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L'U.A. perd en vitesse ! Suite à l'attaque dans la forêt durant l'examen de la licence provisoire, le public commence à perdre confiance en la plus grande école des héros. En conséquence, un internat a été mis en place et la licence accordée aux élèves.

Suite a cette fameuse réussite, la ligue commença à encore plus se faire connaître !

Les vengeurs, malgré la perte d'un membre, continue néanmoins sa lutte.
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 GROUPE 1-EVENT N°2-VACANCES ET LICENCE

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MessageMer 21 Mar - 16:53


Ordre : Johan » Suiren


Le moment tant attendu des élèves : Les vacances d'été ! Ils allaient pouvoir profiter de ce temps libre pour faire ce qui leur plaisaient. Du moins, c'est ce qu'ils croyaient. U.A avait prévu tout autre chose pour les étudiants. Un camp d'été qui servirait pour s'entraîner et aussi pour obtenir la licence provisoire, qui permettrait aux élèves de premières années d'utiliser leurs alters en-dehors des cours.

Cela faisait déjà une semaine qu'ils étaient présents. Entre activités de groupes et entraînements, les différents acteurs vivaient paisiblement... Jusqu'à cette nuit, où un grand nombre des élèves participaient enfin à cette épreuve. Des petits groupes, formés de quelques premières années accompagnés soit d'un héros, soit d'un élève d'une classe supérieure. Mais dans l'ombre, la ligue des vilains s'était introduite dans l'enceinte de la forêt, pour attaquer les pauvres élèves...

Le leader de l'assaut était au loin, et laissa s'occuper les nouvelles recrues de la sale besogne. La mission : capturer des élèves et abattre ceux qui résisteraient un peu trop.

Johan , un élève de troisième année décidait de s'éloigner des autres élèves. Cependant, il ne s'attendait sans doute pas à croiser Suiren , un membre de la ligue des vilains dans la forêt. Est-ce qu'ils allaient s'affronter ou non ?

À vous de jouer !  
   
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MessageJeu 22 Mar - 16:09
LIVRE 1 - CHAPITRE N°9
Vacances & Licence
Johan R. Grant & Suiren Mio
Les vacances d'été. C'était la... cinquième fois, peut-être, qu'il participait à ce foutu camp ? Habitué, il savait très bien, à l'origine, que ces "vacances" cachaient un moyen d'encore un peu faire bosser les différents élèves, surtout du cursus héroïque. C'était toujours comme ça... L'U.A. n'était pas une école, mais une prison, à force ! Ils cherchaient toujours le moindre moment pour faire travailler plus que de raison les différents étudiants. Au fond, c'était peut-être même la principale chose qui expliquait la place de numéro un dans le milieu de l'héroïsme... À force, les élèves devenaient plus forts, plus résistants, plus habitués à utiliser leurs différents pouvoirs.

Cette fois-ci, Johan décida de ne pas participer à cette énième mascarade. En tant que troisième année, il devait, à l'origine, s'occuper d'un groupe de premières années. Et ce n'était pas réellement intéressant, pour lui... Le boulot de baby-sitter ne lui plaisait pas vraiment. S'occuper de mioches, ce n'était pas vraiment ce pourquoi il était venu. C'est ainsi qu'il préféra plutôt s'éclipser de tout ça, avant le début de la "remise des élèves", comme l'électrifié aimait bien l'appeler. Johan comptait bien profiter de cette soirée pour se reposer à la belle étoile ! Quitte à se faire engueuler au retour, autant en profiter un maximum. Qu'il ne regrette rien !

C'est ainsi qu'au moment où les professeurs appelèrent les différents élèves de la 3-A, notre protagoniste s'échappa par une fenêtre, sans se faire voir. Il ne voulait pas tomber sur l'une de ses nouvelles connaissances. Kana, la maîtresse des ombres, ou bien Narcisse, cette jeune femme avec qui il avait passé quelque temps... Un peu trop, même. Ce joli brin de fille occupait doucement l'esprit du mâle. Une compagnie intéressante... Peut-être qu'il aurait pu s'échapper avec elle ? Mh. Elle ne semblait pas réellement du genre à faire l'école buissonnière... Pire, elle pourrait même s'en vouloir et avoir des remords une fois la chose faite si jamais il l'encourageait et que ça fonctionnait !

Tombant dans un buisson, l'électrifié poussa un grognement de douleur en venant se frotter le dos. Bordel, c'était plus haut que prévu. Se levant d'un bond, il observa alors la droite, la gauche, la droite, devant, en haut, histoire d'être totalement sûr de ne pas être vu. Telle une ombre, il s'échappa alors du pénitencier, dont les portes allaient bientôt se fermer. Pas question d'y finir sa vie comme les autres élèves...

Une fois le danger écarté, il commença à s'enfoncer dans la forêt. C'était... touffu. Tentant de se souvenir du chemin qu'il prenait, histoire de revenir sans trop d'encombres, l'homme profitait d'un doux silence. Un silence parfois perturbé par le bruit de quelques chouettes, de criquets, qui, tous ensembles, semblaient offrir à l'électrifié un véritable petit concert nocturne. Ah... La nature. Personne. Aucune autre âme humaine que la sienne, Johan levant son regard azur pour observer le ciel sombre, éclairé par les quelques étoiles, et cette grande lune pleine. Une véritable petite vision du paradis... Et surtout le moment parfait pour profiter d'une petite sieste.

Il décida alors de s'enfoncer plus profondément dans la forêt. Connaissant parfaitement ce que comptaient faire les professeurs, Johan ne souhaitait pas être perturbé dans son repos par quelques élèves en pleine épreuve, surtout qu'ils étaient accompagnés soit d'un autre élève plus âgé, soit d'un professeur... Voir même d'un héros. Et quitte à être punis, autant attendre le dernier moment pour ça, quant à faire ! C'est ainsi qu'après plusieurs dizaines minutes de marche, il arriva finalement dans un coin relativement isolé, entouré d'arbres immenses, offrant un parfait coin où dormir.

Sans attendre, il s'adossa au dos du plus épais, avant de se laisser doucement glisser le long du bois, terminant le fessier sur le sol. Poussant un petit soupir de satisfaction, il ferma alors ses yeux pour finalement se laisser s'enfoncer dans les bras de Morphée. Disparaître dans cet océan de songes dont il était le puissant Poséidon. Un repos mérité, en quelques sortes, qui dura quelques heures, sans qu'il ne sache qu'une terrible chose était en train d'arriver... La ligue des vilains, qui s'enfonçait elle aussi dans la forêt, prête à abattre son courroux sur les différents élèves présents.

Mais pour le moment, il était enfoncé dans un autre monde. Des images... Des flashs. Des visages familiers, des endroits qu'il connaissait... Lui-même n'arrive jamais à se souvenir de quoi parlent ses rêves. De ce qu'il a vécu, durant ces rares moments où il arrivait à trouver le sommeil. Il se perdait totalement, son identité, son être, son âme. Le Joker, son amie, tous le reste. Les rêves étaient le seul moment où plus rien ne comptait, où il pouvait totalement s'abandonner à ce qu'il était vraiment au fond de lui... Jusqu'à en être soudainement tiré, comme un plongeur se faisant tirer hors de l'eau, à deux doigts de se noyer.

Des bruits... Des bruits étranges, familiers, jouèrent le rôle du bras qui le tirait en dehors de son océan des songes.

Lentement, ses yeux océans s'ouvrirent, observant autour de lui. Il sentait... Une présence. Il entendait... des bruits. Quelqu'un était là... Mais qui ? Un élève, un professeur ? Peut-être... Attrapant mollement son téléphone, il regarda l'heure pour se rendre compte du temps dont il avait profité. C'est la fin de la fête ! Il se releva alors, non sans tapoter ses fesses et ses jambes, pour se débarrasser de la terre déposée durant son sommeil.

« Bon. Vous sortez ? Ok, j'aurai pas dû sécher, mais quand m-... »


Totalement stoppé dans ses paroles, l'homme écarquilla alors ses yeux face à la personne devant lui. Un bas du corps d'araignée, aux longues et fines pattes. Un abdomen imposant. Un buste agréable, une poitrine opulente, lourde. Et plus haut, un visage d'ange, aux lèvres fines, au regard brillant et expressif. Puis, encadrant le tout, une chevelure d'un noir teinté parfois d'un léger violet. Son nom vint soudainement à ses lèvres, difficile d'oublier un physique comme ça. Et dans le bon sens du terme !

« Suiren ? »


La surprise, agréable, se lisait dans son regard, dans son sourire qui se dessina lentement, comme un soleil montant dans le ciel. Suiren, cette femme un peu étrange, mais agréable. La première à avoir réellement réveillé ses "instincts" de héros, une jeune femme qu'il s'était promis de sauver des griffes d'une organisation dans laquelle elle s'était malheureusement enfoncée.

La relation qu'il entretenait avec elle était assez... étrange. Ils étaient proches, dans un sens. Surtout elle, de lui. Leurs numéros échangés, ils parlaient relativement souvent. Elle entamait toujours la conversation, et semblait parfois en savoir plus sur ce qu'il faisait que lui-même ! Comme si elle l'observait, en permanence. C'était un peu cette sensation qui parcourait son échine, dans un léger frisson. Mais qu'importe, c'était une agréable surprise de la voir là.

Directement, il ne fit pas le lien entre elle, la ligue et une potentielle attaque. De son point de vue, l'araignée n'était là que pour lui accorder un peu de sa présence, dans une simple visite de courtoisie. Même si c'était étrange qu'elle ait réussi à le trouver, U.A. tenant toujours bien secret les différents lieux où il emmenait ses élèves... Surtout suite à l'arrivée des Vengeurs, qui perturbaient totalement la balance entre le bien et le mal.

« Que fais-tu ici ? Tu aurais pu m'envoyer un message ! »


Peut-être voulait-elle simplement lui faire une petite surprise ? Toujours souriant, la tête légèrement penchée sur le côté, l'apprenti héros glissa ses mains dans la bouche ventrale de sa veste, tout en regardant la belle droit dans les yeux. Il ne se doutait pas qu'elle ne fût pas là pour une simple visite et que son groupe s'apprêtât à attaquer les autres élèves... Comment allait-il réagir...

Et comment allait-elle réagir ?

Écrit et codé par Johan R. Grant




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MessageJeu 22 Mar - 17:00
Vacances et licenceft. johan r. grant
Non. Non. Non, non, non ! Les pensées s'entrechoquent dans ma tête. Ma pauvre tête. J'entends les conversations, les rires. Ici, c'est le remue-ménage. Ils sont tous impatients. Ils sont tous en pleine euphorie. Pas moi.

Je me mêle si peu aux autres que je n'ai entendu que très tardivement parlé de l'opération d'attaque que les supérieurs ont prévu pour la session d'entraînement des jeunes élèves de l'U.A., dans l'optique pour ceux-là d'obtenir à la fin une licence temporaire leur permettant de se défendre à l'aide de leur alter même en dehors des murs de l'académie. Je déglutis. Ma salive, si lourde, tombe comme un bloc que glace dans ma gorge, râpant les parois serrées. Ma respiration est rapide, mes expirations si courtes par rapport à mes inspirations. Je dois faire quelque chose. Oui, mais quoi ? Je suis incapable de voir clair, dans tout ça. Je ne peux pas partir avant les autres, ce serait suspect. Prendre une autre direction pourrait également paraître étonnant. Nous avons beau être une organisation malfaisante, nous avons malgré tout un stratège très compétent ayant prévu d'avance le plan d'attaque. Un plan que nous nous devons de suivre, au moins au début. Je sais que la plupart des vilains se disperseront, que ce sera l'anarchie de la bataille. En triturant presque violemment une longue mèche noire de mes cheveux, je fais les cents pas. Je dois le prévenir. Je dois le sortir de là, et vite.

Les "troupes" se mettent en route. De petits groupes, d'abord, pour tâter le terrain et se faire plus discrets. Çà et là, les vilains se répandent comme une peste, visant bien sûr à faire le plus de dégâts possible. Et, affiliée à un groupe dans la forêt, je leur fausse compagnie dès que l'occasion se présente.

Envie pressante. Je reviens.

Un mensonge, bien évidemment. Leurs voix, se moquant ou critiquant, s'éloignent alors peu à peu alors que mes pas, calmes, se glissent à l'écart. Un regard vers l'arrière, entre les bosquets et les arbres, et je constate qu'ils ne me suivent plus du regard. Alors, extirpant ma dague de mon holster de cuisse, tout-à-fait consciente d'être en terrain ennemi, je m'élance dans la forêt. Mes pattes cherchent de leur mieux des parcelles stables et n'étant pas encombrées de trop de racines, pourtant, dans ma précipitation, je tombe plusieurs fois. Le niveau de mes genoux un peu égratigné, j'ignore le picotement pour me hâter. Vite, Suiren, vite ! Et si j'arrivais après un autre groupe ? Et si j'arrivais... trop tard ? Mon cœur tambourine dans ma poitrine, si fort qu'il me donne envie de vomir. Non. Avec mes huit pattes, je fais partie des plus rapides. Et même si la forêt n'est pas mon terrain favori, je peux progresser plus facilement que les autres tant que l'espace entre les arbres me permet de me glisser. J'arriverai avant. Je n'ai pas d'autre choix. Incapable de penser à contourner certains buissons, je saute par-dessus. Mes cheveux, avec le léger vent, me fouettent le visage, mais je ne prends même pas la peine de les remettre à leur place.

Enfin, une voix me glisse aux oreilles. Tout d'abord sur mes gardes, je sursaute et m'arrête le plus discrètement possible. Complexe, avec ma carrure. Ces notes..? J'avance la tête, sur le côté du tronc d'un arbre, et ouvre de grands yeux étincelants d'espoir. Je l'ai trouvé !

