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Suite a cette fameuse réussite, la ligue commença à encore plus se faire connaître !

Les vengeurs, malgré la perte d'un membre, continue néanmoins sa lutte.
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 La vérité ne s'appréhende que par la compréhension des contraires [ Terminée ]

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MessageLun 7 Mai - 16:09
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• Nom : Sarugaki
• Prénom : Ken
• Surnom : Le Démon Renégat [ レネガットの悪魔 ]
• Age : Vingt et un Printemps
• Sexe : Masculin  
• Groupe : Vilain Solitaire  
• But : .. Vaincre l'homme le plus fort du monde

Burēdo no ikari / Le courroux des lames : Cet Alter permet à notre protagoniste de transformer n'importe quelle partie de son corps en lame Tamahagane . Un acier lourd, dense, d'aspect brillant argenté et de structure cristalline fine. Une résidence qui peut lui permettre d'arrêter des lames et des balles à mains nues. ( Tout dépendra du niveau de l'adversaire)

Chaque Alter à une faiblesse et des contrecoups est malheureusement Ken ne déroge pas à la règle. La première conséquence d'une activation prolongée du courroux des lames sont des picotements dans le corps rien de vraiment alarmant. N'écoutant pas son corps les répercussions commence à se faire ressentir, un manque d'huile dans les articulations peut parfaitement décrire la situation. Des articulations en quelque sorte " rouiller " ce qui a pour effet de ralentir ses mouvements. Le dernier syndrome est la paralysie totale de tout son corps, avec des durées qui peut atteindre les 4 minutes, un jour , deux semaines, cinq ans, une vie ...




« La beauté de l'âme l'emporte sur la beauté physique »

21 ans et toutes ses dents. S'élevant à plus d'un mètre un quatre-vingt-dix, Ken se voit considéré comme une perche. En effet, le fait de justement, être très haut perché le contraint souvent à baisser le regard afin d'observer autrui. Il est donc très simple de se méprendre sur ses intentions et directement penser que notre cher individu vous prend de haut, ce n'est parfois pas le cas. Bien que sa grande taille soit à considérer, il ne faut pas non plus exagérer la chose, cette hauteur reste ma foi, humaine et habituelle. Il est déjà légitimement arrivé que notre protagoniste croise plus grand que lui. Son poids est en parfaite adéquation avec sa taille, environ quatre-vingt-dix kilogrammes. Au final, tout cela nous mène à une morphologie relativement imposante, le jeune homme se trouve doté d'une carrure envahissante, il est d'ailleurs fréquent que les plus faibles esprits se sentent comme oppressés par ce que dégage Ken. Cependant, vous n'avez là qu'une vision, à mon sens, floue de la puissance du gabarit du Démon renegat, laissez-moi donc vous en dire davantage.

Ses membres sont longs, puissants et souples. Ce résultat n'est pas le fruit du hasard, si le corps du jeune homme est aussi extraordinaire, c'est qu'il y a derrière cette belle façade, des heures de travail de musculation et de souplesse. L'entraînement qu'à subi ce corps a été extrêmement strict, le poussant de nombreuses fois vers ses limites les plus lointaines. Tout est donc plus clair et le fait que Ken puisse inspirer chez autrui à la fois considération certaine et respect vous semblent plus... légitime, n'est-ce pas ? Enfin passons, étant dans une période de sa vie où la puissance de son corps est à son apogée, l'homme se voit finalement octroyer quelque chose qui semble parfaitement taillé pour le combat. Inexistantes sont les faiblesses de ce physique que ce soit pour le combat ou même pour la chose la plus primaire qui soit, la séduction. Car oui, mesdemoiselles votre idéal masculin est ici présent, de quoi pouvez rêver de plus . De toute façon, la gent féminine n'est pas la plus grande préoccupation de Ken, néanmoins ce n'est pas un point à négliger. Afin de conclure cette vision globale de son enveloppe corporelle, il est nécessaire ou pas de préciser que grâce à tout ce qui est développé précédemment, le jeune homme est doué d'une vivacité, d'un e force, d'une souplesse et de réflexes dignes des plus grands sportifs. Athlétique, c'est bel et bien cela.

Ken est donc ce que l'on considère comme un bel homme, bien qu'il soit fréquemment accompagnées par de jolies femmes, il ne faut pas vous méprendre sur son compte, la superficialité n'est pas l'une de ses facettes ainsi il y a peu de chances pour que Ken ne juge une femme que sur ses qualités physiques. Être un homme signifie bien des choses, fier et confiant il aime séduire et tester son attractivité, mais évidemment le succès n'est pas toujours au rendez-vous. Malgré tout cela,  le jeune homme est loin d'être quelqu'un qui vit dans l'excès, au contraire, sa simplicité est même à souligner. Il est très rare de le voir déborder et passer dans le « To much », que ce soit en matière des coiffures, d'attitude, de style vestimentaire ou autre.

Son visage peut sembler, au premier abord un brin strict et sévère, toutefois lorsque le vilain solitaire se sépare de cet air sérieux qu'il affectionne tant, on découvre un tout nouveau Ken. Ses traits sont extrêmement fins et remarquablement bien équilibrés, métamorphosant ainsi littéralement cette face qui, au départ en effraye plus d'un, en une petite bouille adorable. Le jeune homme possède d'ailleurs cette capacité à changer l'expression de son visage très naturellement, tantôt vous le trouverez gentil, attirants et toutes les autres bonnes choses du monde, tantôt il vous paralysera d'un seul regard du coin de l'oeil et vous glacera le sang en fronçant ses sourcils bruns. Doté d'un nez dont la majorité d'entre vous considérerez comme assez petit, Ken est une nouvelle fois gâté par dame nature, monsieur n'aurait vraisemblablement pas supporté d'avoir un nez similaire à une patate, sa fierté en aurait pris un sacré coup. Bien que légèrement pointu, cette truffe convient assez bien à ce bon Ken, puisque de mémoire, il ne s'en est jamais plaint. Son menton paraît être quant à lui, l'opposé de ce nez, non pas qu'il soit proéminent, pas du tout, il se trouve simplement être légèrement arrondi, mais encore une fois rien de choquant.

