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Suite a cette fameuse réussite, la ligue commença à encore plus se faire connaître !

Les vengeurs, malgré la perte d'un membre, continue néanmoins sa lutte.
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 « Le cosmos est mon campement. » - Blaine Mercer

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MessageMer 11 Avr - 14:11


• Nom : Mercer
• Prénom : Blaine
• Surnom : //
• Sexe : Homme
• Age : 70 Ans
• Origine : Anglaise - Écosse
• Groupe : Vengeur
• Métier civil : Libraire
• But : Aucun
L'alter de Blaine
L'alter, d'activation, de Blaine s'appelle l'Onde. Elle consiste en une énergie que génère l'homme via sa respiration. Cette énergie semblable à une "énergie vitale" aide à animer le corps de l'homme, ce qui est à l'origine de sa vie allongée par rapport à la moyenne. Il serait ainsi capable de vivre dans les 200-300 ans, selon les docteurs.

Néanmoins, ce gain de vie n'est rien d'autre qu'une conséquence de l'accumulation de cette énergie vitale. En réalité, la réelle utilisation de ce pouvoir consiste à "l'expulser" sous forme d'onde, d'où son nom. Outre augmenter la puissance de ses coups (pas à hauteur d'un réel alter de renforcement, son corps n'est pas renforcé), les attaques sont redirigées sous formes d'onde à travers différents objets. Murs, voir même l'eau, par exemple. L'énergie ne détruit rien du tout, les différents dégâts étant internes. S'il vous frappe, c'est l'intérieur de votre corps qui souffrira, et vous n'aurez ainsi aucune "séquelle" visible.
Description physique
L'apparence. La première rencontre, avant même le mots, avant même la vie. C'est quelque chose d'important, de déterminant, qui forgera alors le premier avis qui façonnera une impression qui pourrait rester de manière définitive.

Commençons donc à construire, petit à petit, cette apparence. Débutons avec les premiers traits. Imaginez un corps, nu, d'une belle tenue d’Adam. Quels sont les premiers détails attirés par votre œil, comme s'il venait de vous apparaître durant une demie seconde ? Sa taille, pour commencer. Plus d'un mètre quatre-vingt-dix, Blaine s'approche des nuages pour un Japonais lambda. Remerciant ses origines européennes, l'homme est capable de regarder une grande partie de la population de ce qui semblerait être sa tour d'ivoire. Un corps bien proportionné, à la peau claire, pure, sans tourner vers le pâle cadavérique. Sa posture trahit d'ailleurs ses manières : rarement droit, légèrement penché soit vers l'avant, soit vers l'arrière, démontrant de son manque d'énergie ou d'envie selon le moment.

Vos yeux pourront alors s'arrêter sur sa musculature, appuyée. Des pectoraux marqués, des abdominaux présents et visibles. L'homme semble prendre soin de lui, ou plutôt, il semble prendre soin de sa force. En effet, ses muscles ne sont pas dessinés à l'image des statues grecs, travaillés pour être vus. Non. Elle est légèrement irrégulière, brutale, comme un bloc de pierre travaillé avec force. Blaine est un homme fort, plus qu'un homme musclé.

Remontons lentement, et passons au visage. Sur ce centre des attentions, symbole de tant de choses. Entamons d'ailleurs par les fenêtres de l'âme : ses yeux. D'un noir de jais, goudron, son regard donne l'impression qu'on peut s'y enfoncer jusqu'à totalement disparaître, absorbé par ses yeux. Malheureusement, dieu seul sait à quel point il ne montre tout ça que rarement. Le tout est souvent ouvert qu'à mi-clos, comme si ouvrir totalement le rideau lui prenait trop d'énergie. Plus bas, son nez, grec, dont la ligne droite passe de la base jusqu'au bout. Il est plutôt fin, tout comme ses lèvres, qui dessinent ses nombreuses expressions. Blaine a toujours un très léger sourire, presque indescriptible. Plus bas, terminant le bal, son bouc, d'une couleur éclatante qui sera décrite un peu plus bas.

Passons-y, d'ailleurs. À ce qui encadre son visage, à ce qui boise la prairie. Sa chevelure, mi-longue, d'un roux brillant. Héritage écossais, et marque indélébile laissée par sa mère, l'homme ne semble néanmoins pas en prendre plus soin que ça. Coiffés en bataille, les seules fois où ses mèches étaient arrangées telle une partition datant de sa relation avec Esther. Elle était bien la seule à dompter cette bête sauvage, et à la faire ressembler à quelque chose de plus potable que cet enchevêtrement de cheveux qui formaient sa coupe habituelle.