Bon. Vous sortez ? Ok, j'aurai pas dû sécher, mais quand m-...

Je m'avance, en vitesse, et observe ces deux yeux que j'aime tant, arrondis par la surprise. Mon cœur, alors, saute un battement. L'envie de plaquer mes mains sur ses joues et de l'embrasser jusqu'à lui couper le souffle me saisit vivement, mais je me contiens de mon mieux en détournant un peu le regard. Je suis si heureuse qu'il aille bien, si heureuse d'être arrivée à temps !

Suiren ?

Son sourire me gifle. Il est heureux que je sois là. Heureux de me voir. Et pourtant, je suis porteuse de mauvaises nouvelles. Je pince mes lèvres, discrètement, les rougissant alors que sa voix mélodieuse reprend.

Que fais-tu ici ? Tu aurais pu m'envoyer un message !

C'est vrai que dans tout ce bazar, je n'ai pas prit le temps de lui envoyer un message. J'avais peur, tout le monde attroupé au Q.G., que quelqu'un trouve suspect que je sms à un moment pareil. Paranoïaque ? Non, prévoyante. Sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit de plus, je me rapproche encore un peu et penche mon buste pour venir attraper l'une de ses mains. Mes doigts se glissent entre les siens, avec tendresse, mais le geste est vif, empressé. Je dois le mettre en sécurité. Un sourire, difficilement cela dit, vient orner mes lèvres roses, mes yeux se plongeant au plus profond de ses perles bleues comme si je souhaitais m'y noyer. C'est peut-être vraiment le cas. Peut-être que je peux simplement me noyer là, dans ses yeux, dans ses bras, et tout oublier. Un bruit de froissement atteint mes oreilles et je tire un peu sa main vers moi, pour l'encourager à me suivre.

Oui, je sais. Mais tu me manquais tellement que... que je suis venue comme ça, pour te faire une surprise.

C'est vrai et faux. Ma main tire encore un peu la sienne, malgré ma volonté de ne pas le brusquer. Je n'ai pas le temps d'être avenante. L'idée de le bousculer de la sorte humidifie mes yeux. Je retiens les larmes, de mon mieux, et le supplie du regard de ne pas poser de questions. Pourtant, c'est bête, je sais qu'il finira par le faire. Qu'il le fasse ou non, je ne peux pas les choses se passer selon le plan tissé par la Ligue. Si quiconque le blesse, si mon Johan fini blessé... Je chasse l'idée. Je ne laisserai personne le toucher.

Johan, s'il te plais, je t'en prie... Partons. Partons d'ici, tout les deux. Juste toi et moi, d'accord ? On part et on va loin, à l'autre bout de la ville.

Mon cœur déborde. Il éclate, alors que les bruits s'amassent derrière. Quelques vilains, non loin, s'élancent très certainement jusqu'au camp en duos épars. Les larmes, amassées, finissent par rouler le long de mes joues. Je ne veux pas que tu meurs !

Je te laisserai faire ce que tu veux, dormir autant que tu veux ! Je... Je te promets, je serai gentille. Alors, viens, partons !

Mon habituel calme olympien a été rayé de la carte. S'ils nous trouvent, c'est la fin pour nous. Je me moque bien de ce qu'il m'arrivera, si l'on me trouve à tenir comme ça un étudiant, à sangloter devant lui. Mais lui, je dois le protéger. Coûte que coûte.
notes ; 1208 mots


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MessageVen 23 Mar - 14:26
LIVRE 1 - CHAPITRE N°9
Vacances & Licence
Johan R. Grant & Suiren Mio
La venue de la jeune femme était assez... étrange. Malheureusement, la légère naïveté de Johan l'empêchait de directement se méfier de son arrivée. Enfin, naïveté... On parle ici plus d'une certaine lenteur d'esprit, l'homme ne prenant pas la peine de réellement plus réfléchir que ça aux différentes choses qui arrivaient. Une certaine... flemme, en fait, ce qui caractérisait toujours aussi bien l'électrifié. Il était juste de plutôt bonne humeur, assez content de voir la jeune araignée présente, prête à partager quelques moments en sa compagnie. La belle était une personne agréable, avec qui il aimait passer un peu de son temps. Et même si cet amour inconsidéré qu'elle avait pour lui était parfois étrange, cela ne le dérangeait pas pour autant.

À force, il commençait à avoir l'habitude, la concernant. C'était même flatteur, dans un sens.

Malgré tout, même s'il ne capta pas directement le lien entre elle et son appartenance pour le groupe mené par All For One, Johan n'était pas né de la dernière pluie. Sa tête légèrement sur le côté, il fut surpris par son premier geste. Voilà qu'elle s'élançait presque vers lui pour venir attraper sa main, glissant ses doigts entre les siens. C'était... Impossible ? Enfin, Suiren était particulièrement "réservée" concernant ce genre de rapprochement... et elle perdait presque le contrôle d'elle-même lorsqu'il venait simplement prendre son bras. Comme si c'était la plus belle chose qui arrivait dans sa vie ! Mais là...

Elle se pressait.

A y regarder de plus près, Suiren semblait particulièrement... étrange. Perturbée. Pressée. Elle était totalement différente de d'habitude, comme si la peur la forçait à faire des choses si singulières qu'elles venaient titiller Johan. Au fond de lui, il sentait que quelque chose n'allait pas, mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Là encore, la ligue ne vint pas à son esprit, comme s'il cherchait à omettre cette hypothèse. Comme si, à chaque seconde, il essayait d'oublier que son amie était enfoncée au fin fond de cette organisation, sans qu'il n'arrive à la faire sortir. Frustration, énervement, oublie.

Suiren expliqua alors qu'elle désirait lui faire une surprise, qu'il lui manquait tellement qu'elle parcouru tout ce chemin juste pour le rejoindre, sans le prévenir. Puis, elle lui dit qu'ils devaient partir. S'échapper à l'autre bout de la ville, qu'il pourrait dormir comme il le désire, qu'elle serait gentille. Dans d'autres circonstances, il rirait de cette proposition. Peut-être même qu'il l'accepterait, pour lui faire plaisir. Malheureusement, il lisait de mieux en mieux dans la belle, ouvrant doucement son livre pour dévorer chaque chapitre. Johan ne la connaissait pas encore parfaitement, mais il sentait dans chacun de ses actes que quelque chose n'allait pas.

« Suiren... Ce passe quoi ? »


Il lança ses mots en souriant, comme à son habitude. Mais cette fois, son rictus devint plus sombre, grave. Son regard, normalement pétillant, brillant de cette malice qui le caractérisait, était désormais plus dur. Le comique s'effaçait pour laisser place au vrai Johan, qui planta ses océans déterminés dans le doux regard de la belle araignée. Ainsi, elle ne pourrait pas lui mentir. En tout cas, c'était ce qu'il pensait.

Finalement, sa réponse ne fut même pas nécessaire. Brisant le silence, le bruit des vilains qui attaquaient, parcourant rapidement la forêt dans un léger vacarme, fit relever la tête de Johan. C'est à ce moment que ces trois mots percutèrent son esprit, résonnant avec force, lui faisant soudainement écarquiller les yeux.

Ligue des vilains.

Sans même lancer un mot, comme si son regard suffisait amplement à exprimer chaque chose qu'il aimerait lui dire, il posa ses yeux dans ceux de l'araignée. Il comprenait, maintenant. La Ligue était là. Elle cherchait sûrement à s'attaquer aux élèves, à de nouveau réaliser un coup pour se faire connaître. Les vengeurs leur volaient doucement la vedette, c'était sûrement la meilleure manière de changer les choses, les mentalités. S'attaquer une nouvelle fois à la plus grande école du japon, et enfin réussir, suite à l'échec lors de l'entraînement de la 1-A...

Avec douceur, pour ne pas la brusquer, il retira ses doigts des siens. Était-il en colère envers elle ? Non. Elle cherchait simplement à l'aider... Si elle ne lui disait rien, ce n'était pas dans le bête but de mentir. Elle devait réellement se douter de ce qu'il déciderait, en connaissance de cause.

Son âme criait. Son être hurlait. Va les aider. Ils ont besoin de toi.

L'étincelle qu'elle avait allumée, il y a quelques jours, ne s'était toujours pas éteint. Et le bruit de ce danger qui s'amassait près de ses compagnons fit l'effet du silex contre la pierre, allumant soudainement un brasier au fond de lui.

« Reste ici, Suiren. Qu'ils ne sachent pas que tu es venue me voir. »


Bien sûr, il s'inquiétait aussi pour elle. Certes, il s'apprêtait à s'élancer en direction de l'attaque, pour aller sauver ceux qu'il pourrait aider, mais la belle était aussi au centre de ses attentions. Elle jouait un double jeu, aidant, aimant un simple élève d'une école que son groupe désirait détruire. Si jamais ils apprenaient qu'elle était venue le voir, qu'elle cherchait à le faire s'échapper, ou bien même que Suiren ressentait des choses fortes envers lui... Ils pourraient lui faire du mal. La tuer. La torturer. Ou bien même se servir de ça pour le piéger, lui.

Elle en avait sûrement conscience. C'était pour ça qu'il voulait qu'elle reste ici. Johan était formel et sa voix le démontrait. Forte, implacable, tombant sur l'araignée comme une vérité qu'elle ne pouvait contredire. Normalement penché sur le côté, avachis, Johan était droit. Fier, prêt à foncer, à disparaître des yeux de la jeune femme.

Risquait-il sa vie ? Surement. Mais il ne se sentait pas capable d'attendre ici, de rester avec elle, de s'échapper en laissant les autres derrière. Ce n'était plus une question d'envie, de flemme. C'était une question de devoir. On ne parlait pas d'un simple examen, mais de la vie de personnes. Narcisse, Chiaki, Kana, tous les autres. Ils avaient besoin de lui, de toute l'aide disponible.

Pour preuve de sa détermination, son corps commença à émettre de légères gerbes d'électricité, s'échappant de son corps, y revenant, démontrant de l'activation de son alter. Son regard bleuté s'éveilla lui aussi, pétillant de nouveau. Pas de malice, cette fois-ci. Mais de courage, de force, d'envie. D'héroïsme.

Dans ce genre de moments, Johan changeait du tout au tout. Grâce à elle, en grande partie. Elle en était l'origine. Même si c'était une bonne chose du point de vue de l'électrifié, peut-être que Suiren allait regretter cet éveil. Il ne semblait pas prêt à la suivre, pas prêt à s'échapper et à ne pas respecter ses engagements.

Écrit et codé par Johan R. Grant




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MessageSam 24 Mar - 19:53
Vacances et licenceft. johan r. grant
Suiren... Se passe quoi ?

Son sourire s'assombrit. Je vois l'orage qui se rapproche. Étendant ses ombres par-dessus nos corps, je sens cette pression qui monte. Je ne me fais plus d'illusion : je n'arriverai pas à le retenir. Mes émotions m'ont dépassé, et j'ai échoué. Sa tête se relève, certainement pour suivre les échos des mouvements des autres membres de la ligue progressant dans la forêt, à l'assaut du campement. C'est fini. Et l'orage éclate. Ses doigts, même avec tant de douceur, se défont des miens, et je me fissure sous les éléments. Il m'en veut, il m'en veut, il m'en veut... Un nouveau coup, une lumière vive striant le ciel au bleu que j'ai peint par-dessus la grisaille. L'éclair s'abat sur lui, son âme, y allume un feu aux formes pourléchant mon visage. Je ne réussirai à l'éteindre.

Reste ici, Suiren. Qu'ils ne sachent pas que tu es venue me voir.

Un c'est ordre. Un ordre venant de mon prince, celui que j'aime. Sa voix, assurée, m'ordonne de rester là. Et pourtant...
Non.

C'est impossible. Non. C'est hors de contrôle. Qu'il en soit ainsi. La fissure s'élargit, laissant entrevoir le flot des larmes que je retiens, dont je ne laisse s'enfuir que quelques gouttes. Quoi qu'il m'en coûte, je le retiendrai ici, je le mettrai en sécurité. Mes pattes se pressent et je le contourne pour venir me planter entre lui et la direction du campement. J'aimerais ouvrir les bras, lui barrer la route, mais mes mains sont toujours liées. Quelque part, ce fait me console. Mon cœur battant au point de m'en donner à nouveau la nausée, je plante mes yeux à la couleur sanguine dans ses belles perles bleutées. La couleur du bien. Bien malgré d'être si différents, de tels contraires, je l'aime éperdument. Sur ce point, je ne peux pas me faire une raison. Je me redresse, m'imposant de toute ma hauteur, et ce bien malgré les légers tremblements angoissés de mon corps. En baissant la tête, je réuni mon courage. Et lorsque ma tête se relève enfin, vers la sienne, je lui souris, si difficilement.

Je t'aime, Johan... Tu le sais, pas vrai ? Que je t'aime à la folie, à en mourir.

Ma voix gagne en assurance. C'est le moment de fermer et verrouiller la porte.

Alors tu peux me détester, me haïr, mais tu ne passeras pas.

Je me penche légèrement vers l'avant, ancrant presque mes huit pattes dans la terre sèche, au milieu des feuilles et des racines. Mon sang frappe à ma tempe, comme un tambour de guerre. Je peux le faire. Je ne suis pas faible, je ne suis pas qu'un monstre. Je suis celle qui l'aime. Ne me détestes pas...

Je ne te laisserai pas y aller. Je ne laisserai personne te faire de mal, pas même toi-même.