L'heure est venue de s'attaquer à l'un des atouts de charme de notre jeune homme, sa bouche. Elle n'est entourée par aucun poil, ni barbe, ni moustache. Ken possède cet avantage (ou désavantage selon les avis) d'être imberbe à ce niveau-là, ainsi nul besoin de se raser ou de se préoccuper de quelques poils qui se battent les uns avec les autres. M'enfin, revenons à sa bouche, comme le reste de ses attributs, ses lèvres sont très fines. Pas question de parler de lèvres pulpeuses ou de lèvres gercées, ce n'est absolument pas le cas, il ne possède que deux lèvres parfaitement lisses et étonnamment petites. Lorsque le jeune homme daigne décrisper cette expression autoritaire, il laisse apparaître un sourire ravageur et des dents d'une blancheur éclatante dignes des mannequins des pubs Colgate Magic White. Il s'agit bien évidemment, vous l'aurez devinés, de l'une de ses armes fatales. Mais encore une fois, Ken ne laisse apparaître se sourire que très rarement, ce n'est pas vraiment son genre de montrer ses dents à longueur de journée. Toutefois, chose assez insolite, ce rictus, bien que rarement apparent, est utilisé à la perfection par le demon renegat . Naturellement hautain et captivant, ce sourire est parfois perçu comme rassurant, charmant voire même dans les situations les plus gênantes, émouvant. Eh oui, Ken est doué, doué en tant que comédien, il est aisé pour lui d'afficher l'expression que vous attendez secrètement. Sadique ? Pervers ? Insolent, mesquin, manipulateur ? Oui, ce n'est pas un secret, ce sont bien des facettes de sa personnalité. Mais sympathique, protecteur, gentleman et altruiste le sont (bien que dans des cas plus qu'exceptionnels) également. Comédien vous dis-je. Un homme troublant n'est ce pas.

Parlons désormais de ce qui lui permet de voir ce magnifique monde qui nous entoure, ses yeux. Chez la majeure partie des individus que l'on rencontre quotidiennement, les pupilles de ses yeux sont semblables à des étoiles. Des étoiles de couleurs variées, serties sur un visage tantôt angélique tantôt diabolique. Toutefois, ce n'est pas vraiment le cas chez Ken. Les yeux ou le regard plus particulièrement sont très souvent et à juste titre d'ailleurs, considérés comme un atout de charme indéniable et ce qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme. Dans le cas du jeune homme , il s'agit plutôt là d'une arme qui lui permet d'effrayer quiconque ne se soumettant pas à son autorité. Les yeux de notre individu se trouvent être très peu tirés en hauteur, a contrario ils s'étirent en largeur d'une façon inhumaine, les rendant fascinants. Chacune de ses pupilles est d'un jaune pur, semblable à la couleur que l'on attribue généralement à l'éclaire. Insondables et profondes elles sont comparables à un déluge d'éclairs s'abattant sur la pauvre victime du vilain renegat. Tout comme son sourire, le regard de Ken est une arme de manipulation, capable de retranscrire, à souhait n'importe quelle expression. Ce dernier n'hésite de ce fait, jamais très longtemps pour s'en servir et parvenir à ses fins.


Enchaîner cette description sur sa chevelure noire me semble naturel. Ses cheveux sont le plus souvent, assez désordonnés. Bien qu'il est une coupe légèrement ébouriffée, elles tombent justement au milieu de ça joue ce qui offre un rempart supplémentaire à son visage, ils se séparent en mèches partantes par-ci par-là. Ce style assez nonchalant va au final relativement bien à Ken, la longueur et moyenne, l'homme n'y prête pas vraiment attention, il n'hésite pas à les couper grossièrement lorsqu'il juge qu'ils deviennent trop longs. Deux pousses dégringolent au niveau de son front, bien qu'il tente parfois de les fixer vers l'arrière, comme le reste de la tignasse. Sans grand succès;

Que dire de ce qu'il nous reste . Et bien beaucoup de choses, le reste de son corps est comme ce qui a été décrit précédemment. Parfait ? Non, c'est bien trop élogieux, gâté suffira. Les bras du jeune homme sont très longs, pourtant ils restent étonnamment musclés. Ces derniers sont prolongés par deux grandes et larges mains, elles-mêmes ornaient de doigts fins et étendus. Des mains parfaites pour distribuer des claques ! La puissance que recèle ce corps est indéniable, visible même pour le plus malvoyant des aveugles. Toujours de manière très équilibrée, ses jambes s'avèrent être similaires à ses bras, longues et où chacun des muscles est minutieusement travaillé. À commencer par des cuisses, très épaisses, admirablement bien dessinées et une fois contractées dures comme la roche. Ses tibias sont aussi solides que ceux d'un boxeur de muaï-thaï de notre époque, bien qu'il n'ait jamais réellement cherché à les solidifier, boire énormément de lait lui a finalement été bénéfique. Son buste est gonflé, marqué par quelques cicatrices de combat, mais rien de grave, cela ajoute de la virilité au personnage ! Des pectoraux de combattant, très efficaces lorsqu'il s'agit de les faire bouger l'un après l'autre afin d'impressionner les filles. Des abdominaux de rêve, des tablettes de chocolat ont croqué. Cette partie du corps a été rudement mise à l'épreuve par Ken, non pas car elle est fichtrement esthétique, mais simplement car le fait d'avoir un abdomen solide, capable d'encaisser les coups lui semble vital. Pour finir, notre protagoniste n'est pas très bronzé, bien qu'il soit souvent exposé à la lumière, son teint n'est pas pâle, mais pas de là à dire qu'il est mat. Un juste milieu qui paraît assez banal aux yeux de tout le monde. Bien que la description physique à proprement parler soit terminée, il reste un point à aborder ensemble : le style vestimentaire. La mode n'est pas quelque chose qui intéresse le vilain solitaire, pas du tout même. Ainsi il se contente d'arborer des vêtements qu'il juge confortables et simples. Simple dans le sens où Ken n'est pas une personne tapée à l’œil et quand bien même il aurait besoin de se faire remarquer, ce ne serait pas grâce ou à cause de ses vêtements. C'est pourquoi il se contente en général d'un simple manteau noire, couplé à cela, un long pantalon noir ni trop court, ni trop grand, ni trop serré et ni trop bouffi, très simple et une paire de  Geta. Elles sont faites en bois de bambou et composées d'une semelle, d’une lanière et de « dents », de longs bouts de bois situé sous la semelle.