Mais un corps nu n'est pas réellement sortable... Donc autant y ajouter quelques couches de tissu. Pas besoin de décrire une simple tenue, après tout personne n'est assez stupide pour porter le même habit chaque jour de la semaine. Nous allons plutôt développer un style, une manière, un goût pour certaines choses.

Amples. Blaine apprécie les habits qui lui laissent assez d'espace pour se mouvoir. Pas réellement du genre à aimer tout ce qui est moulant, le vengeur ne s'ennuie généralement pas et prend tout simplement ce qui lui va. Pas regardant pour un sous, l'homme ne prend pas un malin plaisir à mettre son corps, pourtant agréable, en valeur. Les teintes ne sont pas forcément respectées et il ne s'embarrasse pas. T-shirt trop grands, chemises aux boutons fermés une fois sur deux, jeans délavés, bref. Néanmoins, certains ensembles semblent plus travaillés, plus propres, habits qu'il portera lors d’événements.

Ces derniers sont les derniers vestiges de son ancienne relation. Des ensembles choisis, ou bien aimés par Esther. Une forme de marque qu'elle laissa sur lui, indélébile. Il n'aime pas forcément ces combinaisons, il n'aime pas forcément ces différentes couches de tissu, mais Blaine sait très bien que ce n'est pas le cas de la belle. " Je sais ce qui est bon pour toi ", comme elle le dit si bien. Il portera donc généralement ce genre de choses quand il sera chez elle, ou elle chez lui. Néanmoins, comprenant que parfois une belle tenue est de mise, il lui arrivera tout autant de porter tout ça lors de certaines scènes importantes. Pour mieux... se faire voir, dans un sens.

Terminons tout ça par sa dernière tenue, spéciale, celle de vengeur. Une tenue unique, qu'il porte lors de ses différentes missions, ou lors de ses rencontres avec d'autres membres du groupe.

Elle se divise en plusieurs parties. Déjà, sa veste, longue, d'un noir semblable à ses yeux. Quelques dorures sur les bords du tissu, le tout s'arrêtant un peu plus bas que ses fesses. Entrouverte, elle dévoile alors une chemise d'un blanc immaculé, elle aussi entrouverte, dévoilant cette fois le départ de son torse et la naissance de ses pectoraux. Plus bas, un pantalon de tissu, de la même couleur que le haut. Le tout semble contraster particulièrement avec sa chevelure rousse, comme pour mieux la mettre en valeur, tout en lui permettant de se faufiler un peu mieux. Mais le point le plus intéressant, et singulier, de cet ensemble, se trouve sur ses quatre membres. Des parties d'armure, semblables à celles des chevaliers du moyen-âge. D'un doré légèrement pale, ces derniers "enferment" le tissu, qui disparaît sous l'acier.

Le voyage est désormais terminé. Vous avez en tête, en vision, la totalité du corps de Blaine. Son apparence, ses traits physiques particuliers, son style vestimentaire qu'on pourrait qualifier d'inexistant. Mais tout ça n'est en rien le plus important et c'est sûrement sa psyché qui intéresse plus la populace... Rendez-vous à la prochaine étape.
Description mentale
Maintenant qu'une image a germé dans votre esprit, il est temps d'analyser et d'ajouter à cet ensemble un caractère. Quelque chose de tangible, qui va faire vivre cette enveloppe. Quelle est donc l'essence de Blaine ?

Premièrement, c'est quelqu'un de très simple. Tout porte à le croire. Sa démarche, sa manière d'être, même sa voix, lente, douce. Comme s'il avait peur de perdre ses mots, de ne pas être bien compris. Il est calme à l'excès, peut-être même un peu trop, en réalité. Il prend tout avec nonchalance, légèreté, comme si rien n'avait réellement d'importance. Incapable de comprendre à quel point une situation peut être dangereuse, il est un partisan du "tout problème a une solution", et si tout problème a une solution, alors nul besoin de s'embêter à s'énerver.

C'est une véritable mer calme, peut-être même un peu ennuyante. Sans vagues, sans tempêtes, sans soucis. Incapable de voir, de comprendre à quel point une situation peut être compliquée, pour lui le danger n'est qu'une vulgaire illusion limitant l'homme. Il n'a ainsi aucune conscience des menaces. Nullement téméraire ou courageux, Blaine est simplement incapable de discerner une situation qui pourrait potentiellement lui faire passer l'arme à gauche.

