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L'U.A. perd en vitesse ! Suite à l'attaque dans la forêt durant l'examen de la licence provisoire, le public commence à perdre confiance en la plus grande école des héros. En conséquence, un internat a été mis en place et la licence accordée aux élèves.

Suite a cette fameuse réussite, la ligue commença à encore plus se faire connaître !

Les vengeurs, malgré la perte d'un membre, continue néanmoins sa lutte.
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 We are not children anymore - Chiaki Uchida

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Élève de première année
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MessageMar 22 Mai - 10:17

We are not children anymore
ft Chiaki Uchida

Les affres de la collaboration


De tout là-haut, tout là-haut dans le ciel, le soleil déjà embrasait l’atmosphère d’un violent flamboiement. Mais à hauteur d’homme, rien encore. Quelques cirrus s’étiraient lentement, voiles fantômes déchirés sur la voute assombrie du point du jour. Des frondaisons noires croissait une rumeur d’où se détachaient des notes audacieuses : chant du merle, des mésanges et d’autres passereaux qui saluaient l’arrivée du jour. Imperceptiblement, le ciel s’éclaircit dans un dégradé qui commençait à l’est et tirait la nuit vers ce bleu profondeur des lagons, contaminé d’instant en instant par l’orange pâle de l’aurore, elle s’avançait à pas de loup sur le monde, effleurait chaque objet et lui rendait sa couleur. Les lignes d’un bâtiment apparurent. Les arbres prirent leur contour. Soudain, une ligne d’or fondu, aveuglante, à l’horizon. Le soleil surgit et, au même moment, Katsuki Bakugou sortit du dortoir.

Dans quelques minutes, les cancres de 2de se lèveraient pour leur rattrapage scolaire, mais pour l’heure, l’adolescent s’avançait seul sur la terre battue humide de rosée. Il s’échauffa face à l’est, guettant le basculement de la lumière par-dessus le mur des arbres, profitant de la fraîcheur avant que ne se lève la lourde chaleur estivale. Éveillé tôt, il fit ses séries de mouvements avec application, veillant à repousser légèrement ses limites tout en conservant suffisamment d’énergie pour la dure journée d’entraînement qui l’attendait. La devise du lycée lui convenait parfaitement : toujours plus haut.

Deux heures plus tard, des étudiants se regroupaient sur un nouveau site. Pour eux ce jour-là, le programme du camp d’été ne consistait pas à renforcer son alter comme les jours précédents. On allait former des duos d’élèves de classes différentes, ce qui fit grommeler le jeune aux dents longues. Aucune envie de se retrouver avec un faiblard. Quand on voyait leurs résultats au tournoi, c’était à se demander ce qu’ils faisaient, dans les autres classes de la filière. Il refusait de se coltiner un loser, il avait donné avec Deku. Le simple fait d’y repenser lui fit serrer les poings, et il réussit à détourner son attention avant que la colère ne l’envahisse. Le lieu du cours n’étant pas le même que d’habitude, il tourna sur lui-même pour analyser son environnement.

Après avoir marché dans la forêt pendant un bon quart d’heure, ils se trouvaient au pied d’une grande falaise crayeuse, attendant la répartition des équipes. Les bois s’arrêtaient à une vingtaine de mètres et des souches témoignaient d’un ancien défrichage. La haute paroi les abritait pour l’heure du soleil, et de minuscules points zigzaguaient au-dessus avec des cris aigus, des hirondelles qui s’attaquaient aux nuées d’insectes montant de la forêt pour en nourrir leurs petits nichés dans la montagne. Plusieurs grottes semblaient s’ouvrir à quelques dizaines de mètres d’intervalle : celle qui se trouvait à côté semblait assez profonde pour être le lieu de leur exercice. Il passa sa main rugueuse sur le mur naturel et la surface s’effrita légèrement sous son geste. La roche paraissait friable, un calcaire tendre qui n’offrirait pas une énorme résistance aux explosions. L’endroit avait dû être couvert par l’océan, des millénaires plus tôt, et le temps avait déposé des couches de sédiments jusqu’à créer cette masse qui barrait l’horizon. Repérant un caillou plus sombre enflé comme une cloque au milieu des strates blanches et ocres, Katsuki eut un sourire en coin lorsque sa main en rencontra la surface lisse, poussiéreuse. C’était une silice dure au milieu de toute cette matière molle et fragile, et s’il l’avait éclatée avec son alter, il aurait obtenu des éclats tranchants, capables de produire des étincelles : du silex.

« Je te préviens, t’as intérêt à assurer. Si tu traînes dans mes pattes, je t'éclates. »  Du coin des yeux, il avait vu son binôme s’approcher, et se retourna sans hâte pour l’examiner de haut en bas, plissant les yeux sans se soucier d’adoucir son air intimidant. Avec sa tête hérissée de blond et ses petites pupilles rouges, le gagnant du festival sportif était facilement reconnaissable même en tenue d’EPS, et une réputation de terreur de la 2deA le précédait parfois. D'ordinaire, il ne faisait aucun effort pour infléchir cette impression, et c’est avec son arrogance habituelle qu’il dévisageait désormais celle dont il ignorait si elle serait son adversaire ou sa coéquipière.
 





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MessageJeu 31 Mai - 4:44
C'était le camp d'été. Celui que je devais absolument participer si je voulais avoir ma licence. Argh , je disais adieu à mes plans que j'avais de prévue avec Leonie, mais je pouvais également dire bye bye à mon sommeil. J'avais vraiment du mal à dormir en camping. J'avais tournée toute le nuit afin de me trouver une posture confortable pour la nuit. Rien à faire, cela n'était pas comme mon lit douillet à là maison. Mon lit me manquait déjà et cela faisait à peine quoi deux jours que l'on était sur l'île pour le camp d'été.

J'avais sans doute réussie à m'assoupir quand j'entendais des élèves bouger autour de moi. Hein quoi ? Il était quelle heure ? Je me frottais les yeux avant de prendre mes lunettes noires. Oh il était déjà cette heure-là. J'avais encore des petits yeux lorsque je me changeais avant de quitter le camp et de suivre les autres vers le lieux d'entraînement.

L'entraînement allait sans doute ressembler aux autres, toujours renforcer notre alter. Oh et bien non, la personne responsable prenait le temps d'expliquer en fait que les élèves allaient être placé en équipe. Please faite en sorte que cela soit quelqu'un que je connais déjà. J'en croisais même les doigts en espérant que cela me donne plus de chance. J'entendais mon nom ainsi que ... celui d'un étudiant de première année. Celui qui avait soit-disant une réputation. les gens disaient qu'il avait un sacré caractère et qu'il n'aurait pas du gagner le tournoi. Tournoi que d'ailleurs j'avais plus ou moins observer. Ma 3ds était plus intéressante à l'époque. Donc, je ne pouvais pas acquiescer si ce que les gens disaient sur sa personne était faux ou fondé.

Je me rapprochais donc tranquillement de mon partenaire et je n'avais même pas le temps de dire un mot qu'il me disait déjà de ne pas traîner de la patte. Oulah, j'avais de grand yeux. Bon il n'y avait pas de doute, il avait un sacré caractère ce blondinet Le haut de mon corps se reculait un peu quand celui-ci se retournait pour l'observer avec son air intimidant. Je ne me sentais pas tellement à l'aise d'être son binôme, mais bon je n'avais pas le choix pas vrai ?

- Je ferrai de mon mieux.


C'était rapide , je ne voulais pas lui faire perdre son temps vu qu'il semblait pressé d'en terminer avec tout cela et à vrai dire. Je commençais à avoir hâte moi aussi alors que cela n'était même pas commencer. Dans quoi je m'étais embarquée ?




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MessageMer 6 Juin - 2:18

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Il ne répondit même pas. Fallait voir le mieux. Peu de gens brillaient assez pour qu’il reconnaisse leur existence. Dans sa classe, seul Todoroki l’avait assez impressionné pour qu’il le déclare son rival, mais même double-face l’avait déçu. Quinze années à croire que les autres sont insignifiants ne s’effacent pas aisément. Il aurait dû tirer la leçon du championnat : sous-estimer les autres conduit à l’erreur. Il aurait dû tirer la leçon du stage : le héros est quelqu’un qui pense aux autres et ajuste son comportement pour les rassurer, pas les effrayer. Il aurait dû tirer la leçon de l’examen pratique : pour gagner, il faut collaborer et unir ses forces, même avec ceux que l’on méprise. C’était cette leçon là qu’il n’avait pas acceptée, la plus importante de toutes : tu ne peux pas toujours gagner seul. Même si l’adversité insurmontable d’All Might l’avait forcé à aller contre sa nature, il ne pouvait pas l’accepter. Il ne pouvait simplement pas. C’était arrivé il y a une semaine à peine, et tout le camp d’entraînement, il s’était acharné sur son alter, pour le renforcer, le renforcer, le renforcer dans l’espoir de n’avoir plus jamais besoin de personne. Il se tuait à l’entraînement, usait ses forces à l’épuisement, et il ne pensait pas. Non, il n’avait pas à penser.