« C'est son caractère qui fait à chacun sa destinée »

Le personnage qui va vous être présenté est bien plus complexe que ces quelques lignes. Ken est un homme changeant, il possède de nombreuses facettes, toutes assez différentes les unes des autres. Versatile est un adjectif qui peut facilement décrire ce jeune homme cependant la force du mot ne semble pas suffisante pour considérer entièrement cette capacité qu'il possède à changer de caractère. Complétons-le par lunatique, car en effet, tantôt le vilain  sera extrêmement calme, très serein, manipulateur et calculateur, tantôt il décidera subitement de devenir colérique, d'oublier toutes les stratégies qu'il a lui-même conçues et de foncer dans le tas en jugeant que sa puissance pure sera amplement suffisante.Mais ce n'est pas tout, son humeur imprévisible et son comportement insondable ne s'arrêtent pas là. Un jour vous le trouverez étant apathique, nonchalant et inactif puis un autre il se trouvera être tout à l'opposé, antipathique, sur les nerfs et excité comme une pile électrique, toujours à la recherche d'action ou de combat. Parfois malicieux, espiègle et taquin, il se verra également doté de la capacité d'être très vicieux et extrêmement sadique.

Il est rare de le voir faire des cadeaux à ceux qu'il juge indésirables, inutiles ou tout simplement désobéissants. Il est au final comparable à une espèce de sinusoïde, variant soit dans le positif, le très positif, soit vers les bas-fonds de la négativité. Cependant, il est important de nuancer mes propos, bien que l'homme soit capable de perdre patience et de se défouler sur autrui, il est la grande majorité du temps détenteur d'un self contrôle exceptionnel. Il est ainsi très rare de le voir littéralement péter un plomb, de toute façon lorsque c'est le cas, la personne visée n'en ressort pas indemne... C'est pourquoi Ken préfère mesurer ses actes et ses paroles afin de tout le temps garder le contrôle et de la situation et de lui-même. Ainsi peu importe ce qu'il pense au fond de lui, son humeur ou même.

Enchaînons avec ce que vous attendez tous, ce qui fait sa globalité et ce que le jeune homme semble collectionner : les défauts. Et là, il y la masse de choses à dire, alors ne perdons pas de temps. Après une analyse un peu plus profonde et certainement plus poussée et précise, je pense pouvoir affirmer que le principal défaut est – bien évidemment, en plus de son caractère changeant et l’impossibilité quasi totale de comprendre son caractère – son ego. Oh croyez- moi, vous avez déjà vu des gens prétentieux, sûr d'eux voire même désagréable dans leur façon d'être, de toujours se vanter. Son ego est aussi énorme que la planète elle-même, que dis-je ? Que la galaxie entière. C'est très simple, jamais Ken ne se jugera en tort, jamais il n'avouera être plus faible qu'autrui, même si cela saute aux yeux, jamais il ne se laissera marcher sur les pieds, jamais il ne fuira le combat et bien d'autres choses. De la fierté un peu déplacée ? Oh non, car s'ajoute à tout cela le fait que Ken et constamment en train de faire l'éloge de lui-même, écrasant et ridiculisant les plus faibles que lui, il n'hésite pas à être autoritaire, voire même plus, il se met carrément dans la peau d'un dictateur.

Fierté et narcissisme ne font pas bon mélange et maintes fois cela lui a joué et lui jouera de mauvais tours. Mais après tout, on ne change pas un homme si fier. Cette vanité suscite donc, chez autrui, une animosité certaine et un agacement permanent pour ceux qui sont les plus proches de lui. Doué d'une repartie vive et piquante, le jeune homme saura vous mettre au plus mal si vous engagez une joute verbale contre lui. Cynique et orgueilleux, il ne supporte aucune forme d'autorité, pire il est lui-même aussi autoritaire que le chef d'un régime totalitaire. Toutefois, il faut une nouvelle fois prendre du recul par rapport à tout ça, bien que très fier, Ken est également lucide, ainsi lorsque des ordres stricts, précis et sérieux lui sont confiés, ils ne rechignent pas à remplir sa tâche.