Qui t'aimes plus que moi ? La question ricoche dans ma tête. Pourquoi veut-il les sauver ? Qui sont-ils, pour lui ? Parmi ceux-là, y a t-il quelqu'un qui soit pour lui aussi précieux qu'il l'est pour moi ? Et moi, qui suis-je pour lui..? J'entends le crac de la fissure sous pression. Pourquoi faut-il que nous en arrivions-là, l'un face à l'autre comme je le redoutais depuis toujours ? Aujourd'hui, c'en est risible, je suis celle qui veut sauver un innocent.
notes ; 603 mots


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MessageLun 26 Mar - 22:06
LIVRE 1 - CHAPITRE N°9
Vacances & Licence
Johan R. Grant & Suiren Mio
Johan ne savait pas réellement ce qu'il faisait. Totalement pris par surprise par cette arrivée singulière, particulièrement étonné de cette attaque contre les siens, il laissait son instinct dicter chacun de ses pas, de ses actions. Comment pouvait-il faire autrement ? Devait-il s'enfuir ? L'électrifié pouvait toujours prendre la main de l'araignée, et s'échapper avec elle. Au fond, qui lui en voudrait ? Sauver sa peau était toujours une priorité. Personne ne pouvait l'engueuler, mal le voir d'avoir décidé de choisir la solution de facilité. Surtout que Suiren s'était donnée du mal, mettant en péril sa place dans la ligue, pour sauver un simple étudiant.

Mais... Il n'y arrivait pas. Jamais Johan n'arriverait à se regarder dans la glace.

Être fainéant était une chose. Quand cela ne concernait que son propre futur, que ses conneries ne blesseraient personne d'autre, Johan était prêt à le faire, par simple caprice. Mais là, ce n'était pas de sa vie qu'on parlait. Mais celle des élèves. Certes, il ne les connaissait pas. La plupart étaient peut-être formées d'abrutis, de débiles, de gens qui suivaient un simple oiseau pour trouver leurs chemins. Mais un héros se limitait-il à l'intelligence des siens ? Quelqu'un d'intelligent avait-il plus de raisons d'être sauvés qu'un autre ?

Son âme s'était embrasée, la situation lui échappant totalement. Il devait le faire, sauver ces personnes. Aider les héros, les autres troisièmes années. Ce n'était pas juste, si l'électrifié était le seul à partir, car une jolie Araignée était une membre du groupe adverse. De toute manière, sa décision était prise. Ce n'était plus une montagne infranchissable d'un point de vue strictement physique, à ce moment précis, la détermination qui animait ses deux yeux bleus était palpable, presque semblable à une aura qui s'échappait de son corps.

La suite... le choqua. Réellement. Tout d'abord, Suiren avoua ses sentiments. Qu'elle l'aimait, plus que tout. Certes, l'électrifié était au courant. C'était... visible, comme le nez au milieu de la figure. Mais jamais ces mots ne s'étaient échappé de cette douce bouche, aux lèvres si fines, délicates. C'était mélodieux, et en même temps, emplis de cette tristesse qui lui arrachait le cœur. Dans d'autres circonstances, il l'aurait attrapé. Serré contre lui.

Il ne pouvait pas lui rendre ses sentiments.

Mais là, c'était tout autre. Différent. Particulier. En plus d'avouer ce qu'elle n'avait jamais dit auparavant, elle continua de surprendre l'homme. Courageuse, forte, elle se planta devant lui, prête à l'arrêter. La belle lançait qu'elle l'empêcherait de se faire du mal, d'y aller. Qu'il pouvait la détester, la haïr. Durant quelques secondes, la détermination dans le regard de Johan commença à disparaître. Comme s'il était à deux doigts de la suivre, totalement impressionné.

Il ne s'attendait pas du tout à ça. Elle, qui semblait si encline à s'occuper de son bonheur. Incapable de lui dire non. Voilà qu'elle prenait sur elle-même pour affronter celui qu'elle aimait. C'était impressionnant, et il n'arrivait pas à répondre. Un léger silence s'installa, Johan étant bouche-bée.

« Je... »


Il se gifla finalement mentalement, fermant les yeux, secouant sa tête pour reprendre ses marques, reprendre ses esprits. Ne te laisse pas avoir, Johan ! Il ne devait pas penser qu'à lui... Il devait penser aux autres. À elle. C'était aussi pour Suiren qu'il comptait faire ça. Y aller, c'était montrer sa présence et éviter que la jeune femme soit découverte aux yeux de la ligue.

Johan ouvra alors les yeux, son regard n'ayant au final rien perdu de sa détermination... Non, c'était même encore plus puissant qu'avant. Comme si affronter Suiren était une épreuve si importante qu'elle le motivait, même si au fond de lui, son cœur se serrait particulièrement.

Il ne le voulait pas. Mais il le devait.

« Écarte-toi, ma grande. Je ne veux pas te faire de mal. »


Ouvrant ses mains, des gerbes d'électricités s'échappèrent de sa peau. Dans un bruit semblable à un espèce de bourdonnement électronique, un bruit difficile à qualifier, des pics de foutre commencèrent à apparaître, au-dessus d'eux. Créations du protagoniste, on sentait dans son regard autant sa force que sa peine, son hésitation. Il ne voulait pas en arriver là. Lui faire du mal, ce n'était pas son objectif. Il était prêt à offrir son âme si elle partait en retour, si elle s'écartait.

Les différents projectiles étaient là, produisant de légers bruits. Mais ils semblaient... Particulièrement instables. Comme s'ils pouvaient s'évaporer au moindre instant. Non, Johan ne se battait pas à fond. Mais ce n'était pas pour la même raison. Ce n'était pas par fainéantise, mais par peur. Par doute. Il était déterminé à passer, déterminé à sauver les autres...

Mais blesser une proche amie, c'était différent.

Certes... Il le devait. Johan en était sûr et certains. Elle ne partirait pas, elle n'arrêterait pas tant qu'il sera là. Mais il n'arrivait pas à l'accepter.

« Ne me force pas à faire ça, Suiren. »


Un premier pas.

Son pied frappa le sol, lentement, avec lourdeur. Sous ce léger silence à peine perturbé par l’électrité ambiante, le bruit de sa chaussure frappant le sol boueux semblait résonner avec force.

Un second pas.

Son regard était toujours sur l'araignée. Il l'observait, droit dans les yeux. De lui montrer sa peine. De lui faire comprendre qu'il devait, qu'elle devait le laisser passer.

Un troisième pas.

Il se rapprochait d'elle. Doucement. Il n'osait pas l'attaquer. Les pics étaient derrière lui, flottant, s'approchant aussi au rythme des pas de l'électrifié. Elle n'avait qu'à se décaler, qu'à le laisser partir... Et ils n'auraient pas à s'affronter. Il priait le ciel qu'elle ne soit pas capable de donner le premier coup...

Car lui-même n'y arrivait pas.

Écrit et codé par Johan R. Grant




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MessageMer 28 Mar - 16:35
Vacances et licenceft. johan r. grant
La fin du monde. La fin de mon monde. Est-ce ça, ce que tous redoutent ? Je comprends mieux. J'apprends. R-apprends, peut-être, ayant déjà été dans cette situation. Cette situation... Oui, je la connais. Dans mon esprit, le visage de mon ancien amour se superpose à celui de l'actuel. Une bataille différente, une même fin. J'entrecroise mes doigts entre eux sous mes menottes, discrètement, pour supplier les cieux de ne pas répéter encore ce supplice. Ce n'est pas lui. Johan est différent., les mots se perdent dans mon esprit, écrasés à plate couture par l'angoisse toujours grandissante. Je ne veux pas me battre contre lui.

Je...

Ses yeux paraissent admiratifs, mais je ne le vois qu'un si petit temps avant que ses paupières ne recouvrent les précieuses perles à la couleur du ciel. J'aimerais tant avoir la force de tout lui dire, avoir la force de lui faire comprendre qu'au-delà de l'aimer, il est tellement plus pour moi. Tout, pour moi. Je t'en prie, suis-moi. Son regard revient à la charge, après un semblant de temps de doute. Lequel n'existait à présent plus. La détermination a jeté son étendard en lui, et il porte la couleur vive, trop vive pour moi, des héros. A mon tour, je l'admire. Mon soleil...

Écarte-toi, ma grande. Je ne veux pas te faire de mal.

Le surnom, ô combien tendre, ne parvient pourtant pas à panser les blessures qui balafrent mon cœur. Me faire du mal, il le fait déjà. Suis-je si peu importante, pour qu'il ne veuille pas me suivre ? Sont-ils... mieux ? L'air s'alourdit, la lumière naissant à présent "physiquement". Les crépitements de l'électricité qu'il laisse s'échapper de ses mains arrondissent mes yeux. Nous allons nous battre. Nous sauter à la gorge. Quelque chose en moi subsiste, résiste, la survie face à la douleur étant le don des Dieux pour moi. Je ne vais pas m'évanouir. Je ne vais pas m'enfuir. Je suis là, j'y reste, à me brûler contre lui.

Ne me force pas à faire ça, Suiren.

Il s'avance. Un. Deux. Trois. Trois petits pas, qui réduisent pourtant significativement la distance entre nous. Si proches, si éloignés. A présent, il y a l'univers entre nous deux. Ah... C'est ça, d'agoniser. Je sens mon estomac se soulever, se retourner, mon cœur y étant lourdement tombé comme s'il cherchait à trouver une place inhabituelle où se sentir plus en sécurité. Johan sait comment l'atteindre, s'il reste là où il se doit d'être. Est-ce que, pour une fois, mon corps m'aide ? Je retiens un rire, amer. Mes lèvres pincées, l'une de mes canines cherchant en mordillant celle inférieure à y creuser un trou, j'observe les pics qui le gardent. Je ne doute pas qu'il soit capable de se défendre. Mon prince est fort, valeureux. C'est un prince. Mais face à la Ligue et les vilains solitaires rajoutés au tas... Je secoue la tête, vivement, jetant mes cheveux de droite à gauche. Ressaisis-toi ! Meurs, s'il le faut, mais retiens-le !, hurle le cœur trop peureux et courageux à la fois. Rien ne me semble fonctionner correctement de toute façon. Le monde est à l'envers. Soit.

Mes pas me rapprochent à nouveau de lui. Un. Deux. Trois. Je soulève les bras, en lenteur pour ne pas l'effrayer... et vient l'enlacer dans l'espace libre en les rabaissant derrière lui. Si je dois mourir ici, je veux avoir connu ce moment. Le tenir dans mes bras... Mon corps s'agite. Le palpitant s'affole. C'est pour avoir le droit de connaître à nouveau cette douceur, de sentir son parfum, que je dois tenir bon. La fissure s'agrandit encore, et les larmes reviennent s'agglutiner, voilant mon regard sanguin. Je l'aime tant. Et pourtant, je vais lui faire si mal. Mes lèvres se glissent près de l'une de ses oreilles, légèrement survolée par les pointes de ses cheveux si clairs, et j'y susurre d'une voix en souffrance :

Pardonne-moi...

Je tremble. Tremble comme si je mourrais de froid. Comme s'il avait jeté l'hiver à l'intérieur de moi. Et ma tête descend légèrement. Je me repose là, une poignée de secondes, penchée, le front contre son épaule. Mes sanglots s'y déposent, comme de nouvelles supplications l'invitant à se rendre. Pourtant, il est déjà trop tard. Je sais que je ne peux éteindre le feu à l'intérieur de ses yeux qu'en l'étouffant. Ma bouche s'entre-ouvre, dans la discrétion de la pénombre offerte par l'emplacement de ma tête, et bientôt mes dents se jettent à l'assaut. J'enfonce le morceau de peau autant que possible, pour que mes crocs puissent s'y fondre à leur tour. Et ils suintent. Le flot du venin s'infiltre, prêt à se réveiller.

Je relève alors les bras, profitent d'un temporaire effet de surprise pour reculer vivement. Je suis prête à essuyer sa colère, la blessure face à la trahison. Me saisissant à nouveau de la dague précédemment replacée dans mon holster de cuisse, fébrilement, je lui souris.

Tu le sens..? C'est mon venin. Je te l'ai donné., je déglutis, et resserre mes doigts sur la garde de l'arme. Il va te faire mal. Possiblement te provoquer des nausées. Voire des vomissements. Même si tu me tues, Johan, tu ne seras pas en état de te battre contre les autres...
notes ; 943 mots


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MessageVen 30 Mar - 10:49
LIVRE 1 - CHAPITRE N°9
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Johan R. Grant & Suiren Mio
Suiren. C'était une jeune femme... particulièrement agréable. Elle avait ce grain de folie, ce petit côté à la fois fragile et fort qui la rendait singulière. Sans même forcément prendre en compte les sentiments qu'elle portait pour Johan, l'électrifié n'arrivait pas à lui en vouloir. Il l'appréciait, la trouvait attachante. Un peu comme un grand frère et sa petite sœur. Pour le comique, elle était sa toute première. Sa toute première personne qu'il désirait réellement sauver, en tant qu'homme. En tant que Héros. Malheureusement... affronter l'être qu'on souhaitait sauver n'était en rien une sinécure. C'était même tout le contraire. Le cœur de l'homme se scindait lentement en deux, une partie hurlant pour qu'il continue et aille sauver les autres, et l'autre lui susurrant d'accepter l'offre de l'araignée. Ne serait-ce que pour lui faire plaisir.

Mais il ne pouvait pas se laisser avoir par les jolis mots qui s'échappaient de cette bouche aux lèvres fines. Johan était déterminé, droit. S'échapper et laisser les autres à leurs sorts n'étaient pas une option, mais un simple moyen de fuir la réalité. Et chaque seconde qu'il passait ici était une seconde de perdue pour affronter les vilains, et une seconde de perdue pour potentiellement sauver un élève. Il pensait aux autres. Kana pouvait certainement se défendre, son alter plutôt tournée offensif. Mais Narcisse ? Sa forme aquatique lui donnait l'avantage dans l'eau, mais à part ça ? Il n'arrivait pas à se dire que tout allait bien se passer. Qu'elles étaient capables de se défendre sans problèmes.