Ce n’était qu’une mission d’entraînement. Ils devaient secourir une personne, figurée par un mannequin (d’après l’instructeur, la coutume était de surnommer les mannequins de sauvetage Bob, ou Catherine. Ils étaient libres de choisir un nom pour le leur. Bakugou resta imperturbable pendant le brief malgré les tentatives pour alléger l’ambiance.) Il n’aimait pas vraiment les missions de sauvetage, d’autant que la 2deA était un peu à la traine à ce sujet, suite à l’attaque du SCA, mais il refusait d’avoir une matière faible et abordait le sujet avec sérieux et concentration. Il changea légèrement son assise lorsqu’il entendit qu’il y aurait des ennemis ; rassénéré, il songea qu’il pourrait démontrer ce qu’il valait.

Avaient-ils des questions ? Au ton de l’instructeur, on pouvait déceler qu’il eut mieux valut qu’ils en posent. Après tout, le but d’un brief était de collecter des infos. Pressé d’en finir, Katsuki lâcha un « non » brutal. Quoi de plus emmerdant que les questions ? Si Deku avait été là, sûr qu’il en aurait eu, le sale petit nerd, toujours à parler, analyser, décortiquer en marmottant des trucs incompréhensibles… Et la fille, la fille qu’il avait presque oublié ? La fille qu’il avait royalement ignorée ?

Ca ne pouvait être personnel, puisqu’il ne la connaissait pas. Il ne l’avait qu’à peine regardée ; mais tout dans l’attitude du garçon traduisait qu’il ne voulait pas la voir, pas la considérer. Il ne s’agissait pas que de sa volonté tendue vers l’objectif au-devant d’eux, ni même de son arrogance habituelle. Ce n’était pas une banale indifférence, cet état où l’on ne remarque pas ces autres dilués dans l’environnement, leurs silhouettes vagues. Il émanait de lui une telle hostilité, un tel ressentiment, qu’il se serait probablement tourné de l’autre côté s’il avait dû croiser son regard. La tension dans ses muscles, c’était l’importance démesurée qu’il accordait à la réussite ; mais il y avait autre chose, dans ce refus de l’autre, quelque chose de fuyant qu’il n’aurait pas admis.
 





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MessageJeu 7 Juin - 5:17
Je venais de lui dire que je ferais de mon mieux. Ma voix n'était sans doute pas assez forte et venant de moi cela était tout à fait normal. Cependant je sentais que cela n'était pas la raison cette fois. Cet élève ne voulait guerre me répondre tout simplement. Si cela était parce que je ne parlais pas assez fort, je n'aurais pas eu du mal à l'accepter, mais de savoir que cela était purement de l'ignorance de sa part ... cela était un brin plus blessant.

Mon regard bleuté observait le sol afin d'éviter sa présence imposante. La journée n'était même pas commencée que je me disais que cela n'allait pas être une partie de plaisir. Je veux dire, je n'aimais pas en partant l'idée de devoir participer au camp d'été et je me retrouve à présent à passer du temps avec celui dont je ne me souviens pas du nom comme partenaire. Je soupirais juste à y penser pendant que les instructeurs nous expliquaient plus en détail ce qui devait être accomplit.

Cela était une mission de sauvetage. Sur le terrain se trouvait des pantins. Oh pardon des civils qui étaient en danger et ils étaient en notre devoir de les trouver et de les sauver. J'espérais qu'il n'y aurait pas de combat cette fois-ci. Car, même si je suis dans le cursus héroïque je devais avouer que la violence ou le combat n'était pas quelque chose que j'excellais. Enfin, à moins que des gens se trouvaient réellement en danger ou ayant des problèmes. J'avais remarquée ce détail lors que je me battais auprès du géant de troisième année à la chevelure blanche. J'avais plus de facilité à agir dans ce genre de situation. Si je voulais réussir, il fallait que je pense que Bob ou Catherine était réel.

Quand j'entendais le mot combat, j'imaginais très bien un sourire naître sur le visage inerte de mon ''partenaire''. Le genre de mec qui était une brute épaisse et qui agissait sans réfléchir. Qui sait, peut-être qu'il allait comprendre que ce n'était pas cela être un héros. Cependant, est-ce que ma vision des choses en fait partie ? Bon je doutais de nouveau de moi-même. Je secouais un peu la tête pour ne pas me laisser guider par ces mauvaises pensées alors que l'élève de première année répondait d'un non catégorique pour les questions.

Je me rapprochais de lui pour l'observer et trouver un moyen d'avoir son attention un instant, mais peu importe où je me plaçais, celui-ci s'arrangeait pour ne pas me regarder. Cela me donnait l'impression qu'il ne m'aimait vraiment pas alors que j'avais rien fait et qu'en plus, qu'il était prêt à mordre à n'importe quel instant. Il voulait faire qu'à sa tête. Bien, je lui tournais donc le dos pour retourner vers les instructeurs afin de récolter les informations que MONSIEUR ne voulait pas avoir.

- Humm ... serait-ce possible d'avoir plus d'information sur la mission de sauvetage ?

Je me retournais un instant pour constater que blondi n'avait pas bouger d'un poil. Je parlais donc avec les instructeurs pour acquérir un peu plus d'informations. Comme par exemple, le nombre de personne à sauver, si on avait des idées des ennemis et de leur position. Des informations qui pouvaient être pratiques. Parce que si jamais nous avions la position des ennemis, il serait plus simple de se positionner pour les contrer. Pas vrai ?

Une fois que j'avais les informations nécessaires, je me plaçais à côté de la célébrité sans rien lui dire. Après tout c'est ce qu'il voulait non ?


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MessageMar 12 Juin - 1:48

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Le dépit de la jeune fille était compréhensible, et l'encadrant lui hocha la tête en guise d'encouragement quand, ayant constaté l’obstination de son partenaire qui fonçait se planter devant l’entrée, elle revint demander des précisions.

La grotte, anciennement un lieu de spéléologie, était condamnée depuis plusieurs années : voilà deux jours, l’employé en charge de contrôler les lieux avait effectué une visite. On avait signalé sa disparition à la police six heures plus tôt. L’enquête révélait qu’on avait aperçu, la nuit passée, une créature étrange aux abords de la falaise. Des bruits anormaux semblaient provenir des galeries. Face à ces informations inquiétantes, on avait mobilisé les professionnels les plus proches, à savoir eux. Ils ne disposaient pas de plan, mais on savait qu’après l’entrée, le passage se resserrait dans un boyau qu’il fallait suivre jusqu’à la caverne principale, anciennement prisée par les visiteurs.

« A vous de jouer, héros », lui sourit-il en lui tendant par leurs brides deux puissantes lampes torches une fois qu’il eut finit de présenter le scénario.

A quelques mètres, Bakugou contrôlait l’état de son équipement, obtus à leur échange. Il observait en particulier ses gants articulés, destinés à le protéger tout en laissant passer son liquide explosif. Ce jour-là, il ne portait pas les imposants réservoirs en forme de grenades, détruits par All Might lors de l’examen. Il faudrait une autre semaine avant leur remplacement. Quelque chose dans son expression se durcit. Il risquait de se blesser en tirant à pleine puissance, comme…

Le visage fermé, concentré, pupilles rouges sur masque noir, il ne fixait pas l’entrée mais plutôt un espace vague, entre le sol caillouteux et les marches creusées à même la pierre qui leur délivreraient l’accès à leur mission.

Il l’avait ignorée, consciemment, comme elle tentait auparavant son approche maladroite. Hésitante. Peu sûre d’elle. Quand il était gosse, il râlait contre les filles, ces chochottes, comme Deku. Mais parmi les héros, c’était une autre histoire. La profession mixte comptait autant de femmes que d’hommes, vaillantes, puissantes, n’ayant pas froid aux yeux. Alors pourquoi on lui avait fichu celle-là aux basques, qui sentait la trouille à plein nez ? Fille ou mec, il s’en foutait. Les héros ça a des bollocks, ça fait face au danger, et ça se laisse pas intimider par son sale caractère.

Il était calme, en apparence. En finir au plus vite. Du combat, un sauvetage. Il pouvait assurer le gros de la puissance de feu, et l’autre n’aurait qu’à secourir le mannequin. Il voulait expédier ça.

Ses mains commençaient déjà à suinter une sueur qu’il ne pouvait stocker en quantité… De légères crispations des phalanges témoignaient son désir d’en découdre. Parfaitement immobile, dos tourné à l’instructeur, dos tourné à sa coéquipière.

Il n’avait même pas écouté le point sur la situation. Il ne connaissait même pas l’alter de sa partenaire. Il comptait sur son corps, sur son alter, sur ses réflexes. Jambes écartées, pieds bien plantés dans le sol. Un petit rictus retroussait ses lèvres et exposait ses incisives. Menton fièrement relevé. Impétueux et indomptable, rétif à l’enseignement, mordant sous le fouet, cabrant sous le mord. Il ne voulait pas apprendre.