En plus de cette arrogance, l'homme sait parfaitement se battre, ses talents de bagarreur ne sont d'ailleurs un secret pour personne. Son audace est également à souligner, capable d'affronter des hommes réputés comme étant les plus puissants du pays, il ne reculera pas parce que son adversaire lui est supérieur, au contraire. Ajoutons une ténacité exemplaire et une pincée d'obstination, le mélange commence à devenir corsé. Ses objectifs sont sa priorité absolue, peu importe qui il doit combattre, qui il doit abandonner et ce qu'il doit sacrifier, il n'hésitera devant rien pour remplir sa tâche, il s'agit là aussi d'une forme de fierté mal placée, car ce cher vilain Solitaire ne supporte pas l'échec. La victoire n'est pour lui pas obligatoire, il s'agit tout simplement de quelque chose de vital, gagner est comme respirer pour Ken, ainsi il n'envisage même pas l'idée de l'échec, comme vous, n'envisagez pas l'idée d'arrêter de respirer.

Ce paragraphe sera l'occasion d'aborder un nouveau sujet, les peurs, les craintes et les appréhensions du Démon Renegat. Comment ça ces trois mots veulent dire la même chose ?! Bref, chaque homme, chaque femme, en réalité chaque humain possède au fond de lui une peur, des tracas, une phobie, capable de réapparaître dans la situation la plus inattendue. Et cela, même si, en général ils ne souhaitent pas que ça se sache.L’arachnophobie, la peur du vide, la peur des transports ou même la peur de la mort. Bien, pour ce qui est du cas de Ken, il n'en possède pas. Son arrogance et sa fierté ont naturellement conduit à cette absence totale de peur. Il néglige totalement la mort, dans le sens où il juge que quoi qu'il advienne quelqu'un comme lui ne peut mourir. Sa témérité et son insouciance ont fait de lui un homme insolent, insolent envers la vie elle-même, eh oui. Malgré cela, de mon point de vue, il s'agit là plutôt d'un énorme défaut plutôt qu'un avantage. Bien que le courage soit nécessaire à tout homme, lorsque celui-ci est couplé à narcissisme et stupidité il mène généralement vers des choses qui ne sont pas favorables à la survie de notre protagoniste.

Le Démon Renégat est un jeune homme qui ne recule devant rien, ses actes sont inconsidérés et plus dangereux les uns que les autres pour sa propre vie. Cependant, dire qu'il agit de manière irrationnelle est faux. Petit à petit la peur est devenue une chose qu'il a ignorée, qu'il a jugée insignifiante et c'est bel et bien pour cela que vous le jugez comme un simple suicidaire idiot et inconscient. Sa faculté de rendre la situation la plus dangereuse qui soit, en un simple amusement est infinie. Mais vous pourrez vous-même juger tout cela dans le futur. Il est désormais tant d'aborder les côtés un peu plus positifs du combattant... enfin, non ? Malgré ses nombreux défauts, il possède également quelques atouts bien dissimulés. Eh oui, il ne s'agit pas que d'un simple débris, trimbalant un nombre incalculable de points négatifs. Heureusement d'ailleurs.

Commençons par les qualités que vous aurez le moins de chance de voir un jour, son côté souriant et enjoué. Bien qu'initialement très peu démonstratif de ses émotions, Ken sait se montrer sincère et se comporter en réel ami avec les personnes qu'il en juge digne. Elles sont rares, certes, mais cette minorité d'élus renforce son amitié, ainsi si vous êtes considérés par le jeune vilain, soyez sûr que vous pourrez compter parmi vous un réel compagnon et surtout un ami prêt à tout. Plus une facette qu'une qualité, Ken est un éternel optimiste, ainsi quelle que soit la situation, il n'y verra que le meilleur côté et ne se laissera jamais, ô grand jamais, tomber dans une dépression ou autre chose qu'il considère comme honteuse. Il sait tirer le meilleur de chacun, de chaque moment et c'est quelque de chose de rare, alors autant en profiter. Étant un jeune homme Ken est débordant d'énergie, fougueux et dynamique, il n'aime pas (la plupart du temps) rester inactif. Cette prise d'initiative constante est une bonne chose, à la fois pour lui-même car grâce à cela, il s'entretient parfaitement physiquement.




Il faut remonter à ses origines et donc ses géniteurs afin de comprendre le climat particulier de sa naissance. La femme qui le porta n’était qu’une domestique d'une grande famille de Super Vilain, sans grandes ambitions ni désirs qui se laissa tomber dans les bras d’une figure connue de l’époque au détour d’une soirée arrosée parmi les petites gens. Au cours d’une nuit agitée, le garçon fut donc conçu à l’aide d’un partenaire par la jolie brune, et pas des moindres. Figure connue il y a de çà vingt ans, Misaki Kusinagi était un homme puissant et hautement recherché à cause de sa barbarie, celui-ci voyant en la donzelle un trophée de plus pour son palmarès. Elle perdit ses illusions quand elle le vit reprendre sa route sans un mot pour elle, la laissant seule à un sort peu enviable. Véritable ‘chose’ pour ses maîtres, la dénommée Gaïa d’à peine vingt années, elle dut donc accoucher seule de sa progéniture, à même le sol d’une grange vétuste. Jouet sexuel pour le père et même son fils ainé, elle essaya bien de le faire passer à leurs yeux comme un des membres du clan et même si son discours fut plausible et défendable, le fait qu’il soit de sang-mêlé et fils d’une catin scella son sort. À peine sorti des entrailles de sa matriarche, il fut donc décidé en tout bien tout honneur qu’il serait gracieusement toléré par la famille tant qu’elle tairait le fait qu’il soit possiblement lié à la famille Sarugaki

Bien trop pauvre pour refuser et partir avec son fils qu’elle nomma Ken, la demoiselle ploya à cette décision sans trop de mal. En effet, la nymphe ne se sentit pas la fibre maternelle et bien qu’elle n’eût pas voulu le voir mort par pure pitié, s’enticher d'un tel fardeau dans sa situation lui paraissait une bien trop lourde tâche. Sa tentative de le placer dans les bonnes grâces du patriarche et par cause à effet de se voir mieux traitée ayant échoué, Ken devint pour elle une tare plutôt qu'un enfant aimé sincèrement. Ballotté entre diverses personnes à cause de l’emploi du temps chargé de la femme l’ayant enfanté, ses deux premières années furent presque celles d’un orphelin, puisqu’il les passa dans un refuge pour ce genre d’individu. Quelquefois Gaïa vint le voir pendant de courts moments mais ces derniers s’espacèrent de plus en plus. Étant la courtisane favorite du fils ainé et hypothétique futur maitre du clan, ses journées se résumèrent à exécuter le moindre de ses caprices, l’homonyme de la déesse n’ayant guère d’attention à donner au tout jeune enfant, celui-ci étant bien loin de se douter du climat précaire enveloppant le prologue de sa vie.