Il n'arrivait pas à ne pas s'en faire.

Le voilà à quelques pas d'elle. Et alors que de simples mètres séparaient les deux corps, leurs âmes semblaient être si éloignées l'un que l'autre. Comme si cet affrontement était à l'origine d'un fossé, d'une crevasse qui s'agrandissait au fur et à mesure. Elle désirait le sauver, l'empêcher de s'enfoncer dans un océan de danger dans lequel il souhaitait plonger pour sauver les autres d'une mortelle noyade. Le sens du danger, la peur de mourir, ces sentiments étaient totalement absent du cœur de l'électrifié. Lui pourtant si fainéant, cherchant toujours à s'échapper des problèmes, à éviter le travail... Il était ainsi planté devant une proche et tendre amie, prêt à l'affronter pour faire ce pourquoi il semblait en réalité fait.

Qu'allait faire Suiren ? Comment allait-elle réagir ? "Qu'elle parte." - "Qu'elle me laisse passer.", des pensées qui tambourinaient dans la tête de l'électrifié, comme si répéter ces mots encore et encore réaliserait ses désirs. Il ne voulait pas aller jusque-là, l'affronter. Abattre sa foudre sur elle, lui faire du mal, entendre sa douleur, sa peine. Pourquoi devaient-ils en aller là ? Pourquoi tout ne pouvait pas être... plus simple ? Incapable d'agir réellement, tel un chien incapable de mordre, Johan resta planté quelques secondes, les pieds enfoncés dans le sol. Il était lui aussi menotté, tout comme elle... Par ses sentiments.

Finalement, elle fut celle qui lança le premier "assaut". Néanmoins, ce n'était pas une attaque comme il l'espérait. Écarquillant les yeux, Johan observa ainsi l'araignée s'approcher de lui, enjambant de ses longues pattes les quelques mètres séparant leurs deux corps, avant de soudainement l'enlacer. Le prendre dans ses bras. Un frémissement parcourra alors l'électrifié, qui s'attendait à tout sauf à une telle marque d'affection. Là aussi, Suiren n'était clairement pas du genre à faire ça. Pas avec lui. Elle devait se contenir, elle, si timide, si réservée, anxieuse le concernant. Il ferma doucement les yeux, s'abandonnant à cet élan de douceur, venant même jusqu'à l'enfermer elle aussi dans une douce étreinte.

Ce moment était... agréable. Particulier. Durant quelques secondes, c'était comme si le temps s'était arrêté. Plus rien n'existait, les deux âmes enfermées dans une bulle, là, l'une contre l'autre. Johan sentait sa chaleur, mais aussi sa peur, ses tremblements. Ils étaient coupés du monde, le comique venant même jusqu'à oublier son devoir, sa mission, l'attaque des vilains. C'était... étrange. Son cœur semblait frapper violemment sa poitrine à chaque battement, comme s'il avait sa propre conscience, comme s'il souhaitait s'échapper. C'était étrange, si agréable, mais si singulier. Il n'arrivait pas à mettre de mots là-dessus. C'était la première fois qu'on le traitait comme ça et... notre ami appréciait.

Ce furent ses quelques mots qui réveillèrent tout d'abord son esprit de cette légère torpeur. "Pardonne moi". Elle s'excusait... Abandonnait-elle l'attaque ? Décidait-elle de ne, finalement, pas attaquer Johan ? Oh... C'était inespéré. Un sourire se dessina sur les lèvres du comique, son âme se calmant lentement. Enfin. Tout pouvait être réglé sans problèmes, sans faire mal à l'autre.

Une douleur.

Grognant violemment, Johan porta sa main à son cou, reculant de quelques pas. Ses mouvements étaient irréguliers, tremblotants. Qu'avait-elle fait ? Bordel ! Il sentait son sang, ce liquide chaud, s'échapper de la morsure. Portant la main à son regard bleuté, il ferma alors violemment son poing en portant son attention sur Suiren. Elle l'avait mordue, putain.

Profitant de son moment de faiblesse, qu'elle créa avec cette douce tendresse, voilà que la traîtresse abattait, sûrement avec tristesse, cette foutue bassesse.


« Putain de... de... Suiren ! »


Sa voix était forte. Et même si elle était légèrement tremblotante, elle n'en perdait pas de son agressivité. Serrant les dents, son sourire disparaissant en une grimace de douleur, Johan avait du mal à contrôler ses mots. Une violente douleur vint percer son être, l'homme reposant par réflexe sa main sur sa blessure.

L'araignée vint confirmer ses craintes, expliquant qu'elle venait d'empoisonner Johan. Que même s'il arrivait à le battre, il ne serait pas en état.


« ... Je m'en contre-fous ! »


Serrant son poing à la limite de la douleur, Johan commença de nouveau à marcher. À s'approcher d'elle, d'un pas lourd, déterminé. Cette blessure, cette douleur qui parcourait chaque centimètre de son corps, tout ça, il s'en moquait.

« Même à moitié mort j'irai, tu m'entends ?! C'est... c'est ce que je dois faire. C'est... ! C'est ce que font les... les... !! »


Serrant les dents, il sentit une nouvelle douleur lui vriller l'âme. Le poison... Bordel. Une véritable arme de femme. C'était douloureux. L'homme n'était pas habitué, son corps réagissant que trop bien à cette substance qui parcourait actuellement ses veines. Et même si la quantité était légère, même s'il allait sûrement bientôt s'habituer, il n'arrivait pas à simplement passer outre cette douleur.

Sa détermination était forte. Son envie de sauver les autres palpable. Chargé à bloc, cette attaque de l'araignée vint finalement gonfler son envie. Sa passion. Au lieu d'éteindre cet incendie de justice qui brûlait la forêt de son être, Suiren venait de jeter de l'huile, de renforcer cette flamme destructrice qui dévorait tout sur son passage. Ainsi, son corps se mit à briller, tel un phare dans la nuit, éclairant les quelques bateaux perdus à travers les flots, les aidant à se retrouver, à retourner chez eux. De l'électricité s'échappa de son corps, des gerbes de foudre sortaient, parcourant quelques centimètres avant de nouveau s'enfoncer en lui.

« C'est ce que font les héros ! »


Le combat était impossible à éviter. Suiren venait de lui faire comprendre. Ils allaient devoir se battre, et au fond de lui, cette pensée le tuait. Claquant des doigts, des pics d'électricité se formèrent au-dessus d'eux, dans ce bruit de claquement sourd et étrange. S'ajoutant à ceux déjà créés, Johan avait ainsi de son côté un grand nombre de projectiles.

Soudainement, son faciès dur changea, lentement. De cette expression de douleur mêlée à de la colère, il afficha un sourire sincère et franc, comme à son habitude. "Un héros garde son sourire", ou il ne savait pas quelle connerie. Retirant tout aussi doucement sa main de sa blessure, l'électrifié se mit alors en position de combat.

« Moi aussi, Suiren... Je suis désolé. Pardonne... Pardonne moi. »


Malgré cette morsure, Johan n'arrivait pas à lui en vouloir. À la détester. Elle faisait de son mieux pour l'empêcher de s'échapper, et tout ce qu'il pouvait faire, c'était de répondre à ses sentiments. Abaissant sa main, les divers pics s'élancèrent alors en direction de la jeune femme.

Incapable de se battre réellement à son plein potentiel, c'était ici encore pire. Il ne se battait même pas comme il affrontait quelqu'un normalement. Ses pics étaient certes fait d'électricité, mais le rapport watt / ampère était relativement faible. Même s'il était déterminé à l'affronter, l'idée de lui faire du mal l'empêchait inconsciemment d'y mettre toute sa force.

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MessageDim 1 Avr - 13:57
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Je sens l'adrénaline percuter mes tempes à répétition. Un tambour. Une batterie. Quelque chose de violent, qui me crie tout le poids de la situation actuelle. Je peux prier autant que je le veux, l'issue des choses est déjà écrite. Et, entre les quelques nuages parsemant ce ciel clair surplombant la forêt agitée de vie, les dieux doivent bien rire de mon désespoir.

La garde de ma dague entre les mains, j'essaye de m'y raccrocher pour ne pas défaillir. Pourtant, c'est comique, je sais que je ne peux tout simplement pas m'évanouir à un moment pareil. Malgré mon instinct d'araignée, la moitié supérieure de mon corps est toujours plus ou moins humaine. Et c'est le cœur humain, dans cette poitrine humaine,que Johan martyrise. Ce n'est pas sa faute., me lance ma tête malgré la brume qui recouvre certaines de mes pensées. Et je sais que c'est la vérité. Il ne fait que ce qu'il doit faire. Après tout, c'est un futur héro. Il ne peut pas fuir. C'est pourquoi je dois me battre contre lui, obtenir ce que je cherche par la force. Je dois être l'excuse de sa retraite.

Sa main recouvre le cou percé, saignant, par lequel j'ai glissé mon venin. Quelques pas en arrière, visiblement troublés, et il serre le poing. Je l'ai mordu. J'ai fait ça. A nouveau quelque chose se brise à l'intérieur de moi alors que sa voix s'élance, les notes puissantes malgré leur vibration instable.

Putain de... de... Suiren !

Son sourire disparaît derrière les lignes franches de sa mâchoire serrée. Certainement une première lancée du venin. Sa main revient se poser sur la plaie parasitée par ma liqueur dangereuse, et j'observe, impuissante, sa souffrance. Je ne peux plus faire marche-arrière. A présent, tout restera tel quel dans l'histoire, notre histoire. Nous n'oublierons pas. Sur l'instant, impossible de me consoler en me disant que je fais ça parce que je l'aime. Pendant une poignée de secondes, mon cœur hésite même. L'aimer à ce point, est-ce seulement raisonnable ? L'aimer au point de lui faire du mal. A nouveau, je secoue la tête de droite à gauche. Je fait ça parce que je sais ce qui l'attend là-bas ! La mort, et seulement la mort !

... Je m'en contre-fous !

Sa main se serre, à en blanchir ses articulations pourtant déjà pâles puisqu'il voit rarement le soleil lui aussi. Et bientôt, c'est le pof de son pas sur la terre parsemée de feuilles et racines qui se perd à mes oreilles. Il se rapproche, et je me cramponne à la garde de ma dague.

Même à moitié mort j'irai, tu m'entends ?! C'est... c'est ce que je dois faire. C'est... ! C'est ce que font les... les... !!

Non. Je t'en prie, ne le dis pas !

C'est ce que font les héros !

Clac. Je vole en éclats. Mes yeux, vidés de leur force, se perdent sur sa silhouette. Et pourquoi être en héro ? Et pourquoi sauver des gens qui ne le connaîtront jamais ? Et pourquoi risquer de disparaître, goutte d'eau si unique, en voulant nourrir l'océan ?! Je ne comprends pas. Et cette ignorance, cette incapacité à me faire à son idée du monde, me rend folle. Je ne suis rien, ni personne, pour lui. J'ai beau être celle qui l'aime certainement le plus en cette basse Terre, je ne suis pas celle qui le retiendra. Les larmes reviennent, secouant mon corps avec violence. Le moindre sanglot crispe mes muscles, comme si plus que de me briser, il déchirait toute la couverture recouvrant les morceaux éparpillés de mon être. Après ce combat, il ne restera plus rien de moi.

Et j'agonise. Encore et encore. Alors que je pense que tout est déjà fini, que tout a été brisé, les nouvelles gerbes d'électricité qu'il produit m'indiquent que ce n'est pas le cas. Qu'il reste encore tant de mon amour à saccager. L'aimer à l'infini, et souffrir à l'infini. Son sourire, que j'entre-aperçois au travers du rideau flou de mes larmes, me rappelle quelqu'un d'autre. Quelqu'un d'autre me souriait. Vous êtes si loin... Il se prépare, s'installe, prêt à combattre. Sa main délaisse la blessure qui doit toujours le lancer. Il va l'ignorer, et me réduire à néant.

Moi aussi, Suiren... Je suis désolé. Pardonne... Pardonne moi.

Jamais. Je ne lui pardonnerai jamais. Parce qu'il n'y a rien à pardonner. Je ne peux pas... Les pics s'abattent, dirigés vers moi. Et mon cerveau s'éteint purement et simplement pendant une seconde, sous l'instinct de survie balayant tout. Table rase. Un bon en arrière, j'esquive la majorité des pics, mais quelques uns parviennent malgré tout à me faucher. Le courant, en passant, chauffe si étrangement mon bras droit et ma troisième patte gauche qu'il y laisse de légères striures. Et je serre les dents. Si fort que ma langue s'écrase contre mes crocs et s'y griffe. J'accuse le coup, de mon mieux. Je ne peux pas couvrir la blessure, mes deux mains liées tenant la dague, mais j'y jette une rapide œillade soucieuse. Quelque chose cloche. Il se retient.

Je pourrais en être heureuse, me dire que c'est parce que pour lui je suis quelqu'un. Mais à ce rythme, nous allons tout les deux nous épuiser, et je n'aurais plus la force de le mettre à l'abri. Je dois le mettre K.O. L'idée perce. Je bondis à nouveau vers l'arrière, et grimpe en vitesse le tronc d'un arbre pour m'y installer. De la hauteur. Il me faut de la hauteur, et une meilleure visibilité.