L’instructeur soupira doucement. Une pitié. Avec quelle assurance le jeune prodige courait à la catastrophe !
 





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MessageJeu 14 Juin - 22:34
Je me retournais auprès de l'instructeur pour avoir un peu plus d'information sur la suite des événement. Notre mission allait se dérouler dans une grotte et il semblerait qu'il y avait une créature à l'intérieur. Génial manquait plus que cela, mais le principal, c'était de retrouver les gens à retrouver et de les ramener vivant. Je me retournais pour voir l'entrée de la grotte.

On était vraiment les seuls capable de s'occuper de la créature ? Bon cela était seulement qu'un enseignant qui allait être déguisé vu que cela était une simple pratique quoi que. Si je me fie à ce que j'avais entendue des examens pratiques que la classe 1-A avait fait. Cela pouvait être très sérieux. Je soupirais à l'idée mais prenait quand même la peine de rendre le sourire à l'adulte lorsqu'il nous souhaitait bonne chance.

Il me faudrait plus que de la chance. Parce que la journée était loin d'être en ma faveur. Je restais un moment en silence à côté de blondi. Je l'observais alors qu'il préparait sûrement son alter alors qu'il ne savait même pas à quoi s'attendre. Je roulais un peu des yeux pour observer de nouveau l'entrée de la grotte. Étant la seule au courant de ce qui se passait, j'allais ... devoir prendre les devants.

Ouh que je n'étais pas enchantée à l'idée. Normalement , j'étais celle qui suivait les ordres et non l'inverse. Je me raclais un la gorge. Je ne me sentais pas dans mon élément du tout, mais je n'avais pas le choix si je voulais que cela se passe pas trop mal. Quoi que avec l'autre qui allait faire qu'à sa tête. Je pouvais dire adieu à une mission bien réussie. Mes poings se serraient à l'idée. Je n'étais pas en colère, mais je ne voulais pas non plus que monsieur populaire me cause des ennuies.

Gardant cela en tête, j'avançais donc la première dans les marches. Mes pas étaient plus décidés que moi. Je me retournais pour m'adresser à mon ''partenaire''.

- Alors tu viens ..


Sans réellement l'attendre, j'entrais et me retrouvais dans un passage que je devais suivre pour me rendre dans la caverne principale. Je souhaitais juste que la bête ne serait pas dans la grande caverne et que j'allais pouvoir récolter un peu d'information sur la dite créature avant de devoir l'affronter.


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MessageVen 29 Juin - 23:07

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Les marches étaient taillées dans la matière crayeuse, s'effritant légèrement sous leurs pas, et la chaleur d'une matinée tardive commençait à taper sur leurs nuques avant qu'ils ne passent le pallier, une large voûte qui avait dû être taillée et agrandie. Au-delà, s'étendait une entrée assez vaste, une antichambre aux murs étonnamment droits, striés. La lumière coulait de l'ouverture dans leur dos pour donner au grès une couleur de miel, et le plafond lui même, haut de deux mètres, était droit et cimenté par endroit, renforcé de structures métalliques. A une dizaine de mètres, une grille de métal interdisait en apparence l'accès au fond de la grotte. Un panneau rouillé y était suspendu, récitant "passage interdit, danger". Les barreaux semblaient solides, mais les deux battants pouvaient s'ouvrir comme une porte, barrée d'un large verrou de facture moderne. Derrière, le couloir semblait rapidement s'étrécir comme il perdait toute trace de manufacture humaine. Apparemment, seule l'entrée avait été exploitée.

Face au mutisme de Bakugou qui ne prêtait pas attention à elle, Chiaki avait prit les devants et s'avança la première. Le jeune homme releva les yeux de ses protections et lui lança un regard assassin alors qu'elle commençait l'ascension des marches. Il avait horreur qu'on le devance. Même un simple ordre de marche devenait une lutte de pouvoir pour l'étudiant prétentieux, et il secoua la tête avec une certaine incrédulité. Quoi, maintenant elle se réveillait, la greluche, elle se croyait de taille à marcher devant lui ?
Elle se retourna pour s'adresser à lui avec un brin d'agacement et sa température corporelle monta de plusieurs crans. Pour qui elle se prenait, c'était lui qui avait passé plusieurs minutes à attendre qu'elle ait fini de papoter avec l'instructeur !
Il retroussa la lèvre dans une expression hargneuse qui tenait du chien exposant ses crocs.
"Ouais ça va je monte !"
Il n'allait quand même pas la frapper ou l'insulter, mais ça commençait à le démanger, cette pulsion de remettre les autres à leur place quand ils osaient le dépasser, s'opposer à lui, le contredire. Clairement, la jeune fille était au mauvais endroit au mauvais moment (et surtout avec la mauvaise personne). Il avait appris à se contenir depuis la rentrée, à museler cet instinct de domination qui lui commandait de prendre tout l'espace, tout l'air, et le conduisait à agresser les menaces potentielles comme les plus faibles que lui. Cette violence, cette colère dont Izuku était le catalyseur bouillait dans ses veines, et ce jour-là, elle était à fleur de peau. Ca clapotait sous le couvercle. Il lui fallait un combat. Un défouloir. Il fallait qu'il explose.

Il monta les marches deux par deux, à grands pas rageurs, pour rattraper l'apprentie héroïne et la coller de sorte qu'elle n'ait pas de doute sur son envie d'en découdre. Il n'allait pas se laisser distancer, bordel. Incapable de voir la contradiction entre son laisser-aller dans le manque de communication, et sa motivation réelle, il réagissait sans réfléchir. On manquait de cran. Ça l'énervait. On lui passait devant. Ça l'énervait. Il était facile de voir qu'il était déjà branché sur son mode vénère par la mission elle même. Il prétendait vouloir faire ça bien, et il avait la prétention d'y suffire... Le travail d'équipe, le sauvetage, il aimait pas ça. Et cet entraînement le gavait plus que tout. Mais monsieur le perfectionniste ne l'aurait jamais admis. Ce n'était pas lui qui était en faute, jamais. C'était la fille qui était trop-ci, pas assez-ça. Bakugou ne voulait pas se remettre en question, et il refusait d'adopter le point de vue des autres.

Il suivit Chiaki à l'intérieur et regarda autour de lui en tournant sur lui même. Pas de trace d'ennemis. Apparemment, fallait continuer plus profond. 'Chier. Il se retrouvait là sans infos, à part qu'ils devaient trouver Bob ou Catherine et maraver des tronches. Il aurait peut-être dû écouter le prof. Il avait pas la tête à ça. Il gérait le trop plein d'agressivité sorti d'on ne savait où. C'était presque physique comme gêne. Comme les premières amorces d'une migraine, la brûlure de méduses déployant lentement leurs tentacules de l'arrière de son crâne jusqu'à ses tempes. Il plissa les yeux et serra son front à travers son masque pour la faire partir. Manquait plus que ça, un signal d'alarme de son corps... Pourtant il se couchait tôt, mangeait la bonne quantité de protéines et faisait autant d'exercice qu'il pouvait en supporter. Il avait peut-être forcé la dose avec le camp d'été, mais c'était ce qu'ils devaient tous faire, se dépasser. Normalement, il avait plusieurs heures avant que ça devienne sérieux. Il aurait fait le taf avec 40 de fièvre si nécessaire, c'était pas une raison. Mais la douleur qui s'amorçait fut suffisante pour le stopper dans son élan, s'arrêter et chercher à détendre ses épaules, sa nuque, les muscles de son visage. Il ferma les yeux un instant et inspira profondément.

Ça allait pas le faire. Fallait qu'il se calme. Il ne pouvait pas courir là dedans tous crocs dehors pour balancer ses explosions au hasard. Il ne savait rien. Impossible de prévoir une stratégie valable dans ces conditions. Autant laisser la meuf prendre les commandes, ce qui lui foutait les boules. Il lui avait, stupidement, donné un avantage sur lui en se privant de l'intel. Avec les infos, il aurait peut-être pu se débrouiller sans elle, mais maintenant, il n'avait plus le choix, il fallait qu'il joue le jeu.
Il souffla longuement dans ce qui ressemblait à un soupir, et rouvrit les yeux pour les tourner vers sa partenaire imposée. On pouvait voir qu'il lui parlait en dernier recours, mais son expression était autant lasse que blasée. A croire qu'il parvenait à se fatiguer lui-même.
"Je fais des explosions." Il leva vaguement la main, paume ouverte.
"On est dans une grotte, alors j'vais devoir modérer la puissance pour pas que ça s'éboule sur nos tronches. Ton alter, il sert à quelque chose ?"
Dans ces conditions, pas dit que sa puissance offensive soit suffisante. Il allait devoir se reposer sur la fille. Et évidemment, c'est ce qu'avaient prévu ces putains de profs.