Takayama était un endroit habituellement calme, bien que la venue de certaines crapules puisse troubler de temps à autre l’ordre établi. Disposant de sa propre culture et vivant du commerce basé sur le domaine maritime, l’île abritait riches comme pauvres, les castes sociales séparées en fonction de plusieurs quartiers. On pouvait ainsi trouver de la petite ruelle insalubre à la grande avenue pavée, et ceci dans une constante agitation propre aux métropoles. Habitué à la pauvreté du coin où il résida lors de son enfance, ses sorties se limitèrent aux fractions les plus modestes, ses seuls contacts enfantins étant avec des gens relativement nécessiteux. La chevelure plus noire que le plumage d’une corbeau et possesseur de traits bien spécifiques, la génitrice comprit vite au fil du temps qu’il ne pouvait être l’héritier que de ce mercenaire rencontré des mois plus tôt, ce qui provoqua chez elle un sentiment de dégoût s’additionnant avec son incapacité à exercer son rôle maternel. Voyant en lui ce Misaki, elle ne fut que spectatrice dans la vie du jeune Ken. L’enfant se révéla vite hyperactif et avide de liberté malgré le fait qu’il ait à peine six, ses centres d’intérêt consistèrent à l’aube de son existence à s’échapper de sa chambrée ou encore à se battre avec d’autres garnements plus âgés. Tout le portrait de son géniteur, les gouvernantes se chuchotèrent entre elles qu’il était possiblement la descendance d’un voyou connu ou même de la lignée du clan Ken lui-même, sans se douter de la véracité de certains de leurs propos. Les rumeurs allèrent bon train pendant sa croissance mais jamais personne n’eut le courage de se renseigner auprès de la principale intéressée. Ignorant presque qui était cette femme venant lui rendre visite quelquefois, il ne fut donc pas accablé de la nouvelle qui agita la ville. La servante s’était enfuie avec un amant lui promettant une vie de rêve loin de cette île et éprise de cette solution-miracle, Gaïa laissa derrière elle emploie et enfant sans le moindre remords. Pas le moins du monde affecté par le départ de cette inconnue, sa psyché le poussa sans cesse à s’ouvrir au reste du monde quitte à franchir les limites imposées.

Pensionnaire de l’orphelinat à plein temps, le jeune homme passa l'année qui suivirent avec entrain et sans jalousie pour la richesse d’autrui. On lui avait expliqué avec peu d’honnêteté sa situation avec les mots simples qu’on adresse aux enfants et il avait éprouvé cette même amertume brumeuse, vite dissipée. Le garçon agité qu’il était trouva une discipline qu’il jugea virile et décida de s’y dévouer dans l’espoir d’être un homme puissant et célèbre. Ken alla donc voir ce maître du bushidô connu dans le quartier et tous les jours malgré ses refus de l’entrainer, il insista en venant devant chez lui et en beuglant. Quand le vieillard céda, l’enfant fut soumis à plusieurs tests d’aptitude et le verdict fut sans appel. Il était avec un sabre l’allégorie d’une poule avec un couteau et le maître décida de le congédier sans délai, ce dernier étant selon ses propres mots ‘incapable d’apprendre quoi que ce soit à un ignorant comme lui’. Plein d’animosité et après s’être ouvert les tibias et les phalanges sur le crépi de sa maison, il se jura de faire avaler sa barbe à ce vieux croûton.

Sept ans et le phénomène chercha par tous les moyens quelqu’un de capable de lui inculquer le savoir nécessaire pour devenir un grand combattant. Il avait entendu beaucoup d’histoires sur l'homme le plus fort du monde et son imagination d’enfant mit bien vite sur un piédestal ces contes de batailles homériques. Plutôt éveillé et certainement l’enfant le plus doué de ses poings dans l’endroit miteux où il grandit, Ken trouva enfin son salvateur en la personne d’un étranger venu pour adopter. Bien qu’il fût à la recherche d’une petite fille, ce dernier assista à l’une des rixes fréquentes entre pensionnaires et il vint remettre au jeune castagneur le nom d’une personne à contacter pour développer ses talents. Sans lui en dire plus il s’éclipsa. Persuadé d’une intervention.Près d’une zone portuaire, c’est tout naturellement qu’il obtint de l’un des maîtres d’œuvre d’un des chantiers une place d’aspirant. Sachant déjà lire et écrire sans accorder pour autant le moindre intérêt au théorique, c’est sur le terrain qu’on lui inculqua son futur métier. Bien qu’il fût encore un jeune garçon, on ne le ménagea pas et il dût exécuter toutes les tâches ingrates possibles dans ce genre d’endroit, les quelques escarmouches qu’il mena pour se venger de ces adultes se finissant pour lui en passage à tabac. À l’orphelinat, le fait qu’il soit moins présent à ficher la pagaille fut une bénédiction inespérée.