De tout cela est née une certaine paresse. Il est... mou, tout simplement. Attiré par rien, encouragé par pas grand chose d'autres, le vengeur n'est pas du genre à prendre des risques, à rajouter du piment dans sa vie. La monotonie, le métro boulot dodo, voilà ce qu'il désire. Une vie simple, sans problèmes, une répétition d'action qui en rendrait pourtant de nombreux fous. Les problèmes, les combats, la vie dangereuse, que des choses qu'il n'arrive pas à apprécier. Qu'il déteste. Qu'il rejette comme il peut, en s'enfermant dans un cocon, dans une zone de confort dont l'homme ne sort que par simple hasard.

Tout cela se ressent jusqu'à son travail. Libraire, il est ainsi enfermé dans un océan de livre dont il est le seul et l'unique Poséidon. Un lieu calme, où le silence est maître, où chaque bouquin est emplis d'un savoir muet qui n'attend que d'être découvert... sans prendre le moindre risque.

Après tout, outre ce point précis de son caractère, Blaine est aussi connu pour sa chance... inexistante. En réalité, si elle était chiffrable, elle serait peut-être même négative. Comme s'il était marié au mauvais sort, le roux termine ainsi la plupart du temps dans des situations impossibles, comme si le destin désirait l'écraser au sol jusqu'à qu'il n'arrive plus à se relever. Si on ajoute à ça son sens de l'orientation tout aussi présent, ce cocktail explique sa vie parfois mouvementée alors qu'il fait tout pour être calme. Si jamais Blaine doit tomber, ça sera souvent sur une jeune dame accompagnée de son mari qui n'arrivera pas à comprendre comment le beau visage de l'homme fit pour "tomber malencontreusement" sur la poitrine développée de son aimée !

Cette malchance, le protagoniste la prend désormais avec humour. Habitué à ses coups de bâton que lui met le hasard, l'homme l'ignore, simplement. Il encaisse, tend l'autre joue, sans chercher à se battre. Il ne veut pas, il s'empêche de répondre, de contre-attaquer, de tenter de retourner sa vie. Blaine en est incapable, le cœur verrouillé, l'âme éteinte, les cendres de sa motivation servant de support à une tristesse et une peur qu'il essaie de cacher du mieux qu'il le peut derrière son sourire las et ses yeux mi-clos.

Car tout cela est bien né d'une peur bleue de mourir. Les gênes du risque sont là, au fin fond de lui, triste héritage de son père. Aventurier, casse-cou. Incapable de tenir en place, c'est ce qui provoqua sa mort. Cette dernière fut le départ de cette prise de conscience. Que le risque n'amenait rien d'autre que le malheur auprès des autres. Les pleurs de sa pauvre mère, ses suppliques, tout ça résonne encore en lui, dictant ses paroles et pensées. Il ne veut pas finir comme lui. Disparaître, sans laisser de traces, par simple caprice enfantin.

Enfermé dans le passé, Blaine essai de faire en sorte que ce dernier ne contrôle pas son présent. Aveugle, incapable de voir le futur qui s'annonce, le vengeur est enfermé dans cette prison. Enfermé et gardé par l'esprit de son père, son âme, cette ombre qui plane au-dessus de lui. Il tente d'être tellement différent de son paternel, d'éviter de lui ressembler, qu'il en perd le fil de sa propre vie, s'empoisonne lui-même à un point où sa vie est encore plus compliquée que celle de son propre géniteur.

Et malgré ses efforts, même ainsi, il fait du mal et perd les gens qu'il aime... Esther en est le parfait exemple. Sa plus longue relation. Trois ans. Trois longues années à l'aimer. C'était une héroïne, rencontrée à son travail. Une jeune femme épatante, son contraire, en tout point. Et les contraires s'attirent, c'est bien connu. Elle fut la seule étincelle de risque qui embrasa ses cendres, allumant un brasier d'amour et d'envie. Il n'arrivait pas à mettre des mots, sur tout ça. Sauf un seul... Bonheur. Le, bonheur. Avec un grand B.