 





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MessageVen 24 Aoû - 15:09
J'avais donc montée les marches et j'avais demandé à mon ''partenaire'' s'il venait me rejoindre ou non. Dans un sens, s'il voulait rester en piquet et se faire corriger par les instructeurs c'était son problème à lui et non le mien. Au moins, il avait eu la ''gentillesse'' de me répondre. Juste dans la façon de me répondre, je sentais qu'il n'aimait pas la situation. Il n'avait pas à s'en faire de ce côté là. Je l'étais également.

C'était la première fois que je prenais les devants et que je devais travailler avec un gars aussi ... Je serrais un peu des poings en entrant dans la grotte. Cela avait pris quelques seconde avant que je sente la présence de blondi derrière moi. Je prenais une grande respiration afin de rester calme et de ne pas exploser. Je n'étais pas du genre à me mettre en colère en général et de rester distante avec les gens. Cependant, cet idiot faisait tout pour me mettre en rogne.

J'observais les alentours tout en remarquant bien sûr qu'il faisait les cents pas. Si seulement il avait pris la peine d'écouter les instructions, il aurait pu se débrouiller. Tant pis pour lui. Je me rapprochais du panneau rouillé lorsque celui-ci tentait de me parler. Même si cela semblait être la fin du monde, blondi me parlait de son alter et me demandait si le mien servait à quelque chose. Si mon alter servait à rien je ne serais pas ici abruti. Chiaki, ce n'était pas le moment. Reste calme.

Je me retournais pour le regarder. Je me sentais pas mal moins impressionner par lui. Je me tenais droit sans une once de peur. Il était énervant à point c'est tout. Je me demandais même pourquoi il était dans la filière héroïque.

C'est en effet une bonne idée de ne pas trop utiliser son alter.

Je me retenais de dire le reste dans ma pensée. Mais, je ne voulais pas non plus rester avec lui dans la grotte parce que monsieur voulait se la péter avec son alter et tout faire par lui même.

Mon alter me permet de changer ma taille. Je pourrais aisément passer dans le couloir là-bas pour récolter plus d'info. En parlant d'info , est-ce que tu veux les entendre ou non ?


Il avait beau être énervant, mais je lui laissais une dernière chance de vouloir bien coopérer avec moi. S'il refusait, cela allait juste continuer comme c'était supposé d'être et je risque de devoir faire le sauvetage par moi-même. Argh la joie.

[Hrp: désolé du temps que cela m'a prit pour répondre]


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Les affres de la collaboration



Après la tentative de dialogue, consentie à contrecoeur par l'adolescent désagréable, Chiaki se retourna brusquement et le fixa sans aménité. Elle lui tint ainsi tête, raidie par l'énervement que lui causait son compagnon grossier, et pour la première fois ils se fixèrent les yeux dans les yeux.
Bakugou plissa légèrement les paupières face à cette expression de défi, mais il préférait ça. Un peu de répondant. Elle avait donc des nerfs, cette fille. Elle recommendait elle aussi de limiter son alter, et il n'avait pas le choix mais ça le gavait. Vu son état mental, rien ne lui aurait fait plus plaisir qu'une situation où il aurait pu se déchaîner à pleine puissance. Mais il fallait se contenir, se retenir, s'inhiber, encore et toujours. Il en avait marre. Il était puissant : pourquoi ne pouvait-il pas juste jouir de cette puissance et tout défoncer ? Pourquoi les choses étaient aussi compliquées ? Ca lui faisait mal à la tête. Un pli apparaissait entre ses sourcils, plus qu'à l'ordinaire.

La fille répondit à sa question en déclarant qu'elle avait un alter de changement de taille. Potentiellement balèze, quoi que ça pouvait être lent et handicapant pendant les changements d'échelles. Le reste, ça dépendant de sa forme physique et de son entrainement au combat. Il la scruta en essayant de déterminer si elle était suffisamment musclée. Un bon alter dans un corps faible, ou soutenu par un esprit faible, ça donne une personne faible. Elle semblait posséder plus de volonté qu'il ne l'avait cru à première vue. Et elle était à UA. Est-ce que ça ne voulait pas dire qu'elle était une apprentie-héros digne de ce nom ? Qu'il devrait la traiter en égale, que sa puissance soit grande ou non ?
Mais Deku aussi était élève à UA. Cette raclure, ce déchet. Il ne voulait plus penser à lui. Il ne voulait plus penser à ce qu'il avait fait.

Bakugou jeta un coup d'oeil de l'autre côté de la grille, mais il faisait trop sombre pour distinguer autre chose que la galerie qui s'étrécissait. Donc, elle était capable de se glisser entre les barreaux. Pratique.
"Tu pourrais y aller, mais ça serait risqué de t'aventurer seule si tu es minuscule... Et on sait pas ce qu'il y a dedans. C'est plus simple de faire ça, non ?"
Et avec un sourire un brin satisfait de lui-même, il lui désigna un levier encastré dans la paroi qui était relié à la grille, un peu masqué par le relief rocheux. Il aggripa la poignée, incertain du résultat (le mécanisme avait l'air vieux), mais lorsqu'il l'abaissa, la grille se hissa dans un grincement de tous les diables. Il ne put retenir une grimace face à ce boucan. Bon, tant pis, la discrétion était pas son fort de toute manière.

Il se retourna vers sa camarade, sans savoir s'il allait se faire réprimander ou non. Il releva un peu les épaules de façon défensive, habitué à susciter la réprobation de son entourage. Il n'attendait que ça de toute façon, un peu d'aggressivité, pour avoir une raison de gueuler.
Il avait dit qu'ils ne savaient pas quel danger il y avait au delà mais si ça se trouvait, il était le seul à ne pas savoir. Et la stupidité de son comportement était trop évidente pour qu'il la démente davantage. Elle lui avait offert une perche, de mauvaise grâce, et de mauvaise grâce, il la saisit.
"Bon et donc, ouais, c'est quoi ces infos que t'as entendues ?" demanda-t-il nonchalamment, dans une tentative pour ne pas admettre qu'il avait eu tort de ne pas écouter le prof.

Ils n'étaient pas face à une menace écrasante, à un mur insurmontable, de toute évidence. Ce n'était pas comme s'ils devaient battre All Might. Alors avait-il vraiment, vraiment besoin de s'abaisser à collaborer avec quelqu'un d'autre ? Est-ce qu'il ne pouvait pas suffir à la mission ? Un vrai héros n'a pas besoin des autres. Le numéro 1 n'a pas besoin des autres.
Mais on n'y voyait rien dans le passage qui les attendait. C'était une grotte après tout. Et son AP shot était beaucoup trop aveuglant... Son regard passa du visage de Chiaki aux deux lampes de poche qu'elle transportait, plusieurs fois d'affilée. Un air de confusion et d'effort apparut sur le visage de Bakugou tandis qu'il attendait qu'une des lampes trouve miraculeusement son chemin jusqu'à sa main. Ugh. Le prof avait dû lui donner les deux lampes à la fin du discours. Celui qu'il n'avait pas écouté. Et maintenant il n'avait pas de lampe, et elle en avait deux. Et ses efforts pour ajouter la télékinésie à la longue liste de ses talents ne semblaient pas porter leurs fruits. Pas plus que son très fort désir que la fille ne réponde à sa demande muette par le simple pouvoir de sa volonté. Il inspira longuement par le nez, puis grimaça démesurément comme si les mots lui déchiraient la gorge :
"Eh... minus... Tu peux me passer une lampe ?"
Il avait l'impression d'une extrême et anormale politesse, et ça lui avait coûté beaucoup d'effort. Après tout, il avait posé une question, pas donné un ordre, et sa phrase comprenait même un verbe de demande ! C'était le nec le plus ultra de la diplomatie de Bakugou, et il n'avait pas mieux dans son attirail. Alors si ça ne marchait pas, il pourrait jurer qu'il avait tout donné pour communiquer et que c'était de la faute de Poil de carotte ici présente si elle ne réalisait pas l'immense honneur qu'il lui faisait.

Face à eux, au delà-de la grille désormais encastrée dans une encoche au plafond, un boyau ténébreux s'enfonçait dans la montagne... Le grès se faisait glissant dans ce tunnel qui semblait moins une carrière et plus une galerie naturelle, creusée bien longtemps auparavant par l'eau qui avait ménagé un passage lisse et alvéolé de légers creux. Après quelques mètres, il fallait se baisser tandis que la grotte faisait un coude, et il semblait qu'on ne puisse ensuite progresser qu'en s'accroupissant... Un endroit obscur et humide, resserré, propre à la claustrophobie.

hrp:
 
 





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MessageJeu 13 Sep - 0:06
On se trouvait face à face. Il était plus grand que moi et cela m'était égal. Tout le monde était plus moi à U.A de toute façon. Si jamais le contraire arrive là je serai surprise, mais d'ici là. Cela fait parti de ma vie. Je suis minuscule ou c'est le monde autour de moi qui est plus grand que la moyenne ? Je ne sais pas trop et cela n'était pas tellement le moment d'y penser non plus.

