Et sage. Et si vous avez le don. »

Trois si qui ne firent pas peur aux deux enfants qui n’attendaient qu’une chose : avoir une forme animale, comme leur maman qui en avait trois.

« J’a vu que nous avions une liste de course pour leur rentrée… »
« La famille d’Harry avait prévu l’éventualité de… L’éventualité actuelle. En temps normal, vous auriez eu accès à une bourse spécialisée pour vos enfants, étant des moldus, des humains sans magie. Si vous le souhaitez, je peux accompagner les enfants pour… »
« Il y a des librairies. Je viens. »
Fit le père. Son ton normalement joyeux venait d’être froid. Non négociable. Nom de Merlin, se dit Minerva. Elle était tombé sur un Xenophilius moldu accro aux livres. Sa femme souriait simplement…
« Je l’accompagnerais aussi. »
« … Je tiens tout de même à vous prévenir. Beaucoup de sorciers n’apprécient pas les moldus. La plupart considèrent même que votre monde n’existe plus depuis les chasses aux sorcières durant lesquels ils se sont isolés. »

Morrigan haussa un sourcil en même temps que Gray.

« Je ne doute pas de l’aptitude de votre mari à se défendre, mais il vous faudra comprendre que vous attirerez de surcroît une attention particulière… A cause de Harry. »

Cette fois, les deux frères écoutèrent attentivement. Quoi ? Harry était spécial lui aussi !?

« Car voyez vous… Jusqu’il y a 10 ans, un sorcier maléfique… Tellement maléfique que nous n’osons plus prononcer son nom tellement il a été traumatisant… A part pour une poignée d’entre nous… Ce sorcier disais-je… a failli conquérir le monde magique britannique. Jusqu’au jour où il a attaqué les Potter. On ne sait pas exactement ce qu’il s’est passé cette nuit là, mais… Quand le Seigneur des ténèbres a voulu abattre Harry… Le sortilège s’est retourné contre lui. Harry est donc devenu une légende dans le monde des sorciers pour l’avoir vaincu. »

Minerva… Minerva avait eu du mal à parler en faisant ce court résumé de la guerre contre Voldemort. Ce satané nécromancien qui avait couté la vie à tant de personnes…

« C’est complètement con. »

Cette phrase avait été poussé à l’unisson par la famille Smith au complet… Suivi d’un « langage » de Morrigan à l’intention de ses enfants qui se raidirent.

« Quoi ? »

« C’est littéralement parce qu’Harry a eu un coup de chance OU que le mec s’est foiré qu’il est adulé comme une célébrité ?! »

Minerva resta silencieuse un instant… Avant de hocher la tête.

« Je ne fais pas partie de ces cas là. Le Professeur Dumbledore, le directeur de Poudlard non plus. C’est pourquoi nous avions souhaité que Harry soit éduqué hors du monde magique, afin d’éviter tout ça. »

Pendant ce temps Harry n’en menait pas large… Avant de commencer à réaliser que… Il regarda son frère avec un grand sourire et se jeta sur lui pour lui rendre son shampooing de tout à l’heure.

« Ah ! Tu vois que moi aussi je suis spécial ! »

Minerva regarda les deux enfants jouer, tandis que Morrigan se redressait, un grain tendu.

« Les enfants. Là-haut. »

Les deux garçons se regardèrent… Avant de hocher la tête et remonter… Précipitamment une fois qu’ils furent hors de vue. Des bruits de bagarres se firent entendre assez rapidement…

« Que voulait dire Harry par ? »
« Lovecraft abrite l’âme d’un dieu déchu démon que j’ai tué à main nue sur le haut d’un château avant de le foudroyer à l’aide d’un orage que j’ai invoqué. Normalement, j’aurais du absorber l’âme et mourir, mais Morrigan a mis l’âme dans notre futur enfant et ça m’a sauvé. »

Minerva regarda Gray qui semblait…

« … Je n’ose pas imaginer ce qu’il se passerait si vous rencontriez Xeno… »
« Par pitié. Non. J’ai déjà assez de mon mari comme ça. Je n’ai pas envie qu’il se trouve un compagnon, surtout s’il est comme lui. »

Prévint Morrigan, qui semblait désespérer… Notamment parce que venait de dire son mari, mais surtout du côté blasé de Minerva qui ne l’avait pas cru une seconde. Si jamais il existait réellement un être aussi déjanté que son mari… Elle tremblait simplement des conséquences que cela provoquerait.

Mac Gonagall reprit, en toussotant… C’était… Plus ardu que prévu…

« Peut-être que votre mari souhaite rejoindre vos enfants ? »

Proposa Minerva… Morrigan semblait la plus posée des deux… Et elle semblait intelligente.