Le temps passa pour Ken l’effet d’une prise de conscience et il se mit à voir d’un œil bien moins infantile la réalité de ce qui l’entourait. Il passa la majorité de son temps à jongler entre le chantier et sa nouvelle préceptrice, cette dernière lui dévoilant avec parcimonie plusieurs rouages de l’île, et même de sa propre histoire. La dénommée Anko était une héroïne de carrière provenant d’un pays bien lointain mais elle n’avait eu aucun s'intégrer, pouvant ainsi se mêler de tout et n’importe quoi. Renseignée sur son élève, la femme l’avait pris en pitié et bien qu’elle le fasse travailler pour payer le temps investi en sa compagnie, elle se promit d’en faire un homme bon et à la hauteur du monde qui l’attendrait. L’entrainement fut ardu et épuisant, faisant passer ses heures au port comme de l’amusement. Ayant perçu son habileté aux poings, il travailla des heures le moindre aspect de ses coups et se dût aussi d’assister à de longs monologues de la part de l'héroïne sur les choses à savoir concernant ce monde. Éblouies par tant de savoir, les saisons se succédèrent pour l’orphelin, plus que jamais déterminé à progresser. Bien sûr, un enfant de dix ans se targue d’autres envies que l’érudition et Ken ne dérogea pas à la règle. Respecté par ses petits congénères sur lesquels il exerçait parfois son nouveau savoir martial, il arriva souvent à l’enfant de chaparder ou de se quereller avec des adolescents et des adultes, sans la moindre peur. Connu dans les bas-fonds pour ses frasques nombreuses auprès des autorités et des commerçants, tout semblait sourire à ce garçon primesautier

Inexplicablement, le sentiment d’avoir à faire à plus fort que lui et de s’en sortir brillamment le fit s’exalter et se renforça à tel point que Anko en fut inquiétée. Sans vraiment vouloir nuire à autrui, le préadolescent n’avait de cesse que de chercher à attirer l’attention des puissants, quitte à se faire tanner le cuir par les charpentiers, les representatns de la loi ou les civils de l’île. Anko n'eut d’autres choix que de durcir l’entraînement pour occuper tout son être à la tâche, ce qui fonctionna dans un premier temps. L'activation de L'Alter , elle l'initia donc a la découverte de son pouvoir . Il dût promettre de ne jamais s’en servir avant qu’elle l’y autorise et Ken accepta, curieux de savoir ce qui pouvait être si risqué pour que sa maîtresse en vienne à prendre ce ton inquisiteur. Malheureusement pour lui l’apprentissage pour parvenir à l’effet escompté fut long et laborieux. Habitué à devoir simplement frapper, le fait de devoir utiliser son esprit à autre chose qu’au choix de ses placements s’avéra une tâche fastidieuse. Qu’il soit au chantier ou avec les connaissances de son pensionnat, son esprit ne cessa de chercher à atteindre ce stade décrit par entraîneuse brune. Même pendant ses courants affrontements, il fut aisé de constater que quelque chose changeait, petit à petit. Employé à résoudre cette énigme, son goût de l’affrontement se tarit quelque peu. Au lieu de traîner dans les ruelles, Ken n’avait de cesse que de frapper frénétiquement d'immenses poutrelles de bois des heures durant à la recherche de ce phénomène.

« Bientôt, je serai en mesure d’écraser ce vieux singe sénile d’un seul coup. Il va regretter de m’avoir sous-estimé »

Affichant un air proche du méphistophélique tout en riant, il soupira pour finir cette scène étrange et rentra chez lui, persuadé qu’il ne lui faudrait plus bien longtemps avant de réussir là où il avait échoué quatre ans plus tôt. C’est au cours de sa onze ème année qu’il arriva à un résultat, un pouvoir lui donnant la capacité de renforcer son corps avec des lames d'acier. Pouvoir concentrer toute sa force en un seul point et la relâcher se révéla vite une arme à double tranchant pour un frêle garnement comme lui. Étonnée des progrès si rapides de son poulain, Anko lui expliqua les prochaines étapes consistant à la méditation et à l’exercice physique uniquement. Lié par sa promesse, il ne put perfectionner cet aspect que contre celle qui le lui avait appris, sans grands résultats. D’un niveau tout autre, elle pouvait lire son jeu même les paupières closes et de simples coups de paumes, le mettre à terre pour plusieurs minutes. Frustré, il se contenta des armes habituelles pour ses belligérances et laissa paraître une discipline sans failles, mais pourtant...

Fomentant sa vengeance dans son petit cervelet en ébullition, savoir se servir de cela serait l’amorce à son plan. Redevenir une petite terreur, s’évertuer à ne jamais sortir sa carte maîtresse se trouva plus difficile que prévu. À l’orphelinat, les dirigeantes de l’endroit virent avec effroi l’enfant devenir une apprentie crapule, malgré son travail et son entraînement lui prenant la majorité de son temps. Les fréquentations de Ken se résumaient en effet à des personnes bien plus vieilles que lui, le poussant sur une pente glissante. On l’avait toléré, mais son comportement ne put plus être cautionné quand il passa à tabac quelques mousses d’un bateau stationné au port. Le plus haut gradé à bord du navire fut clément et il n’eut qu’à subir plusieurs coups en guise de leçon, mais les gouvernantes jugèrent cet acte comme la preuve irréfutable qu’il était bien le bâtard d’un mercenaire et il fut renvoyé, mais à la rue sans préavis.