Je venais d'expliquer mon alter à Blondi. Cela pouvait être pratique pour explorer des endroits étroit et ce sans se faire remarquer cependant celui-ci disait que cela pouvait être dangereux vu que l'on ne savait pas ce qui se trouvait de l'autre côté de la grille. Il semblait avoir une meilleure idée. Le sourire qu'il avait au visage ne présageait rien de bon.

La main de l'étudiant de la 1-A se rapprochait d'un vieux levier et allait pour l'enclencher.

- On ne sait même pas ce qu'il ...

Je n'avais même pas le temps de terminer ma phrase qu'il avait abaisser le levier. Le vacarme que cela venait de faire faisant en sorte que je me mettais les mains rapidement sur mes oreilles pour bloquer un peu le bruit. Je ne voulais pas devenir sourde par sa faute. J'étais un peu en colère sur le coup vu qu'il aurait pu me demander mon avis avant de le faire. Cependant en voyant que cela ne faisait que levier le dit grillage, je relâchais mes mains et lui faisait un léger sourire.

Il haussait ses épaules s'attendant sûrement à ce que je le réprimande. C'était un peu idiot comme action et si jamais il y avait eu un danger en arrière de celui-ci ? On avait même pas eu le temps de se préparer. Je prenais une grande respiration.

- La prochaine fois averti d'accord. Comme cela on pourra se préparer au pire


Je n'étais pas en colère quand je lui parlais. Bon , je le voyais plus comme le fanfaron du groupe qui voulait avoir toute l'attention sur lui. C'était réussi en tout cas. Je roulais un peu des yeux tout en rigolant à mes propres pensées avant qu'il me demande les informations. Humm c'était quoi les informations déjà ? Je le laissais donc en suspend un moment alors que je me rapprochais du levier et de la suite du sauvetage que l'on devait faire. Mon cerveau tentait de se rappeler exactement ce que l'instructeur m'avait dit un peu plus tôt.

- La grotte était abandonnée depuis plusieurs années. L'employé en charge des lieux à été porté disparu. La nuit dernière, une créature a été aperçue proche de là et des bruits anormaux venaient des galeries. On n'a pas de plan des lieux.

Je n'avais pas exactement les mots de l'instructeur, mais j'avais l'ensemble des informations. Enfin je crois. S'il y avait d'autre information importante, cela allait me revenir. Je ne le regardais pas, je me demandais plus ce qui se trouvait de l'autre côté. Est-ce que je serais capable d'aller plus loin ? Après tout, même les spécialistes ne c'étaient pas rendu plus loin. Je fermais mes yeux et me concentrais sur ma respiration alors que le blondinet me traitait de minus tout en me demandant une lampe de poche.

J'avais oubliée les lampes de poches qui se trouvaient dans mes mains. Je stressais sûrement beaucoup trop à cause du couloir qui semblait se rétrécir. Je faisais quelques pas vers lui et déposait rapidement l'une des lampes dans la paume de sa main gauche. Cela avait peut-être claqué dans sa main. C'était involontaire ou du moins je ne voulais pas que cela fasse trop mal. J'avais beau l'habitude d'être petite, mais je n'aimais quand même pas me le faire dire.

- Voilà.


J'allumais donc ma lampe de poche tout en raclant ma gorge. Je n'étais pas tellement à l'aise d'aller dans la grotte. Je n'étais pas claustrophobe. Du moins, je ne le pensais pas. Cependant, je m'attendais à être vraiment pas à l'aise si le couloir était à étroit pendant des mètres et des mètres. J'entrais donc la première à entrer. mes yeux regardaient chaque recoin du couloir de peur que le monstre s'en prendrait à nous alors que nous étions dans un lieu défavorable.


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MessageVen 21 Sep - 1:23

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« Une créature ? Ça doit sûrement être un alter. Ils nous laisseraient pas blesser un animal. »
Par quelque miracle, une certaine entente relative semblait s’être établie entre les deux adolescents.
Il avait besoin de la lampe mais la rousse était absorbée dans ses pensées, et ferma même les yeux pour respirer plus amplement. Il la dévisagea avec impatience, se demandant ce qu’elle foutait. La porte était ouverte, il y avait plus qu’à se lancer. Qu’est-ce qu’il lui fallait de plus ? Il aurait pu partir devant mais il ne pouvait pas décemment lui arracher la lampe des mains (enfin, sa jauge de colère n’était plus assez pleine pour ça…) et il dût se rabattre sur la communication verbale. La plaie.
Ce qui s’avéra étonnamment efficace, puisque la lampe se retrouva sans plus attendre dans sa main. Waouh, qui aurait cru que les mots, agencés dans un certain ordre, pouvaient produire un tel résultat ? Bakugou ne fut absolument pas vexé par la brusquerie du geste : dans son vocabulaire corporel, une telle attitude représentait son seuil maximum de gentillesse. Elle lui avait donné la lampe après tout. Elle aurait pu la jeter dans la galerie.

Peut-être que quand il voulait quelque chose des gens, il pourrait envisager de leur demander au lieu de les insulter ? C’était un concept tellement révolutionnaire qu’il fallait le garder pour plus tard, pour l’examiner à tête reposée. Ce qui signifiait que, d’ici un quart d’heure, il aurait tout oublié de cette révélation. Crier sur les autres, c’est beaucoup moins fatiguant.

Une fois de plus, elle lui passa devant, quoi qu’elle s’avançât avec hésitation, manifestement inquiète. La galerie s’étrécissait vite, et ils ne pourraient pas passer à deux de front, même une personne seule risquait d’avoir du mal à se faufiler. Bien sûr, c’était crédible de devoir faire du sauvetage dans ce genre d’endroit, mais ça ne rendait pas la chose plus agréable.  

« Hé, Machine ! » fit-il en lui agrippant l’épaule pour attirer son attention. Il avait parlé d’une voix normale pour lui, donc désagréablement haute. Il entendit les mots résonner dans le tunnel et répéta inutilement, faisant un effort pour baisser le volume et chuchoter (fort) quand elle se retourna vers lui : « Hé, Machine. Vaut mieux que je passe devant. Pas moyen que tu changes de taille dans ce trou. S’il t’attaque et que j’suis derrière, je pourrai faire que dalle. »

« Elle a un nom le machin. Mais bon, c'est peut-être plus sage que tu prennes les devants. »
Il lui jeta un regard vide, avant de réaliser que oui, elle avait probablement un nom. La plupart des gens en ont, mais Bakugou ne se donnait pas la peine de les retenir. La fille qui change de taille, la petite rousse ; ça suffisait comme qualificatifs pour catégoriser sa partenaire temporaire. Il avait beaucoup trop la flemme pour se lancer dans des présentations à ce stade de l’action, alors soit elle lui disait son nom au lieu de râler, et y avait une chance sur cent que ça reste inscris quelque part dans son cerveau, soit ils continuaient l’entraînement.

Le problème, c’était que le tunnel était trop étroit à présent pour qu’il puisse simplement la doubler. Il était prêt à reculer un peu et allait le lui suggérer, mais apparemment, elle avait autre chose en tête.


 





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MessageSam 22 Sep - 14:19
Alors que je prenais les devant, je pouvais entendre la voix de Blondi derrière moi. Selon lui, c'était sûrement un alter et non un animal. Puis, cela pouvait avoir un certain sens. Je continuais donc d'avancer dans le couloir qui devenait de plus en plus petit. J'entendais sa voix résonner plusieurs fois le mot machin. Argh mes oreilles. Je me secouais la tête alors qu'il me touchait l'épaule pour attirer mon attention sans doute. Je me retournais et je chuchotais pour qu'il baisse le ton pour parler.

- Elle a un nom le machin . Mais bon , c'est peut-être plus sage que tu prenne les devants.


Je me collais donc le plus possible contre la paroi du couloir pour le laisser passer mais cela devenait un brin gênant. Il était beaucoup trop proche et cela devenait peu praticable pour lui. Je sentais l'une des imposante épaule me coller contre la poitrine. Sans doute qu'il ne s'en rendait pas compte tellement qu'il pensait juste à passer devant moi. Au moins, cela n'était pas volontaire de ça part. Mais, cela confirmait que je devais faire quelques chose. Je le touchais du bout des doigts n'osant pas trop me déplacer.

- Cesse de bouger s'il te plaît.


Il semblait plus ou moins coopératif donc, je prenais la décision d'activer mon alter. Cela était dans un sens plus rapide que de ressortir du couloir et de le laisser prendre les devants.

- Pusilli

Je m'attendais à entendre des rires. Je suis déjà assez petite de base avec mon 1m49. Alors le fais de me changer de taille faisait en sorte sans doute dans sa tête de me considérer comme une véritable fourmi. Bon, je ne m'étais pas rapetisser à ce point même si j'aurais pu. Je ne voulais pas me faire écraser par celui-ci à la moindre occasion. J'étais de même grandeur qu'un petit chiot sans doute.