Un long fil de toile, aussi solide qu'il m'est possible de le faire, glisse de mon abdomen inférieur, venant chuter entre mes jambes grâce à la gravité. La même gravité tirant également mes longs cheveux noirs vers le bas, couvrant mon visage de porcelaine. En vitesse, je coince la garde de ma dague entre mes dents, serrant terriblement fort pour qu'elle ne m'échappe pas, et vient entourer le morceau visible de toile. Plus d'allonge. Ce n'est pas suffisamment résistant pour tenir un combat, j'en ai conscience, mais c'est un bon moyen pour le garder aux aguets. Je laisse alors pendouiller la dague, au bout du fil de soie épaisse, avant de tirer sur le morceau entre mes mains pour la balancer dans l'air. Un coup dans le vide, premièrement, pour l'avertir.

Puis un autre, plus proche de lui. Je tire d'un coup sec sur le fil, relève le coude pour diriger l'arme blanche plus près encore, cherchant à tenter de toucher l'une de ses jambes.

Je n'ai pas le choix. J'essaye de m'en convaincre, de m'illusionner de ces mots comme un enfant croirait aux contes de fées. Je sais que la vie n'est pas comme ça, je sais que je ne peux pas être de son côté. Pourtant, je le suis. Quelque chose crépite. Dans mon esprit, mes pattes s'égratignent sur les débris, tâchant de minuscules imprimés de sang un sol blanc comme la neige. S'il est la lumière, je maintiendrai l'équilibre en étant les ténèbres. Je serai la Lune, toujours séparée du Soleil par la tragédie qu'est la réalité. Aujourd'hui est ce jour, un jour où nous nous partagerons le ciel, où son éclat me permet de briller à mon tour.

Ma voix s'échappe. La peur m'a ligotée, mais je m'en suis défaite. Je n'abandonnerai plus. Je ferai face. Fini, de se cacher dans l'obscurité. Fini, d'avoir peur. Les notes sont claires, répondent à sa détermination par la détermination. Et un sourire vient se perdre sur mes lèvres, si douloureux et pourtant si chaud. Je peux mourir, si c'est de sa main. Pourtant sa force a donné une autre raison à la mienne d'alimenter mes membres, d'encourager mes actions. Je ne mourrai pas, je vivrai pour lui.

Johan... S'il te plais, souris-moi pour toujours.
notes ; 1412 mots


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MessageLun 2 Avr - 15:40
LIVRE 1 - CHAPITRE N°9
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Cet affrontement était bien le dernier que l'électrifié désirait. Le dernier qu'il pensait faire, le dernier combat dont il avait envie. En temps normal, un duel était pour lui source d'excitation. De force, d'envie, de plaisir. D'un sang qui bouillonnait dans ses veines, tambourinant, comme pour s'échapper des pores de sa peau sous la forme d'une brume épaisse. Oui... le comique aimait se battre. Johan était parfois proche d'une bête, n'arrivant à vivre qu'en affrontant ses semblables. Une caractéristique plus proche du vilain que du héros, sûrement à l'origine de sa seconde identité. Pour lui, un combat, c'était quelque chose de passionnant. Une chose dont il ne pouvait se passer. Frapper de ses poings, sentir son corps en alerte, cette peur de la douleur, de la mort.

... Pourquoi ce n'était pas le cas, actuellement ?

Il n'y arrivait pas. Johan ne prenait aucun plaisir. Pour la première fois de sa vie, un combat n'arrivait pas à éveiller ses sens. Pas à cause de la force de son adversaire, Suiren étant particulièrement forte. Non, ce n'était pas ça. Il ne réagissait pas. Son cœur ne battait pas la chamade, l'excitation ne faisait pas frissonner son être. Non. Il avait mal. Il souffrait, sans même s'être pris de coup. Derrière ce sourire, derrière cette expression, derrière son héroïsme, derrière les rideaux qu'il installait pour se cacher de l'araignée, Johan souffrait. Il ne voulait pas le faire. La frapper. Lui faire du mal. Ses mouvements étaient irréguliers, retenus, sans qu'il n'arrive à les contrôler. Même si l'homme le voulait, même s'il le devait, son corps ne le permettait pas.

Un héros. C'était ce qu'il était, ce qu'il est, ce qu'il veut devenir. Tout à la fois. Un héros se devait de défendre les gens, de défendre ceux qu'il aime. Suiren... Suiren en faisait partit. C'était une amie, une personne douce, attentionnée, qui réveilla en lui des choses qu'il pensait jusque-là inexistantes. Il ne voulait pas lui faire du mal. Ce combat... Johan désirait l'arrêter. Le plus tôt possible.

Malgré tout, sa détermination était là. Présente, débordante, personnifiée par son rictus. Au-delà de ses sentiments pour l'araignée, au de là de ses envies, de ses peurs. Il y avait cette étincelle, cet incendie, ce feu de joie représentant son envie, son besoin de sauver les siens. Même s'il devait pour cela abattre sa foudre sur une amie qui désirait, de son côté, le sauver de sa propre témérité.

Étrangement, c'était comme si Suiren se nourrissait de ce sentiment. De cette force qui animait chacun des gestes de l'électrifié, chacune de ses paroles. Johan le sentait : elle-même se faisait à cette idée. Aussi horrible soit-elle, aussi douloureuse qu'injuste. Et d'un côté, cela le rassurait. Elle était décidée à le combattre, à l'affronter. À être l'ombre naissant de sa lumière, aussi forte qu'il est lumineux.

D'un mouvement, la belle monta à un arbre, se cachant des yeux de Johan. Oh. Elle jouait à ça... En même temps, elle n'était pas réellement des plus avantagés face à l'électrifié. L'alter du comique était puissant, versatile. L'homme avait ainsi de nombreux moyens de tenir l'araignée à distance, de l'assaillir de différents pics d'électricité. Et malheureusement pour elle, Suiren venait déjà d'utiliser sa carte "sentiments" pour pouvoir approcher Johan sans qu'il ne l'attaque. Rien qu'à cette pensée, son épaule vint lui rappeler la douce présence du poison qui parcourait ses veines, lui arrachant un grognement de douleur. Ce fut assez conséquent pour lui faire perdre le contrôle de son attaque durant une demi-seconde, cette légère différence permettant à la belle de ne pas être touché par certains projectiles, qui s'écrasèrent au sol avant de disparaître.

Tiquant doucement, son regard se porta alors à l'arbre dans lequel elle venait de disparaître. La jeune femme préparait quelque chose, il s'en doutait. Ce n'était pas une tentative de fuite... Elle venait d'avoir un regain soudain d'énergie. De force. De courage. Comme si quelque chose venait de naître en elle, quelque chose de différent. Cette nuit était sous le signe des changements, des prises de conscience. Autant pour lui que pour elle. C'est ainsi qu'il fut surpris par l'attaque soudaine d'une lame, sa dague, qu'elle lançait et contrôlait à l'aide d'un long fil de soie. Mince... Voilà qu'elle redoublait d'ingéniosité pour pouvoir s'attaquer à lui sans avoir affaire à sa foudre ! En plus de ça, que la belle ne s'en doute ou non, le fait qu'elle se cachait ainsi l'empêchait d'employer énormément d'électricité.

Selon la légende, l'homme aurait découvert le feu lorsqu'un éclair frappa un arbre, l'enflammant. Johan ne souhaitait pas répéter la même chose... Ils étaient en pleine forêt, et déclencher un incendie ne serait profitable pour personne. Johan risquerait de tuer son amie, d'alerter les vilains, de potentiellement gêner ses camarades... Merde. Double merde. Cet endroit boisé n'était clairement pas son terrain de prédilection. Aucune source d'électricité, du combustible prêt à être l'image personnifiée de sa détermination... Et on double ça du pire adversaire possible. C'était un défi peut-être un peu trop dur pour le comique...

Son épaule le relança alors, comme pour le rappeler à l'ordre. La douleur le sortait de sa légère torpeur, de sa réflexion. Que pouvait-il bien faire ?

Pas le temps de réfléchir, Suiren repassant à l'attaque. La lame sifflait, fendant l'air, menaçant l'homme. À chaque coup, il sentait le danger se rapprocher. L'esquivant du mieux qu'il le pouvait, sautant en arrière, sur les côtés. Bordel. Comment réussir à l'avoir, à la toucher sans foutre le feu ?

La douce voix de l'araignée vint alors perturber ce silence, quelques mots s'échappant de ses lèvres. Elle voulait qu'il continue de sourire pour elle. Pour toujours. À ses mots, son rictus s'élargit un peu plus. À la fois sincère, déterminé, triste. Tout passait par ce sourire, qu'il lui offrait. Juste à elle. Et sa voix, plus forte, grave, perça la nuit et son silence.

« Jamais je n'arrêterai, Suiren. C'est pour ça que je dois y aller. »


Au fond de lui, il souhaitait qu'elle comprenne. Qu'elle arrête... Qu'elle se joigne à lui. C'était son plus profond désir, qu'elle abandonne la ligue. Qu'il puisse l'aider.

Bien plus que les autres élèves, Johan voulait surtout la sauver elle.

Toujours aussi déterminé, une idée vint germer dans son esprit. Lorsqu'elle lança une nouvelle fois sa lame, au lieu de fuir dans la direction opposé, l'homme s'avança. Esquivant la dague d'un léger mouvement, il attrapa alors soudainement la toile, avant de regarder en direction de l'arbre. Même s'il ne la voyait pas, même s'il ne pouvait plonger son regard dans celui de la belle, Suiren pouvait sûrement sentir toute son attention, passant dans ses deux océans formant ses yeux.

« Je dois les sauver, comme je dois TE sauver ! »


Des gerbes d'électricité s'échappèrent alors de son bras pour rejoindre le fil... Qui était un plutôt bon conducteur. En une demi-seconde, la charge passa à travers la soie, pour aller électrocuter directement l'araignée. Johan ne savait pas si elle avait eu le temps de lâcher ou non l'objet, se séparant de sa précieuse dague, mais ce qu'il savait était que cette attaque était sans danger pour la forêt. Un moyen qui lui permettait de toucher directement la jeune femme, et peut-être la calmer.

Écrit et codé par Johan R. Grant




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MessageMer 4 Avr - 12:06
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Ma dague virevolte. Guidée par mes mains comme une marionnette entre les mains de son maître-chanteur, elle obéit docilement à ma volonté autant qu'à la gravité. Gravité. Le mot ricoche dans mon esprit. Tout ce qu'il se passe ici, c'est grave. L'attaque, l'héroïsme de Johan... Tout ça, c'est inutilement grave. Je serre fort mes mains sur le fil directeur, en claquant d'un coup sec ma langue contre mon palais. Je ressens tellement de colère que je ne sais plus s'il s'agit bel et bien de cette émotion ou si mon cœur et mon corps ne cherchent pas à nouveau à m'illusionner. Je pourrais chercher à savoir, comprendre, mais je sais que je n'en ai plus le loisir. Je dois nous extirper de cette situation le plus vite possible.

Jamais je n'arrêterai, Suiren. C'est pour ça que je dois y aller.

Sa voix me parvient aux oreilles. Forte, elle porte toute la détermination qui ne fait jamais que redoubler en ampleur. Écrasée contre le Soleil, je rivalise en relevant légèrement la tête pour tenter de l'apercevoir clairement. L'âme d'un héro. Aussi suicidaire que tout les autres avant lui. Je sais ce dont les gens sont capables. Je sais ce qu'ils veulent, et ce n'est pas aussi beau que ce qu'il a l'air de penser. Je connais la douleur, la souffrance, je connais l'égoïsme qui ronge la pomme de l'humanité de l'intérieur. Et moi je suis un ver, pitoyable créature qui ne fait qu'accélérer le processus de destruction. Je veux la paix. Mais la paix ne s'obtient jamais que par la guerre. Ceux qui ont déjà été blessés ne seront jamais capables de laisser couler l'eau sous le pont. Ils chercheront toujours à laver l'affront, se venger.

Johan, mon naïf prince, croit encore qu'il est possible d'arrêter ce manège. La vermine, c'est eux. La colère grossit. Pourquoi suis-je là, à me battre contre lui ? Pourquoi ne veut-il pas comprendre que ça ne finira jamais ? Il faut le mettre K.O. Comme pour les autres. La chaleur se diffuse sous ma peau d'albâtre. L'adrénaline pulse, et accentue encore d'avantage ce sentiment d'emportement. La colère. La rage. La furie. Tout ça, c'est la faute des autres. C'est non seulement de lui-même que je dois le protéger, mais également des autres. Ceux qui un jour crieront son nom pour qu'il vole à leur rescousse. Ceux qui ne sauront jamais voir dans ses yeux toute la beauté que j'y lis, qui ne le verront jamais que comme une figure. Il tient tant à devenir cette statue, ce monument vivant. A l'intérieur, je bouillonne. J'en ai assez.

Sa voix ne parvient plus à m'ôter du brouillard de ce sentiment que je ne sais plus nommer, et je n'écoute que très distraitement.

Je dois les sauver, comme je dois TE sauver !

Je serre la mâchoire. Si seulement j'avais su à quel point ça allait m'être utile. Ses mains agrippent au fil qui passe à sa portée, et je comprends en un temps record que ce n'est pas bon signe. Le crépitement vibre, un son si particulier, et mes yeux suivent à peine la ligne claire qui remonte le fil épais de soie. Je n'ai pas le temps de lâcher prise.