Trois ans à s'aimer, et de nombreuses autres à regretter. Il était le point de départ de la séparation. Le virus, la gangrène qui mit un terme à tout ça. Il a encore au fond de lui les stigmates de cette relation, le passage indélébile de la belle dans sa vie. Elle l'avait marqué, de son odeur, de son contact, de sa présence. Elle est sa drogue, et Blaine n'est rien d'autre qu'un camé en manque. En manque d'elle. Au fond de lui, l'homme n'arrive pas à se pardonner. C'était une femme d'action. Une femme qui savait ce qu'elle désirait... et lui, un simple libraire, incapable de comprendre ça. Incapable de voir plus loin que le jour suivant, incapable de mettre un doigt sur son futur. Son côté mou, nonchalant, à ne jamais rien prendre au sérieux, alluma la mèche de l'explosion de tristesse que fut sa perte.

Trois ans à l'aimer... mais il sait très bien que c'était sans fin. Après tout, il se sent encore en couple, dans le fond. Il se sent encore à elle. Lui appartenant, comme elle lui appartient. Ils sont encore... en bon terme ? Peut-être, dans un sens. Ils se parlent encore, de temps en temps. Ils font même toujours l'amour... ou ils baisent, selon l'humeur. Et plus étrange encore, l'homme prend un malin plaisir à faire chanter sa dulcinée, alors que son meilleur ami est présent dans une pièce voisine, comme pour le prévenir. Marquer son territoire.

Qu'elle est à lui. À lui seul.

Tout ça car il n'arrive pas à se passer d'elle. Tout semble fade, à côté. D'autres relations, d'autres amantes... Il a déjà tenté. Mais à chaque fois, Blaine ne prenait que très peu de plaisir. Tout revenait toujours à elle, et ses pensées vagabondaient sur les images du corps d'Esther, même si ses mains découvraient le corps d'une autre personne.

Voilà ce qu'est notre vengeur. Un homme simple, parasité par un passé qui détruit doucement sa vie, dépendant d'une femme qu'il désire plus que tout au monde, et tentant de changer le cours de son destin comme il peut.
Histoire
Chaque vie peut être le sujet d'un livre. C'est très certainement ce que pense Blaine, sa manière de voir les choses, dans un sens. Et même si cette vie n'est pas le sujet de l'histoire racontée par les mains agiles d'un écrivain en herbe, on peut à chaque fois y retrouver quelques petites parts de sa propre existence. Autobiographie muette à lire entre les mots, offrant une toute autre histoire à celui qui sait déchiffrer ce code étrange et malléable qu'est celui de la langue écrite. Japonaise, française, anglaise. Qu'importe le pays, qu'importe le support, ce qui est couché sur le papier n'est que le reflet d'une vie plus ou moins remplie.

Qu'en est-elle de l'histoire de Blaine ? Vengeur, Libraire, Ex, amant, le nombre de casquettes qu'il semble porter est bien plus grand qu'il ne le laisse paraître. Attrapons donc le livre racontant sa vie, à la reliure usée et délaissée par son propre auteur. Dépoussiérons le tout, et enfonçons nous au fin fond de son récit.

Toute bonne histoire commence par sa situation initiale. Le départ, la mise en place du décor qui viendra faire naître le reste du récit. Dans le cas de Blaine, cette situation commence lors de sa naissance, lors de son enfance.

Inutile d'énormément parler de sa propre arrivée sur Terre, ce n'est pas vraiment la chose la plus intéressante. Né en Octobre, Blaine est la combinaison d'une jeune barmaid d'Écosse et d'un baroudeur notoire. Il n'y a pas grand chose à dire sur sa mère : c'est une femme simple, qui vivait jusqu'alors des plaisirs basiques d'une vie honnête. Une famille douce, présente, un travail simple, où elle enchaînait les commandes d'alcool divers auprès d'une clientèle régulière.

Son père était bien plus singulier. Comme précisé, c'était un baroudeur, un voyageur. Originaire lui aussi de cette petite ville où travaillait sa génitrice, l'homme n'était en réalité là que de passage. Voyageur à temps plein, vivant d'amour et d'eau fraîche, c'était un aventurier qui vola le cœur de la belle. Une histoire de coup de foudre, au premier regard, aux premiers mots, à un point où elle décida même de tout quitter pour lui. Sa famille, son travail, ses amis : abandonnant tout derrière elle, préférant vivre la grande aventure aux côtés de son aimé.