- Bon , cela devrait suffire pour l'instant et tu peux m'appeler Chiaki.

Lui laissant assez d'espace pour prendre les devants. C'était mieux de ne pas trop lui remonter à la tête. Je lui cédais le passage uniquement parce qu'il pouvait me défendre si jamais on croisait ''l'animal''.


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MessageMer 26 Sep - 0:25

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Ni une ni deux, accroupi, il commença à la bousculer pour doubler, c'est pas comme s'il avait le choix, elle venait de l'autoriser à le faire. Sauf que très vite, il se rendit compte qu'il avait sous estimé la largeur de sa carrure (hé, il était tellement bien foutu, c'était pas sa faute), et qu'il était... coincé ? Pour se dégager, il faudrait jouer des coudes et malmener la jeune fille qu'il avait sans façons écrasée contre le mur. Pour sa défense, il était lui même écrasé de l'autre côté. Il n'y avait pas de problème avec ce plan. Il l'aurait délogée sans y penser à deux fois, oui, s'il ne s'était pas rendu compte après coup d'un tout petit détail. Son partenaire faisait partie des 50 % de la population qu'on rangeait dans la catégorie filles. Ce qui signifiait qu'elle avait une poitrine. Ce qui signifiait que la masse molle et ferme à la fois qui amortissait la pression de son épaule était un sein. Et que se retrouver plaqué contre son corps sans issue (latéralement, heureusement) s'avérait très problématique et que son plan était en fait complètement stupide.

Il avait deux choix à ce stade. Pousser plus fort au risque d'enfoncer davantage le coussinet moelleux, ou stopper tout mouvement. Woh, il faisait très chaud, sous terre. L'adolescent se mit à suer abondamment tandis qu'il renforçait sa moue renfrognée et regardait droit devant lui. Le masque de héros, par chance, masquait le gros de sa rougeur, le reste se perdant dans l'obscurité.

"Cesse de bouger s'il te plait." fit la rousse.

Il se figea. Merde, elle avait aussi remarqué. En même temps il avait l'épaule appuyée sur sa poitrine. Evidemment qu'elle avait remarqué. Il retint son souffle, ce qui ne fit qu'augmenter le cramoisi de ses joues.

Alors, elle prononça une formule qu'il ne comprit pas et soudain, la pression diminua, et il se laissa tomber sur le flanc, reprenant sa respiration comme la petite devenait naine. Il pointa le rayon de sa lampe pour observer ce prodige qui avait quelque chose de vaguement hypnotique. C'était vraiment très étrange, de la voir diminuer tout en restant proportionnée. On aurait dit que si elle continuait elle allait disparaître ! Il la fixa encore quelques instants, les sourcils froncés, elle lui arrivait au genoux s'il se redressait. Et il pensait exactement à la même chose qu'elle, au point d'en oublier d'avancer. Et si il trébuchait sur elle accidentellement ? Il ne pouvait vraiment pas gérer d'avoir rompu le cou à une camarade d'un coup de talon mal placé. Elle l'alpagua, le ramenant à la réalité et lui donnant son nom.

Son nom ? Ah oui, il l'avait appelé Machine et elle n'avait pas aimé. Et il était trop cool pour lui demander lui-même. Et bah voilà. Tout vient à point à qui sait attendre.
Enfin, s'il arrivait à s'en souvenir.
Achi... Chika... Kichiya...
... merde.
Il sentait ce mal de tête revenir en force.

"T'as la même résistance sous cette forme ? Tu as l'air très... faible."
Oh, bon. Il avait encore échoué ce roll de diplomatie. Il avait failli dire "petite" mais ça semblait redondant.
Ca le fatiguait de rattraper le coup, mais il se fendit, en la dépassant et en passant à quatre pattes, d'un marmonnement :
"Si tu vois que je risque de te marcher dessus ou quoi, gueule un bon coup..."
Il n'était pas vraiment connu pour faire attention à ses partenaires, et avec sa taille réduite, ça lui foutait une pression supplémentaire. Ce n'est pas qu'il voulait être gentil ou quoi, mais après tout, il avait déjà fail spectaculairement un de ses coups parce qu'il était rentré dans Deku en plein vol.

Il grinça des dents en progressant dans les ténèbres, l'image du sale nerd se superposant à la roche humide qui luisait sous les reflets de la lampe. Ce n'était pas le moment de penser à ça, il avait son rôle à jouer dans leur duo. A savoir débusquer le méchant monstre et riposter si nécessaire. Comme quand il avait dû débusquer All Might. Et compter sur Deku pour activer son gantelet. Et lui adresser la parole et composer un plan avec lui parce qu'il ne pouvait pas gagner par lui-même.
Il faisait vraiment chaud, sous terre, et cette galerie était vraiment étroite. Il ne pouvait pas se rapetisser comme Chikai, bientôt il devait ramper et jurer entre ses dents comme il ne pouvait essuyer la sueur dégoulinant de ses tempes à cause de ses gants articulés. La douleur était là, de même que les souvenirs, étau qui enserrait la moitié de son crâne. Sa respiration se fit un peu plus courte.

Pourquoi UA insistait autant pour qu'il collabore avec les autres ? On ne peut pas être numéro 1, si on est deux. On ne rafle que la moitié du mérite, et la moitié, ce n'était diablement pas suffisant. En plus c'était LE domaine où il n'était pas bon, et il détestait ça. Pourquoi ne pas travailler ses points forts et faire sa carrière solo ? Il ne voulait plus jamais sentir l'humiliation de dépendre de quelqu'un qui aurait dû lui cirer les bottes. Il ne voulait plus s'abaisser comme ça. Ce combat contre All Might... Il voulait retrouver ce qu'il avait sacrifié. Il voulait continuer à défendre ses ambitions, sans compromis. Faire disparaître Deku. Faire disparaître la faiblesse. Ça le rendait malade.

Il avait gagné grâce au nerd. Il avait gagné en sacrifiant sa fierté.

Et lorsqu'il s'était réveillé à l'infirmerie, lorsqu'il avait appris qu'il l'avait porté jusqu'à la sortie, il aurait voulu le tuer.

Il avait osé jouer les sauveurs. Il avait osé foutre le plan en l'air, foutre le sacrifice de Katsuki en l'air et jouer les sauveurs avec lui.

Il ne saurait jamais s'il aurait réussi l'examen sans ce geste débile, désespéré. Il ne saurait jamais, si Deku ne l'avait pas pris inconscient pour lui faire passer cette porte, s'il aurait validé son premier trimestre. Il ne saurait jamais ce qu'il lui devait. Ce qu'il valait. Ce poids écrasant sur la conscience, il le vomissait.
Ce geste débile, désespéré. Comme de foncer contre un vilain insaisissable et de plonger les mains dans la boue.
Il ne saurait jamais exactement, ce qu'il lui devait.

Il ne voulait plus collaborer. Il ne voulait plus céder. Il ne voulait plus se rabaisser. Juste, revenir en arrière, recoller les morceaux, retrouver ce qu'on a perdu. Faire comme s'il ne savait pas. Etre entier à nouveau.

Ils avançaient, toujours plus profond dans la terre, sans savoir combien de roche surplombait leurs tête, la masse impénétrable et dense tout autour, étouffante, semblant se resserrer. Sa poitrine, de même. Il sentait une peur irrationnelle monter en lui, et la distance parcourue lui parut soudain insurmontable, il voulait ressortir, être à l'air frais, tout de suite.

Il haletait à présent, des images d'éboulement plein la tête. S'il voulait faire demi-tour, il ne pourrait pas. Il n'avais pas la marge nécessaire.

Il était coincé. Il allait se retrouver coincé, d'un instant à l'autre. Est-ce que le boyau ne continuait pas à s'étrécir ? Il ne pouvait pas continuer ou revenir en arrière, alors il allait être coincé, il était coincé, l'obscurité pouvait continuer tiède et moite à l'infini et ils s'étaient forcément trompé de chemin... Les profs ne les auraient pas envoyé dans un conduit comme ça... Il était coincé, et l'air, l'air resté emprisonné là toutes ces années, l'air allait commencer à manquer, il fallait qu'il sorte, maintenant, il ne pouvait pas rester là mais il ne pouvait pas faire demi-tour c'était impossible - il allait mourir ici il n'allait jamais ressortir jamais s'en sortir il avait fait trop d'erreurs choix stupides et il était trop tard - il ne pouvait compter que sur lui ; ne pas montrer de faiblesse ; il n'était pas en train de paniquer, ça n'était pas vrai, il n'y avait pas de danger... Remues-toi, ne sois pas une tafiole, rappelle toi qui tu es, tu es Katsuki Bakugou, tu es un battant, tu es - coincé.