« Ne reviens jamais en ces murs pour pervertir les autres enfants, Ken, fils de Misaki. Que le sort ait pitié d’un bougre dans ton genre, même la charité ne peut plus rien pour toi. »

L’ire alléchant par ses langues de feu l’orgueil sali du jeune sans domicile, il dut serrer les poings à en faire blanchir les jointures de ses mains pour ne pas céder à l’envie naissante en lui d’exploser la face de cette vieille tordue, son habitat avec. Baluchon sur le dos, Ken alla donc chez son instructrice et après lui avoir expliqué la situation elle accepta de l’accueillir, sans pour autant l’adopter. Il devrait payer plus, ce qui revenait inévitablement à ne plus avoir un pécule pour lui-même, mais il ne rechigna pas. Après toute l'île était vaste et les moyens de se faire quelques yens tout désignés. Pas cupide pour un sou, il aimait toutefois pouvoir se payer du matériel pour le travail, de quoi boire, et surtout des matériaux pour ses petites constructions personnelles, la plus illustre en date était une jonque miniature. Ayant délaissé ce loisir pour se contenter d’exécuter les ordres –sans grand entrain– du contremaître, il ressentit cependant le besoin de se refaire. Jeunes mais pas ignorants, beaucoup eurent du mal à croire qu’un enfant si petit soit capable de tant de choses. Ce fut à cette période qu’il rentra pour la première fois en contact avec la pègre locale, composée de hors-la-loi ou d'anciens délinquants. Anko était une femme stricte mais elle laissa toujours au garçon sa si précieuse liberté, quitte à avoir de mauvaises surprises. Électron libre, elle lui avait toutefois bien précisé de ne jamais ramener de soucis dans sa demeure, de ne pas utiliser son alter à des fins malhonnêtes ou futiles et tout un tas de conseils bien vite oubliés.Ken rencontra donc quelques-uns de ces hommes qu’on disait impitoyables, mais surtout très riches. Il fit bonne impression puisqu’un des dandys s’intéressa de plus près à lui en lui faisant la nique, ce qui déplut assez au jeune combattant pour le cogner de toutes ses forces. Bien sûr il fut vite mis hors d’état de nuire mais sa vaillance tapa dans l’œil d’un des autres adultes en plus d'avoir fait un coquard à celui de son voisin, ce dernier lui proposant un emploi d’homme à tout faire pour son compte. Déjà engagé aux docks, le garçon lui expliqua avec toute la légèreté possible qu’il pourrait néanmoins l’aider, moyennant finance. Beaucoup rirent, on lui paya à boire et finalement on lui lâcha qu’il pourrait venir livrer toutes sortes de choses pour eux.

Heureux de pouvoir gagner sa vie d’une façon lui rappelant les contes homériques de sa jeunesse, il n’en dit pourtant pas un mot à sa professeure, sachant de quel œil elle verrait qu’il s’associe au genre de fripouilles qu’elle mettait en prison. Malgré son emploi du temps extrêmement chargé entre l’exercice avec Anko, le chantier naval et ses petits boulots mensuels pour le compte des mafieux, il s’épanouit comme tout autre enfant, à la différence que son univers fut bien plus ‘martial’ que ceux de ses congénères du même âge. Jusqu’à ses quatorze ans, son rythme fut celui d’un fauve qui court après le soleil couchant, jamais pleinement satisfait dans sa quête perpétuelle de puissance. Le vieillard de l’école du sabre était bien supérieur à lui malgré ses actuelles capacités, il se devait donc de devenir plus fort encore. Jeune charpentier prometteur, sa carrure se développa en même temps que ses compétences. Même sans son alter, il se révéla jour après jour un féroce combattant, n’ayant à plier l’échine que devant les plus âgés et ce après avoir résisté. Une décennie de passée et pourtant, on pouvait lire dans ses yeux une ambition propre à l’homme, et non pas celle d’un enfant.

Comme il le laissa présager, le peu de sagesse dispensée par Anko ne fut pas suffisant à brider cet être à la recherche de sensations fortes. Source de plus en plus de rixes et de méfaits, sa juvénilité ne serait pas toujours une excuse et consciente de ce point, elle trouva une occupation parfaite au galopin. Sur l’île se trouvait depuis peu le quartier général du central Fighting Club , organisme indépendant dirigé à l’origine par divers puissant homme pour avoir la joie de contempler les ‘bêtes’ se mutiler entre elles. Désormais assez vieux pour entrer chez les Juniors , son temps avec la chasseuse se divisa pour qu’il assiste aux entraînements et tournois. Déçu de la pauvreté de l’enseignement, il trouva cependant la partie compétitive particulièrement à son goût, au point de ne plus venir que pour les diverses rencontres organisées. Mûr sur ce plan-là, il avait saisi rapidement que la brune était bien plus douée que ce pseudo maître des arts martiaux lui servant d’instructeur.

Quand il eut atteint ses quinze années, il fut considéré comme l’un des meilleurs dans sa catégorie. Sachant plaire au public en plus de constamment écraser les autres adolescents, notre protagoniste fut vite reconnu dans toute la ville comme un combattant prometteur. Voulant d’ores et déjà combattre les adultes, il ne pensa plus qu’à après, quand il serait lui aussi un homme, en oubliant le présent. Ayant réussi l’examen d’entrée pour être un véritable charpentier, il laissa cependant tomber son emploi au profit d’autres manigances. Sa relation avec Anko se détériora à un tel point que Ken, se croyant au-dessus de ses sermons, provoqua une altercation et après un combat inégal où elle le terrassa en quelques coups, il ne revint au stade initial, seul, pauvre et invectivé par quelqu’un de plus fort que lui. La femme en pleura mais ne lui fit jamais signe de son attachement.Débrouillard, il trouva une échappatoire en la personne de Genji, un contact dans un des gangs de la ville. Il lui fut proposé la possibilité d’exercer ses talents sur un ring, bien qu’en comité réduit. Des combats illégaux sur lesquels beaucoup misaient, pouvant rapporter assez pour vivre correctement. Séduit par l’idée de pouvoir affronter des colosses et s’expérimenter encore, se pensant tout proche de pouvoir défaire le vieux sabreur, il accepta. Ce rythme de vie épuisant mais extrêmement plaisant pour le jeune homme ne dura qu’un temps. Assez vigoureux pour avoir ses chances face aux poids bien plus lourds, il gagna souvent, perdit aussi. Trempant toujours dans les magouilles de la pègre pour remettre des messages oraux où à l’aide de ses poings, le monde semblait lui appartenir tout entier en courbant le dos devant son existence. Enjoué par tant de liberté et le sentiment indéfectible d’être prêt, il se rua chez son Némésis afin d’une fois pour toutes, régler ce problème.