Ainsi, la jeunesse de Blaine était faite de voyages. Combien de fois avait-il fait le tour du monde ? Combien de pays avait-il visité, de gens rencontrés ? Lui-même ne s'en souvenait pas, incapable se rappeler de chacun. Son rythme de vie, c'était celui de son père. Copié, collé, et bordel, ce n'était pas facile tout les jours. Son éducation, elle était faite au jour au jour. Son école, c'était celle de la vie. Oh, certes, son enfance était ainsi particulièrement bien remplie, faisant de Blaine quelqu'un de débrouillard. Mais à force de ne pas pouvoir se poser, on se perd, et bordel que notre protagoniste était totalement paumé.

Ses repères ? Sa mère, son père. C'était tout. Pas d'amis, pas de réelle famille. Une vie de rencontre, d'aventure dans un sens. Mais ce n'était pas quelque chose qui aidait un enfant à grandir.

Voilà la situation initiale. Un Blaine qui voyageait, aux côtés de son père, baroudeur, de sa mère, simple amoureuse suivant jusqu'au bout du monde la personne occupant le plus de place dans son cœur.

Mais une histoire n'est-elle pas ennuyante, si on s'y tient à ça ? Oui, bien sûr. Elle a besoin... de plus. Elle a besoin d'un événement perturbateur, de quelque chose relançant le récit, l'intérêt, l'envie de continuer à lire, découvrir. Et cet événement, c'était la mort de son père.

Quel âge avait-il ? Dix ans ? C'était au Japon, pays qui deviendra son foyer à partir de ce moment. Une escale, une simple escale qui devait durer quelques jours, avant de nouveau changer d'endroit. De pays. De vie.

Malheureusement, tout ne se passa pas comme prévu, et son père passa l'arme à gauche. Maladie, étrangère, liée à l'un de ses voyages. Ultime stigmate d'une vie de vagabond et fin d'une vie courte mais remplie. Cette mort, elle fut le départ de sa nouvelle existence. Et le départ d'une toute nouvelle philosophie.

La perte de son mari toucha particulièrement sa mère. Semblable comme deux gouttes d'eau au disparu, Blaine ayant, à l'époque, le même caractère, elle vit en lui l'ombre néfaste d'un géniteur qui ne comprenait pas les dangers de la vie. Durant une grande partie de son existence, cette dernière dicta alors à son fils qu'une vie pareille n'apportait que la mort. Que son père était un idiot, et que si jamais il reproduisait les mêmes choses, lui-même trépasserait de sa propre bêtise. La vie, ce n'était pas une aventure. La vie, elle se doit d'être calme. On se doit de rester dans sa zone de confort.

À force d'être engueulé, protégé, Blaine développa une peur panique de la mort. Et surtout, une peur panique de ressembler à son père. Perturbé, l'enfant ne voulait pas finir comme lui. Il voyait ses gênes comme une épée de Damoclès, comme un point qui était à deux doigts de le faire tourner de bord, de le transformer en baroudeur et l'emmener jusqu'à la fin du chemin, sa mort. Même aujourd'hui, il porte encore les stigmates de cette phobie. Il ne veut pas, et fait tout pour ne pas lui ressembler. De là est né ce but, cette envie, ce besoin de garder une vie basique, simple.

Pour ne pas reproduire la même erreur.
Pour ne pas finir comme lui.

Ainsi, sa vie fut simple, à partir de ce moment. Des études basiques, et une vie de libraire. C'était sûrement le meilleur travail pour lui : seul à s'occuper de bouquins, dans un vieux magasin à la poussière présente, vestige d'une époque passée. L'endroit avait fait son temps : il l'avait récupéré suite à la mort de son ancien propriétaire, avec qui il s'entendait bien. C'était son sanctuaire. Solitude, silence, plaisir. Quelques clients, de quoi offrir une petite vie à Blaine, qui vivait à l'appartement au-dessus.

Et après l'élément perturbateur, les péripéties. Ces dernières prenaient la forme d'une jeune femme agréable, au physique restant à l’œil, au caractère si différent de Blaine qu'elle en marqua sa psyché.

Esther.

Héroïne. Trader. Deux casquettes pourtant lourdes à porter, et elle avait le temps de venir dans sa librairie. Tous les Jeudi, pour être précis. Une jeune femme qui était si intéressante, marquant les esprits. Une Française, ou en tout cas en partie. Une voix douce et touchante, un regard perçant. Une odeur agréable. Elle fut son plus grand amour. Fut ? Non. Elle l'était encore. Mais nous y sommes pas encore...