La douleur vrille mes doigts, une chaleur insupportable. Le hurlement de douleur m'échappe, disparaît bientôt entre mes lèvres mordues avec désespoir entre mes dents. Le crépitement semble perdurer encore une poignée de micro secondes, alors que mon corps obtempère enfin et, par instinct, lâche le cordon me reliant à lui. Ma voix, brisée, se perd, vite étouffée par les voix qui s'élèvent çà et là, par les bruissements dans les alentours. Je vacille, la vision troublée par le choc. Johan m'a attaquée. Encore. Il a recommencé. Mon visage se tord, et je ramène les mains vers ma poitrine en espérant que mettre le plus de distance entre moi et le fil retombé me fera échapper à cette douleur. Mais c'est faux. Je sens encore le courant, comme si une nuée d'aiguilles cherchaient à se frayer un chemin, à percé de toutes parts mes dermatoglyphes pour en faire disparaître le code unique. Bientôt mes cheveux recouvrent à nouveau mon visage, alors que je penche la tête. L'une de mes pattes glisse, et je ferme les yeux avec insistance alors que le sol se rapproche.

Je lève les bras pour protéger ma tête, mais je n'échappe pas à cette nouvelle souffrance. L'impact est violent, comme si je m'étais jetée contre un mur de béton pur. Les irrégularités des racines parsemant le sol me rentrent partiellement dans la peau, les pieds de ces grands arbres tordant mon corps léger. Mes côtés sont douloureuses, mes épaules également. Et je reste là, un moment. Mon regard fixe le vide, alors que j'halète. La respiration saccadée, saccagée, roule lourdement dans l'air humide. Je veux te voir... Je veux comprendre. Mes bras se déplacent, cherchant à trouver sur le sol un appui pour mes mains. Et la douleur reprend, vrillant mes membres salis par la terre. A nouveau, un cri de douleur esquive à mon contrôle, et malgré moi les larmes reviennent. Des larmes de peine, de colère. Je n'arrive pas à croire que nous devions en arriver là.

Et sa silhouette se dessine devant moi, alors que je relève difficilement la tête.

Le flash m'éblouit. Encore un souvenir, un mauvais souvenir. Je me souviens, dans cette chambre trop blanche, le rouge que j'ai semé sur le sol. Les bavures de mon corps, quand je me traînais vers mes parents. Je me souviens de l'agonie, alors que mon corps mourait, alors que mon humanité était arraché à ma poitrine. J'ai rampé jusqu'à eux, je les ai suppliés de ne pas me laisser derrière. Et j'avais si peur. Peur de mourir, de vivre peut-être même. Mes ongles grattent le sol, alors que j'essaye de me rapprocher de mon mieux. Mais chaque rencontre de matière contre ma peau est un supplice. La distance est trop grande. Elle l'a toujours été. J'avale ma salive, de mon mieux, avant qu'une perfide toux ne me secoue. Les racines ont dû faire des dégâts.

Je... Tou-tout ce que je veux... Tout ce que je veux, c'est ne pas te perdre.

Il me faut de la force. Malgré ce miasme de hurlements dans ma tête, je pousse sur mes mains pour soulever mon buste du sol. Et, péniblement, je me relève. Mes pattes cherchent un équilibre, si fragile, alors que je vacille encore. Mes paumes reviennent s'appuyer contre ma poitrine, et je cherche son regard derrière le voile du mien. Si tu ne veux pas partir... Je réunis mes forces, certainement mes dernières, et ignore au possible les suppliques de mon être pour me jeter sur lui. Mes huit pattes me font me déplacer rapidement, mais la vitesse maximale est très loin de cet élan de désespoir. Peut-être que, pour une fois, j'aimerais simplement qu'il m'esquive et me laisse là.

Là où semble être ma place.
notes ; 1232 mots


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MessageJeu 5 Avr - 14:05
LIVRE 1 - CHAPITRE N°9
Vacances & Licence
Johan R. Grant & Suiren Mio
Un combat qu'il n'arriverait pas à gagner. Voilà l'effet qui lui faisait cet affrontement, cet échange de coup. Un duel, pour lui, c'était un dialogue. Chaque coup exprimait un mot, chaque enchaînement, une phrase, le tout s'entremêlant pour former un ensemble cohérent, seulement connu des deux adversaires. Et cette discussion était très certainement la plus dure pour le jeune homme, la plus dure parmi les nombreuses années passées à frapper de son poing les personnes qu'il défiait. C'était... triste. Sincère. Honteux. Tellement de sentiments étaient transposés par chacun de ses coups. Par ce poison qui lui vrillait les sens, la douleur étant comme un hurlement venant de l'araignée. Pourquoi devaient-ils s'affronter ?

Pourquoi devaient-ils ainsi se faire du mal ?

Ils étaient de deux groupes différents. Opposés. La ligue, les héros, plus précisément les étudiants. Mais ce n'était pas ça... Non, se servir des deux groupuscules pour justifier ce combat était idiot. Enfantin. Dans d'autres circonstances, le combat se serait quand même passé. Rejeter la faute de tout ça sur d'autres personnes ne permettrait pas de régler le souci. Car c'était bien ça, le problème. S'ils en venaient aux mains, c'était entièrement de leurs fautes.

De celle de Suiren, attachée à l'extrême à l'apprenti héros. Le cerveau embrumé d'un amour sans fin, de cette attraction qui lui fait perdre doucement la tête. Elle n'était pas capable de le voir souffrir, et c'était ainsi avec un certain humour noir qu'elle en venait néanmoins à cet extrême pour l'éviter. C'était tout autant la faute de Johan, incapable de prendre conscience de ses facultés. Incapable de simplement laisser tomber quand il le faut, incapable de se défendre face à la jeune femme. Certes, il arrivait à la vaincre. L'issue du combat était évidente.

Mais allait-il réellement gagner, dans ce cas-là ?

Vaincre l'araignée, la voir au sol, et pouvoir s'échapper, était-ce une victoire en soit ? Un combat peut-il être réellement gagné seulement via un combat, seulement en achevant son adversaire ?

Non. Ce n'était pas une victoire. Ce n'était pas sa victoire.

Elle ne changera pas d'avis. Elle continuera à tenter de le sur-protéger. Elle ne lui accordera pas sa totale confiance. C'était idiot, pour Johan. Il se sentait horriblement nul. Incapable de faire ce dont il parle. La sauver. Comment peut-il sauver une jeune femme qui a si peur pour sa vie qu'elle se force à lui faire du mal pour ne pas qu'il s'enfuit ? Quel genre de personne se prétendrait-il héros après tout ça ?

Que des belles paroles, que des mots. Il était tel un chien, qui aboie, sans jamais mordre.

Ce combat, il ne devait pas le gagner comme ça. Il ne devait pas se battre à fond, il ne devait pas déchaîner sa foudre sur une pauvre innocente qui souhaitait simplement son bien. Petit à petit, Johan le remarquait. Le comprenait. Un héros, un vrai, ce n'est pas qu'un guerrier. Il ne se limite pas à vaincre des vilains, à sourire, à se battre. Il se doit de rassurer les autres, de les calmer, d'être présent. Que sa simple aura suffise à apaiser, à donner cette confiance aveugle aux autres.

Ses deux océans commençaient presque à couler. Humide, son regard était posté sur l'araignée à qui il venait de faire du mal.

Désolé.

Il l'avait blessé. Sans la comprendre. Au lieu de l'écouter, au lieu de tout faire pour qu'elle ne s'inquiète pas, l'homme en était venu aux mains. Il fut trop enhardi par sa morsure, qu'il aurait dû ignorer. Tel un animal apeuré mordant la main de son sauveur, le cœur perturbé par la peur et l'incompréhension. Johan avait tout fait de travers. Ce n'était pas comme ça qu'il devait réagir. Ce n'est plus comme ça qu'il doit réagir, désormais.

Désolé...

Elle se relevait. Il l'admirait. Malgré tout, elle était là, debout. Non. Ce n'était pas sa faute. Suiren n'avait rien fait de mal. Elle l'aimait, elle le montrait. L'araignée suivait ses principes, elle cherchait à l'aider. À le sauver. En ce moment précis, la belle tenait bien plus de l'héroïne que lui-même. Les rôles s'inversaient, lentement. Là où elle ne voulait pas qu'il s'enfonce dans un affrontement où des gens seraient blessés, lui cherchait absolument à s'y adonner. Quitte à faire du mal à des gens. Qui était le vilain ? Qui était le héros ?

Désolé... !

Elle lui fonça alors dessus. En disant qu'elle ne voulait pas qu'il parte. Qu'il s'en aille. Qu'il disparaisse. Lui, il était là, immobile. Johan n'arrivait pas à répondre, à décrocher le moindre mot. La peur. L'incompréhension. La honte. La colère. Des sentiments nombreux, qui aplatissaient sa motivation. Tétanisé, bloqué, l'homme n'arrivait pas à s'échapper. Il devait agir d'une autre manière. Il devait comprendre. Comprendre, agir, l'aider. Ne plus penser à rien d'autre. La sauver. La sauver !

Il n'esquiva pas. Non. Ouvrant les bras, il l'enlaça, en même temps qu'elle lui rentra dedans. Le choc fut brutal, Johan se mordant furieusement la lèvre pour empêcher son gémissement de douleur de s'échapper. C'était ça, la solution. Alors qu'elle continuait sa course, il ne la lâcha pas. Sans l'attaquer, sans lui faire du mal. Il devait lui faire comprendre, lui faire confiance. Il devait y aller. Pas pour combattre des vilains, pas pour abattre sa foudre.

Pour sauver des gens.

Finalement, ils terminèrent cette terrible course contre un arbre, le corps de Johan percutant avec force le bois. Retenant là encore son gémissement de douleur, mordant si fort sa lèvre que du sang commença à perler, l'homme tenait néanmoins toujours la jeune femme entre ses bras. Il la câlinait avec douceur, tendresse. Malgré les coups, malgré la douleur, malgré tout ce qui c'était passé.

« Désolé. »


Ses mots furent soufflés, de sa voix forte, mais douce. Tendre. Tout aussi fondante que l'étreinte qu'il lui offrait. C'était comme ça qu'il devait la convaincre. Pas avec de la douleur, pas avec un combat. Mais avec des attentions. Par ses gestes, par ses mots, il devait lui faire comprendre qu'il reviendrait. Qu'elle n'allait pas le perdre. Qu'il était assez fort pour s'en sortir.

« Merci beaucoup, Suiren. De me protéger. »


Il leva son regard vers elle, ignorant la douleur. Ses divers projectiles d'électricité encore présents commencèrent à disparaître, alors qu'il lui offrait son plus grand sourire. Un rictus de joie, de confiance, de douceur, juste pour elle. Un sourire qui était bien plus grand, bien plus profond, bien plus démonstratif que tout ceux qu'il donnait aux autres. Et malgré le sang qui zébrait son visage, les bleus naissants, et ses légers tremblements à cause du poison, son sourire était toujours là.

« Mais les autres n'ont pas ma chance. Celle de t'avoir. Alors s'il-te-plaît... Laisse-moi m'en occuper. Je veux juste les aider. »


Continuant de la garder contre lui, il vint doucement poser son front sur le sien. Elle pouvait sentir sa chaleur, sa force, son souffle qui se mêlait doucement à celui de l'araignée. Cette bulle revenait lentement, venant séparer les deux amis du reste de ce monde pourri, les bloquant dans le temps, profitant d'un moment qui n'appartenait qu'à eux deux.

« Je reviendrai. Je te reviendrai, et je te sauverai. Fais moi confiance. »


Suiren n'était pas une guerrière. Pas une combattante. Suiren était, à sa façon, une héroïne. Une jeune femme agréable, qui souhaitait simplement le sauver. Il ne pouvait pas la sauver en l'affrontant, il ne pouvait pas la sauver en la mettant K.O., comme les autres.

Non, pour cela, il devait être sincère. Et s'ouvrir à elle.

Écrit et codé par Johan R. Grant




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MessageSam 7 Avr - 13:13
Vacances et licenceft. johan r. grant
Pourquoi tu ne bouges pas ? Pourquoi tu ne m'esquives pas ? Alors que je fonce, droit sur lui, Johan ouvre les bras. Je l'aperçois entre les fils de mes cheveux en bataille. Il est là, et m'attend comme la chute de son épée de Damoclès. L'impact est violent, mon corps crispé par la douleur venant se heurter au sien. Je l'emmène, le fait reculer, jusqu'à ce qu'un tronc d'arbre arrête notre progression. Je sens son corps se presser entre la surface et moi, et un terrible frisson dégringole ma colonne vertébrale. Je lui ai encore fait mal. Je relève la tête, ignorant au possible le fait d'être certainement effroyable à regarder, et observe son visage. La douleur le balafre, tout autant relevé par ses yeux au bleu océanique que sa lèvre mordue jusqu'au sang. Et ma force s'évapore. J'ai fait ça... Ses lèvres s'éloignent l'une de l'autre, et sa voix, si proche, glisse jusqu'à mes oreilles comme la mélodie des anges après une croisade.

Désolé.

Malgré le cocon qu'il m'offre, enveloppée dans ses bras, mon corps ne fait que se crisper encore d'avantage, et je ferme les yeux avec insistance dans l'appréhension. S'il s'excuse, est-ce parce qu'il compte jouer lui aussi la carte de la tendresse pour me mettre au tapis ? Mon esprit n'oublie pas ma propre trahison, la répétant à l'infini pour sans cesse lui rajouter du poids. Pourtant, je suis déjà 6 pieds sous terre. Je sais qu'en agissant ainsi, j'ai probablement brisé la confiance que Johan m'accordait. Et les larmes reviennent. Encore et toujours, le flot est trop important pour que je sache le retenir. Je n'en ai de toutes façons pas envie. Ça fait mal, de t'aimer comme ça. L'amour en lui-même ne l'est pas, douloureux. Mais le fait que le monde entier soit contre la passion qu'il a fait naître en moi... Ça me déchire de l'intérieur. Je sais que je ne suis pas capable de m'esquiver à son regard, que je ne peux pas résister à son sourire. Et ses bras... J'accepte ce tournant du destin à mon tour, fébrilement. Est-ce qu'il va disparaître si je cligne des yeux ?