Quand il arriva devant le lieu qu’il croyait la délivrance du fardeau de sa faiblesse, une nouvelle le frappa plus violemment qu’aucun autre sur le ring. Le vieillard avait rendu l’âme il y a des mois de cela et jamais il ne pourrait laver son honneur. Abattu comme bien des années auparavant, ses poings heurtèrent les crépis jusqu’à épuisement et quand il se traîna vers sa chambrée dans une auberge proche, il laissa derrière lui la devanture transfigurée en tas de gravats. Comme dit précédemment, son train de vie changea sans qu’il ait son mot à dire. Son ‘manager’ Genji lui expliqua que le chef d’une des familles influentes le voulait comme homme de main à temps plein et il comprit vite qu’il n’avait pas d’autre choix que d’accepter. Entraîné dans une spirale dont il ne soupçonnait pas l’ampleur, se faire littéralement rosser ne fut pas aussi humiliant que de devoir servir cet homme dont on ne lui donna même pas l’identité. Bien qu’il fût doué dans la science martiale, il ne put rivaliser avec les vétérans employés par le ‘Don'.

Sa tâche consista en un condensé de services exercés jusque-là pour les dandys rencontrés dans un pub. De l’extorsion de fonds à la correction pour mauvais payeurs, l’adolescent en devenir se plia à ses devoirs, sans perdre l’essence de sa nature indomptable. Ressassant sans cesse les leçons apprises, il se jura de défaire ce soi-disant chef de filiale et ses sbires. Toujours pris dans cette boucle basée sur la vendetta, l’orphelin des bas-fonds s’était effacé pour laisser place à un Ken focalisé sur sa propre personne et prêt à vendre son âme pour devenir celui qu’il était persuadé de devoir être. Anko lui manquait mais il se persuada de devoir s'en sortir seul. Il réunit alors ses gains depuis le début de ce partenariat forcé et quelques-unes de ses affaires avant de partir pour le bistrot-quartier général de la bande de gus. Grâce à une performance qu’un public averti aurait jugée particulièrement réussie, le gamin de seize ans mis à terre l’un d’entre d’eux d’un seul coup . Sa maîtrise de son Alter était assez poussée pour venir à bout de l’entre eux, il cracha sur sa victime et promit le même sort au premier d’entre eux se permettant de lui donner des ordres.

Il passa l’année suivante à continuellement se mouvoir sur l’île entière, travaillant dans des petits villages côtiers pour payer sa pitance après avoir épuisé ses réserves. Ken fut donc poursuivi par les hommes du Don qui comptait bien faire de lui son arme contre les autres caïds, persuadé qu’il possédait un don unique après la démonstration sur ses hommes. Le combattant ne négligea pas son entrainement et parvint à les repousser avec plus ou moins d’aisance quand ils le repéraient, n’étant pas du genre à passer inaperçu. Sur l’île et malgré sa dix-septième année, la majorité des gens surent à quel visage associer le nom de Ken. Sa course-poursuite aidant, il ne se priva plus d’enfreindre la loi sous le nez de la police pour se sustenter ou par entrain. Recherché mais natif des lieux il put pendant un temps échapper à l’inévitable et aussi fort qu’il est pu être, les troupes qui le saisirent dans son sommeil ne lui laissèrent aucune possibilité de riposte en pourfendant son épaule. Jugé pour plusieurs chefs d’accusation comprenant entre autres le vol qualifié, la détérioration de biens publics ou encore des échauffourées avec les forces de l’ordre, Ken, fut condamné à être placé dans une prison pour mineurs jusqu’à sa majorité, jaugé incontrôlable par le psychologue qu’il manqua d’assassiner à coup de front.

Peuplé de petits rigolos sans envergure, il n’eut aucun mal à s’imposer parmi les autres résidents et put profiter de la solitude après quelques mâchoires cassées. Se demandant dans son for intérieur ce que devenait Anko et pourquoi elle était restée si passive devant ses actes, s’amuser à tyranniser les détenus et parfois les gardes furent une occupation vite lassante. Il choisit donc tout naturellement de planifier son évasion et mirent tous ses talents dans l’élaboration de cette stratégie. S’assurant la coopération de tout son bloc, le diablotin déclencha une émeute splendide et après avoir étudié le lieu, trouva un des murs non porteurs accessible grâce à une porte ‘accidentellement’ laissée ouverte. Après l’avoir fracturé, il enfila un costume de gardien et put sortir par la grande porte comme un prince, fier de lui. Loin d’être une prison de sécurité, ce fut une tâche plutôt simple et c’est plus déterminé que jamais que le belligérant retrouva la liberté contre un ou deux services à rendre plus tard, ou pas. Se cachant dans un bourg loin de toute métropole, il hésita sur le chemin à suivre. Bien qu’il soit le champion du central Fighting Club, il ne pouvait plus participer à quelconque tournoi au vu de sa situation. Les gens avaient peur de lui, et ses alliés se comptaient sur les doigts d’une main. Anko devait le détestait. La seule solution qu’il trouva fut la migration vers une autre île de la mer de l'océan Pacifique

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