Il happait l'air à petites aspirations sèches, sans pouvoir remplir ses poumons. Des étincelles fusaient de ses gants refermés sur la lampe. Il ne bougeait plus, les quelques pensées rationnelles balayées par la panique qui avait dormi là, dans les ténèbres, pour le submerger tout à coup. Il voyait les murs se tordre. Il lui semblait sentir contre ses coudes la terre presser. Il allait se faire écraser. Il n'arrivait plus à respirer, et pourtant il serra les dents pour tenter d'étouffer son trouble, cacher la faiblesse subite et fatale. Il allait mourir. Son cœur s'affola, sonna la chamade, et si la grotte ne le bouffait pas comme un vermisseau pour recracher son cadavre, il allait être emporté en une crise cardiaque, par la folie subite d'une peur sans limites.
Il ne comprenait rien, il ne contrôlait plus rien, la peur, partout. Du coton dans ses membres, des clous dans sa tête, l'air dur comme du béton. Il ne respirait plus. Il ne pouvait plus penser. Il ne pouvait plus bouger. Ses mains se tendaient, ses poings se refermaient, bloqués, à demi crispés, douloureux, et chaque muscle s'était figé ainsi, il ne pouvait plus bouger. Il allait mourir. il allait mourir. Il fallait qu'il sorte. Il voulait sortir...
Il n'avait jamais aimé les ascenseurs, mais de là à dire qu'il était claustrophobe... C'était une faiblesse, et Katsuki ne pouvait pas avoir de faiblesses.
Recroquevillé sur le sol, l'adolescent occupait le passage étroit. Une respiration sifflante se faisait entendre de temps en temps comme une déchirure, étouffée par la roche, donnant un son mat. Quelque chose n'allait visiblement pas, et par moments, une salve de halètements rauques lui échappait. Il tremblait, et il n'avait qu'une faible conscience de la fille derrière lui - une faible conscience qui se résumait à un point : il ne fallait pas qu'elle voit.

 





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MessageDim 30 Sep - 16:47
J'avais bien fait de changer ma taille. Si j'avais gardée l'épaule de Blondi contre ma poitrine j'aurais sans doute eu les joues rouges. J'avais donc bien agis pour ne pas déranger ou perturber la mission. Je me retrouvais au niveau de ses genoux et peut-être un peu plus bas. Je sentais que je n'avais pas besoin d'être plus petite, mais si jamais je n'avais pas le choix, je pourrais le faire sans aucun problème.

Celui-ci n'avait pas rit, mais son regard semblait amplement me juger. Au moins, il avait été respectueux. Dans un sens. Il me demandait par la suite si j'étais aussi résistante sous cette forme. Vu que je semblais faible. J'hésitais à répondre à sa question. Le laissant donc prendre les devants. Il ne dirait sans doute pas cela si je m'étais agrandis au lieu de me rapetisser. Mais, il est vrai que je suis quelqu'un de faible en général. Cependant aujourd'hui, je ne voulais pas me laisser par mes mauvaises pensées. Même si beaucoup de monde pense cela de moi, je souhaitais démontrer le contraire en réussissant aujourd'hui.

Il rajoutait par la suite que si jamais il était sur le point de m'écraser ou autre que je devais crier. Je n'allais pas me gêner à moi que l'animal soit dans le coin.

- Bien reçue et ne t'en fais pas pour moi je ne suis pas plus faible qu'à la normale.

Je le suivais donc en prenant le temps de surveiller derrière nous au cas ou que la bête aurait voulu nous attaquer par derrière. Mais rien en vue, je pouvais donc me concentrer à aller de l'avant. Maudit qu'il faisait chaud.

- Tout vas bien en avant ?


Pas de nouvelle bonne nouvelle non ? On continuait donc d'avancer et le couloir semblait devenir de plus en plus petit vue que le blondinet semblait avoir du mal à avancer. Cependant, je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'il arrête complètement. Vu que je voyais que son postérieur, j'avais du mal à voir de l'autre côté. Est-ce que le couloir était bloqué et que l'on devait faire demi-tour ? Est-ce qu'il c'était fait mal ? Je me concentrais sur lui. Je me rendais compte que sa respiration n'était pas normale. Il faisait une crise ? Je me penchais un peu la tête pour tenter de voir et prouver mon hypothèse sans succès. J'allais donc essayer de lui parler pour savoir ce qui se passait.

- Hum ...  Katsuki c'est ça ? Est-ce que tout vas bien ?


La respiration de celui-ci semblait s'accélérer suivit d'un son étranglé. Bon c'était confirmé , cela n'allait pas. Je devais faire quoi dans cette situation ? Respire ce n'était pas le moment de paniquer. Déjà que Katsuki semblait déjà dans cet état. Si je faisais pareil on ne sortait pas d'ici. Cependant, je ne me sentais pas la plus apte pour le raisonner ou le calmer. Je ne le connaissait pas. Je ne savais pas quoi lui dire pour le faire.

- Je ne sais pas ce que tu ressens ou ce que tu vois en ce moment, mais on ne peut pas rester ici. Il y a des gens qui dépende de nous. Des gens qui ont besoin de toi Katsuki.

Je tentais d'être le plus calme possible en disant cela. Avec un léger ton enjoué et motivé. C'est vrai qu'il y avait des gens qui avaient besoin de nous. Ce que je disais par la suite me faisait sentir un peu bizarre. Cependant je devais l'avouer.

- j'ai ... également besoin de toi. Sans toi, on arrivera pas à sortir d'ici.


Peut-être que de renforcer son côté héroïque au lieu de se concentrer sur le moment présent allait l'aider à reprendre ses esprits.


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ft Chiaki Uchida

Les affres de la collaboration



Tout s'échappait, cela faisait trop. Rythme du souffle dans ses côtes enflant à contretemps ; rythme boiteux qui trébuche et qui siffle. Il n'avait jamais senti ce dragon serpenter dans ses entrailles et tout teindre de blanc panique ; le ventre comme une cuve infernale, cela montait explosait dans la poitrine, presque douloureusement, se diffusait par ondes, des vibrations jusqu'au bout des doigts, qui n'étaient pas leur tremblement mais un fourmillement à l'intérieur. Comme si on avait pris une lame chauffée à blanc, irradiant la colère, soudain trempée dans l'eau gelée. Presque de la colère, presque familière, à côté, juste un peu. Cette émotion, c'était la peur. La Peur. Sans cause, sans objet, folle et toute puissante, venue réclamer ses droits. Il ne la connaissait pas (la connaissait-il ?) et il restait terrassé, ravagé par le dragon né de ses ténèbres, qui emportait la raison et se saisissait de ses nerfs, de ses muscles, le privait du contrôle si cher, si nécessaire pour fonctionner. Elle surgit sans se faire annoncer, et il était si peu préparé qu'il ne comprit pas ce qui lui arrivait. Katsuki paniquait, son cerveau répondait excessivement aux signaux de son corps, et vice et versa. Une telle peur n'a pas besoin de causes, ne peut être stoppée ; les pensées en entraînaient d'autres dans une cascade d'émotions pour lesquelles l'adolescent n'avait pas les défenses nécessaires.
Tout lui criait de fuir, se cacher, disparaître ; mais il était coincé au milieu d'un tunnel et ne pouvait pas revenir en arrière vers l'air libre, il ne pouvait même pas bouger parce que son putain de corps ne répondait pas ; il lui restait à peine une étincelle de conscience pour s'ébahir de son état, ce n'était pas lui qui se tordait d'angoisse, dont les yeux s'humidifiaient sous le poids écrasant du désespoir, ce n'était pas lui. Et quand il entendit une voix prononcer son prénom, le fragment qui s'appelait Katsuki Bakugou se durcit et se dressa contre l'ouragan. Il n'était pas comme ça, il n'était pas une fiotte qui se laisse dominer par ses émotions, comme un putain de chiard qui voit des monstres dans le noir. "Ca va !"  réussit-il à cracher d'une voix qui semblait arrachée à sa gorge, même si rien n'allait.
Un éclair de clairvoyance ; un stupide tunnel, une simple grotte n'allait pas le faire échouer ! C'était ridicule, démesuré, indécent, c'était un alter qu'il subissait, ça ne pouvait pas être lui ! Il avait la volonté de résister, de se contrôler, il n'avait jamais peur et il ne pleurait jamais alors qu'est-ce qui lui prenait ?! Devant la fille, devant quelqu'un, il était en train de se ridiculiser, et chaque instant qui passait augmentait le risque qu'elle voit. Du nerf. Il ne pouvait pas se montrer aussi faible, aussi pitoyable, il fallait qu'il réussisse cette mission. Il devait être un battant, un homme merde, un héros qui avance sans peur et qui ne perd pas ! Une montagne ne pouvait rien contre Bakugou Katsuki ! Il avait escaladé des sommets, vécu des situations aussi dangereuses ! C'était quoi ce cirque ? C'était quoi ça, qu'est-ce qu'il lui faisait ? Au prix d'un effort surhumain, il réussit à traîner son bras dont les muscles se contractaient toujours jusqu'à ce que la main soit contre sa joue ; et il relâcha son alter. La réaction chimique, instantanée, le heurta dans un flash avec la puissance d'un grand coup de poing. Ouch. Il roula sur le côté, grognant de douleur.
Mais ça n'arrangea rien, au contraire. Juste un signal de plus des nerfs, dans son cerveau, pour se croire attaqué, en danger. Ça ne marcha pas, il avait mal à la joue et sa migraine redoubla.
La masse rocheuse – il ne peut pas bouger – c'est mort, il va étouffer – il n'y a pas d'air, il suffoque – non, c'est dans sa tête tout ça – mais c'est quoi ce bordel ! Il est pas tout seul la fille attend JUSTE DERRIERE et il va se planter il ne contôle plus rien n'arrive pas à parler bouger respirer c'est foutu il va tout foirer. Il hoquète comme un poisson hors de l'eau, pris au dépourvu et désespéré face à son état. Et la voix de Chiaki ajoute une nouvelle couche à cette crise déjà intenable ; il essaye de masquer, en pure perte, son incapacité.