Merci beaucoup, Suiren. De me protéger.

Loin d'attendre un nouveau dialogue, je sursaute quelque peu. Même ce sursaut me fait mal, et je grimace en tentant pourtant de rendre cette expression aussi discrète que possible. S'il parle, s'il me dit ça, c'est que le combat est fini, n'est-ce pas ? S'il comprend pourquoi je me bats comme une lionne contre lui, c'est qu'il n'y ira pas ? Mon cœur, ce qu'il en reste, se serre comme prisonnier d'un étau formé de barbelés. Son regard vient se nicher dans le mien. Je n'y reconnais pas la moindre expression, comme si subitement la régularité de sa mosaïque avait été remplacée pour former à présent un tout autre motif. Et les couleurs, sublimes, s'y étalent comme les grains de sable profitant de la caresse chaude du soleil. Mon monde est en gris, un profond gris qui ne signifie rien, qui ne veut rien dire. Un gris qui rend tout le monde identique. Mais pour moi, Johan est un arc-en-ciel. Il promène les teintes avec lui, changeant tour-à-tour, renaissant sans cesse. Si seulement j'avais la force de lui dire ce qu'il représente avec ces mots-là. Un sourire, immense, si doux, vient se nicher sur son visage abîmé par l'affrontement. Et mon cœur rate un battement. Plusieurs peut-être, même.

Est-ce que je le mérite, ce sourire ? Je fais partie de la Ligue.
Sa voix me fouette le visage. Je le savais, pourtant.

Mais les autres n'ont pas ma chance. Celle de t'avoir. Alors s'il-te-plaît... Laisse-moi m'en occuper. Je veux juste les aider.

Son front se pose contre le mien, entre les espèces de cornes qui me rappellent un instant que je ne suis pas plus normale que gentille. Et pourtant, il n'a pas l'air de vouloir reculer. Ironiquement, même s'il le voulait, il ne le pourrait pas. Il est là, encore, entre moi et cet arbre. Pourtant... Je ne sens plus que nous deux. Comme si toute sa tendresse avait su dessiner un ruban pour nous relier, nous isoler un instant de la souffrance, de la peur et de la violence. Son souffle, lourd, roule dans l'air et s'écrase à chaque expiration contre le mien. Je sens cette chaleur irradier contre mon visage. Sa chaleur à lui. Mes pensées vacillent, aussi ivres que troublées.

Je reviendrai. Je te reviendrai, et je te sauverai. Fais-moi confiance.

Un léger rire glisse de mes lèvres. En a t-il jamais été autrement ? Il a toute ma confiance. Je marcherai entre les brasiers les yeux clos pour lui. En preuve, mes paupières viennent recouvrir les deux perles sanglantes qui me servent d'yeux. Et je penche légèrement la tête, pour la poser contre son épaule. Si seulement je pouvais rester là jusqu'à la fin des temps. Si seulement tout pouvait s'arrêter maintenant, je sais que personnellement je mourrais heureuse. Si c'est comme ça que ça doit être, j'imagine que je n'y peux rien. Après une pause, je rouvre les yeux et le fixe. Un long regard, qui en dit tout aussi long sur ce que je ressens.

Tu sais... Je m'en moque, d'être seule. Je ne veux juste pas être sans toi.

Si là, tout de suite, j'avais la courage, il saurait vraiment combien je l'aime. Il le saurait plus que les mots ne peuvent espérer le décrire. Rien qu'à l'idée, mon cœur s'emballe. Je pourrais lui voler un baiser, lui en offrir un pour ma part. Personne ne verrait, personne ne saurait. Pourtant, ce n'est pas ma place. Je le vois bien. Je rapproche mon visage du sien, avant de bifurquer. Et mes lèvres se posent sur sa joue droite. Un bisou, aussi timide que ceux "interdits" des enfants, comme un secret à emmener dans la tombe et ne jamais dire à un adulte. Ce n'est pas mal, mais ça en a tout l'air coupable. Et, découragée, je laisse mes pattes descendre, ainsi que mon buste humain. Je n'ai plus la force. Pourtant je dois le lui dire, pour ne plus avoir le choix. Si je lui dis, je devrais le faire. Plus petite à présent, ma tête se pose entre son torse et son ventre, et j'y frotte légèrement un côté, malgré toute la couleur de mes joues. Les bleus finiront par la rendre invisible de toutes façons. Alors ma voix, épuisée, vient reprendre.

Alors, je ne comprends pas... Mais j'accepte.

Dernière chance avant que ma force ne disparaisse totalement. Je relève la tête, pour l'apercevoir, et bouge les bras sur le côté pour pouvoir les lever vers lui. J'affiche sous son nez les lourdes menottes qui, sous les mouvements précédents du combat, ont encore une fois meurtri mes poignets. Pourtant, ce n'est pas ce que je cherche à montrer. Je pousse sur mes pattes, et me relève bien à regret. J'aurais aimé rester là, à écouter battre son cœur, à me bercer de sa symphonie. Mais il a d'autres choses à faire. Et moi aussi. A nouveau, je reprends de le fixer. Je déglutis, avalant de mon mieux le surplus de salive que l'angoisse me provoque. Tu es décidée, Suiren. Ne change pas d'avis. Je refuse de l'affronter à nouveau. Je refuse d'être comme ça. Si c'est pour lui... Je peux changer ça.

S'il te plais, libère mes mains. Si tu y vas, j'y vais avec toi. Je te protégerai, et je protégerai les autres.

Je compte les mots, je cherche comment le dire. Je pince mes lèvres entre elles, nerveusement, mais ce geste prend vite fin. Non. Je n'hésite plus. J'ai prit ma décision, j'en prends la responsabilité seule. Mon visage appuie cette détermination, et je hoche la tête pour moi-même.

Je vais quitter la Ligue.

Je n'ai pas peur. Peu de membres de la Ligue me connaissent, et je n'y ai pas une place importante. Cela dit, je ne suis pas stupide pour autant. Je sais très bien que si je pars effectivement, je serai pire qu'une déserteuse : une traîtresse.

Mais si c'est le prix à payer pour que Johan ait la conscience tranquille, et que je puisse l'aider, alors je vais payer. Payer pour ce que j'ai fait. Sans la Ligue, je n'ai plus de maison. Je n'ai plus de "famille", comme le peuvent certains membres. Mais peut-être que la Ligue n'est pas ma famille de toutes façons. Une vraie maison t'ouvre la porte peu importe ce qui s'est passé, ce qu'il se passe. Ce n'est pas la devise des vilains qui vivent sous le Lotus Noir. Ma famille. Ma famille, c'est lui. S'il le faut, je me cacherai. Je ferai la morte jusqu'à ce qu'ils m'oublient. Si je ne renverse pas la pièce, je ne pourrais jamais voir l'autre face. Aujourd'hui est différent, demain le sera aussi.

Je veux devenir quelqu'un qui peut être auprès de toi.
notes ; 1610 mots


*winkwink*:
 
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MessageLun 9 Avr - 23:23

ft. Johan R. Grant & Suiren Mio VS Daqiao

GROUPE 1-EVENT N°2

Daqiao était la responsable de cette mission. Par ses informateurs, elle savait très bien qu’il y aurait des membres de la ligue lors du camp d’entraînement d’été qu’avait organisé U.A. C’était donc une bonne occasion de mettre ses sbires ou ses alliés à l’épreuve et aussi de s’occuper personnellement de ces vilains. Elle ordonnait aux autres vengeurs de se séparer dans la forêt afin de couvrir plus de terrain afin de mettre la main plus rapidement sur les criminels. Le but était simple : Éliminer les vilains. Bien sûr elle connaissait bien les autres membres des vengeurs et chacun ferait cette mission à leur manière. Ce qui comptait, c’était la réussite.

Une fois cela fait, Daqiao prenait les devants et s’enfonçait dans la forêt. En se promenant seule en forêt, celle-ci baissait son chapeau militaire tout en faisant un léger sourire. Cette ambiance tranquille lui rappelait une promenade au clair de lune qu’elle avait fait avec son époux. C’était à la fois touchant de s’en souvenir, mais à la fois triste. Elle ne devait pas s’abattre sur le sentiment négatif. Sans lui, elle ne serait pas devenue la chef qu’elle était aujourd’hui. En fait, elle ne serait sans doute jamais allée dans les vengeurs.

Se trouvant encore dans ses pensées, celle-ci pouvait entendre des bruits au loin. Une bataille ? Elle se rapprochait donc de l’endroit en question pour voir qu’il y avait bel et bien un échange entre un très grand jeune homme à la chevelure blanche et une femme araignée.  Mais, cela n’était pas tout à fait l’échange qu’elle s’attendait voir. De les voir blottit l’un contre l’autre de la sorte lui faisait verser une larme. Daqiao se cachait derrière un arbre pour ne pas être aperçue par eux et revoyait d’autre souvenir d’elle et de Jin. Une partie d’elle aurait voulu qu’il soit encore de ce monde, qu’elle puisse continuer d’être auprès de son âme-sœur. Mais hélas, elle ne pouvait plus vu que celui-ci était six pieds sous terre.

Toujours derrière l’arbre, elle écoutait la conversation entre les deux. Cette situation était tellement adorable. Du moins jusqu’à temps que celle-ci comprenne que la femme araignée faisait partie de la ligue. Même si celle-ci comptait les quitter pour pouvoir être auprès de la personne qu’elle aimait, Daqiao ne pouvait pas l’accepter. Pourquoi cet être du mal aurait le droit d’avoir du bonheur alors que celle-ci qui se trouvait du bon côté à perdu le sien et pas de n’importe quelle manière. De la main de l’un des vilains de cette foutue ligue. Notre dame serrait des poings. Elle était en colère. Il était hors de question qu’elle laisse celle-ci repartir en paix. Cette femme aux cheveux noirs et aux yeux rouges allait devoir se battre pour mériter son bonheur. Du moins, si elle survit à l’attaque. Elle sortait donc de son sac des os pour ensuite les jeter au sol. En ayant gardée quelques os de son époux, celui-ci pouvait ‘’encore’’ se battre avec elle. Ainsi, elle le gardait auprès de lui d’une certaine façon. Ses yeux devenaient plus brillant lorsqu'elle activait son alter.

Musique:
 

Le sol tremblait laissant sortir une grande main squelettique qui élevait Daqiao dans les airs pour qu'elle puissent voir ses futurs adversaires ou alliés de haut pour laisser entrevoir le crâne et la haut du corps du squelette dont elle avait le parfait contrôle. La grandeur de ce monstre donnait une impression de se trouver face à un boss final de jeux vidéo. Daqiao pointait son épée vers Suiren et Johan vu que les deux étaient proche l'un de l'autre avant de parler.

Il est temps de mettre un terme à ces retrouvailles.

La main ou se trouvait Daqiao était entrain de descendre tranquillement vers le sol alors que la seconde main du squelette se plaçait verticalement contre le sol. Cela faisait un bon mur d'os et en même temps que la vengeur glissait son regard vers Suiren, la main se déplaçait vers eux. S'ils n'étaient pas assez rapide, ils allaient être écrasés contre l'arbre.

[Hrp: Apparence de Daqiao Puissance : 2800 Alter : Inconnu ]

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MessageMer 11 Avr - 10:43
LIVRE 1 - CHAPITRE N°9
Vacances & Licence
Johan R. Grant & Suiren Mio
Le corps de Johan lui faisait horriblement mal. Ce combat ne fut pourtant pas si long que ça, il fut même plutôt... bref. Quelques attaques échangées, et les voilà déjà presque dans les vapes. En même temps, ils décidèrent de prendre plus de coups que d'en esquiver. Engourdis, l'électrifié sentait toujours le poison parcourir ses veines. Et même si la douleur provoquée par la présence de cette étrange substance commençait à disparaître, il avait encore ce côté désagréable qui vrillait ses pensées. Cette légère douleur, permanente, sa blessure lui picotant toujours, lui donnant presque envie de s'arracher l'épaule pour ne plus avoir à s'en préoccuper.

Mais tout ça, c'était le prix à payer. Le prix à payer pour sauver l'autre, sauver celle qui occupait toute sa tête actuellement. Suiren, cette si jolie araignée, la première personne qu'il souhaitait sauver, plus que tout. Son cœur battait si fort, son corps était si près d'elle. Son torse, collé à la belle, comprimait sa lourde poitrine. Il sentait son odeur, son souffle, sa vie. C'était une sensation qui le perturbait, une sensation délicieusement agréable qui animait un peu plus le sourire fixé sur ses lèvres.

Sans même le voir, il comprenait que la belle se calmait. Qu'elle lâchait lentement prise, s'enfonçant avec lui au fin fond d'une mer de confiance. Son rire, cristallin, berça ses oreilles, avant qu'elle n'explique qu'elle ne voulait juste pas être sans lui. Elle l'aimait. Il le sentait, et il se sentait si chanceux. D'être le centre de l'attention d'une femme comme elle. Douce, protectrice. C'était elle, l'héroïne. La vraie. L'essence même de ce dont parlait Staïn. Elle méritait bien plus ce titre que Johan. Dans un sens, elle en devenait presque un modèle. Une vision à suivre, un carburant, animant un peu plus le brasier qui brûlait actuellement au fond de ses entrailles.