Lui-même ne sait plus comment le jeu de séduction s'est déroulé. Mais il se déroula, et il fonctionna. D'abord son libraire, il devint son amant. Puis, son mâle. Son homme. Avaient-ils des sentiments l'un pour l'autre ? Totalement. Ils en ont encore. Et pourtant, jamais ils ne se lancèrent un je t'aime. Comme si ce mot était tabou. Malgré tout, ils pensaient très forts ces derniers. Cette annonce, qui marquait à jamais une vie. Pourtant, cette relation ne semblait pas être possible.

Esther était une héroïne. Une femme vivant dans l'action, contre les vilains, les mauvaises personnes. Et même sans ça, c'était une Trader, passant d'une jungle de bâtiments à celle des chiffres. C'était une femme qui ne connaissait pas le sens du mot calme, une femme toujours en mouvement. Tout le contraire de ce que cherchait normalement Blaine : une vie calme, douce. Peut-être était-ce ça, une des raisons qui expliquait son amour pour elle. Sans s'en rendre compte, elle réveillait en lui cette passion dévorante si semblable à celle de son père pour l'aventure.

Elle le réveillait. Déchaînait en lui cette envie, ce besoin.

Trois années. Trois longues années à vivre, se chercher, encore et toujours. Pas un je t'aime, et pas d'amélioration. Ils étaient comme deux adolescents, encore enfermés chez leurs parents, et ne pouvant réaliser des projets à cause du cocon familial. Sauf qu'ils étaient plus vieux. Bien plus vieux.

Blaine avait dépassé ses soixante-ans. Elle, ses trente. Ils n'étaient plus des enfants. Ils étaient des adultes, en pleine possession de leurs vies, de leurs moyens. Ils auraient pu faire tant. Créer des projets, et réellement s'installer comme un couple durable. Elle le désirait. Lui aussi. Mais cela demandait du changement.

Il n'était pas prêt.
Il ne pensait jamais l'être.

Ce fut la raison du drame. Elle attendait une perche, un pas en avant, quelque chose auquel se rapprocher. Mais il ne fit jamais rien. Blaine l'aimait. Il l'aimait d'une passion folle, capable d'embraser la plus grande des forêts. Mais son amour n'était pas capable d'outre-passer l'ombre macabre de son père, amplifié par sa mère. Changer. Sortir de sa zone de confort. Sortir de tout ça. Pour elle.

Non.

Et elle claqua alors la porte, sans demander son reste.

Cette séparation fut dure. Bien plus que tout ce qu'il avait vécu jusqu'à présent. Esther représentait énormément pour elle. La perdre, c'était perdre un petit bout de sa propre personne. Il était incapable de l'oublier, de passer à autre chose. Elle était devenue sa drogue, sa cigarette à lui. Elle l'avait marquée, durablement, profondément. Ses habitudes venaient d'elles. Jusqu'à sa coupe de cheveux, son style vestimentaire, ce qu'il mange.

Elle influa tout, tel un ouragan.

Heureusement pour lui, la belle ne semblait pas prête à laisser tomber son mâle. Sans s'en rendre compte, le jeu de séduction passa à un jeu de possession, de domination. Ils n'étaient plus ensemble, c'était officiel. Et pourtant, ils continuaient à se parler. À discuter, à passer du temps ensemble. De temps en temps. Mieux : ils continuaient à coucher. À baiser. Selon l'humeur. Dans des endroits insolites, manquant de respect à ceux présents. Alban en était la principale victime, obligé d'écouter celle qu'il aimait chanter sous les coups de reins d'un Blaine possessif.

Et dans un sens, il appréciait cette nouvelle relation. Au fond de lui, il lui appartenait toujours, et elle lui appartenait tout autant. Ils étaient encore ensemble, sans l'être. Ce n'était pas une relation toxique, obsessionnelle. Ils n'arrivaient juste pas à vivre l'un sans l'autre. Blaine était déterminé à la récupérer.

À la faire sienne de nouveau.

Elle fut ainsi la principale raison de son entrée chez les vengeurs. Il voulait donner du goût à sa vie, du piment. Montrer à celle qu'il aimait qu'il changeât, doucement. Que le paisible Blaine pouvait être différent. Elle était une héroïne ? Il serait un Vengeur. Un Vigilante.


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MessageJeu 26 Avr - 17:09
Bienvenue ! *tousse* Présentation validée, amuse toi bien avec ce DC !

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