"Je ne sais pas ce que tu ressens ou ce que tu vois en ce moment, mais on ne peut pas rester ici. Il y a des gens qui dépendent de nous. Des gens qui ont besoin de toi Katsuki."
"Je sais bien !" s'entendit-il s'écrier, un croassement rageur, quand elle lui parlait de la mission, de gens qui comptait sur lui ; il percevait pourtant un écho différent.
Tu ne peux pas échouer, merder de la sorte ; et il avait à peine la présence d'esprit nécessaire pour ressentir une pointe de honte, comme quand on voit une catastrophe se dérouler de très loin ; les instincts les plus primitifs avaient pris le pilotage et la commande "peur" était enclenchée à fond. Pas de marche arrière, pas de place pour le reste dans sa tête, juste des images de corps broyés, des hallucinations, l'oppression et le coeur remonté tambourinant dans sa gorge et la cage thoracique bloquée comme une pince enserrant ses poumons ; qui se contractait sauvagement, follement, les doigts qui se seraient écorchés à force de gratter le sol s'il n'avait porté ses gants...
J'ai besoin de toi, avait dit la voix derrière lui. Et au milieu d'une apocalypse qui n'existait que dans sa tête, un mince filet de raison s'étonna de ces mots. Il voulait sortir, il voulait que ça cesse à l'instant, pourtant un écho moqueur naquit à l'intérieur, savourant l'absurde total de cette situation.
"Mais..."
"Qu'est-ce-tu..."
"Me baves, toi!"
- réussit il à gronder, laborieusement. S'énerver contre quelqu'un d'autre lui faisait du bien, bizarrement. Il retrouvait un rythme d'inspiration et d'expiration pour parler. Il avait un point de focus autre que (sa mort imminente et l'horrible quantité de terre qui se trouvait au dessus d'eux et à quel point il faisait humide et sombre et impossible de bouger de faire appel à son pouvoir coincé ta gueule ta gueule putain)
"C'est juste – un – un entraînement !"
Là, il avait réussi à parler, et sa poitrine se desserra un peu.
Il se laissa rouler sur le côté, en appui contre un bord, de sorte que ses épaules qui se soulevaient violemment ne prennent pas toute la largeur du tunnel. Là, il avait un peu d'espace devant lui, pour respirer, une trentaine de centimètres avant la paroi. En regardant entre ses jambes, vers ses pieds, il n'arriva pas à distinguer la fille dans la lumière aveuglante de la lampe dirigée sur lui, mais il montra les dents néanmoins, essuyant son visage maculé de sueur et de terre, crispant son gant dans ses cheveux hérissés.
"On va sauver personne, et p-personne n'a besoin de..."
Merde. Elle ne réalisait pas l'urgence de la situation ? Il fallait qu'ils sortent, c'était trop con de clamser comme ça ! Comment pouvait-elle rester aussi calme ? Il avait bien senti la terre trembler, non ? Ils étaient en danger, elle ne se rendait pas compte, elle...
Dans un geste de frustration et d'impuissance, il montra le plafond plaqué juste contre eux, qui dans sa perception, était sur le point de s'effondrer pour les enterrer vivants. Peut-être étaient-ils déjà emmurés, c'était pour cela qu'il n'y avait plus d'oxygène.
"Le tunnel... trop étroit... Peux pas passer...! Pas assez d'air..."
Il suffoquait effectivement, souffle rauque, ses pupilles étrécies par l'adrénaline qui saturait ses veines. Ses yeux sautaient d'un point à l'autre dans une panique animale qu'il n'arrivait pas à canaliser.
"Reste pas là ! 'vec ton alter... t'peux te faufiler... Sortir même si... l'éboulement..."
C'était tout ce que son cerveau avait réussi à produire dans son état. Ils étaient en danger. Ils allaient se faire écraser. Elle au moins, il fallait qu'elle s'échappe.
"Me regarde pas comme ça !" ajouta-t-il avec hargne. "T-tu dois le sentir aussi, non, le manque d'air ! Bouge 'vant qu'il soit trop tard et... hhh... qu'on finisse tous les deux écrasés !"
 





Merci à Denki et Alex pour le kit~
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MessageMar 20 Nov - 19:25
[Hrp: Je suis désolé du temps de réponse, j'ai eu des soucis personnels et l'inspiration n'était pas au rendez-vous]

Je me retrouvais derrière Blondi. On avait avancé un bon moment jusqu'à temps que celui-ci s'arrête brusquement. Celui-ci n'était plus dans son assiette. Je tentais de le raisonner en disant qu'il y avait des gens qui avait besoin de lui. Que l'on devait sortir d'ici vivant. Il y avait des gens qui comptaient sur nous à l'extérieur. Je ne voudrais pas être coincée ici alors que je n'ai pas eu la chance de reparler avec Uraiko depuis l'examen dans la forêt.

On a été tous les deux débordés par les cours je présume. Du moins, je n'ai pas eu de nouvelle de celui-ci depuis trop longtemps et je devais m'avouer qu'il me manquait à ce moment précis. Son petit visage qui rougit à rien, son léger sourire , sa façon d'être aimable avec moi. Je me secouais la tête pour me ressaisir. Il n'était pas question que je reste coincée là. Puis Blondi avait une réaction a ce que j'avais dis. Cependant, je ne m'attendais plus ou moins à cela.

Ce qui comptais c'est qu'il me répondait enfin pas vrai ? En effet, même si cela était pour me crier dessus au départ. Cela allait l'aider à se calmer non ? Plus que je l'écoutais, plus que je me rendais compte que cela n'était pas le cas. Il avait peur que le tout s'écroule. Je pourrais toujours faire en sorte d'être plus grande pour le protéger des éboulements ? Je le laissais dans sa bulle le temps que je réfléchissais ce qui n'était peut-être pas la meilleure des choses à faire.

J'observais au-dessus de moi pour remarquer qu'il n'y avait pas de signe d'éboulement et je prenais de grande respiration pour me rendre compte qu'il n'y avait rien d'anormal. Du moins, je n'avais aucun problème à respirer. J'allais devoir le remettre à la raison. Rien ne s'écroule. Cela se passait dans sa tête. Je ne pourrais pas le raisonner en restant derrière lui. J'activais donc de nouveau mon alter pour me rétrécir encore plus. Je devais avoir la taille d'une souris cette fois.

- N'aie pas peur d'accord. Tout vas bien aller. Je vais passer devant d'accord.  

Je voulais au moins prendre le temps de prévenir avant de passer à la suite. Si j'avais juste grimpée sur lui, il m'aurait écrasé sans doute contre le mur et SPLAH plus de Chiaki. En avertissant que j'allais passer en avant, il allait sans doute comprendre que je devais grimper sur lui pour le faire. Il pouvait sentir de quoi dans le dos le gratter vu que j'étais aussi petite qu'une souris , je passais sur son épaule droite pour regarder son bras qui allait jusqu'au sol. Cela était une grande glissade pour moi. Je me mettais donc sur les fesses et me laissait glisser sur le bras. Cela n'était pas aussi efficace qu'une véritable glissade, mais cela était moins dangereux que de partir à courir sur le bras. Rendu à la main, je freinais ma descente en mettant mes mains devant moi. Cela avait donné un sacré coup et mes lunettes ont tombés devant moi. Super. Maintenant je ne voyais plus bien.

Je tâtais la main de Katchan pour trouver mes lunettes pas trop loin et les remettre à leur place. Je débarquais de sur lui pour regarder droit devant. Je prenais la même grandeur que tout à l'heure pour que Katsuki puisse mieux me voir. Du moins, s'il arrêtait de faire l'autruche.

- On est à une dizaine de mètre de la sortie. Je peux voir la lumière d'ici. Tend moi la main et on y va ensemble. Pas question que tu reste ici.

Je restais devant lui en tendant ma main et en lui faisant un sourire qui j'espère allait le rassurer et lui donner assez de force pour sortir de ce trou.


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