« Non merci, madame Mac Gonagall. Je tiens à rester. Cette discussion est importante pour l’avenir de mes enfants, et je tiens à poser davantage de question. Dont celle-ci. Vous avez dit que les parents biologiques de Harry avait prévu un fond pour son éducation au cas où ils mouraient. Soit, je veux bien comprendre. Mais comment on s’est retrouvé avec la bénédiction d’avoir un second enfant ? »

Mac Gonagall se figea… Et regarda le plancher.

« Il y a eu une erreur. Harry aurait dû être confier à sa tante… Pétunia Dursley. »

Gray et Morrigan se regardèrent. Puis ils regardèrent Minerva pour s’assurer que ce n’était pas une blague… Le couple essaya de ne pas rire… Avant d’abandonner.

« OH MON DIEU ! »
« PUREE ! LES DURSLEYS ?! Tout le monde sait qu’ils sont parmi les pires êtres humains possibles ! »
« Tu te souviens de la fois où Vernon a cru qu’il pourrait m’intimider car Lovecraft a cassé le nez de son fils ? Pour information, Professeur, Dudley essayait de frapper Harry avec ses camarades. Comprenez par là qu’il prenait un gamin au hasard et essayait de taper sur Harry avec. »

Fit Gray en voyant la professeur s’indigner de ce traitement… Avant que Morrigan, entre deux éclats de rire ne lui réponde.

« Oui ! Il a failli se faire dessus quand il a appris que tu étais un ancien des forces spéciales ! »

La couverture magique que s’était forgé Gray était la suivante dans ce monde : S’il était parfois absent, mais doté de grandes capacités à se défendre au corps à corps… C’était tout simplement parce qu’il était un membre des forces spéciales réformé à cause d’un traumatisme d’une mission. Il était ensuite devenu bibliothécaire. Morrigan aurait été sa psychiatre et une chose en entraînant une autre…
Mais le couple se tapait un vrai moment de fou rire partagé… Là haut on pouvait également entendre les garçons hurler de rire en apprenant le lien de parenté avec la famille d’à côté, qui les ignorait proprement… Enfin. Avec de la rage. Beaucoup de rage. Dudley ne manquait jamais une occasion pour essayer d’embêter les frères Smith… qui répliquaient avec des farces variées. Parfois avec des potions… Et souvent en le tournant au ridicule devant ses camarades. Dudley était gros oui. Les Smith étaient formés au combat depuis l’âge de 4 ans. Harry était fin mais rapide comme l’éclair et Lovecraft… il frappait dur.
Mais là, la découverte était frappante… Et Mc Gonagall finit par les rejoindre dans un rire poli. Effectivement. La chose était assez drôle de ce point de vue.

« Hum… Comme je disais… Ce fut une erreur heureuse. Nous ne connaissions pas alors le comportement des Dursleys et les journalistes nous surveillaient constamment dans l’espoir de retrouver Harry. Certains ne sont pas discrets et vous vous seriez réveillés avec une horde de sorcier journaliste sur votre porte. »
« Ils auraient eu le droit à un taquet dans la tête chacun. »
« Deux taquets, chéri. Deux. »

Minerva sourit en regardant le couple… Il était clairement dysfonctionnel… Mais il était également clair que les deux parents s’aimaient profondément et que Harry avait été élevé… Dans un environnement aimant, à défaut de normal. C’était encore le mieux qu’on eu pu espérer pour lui après tout…
La discussion se poursuivit encore un moment, où Mc Gonagall répondit à plusieurs questions sur l’école, Dumbledore ou encore comment accéder au Chemin de Traverse. Apparemment, McGonagall et ce Dumbledore était allé voir pour eux le ministère pour changer le nom légal de Harry en Potter-Smith.
Une chance, car d’après les dires de Mc Gonagall… Le ministère aurait plutôt tenté de leur retirer leur enfant.
Heureusement pour le monde de la magie, Dumbledore venait de les sauver sans le savoir…
Mc Gonagall sourit une fois l’interview terminé, assez tard… Appréciant également l’offre des Smith qu’elle reste dîner avec eux. Elle n’était pas du genre à sympathiser avec les parents d’élèves… Mais les Smith étaient intéressants. Même le père, qui ressemblait bien trop à Xenophilius pour son bien, était quelqu’un de bien, et surtout il marqua des points en montrant son amour pour les bouquins. Apparemment, il rangeait les choses dans cet ordre : Sa famille > les bouquins > ses histoires dans un autre monde… Apparemment il les compilait en un roman. Les moldus étaient férocement avides de ce genre d’histoire et le monde était suffisamment différent pour que cela ne nuise pas au monde des sorciers. C’était… Bien.
Ainsi, Mc Gonagall passa une soirée en compagnie de cette famille atypique, contente de voir un Harry et un Lovecraft en forme… Espérant les avoir dans sa maison lors de l’année prochaine.
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