Dans sa tête, Johan allait simplement partir s'occuper des autres, en laissant la jeune femme ici. Bien que dans un triste état, et clairement pas en possession de ses pleins moyens, le comique ne pouvait s'en servir d'excuses pour échapper à tout ça. Néanmoins, les prochaines paroles de la jeune femme le fit un peu plus sourire, et fit même s'échapper un rire de ses lèvres. Elle lui demandait de la libérer, qu'elle irait avec lui. Sauver les autres. Qu'elle quitterait la ligue. Cette demande fut... surprenante, et touchante. Les liens qui bloquaient les mains de l'araignée signifiaient énormément pour elle, et les retirer était déjà surprenant venant d'elle. La belle avait peur de ses propres capacités, de faire du mal aux autres. Qu'elle décide de s'en séparer pour l'aider était surprenant ! Mais devait-il réellement le faire ?

Avait-il envie qu'elle se blesse encore plus en s'attaquant à son ancien groupe ?

Grognant doucement, la question résonna dans sa tête. Il n'était pas sûr de savoir quoi répondre. Devait-il accepter ? Qu'elle l'accompagne, au risque de se mettre en danger ? Quelque chose lui disait que s'il refusait, le combat reprendrait. La belle était tout aussi déterminée que lui, et c'était une réelle condition muette qu'elle imposait au comique. Dieu... elle était bien plus forte qu'elle en avait l'air. Abdiquant, il glissa alors ses doigts dans sa poche, pour en sortir le fameux sésame qu'il fit doucement danser autour de ses doigts. Cette preuve de confiance commune brillait légèrement, tachetée du sang de l'électrifié.

« Je pense que tu te doutes que l'idée que tu m'accompagnes ne m'enchante pas trop... Mais d'accord. »


Sa dernière phrase fut sûrement le coup qui acheva totalement Johan. Juste après la fin de ses paroles, elle lui annonça quelque chose de surprenant, qui fit disparaître son sourire, le transformant doucement en un "o" de surprise. Elle comptait... quitter la ligue. S'en échapper, pour rester avec lui. Sortir de cette ombre dévorante qui l'emporterait forcément au fin fond d'un dédale de problèmes dont elle n'arriverait plus à sortir. Un cercle vicieux sans fin. Ah... Oui ! Oui !! Son expression de surprise devint de nouveau un immense sourire, l'homme venant déposer un baiser tendre sur le front de la belle, écrasant ses lèvres dans un léger bruit sonore.

Bordel. Son cœur battait si fort. Comme s'il allait exploser, sortir de sa poitrine. Une sensation de douceur, de bonheur commença à envahir son corps. Johan se sentait bien. Si bien ! La douleur, il s'en moquait. La fatigue, il l'ignorait. Tout ce qui importait au jeune homme était cette décision, difficile, forte, que l'araignée décida de prendre. Grâce à lui ou non, Johan était juste heureux. Comblé. C'était ça, être un héros ? C'était ça, sauver quelqu'un ? Bordel. Il ne savait plus quoi en penser, se laissant simplement bercer par ce moment qu'il ne désirait pas voir s'arrêter.

« Je suis heureux d'entendre ça, Suiren... Vraiment. Je suis prêt à tout pour t'aider. T'intégrer. Te protéger. »


Il ne savait plus ce qu'il disait. C'était juste... parfait. Johan n'arrivait plus à mettre de mots sur ses pensées, sur ce bonheur qui vrillait son corps ! D'un mouvement, il vint glisser la clef à l'intérieur des menottes, avant de les retirer, dans ce bruit mécanique singulier. Attrapant l'objet de métal, il le jeta au loin. C'était symbolique. Elle se débarrassait de ça, tout en se débarrassant de ses liens avec une organisation qui l'aurait plongé dans de mauvais coups.

« Tu n'as plus besoin de ça, Suiren. C'est fini. Tu es... une bonne personne. Et les bonnes personnes n'ont pas besoin de menottes. »


Lentement, alors qu'elle libérait l'homme de cette étreinte agréable, Johan se leva à son tour. La douleur était présente, mais l'endorphine provoquée par cette annonce suffisait à calmer l'homme. S'époussetant, tapotant les quelques parties de son corps où la poussière souillait le tissu, il était prêt à partir pour sauver les autres étudiants.

... Malheureusement, le destin décida de poser un dernier obstacle à tout ça.

Sortant de nul part, une jeune femme entra en scène, accompagnée d'un... Squelette géant ? Hein ? Quoi ?! C'était... un compagnon de la ligue, peut-être ? Merde. Elle devait avoir entendu les paroles de Suiren, et voilà qu'elle était déjà face aux conséquences de sa trahison ! Bordel... Et elle semblait forte, cette manieuse d'os. Certes, ils étaient deux à l'affronter, mais dans un état pas forcément très frais.

« Une amie à toi, je présume ? La ligue attaque ses propres membres maintenant ?! »


Sans même qu'ils aient le temps de se préparer, de parler de cette nouvelle venue, voilà que l'adversaire lança sa première attaque. Son servant lança sa main en direction du duo, prêt à les écraser contre l'arbre. Encore. Comme si ça allait marchait ! C'était esquivable, facilement... Pour lui, en tout cas. Merde, Suiren... Allait-elle réussir à s'échapper de cette étreinte avant qu'elle ne commence ? Il n'avait pas le temps de réfléchir. Il devait agir ! Son corps bougea alors tout seul, s'élança contre la main pour tenter de la bloquer. Malheureusement, Johan n'était pas doté d'un alter de renforcement, et malgré ses capacités au corps-à-corps, il fut bousculé au loin par la puissance de la main.

C'était... prévu. Le temps de tenter de bloquer l'attaque, il espérait que Suiren ait le temps d'esquiver à son tour le coup. La douleur vint à nouveau couper le souffle de Johan, s'écrasant ainsi sur le sol, quelques secondes plus tard.

Mais cette douleur... était presque agréable. Se relevant avec difficulté, son électricité commença à émaner de son corps, sous forme de légères gerbes d'une foudre flamboyante. Dans cette forêt sombre éclairée simplement par une lune pleine, Johan était une douce lumière. Un phare, allumé, éclairant et guidant les navires au centre d'une mer tumultueuse. Ce sentiment, qui montait le long de son être, était celui qui manquait lors de son affrontement face à Suiren.

Cette excitation, presque perverse, morbide, à se battre. Un combat qui le marquera, un combat difficile, un combat justifié.

Cette fois, ce n'était pas une amie qu'il affrontait. Mais une vilaine, qui désirait mettre fin à leurs vies. Ce sentiment était... ahh... ! L'excitation parcourait son corps, la douleur disparaissant au profit de cette douce adrénaline qui le motivait à bouger. Et devant la force de cet adversaire étranger, l'homme n'était pas prêt de se retenir. D'abord, son œil devint d'un noir de jais, avant que son iris ne s'allume d'une lumière bleutée. De son orbite commença alors à s'échapper cette légère fumée, ce signe qu'il ne se retenait pas. Que cette fois-ci, il se battait à fond. En pleine possession de ses moyens.

« Bon... On s'occupe d'elle, et on va sauver les autres. Deal ? »


Un combat en duo avec Suiren ? Au fond, l'idée lui plaisait. Elle était forte. Ils étaient affaiblis. Mais quelque chose lui disait qu'à deux...

Tout était possible.

Écrit et codé par Johan R. Grant




Oui, je suis fan de moi.
Merci Suisui ♥


Sinon, j'vous mange !
Tout cru !
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MessageVen 13 Avr - 20:39
Vacances et licenceft. johan r. grant & Daqiao (pnj)
On dit que la mort, c'est rencontrer enfin l'étreinte la plus douce de la création : celle de la Mort. Pourtant, je connais déjà l'étreinte la plus parfaite, la plus tranquillisante. Une étreinte capable de me séparer de la peur, de la confusion, de la tristesse. Celle de Johan. Logés l'un contre l'autre, à l'abri des regards, nous apprenons, nous faisons connaissance comme jamais nous n'avions osé par le passé. Bien évidemment, le futur héro me connait, il lit en moi comme dans un livre ouvert parce que je suis bienheureuse de l'intérêt qu'il me porte. Mais à ce moment précis, c'est différent, c'est autre chose. Mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine, une mélodie qu'il joue pour le cœur que je sens répondre à l'appel. Une belle harmonie, après le chaos.

Il peut ne pas m'aimer. Il peut aimer quelqu'un d'autre. Mais, même dans ce cas-là, je veux être près de lui et veiller à son bonheur. Les temps sont rudes, pour les idéalistes comme lui, et je ferai tout pour que son souhait soit exaucé. Je quitterai la Ligue, si c'est ce qu'il souhaite tant. Me sauver. En réalité, ces mots ricochent à l'infini dans mes oreilles. Il n'y a rien à sauver de moi. Je ne suis qu'une araignée, une créature détestable et détestée. Pourtant... Johan ne me voit pas comme ça. Et dans la chaleur de ses bras, je trouve une forme de repos, la consolation face à la si difficile bataille de ma vie : celle d'exister.

Je lui demande de bien vouloir me libérer, que je puisse le défendre et défendre les autres, et j'ignore de mon mieux l'appréhension. Les mains libres, comme les autres êtres humains. J'ai peur, peur d'y prendre goût, peur de m'emballer et blesser gravement quelqu'un... Peur d'être dangereuse. Mais je vais avoir besoin de mes pleines capacités si je ne veux pas être dépassée par la confrontation à venir avec les autres vilains, qu'ils soient de la Ligue ou non. Ce n'est pas une blague, pas un exercice, nous jouons nos vies. Je l'entends grogner, un son qui me fait si imperceptiblement hausser un sourcil. Et il semble réfléchir, prenant certainement le temps de peser le pour et le contre. Finalement, l'une de ses mains vient se faufiler jusque l'une de ses poches, en extirpant la petite clé colorée de rouge. Elle danse entre ses doigts de fée, et j'observe distraitement son éclat terni.

Je pense que tu te doutes que l'idée que tu m'accompagnes ne m'enchante pas trop... Mais d'accord., prend-il le temps de préciser.

Mais ce n'est pas une question. C'est une parole déterminée, qui ne connait pas de négation. Cette fois-ci, il ne me laissera pas derrière lui. J'entends déjà le clic du destin, si minuscule et pourtant si important à mes yeux. Les paroles se perdent, les promesses volent. Je vais obtenir la réelle liberté, le droit d'être à ses côtés. Son sourire vacille, laissant place à une expression de réelle surprise. Et bientôt, cette nouvelle expression est à nouveau fauchée, par un sourire de bonheur complet. Ses lèvres s'écrasent contre mon front, entre mes cornes et les mèches à la couleur de l'encre de Chine. Et mon cœur rate un battement, peut-être même plusieurs. Je l'entends battre désespérément, comme s'il tentait maladroitement de rattraper les couacs. C'est... Si chaud. Si doux. Ça fait mal, le genre de douleur que l'on pourchasse comme si l'on voulait souffrir toujours d'avantage. Il ne m'aime pas, mais il embrasse mon front. Je me sens comme doucement submergée par les rêves, les souhaits inavouables. Et j'oublie le monde. Il ne reste plus que nous, plus que lui et moi. Plus que lui, dans mon univers.

Je suis heureux d'entendre ça, Suiren... Vraiment. Je suis prêt à tout pour t'aider. T'intégrer. Te protéger.

M'aider. M'intégrer. Me protéger. Encore une fois, mon tambour personnel ne suit pas le rythme. Si fort, que je sens comme un pincement à l'intérieur de ma poitrine. Johan n'est vraiment pas comme les autres. Il croit au bonheur. Il croit à ce petit quelque chose duquel je n'ose même pas prononcer le nom. Il croit que l'histoire n'est jamais finie, qu'il y a toujours moyen pour les personnages de devenir autre chose. Pourtant je sais que changer le script ne sera pas tâche aisée. Je serai détestée, pourchassée. Je serai la mauvaise graine, ce fruit plus pourri encore que les autres. Plus personne ne m'aimera, pas même ceux que personne n'aiment. Mes yeux se plongent dans les siens, et j'y cherche la lumière, le murmure d'un jour plus enclin à m'offrir la délivrance. Avec lui, je veux bien y croire.

Clic. Cette fois-ci, c'est bien réel. La clé se glisse dans la serrure, tourne, et mes entraves se défont du tour de mes poignets bleuis. Il se saisit des menottes, et les jette au loin comme si jamais, plus jamais, je n'aurais à les porter. Et encore une fois, je suis aveuglement mon guide. J'accepte ce sort-là, celui d'être potentiellement dangereuse. La peur se noue dans mon ventre, avant que sa voix ne me revienne. Une voix douce, une voix que j'aime tant.

Tu n'as plus besoin de ça, Suiren. C'est fini. Tu es... une bonne personne. Et les bonnes personnes n'ont pas besoin de menottes.

Pourquoi..? Pourquoi est-ce que tu dis ce que je veux à ce point entendre..? Encore une fois, les larmes s'attroupent à mes yeux. Ça fait si mal. Et pourtant, je suis si heureuse. Elles débordent, comme toutes les émotions retenues jusqu'alors. Je suis une bonne personne. Je veux le bien des gens. Je ne suis pas un monstre. Je me souviens, la main de ma mère sur ma tête, qui me disait que tout se passerait bien, que je ne changerai jamais vraiment. Je me souviens de sa voix, ou tout du moins de ses mots, j'entre-aperçois le regard qu'elle m'a lancé, la toute dernière fois qu'elle est venue me voir à l'hôpital. C'était ce que ses yeux voulaient me dire, n'est-ce pas ? Elle n'avait pas la force de m'aimer, pas la force de supporter ce qui était arrivé à sa fille unique, son enfant. Mais... Elle l'a vu, n'est-ce pas ? Je baisse légèrement la tête, dans la confusion. Une bonne personne. Et un sourire naît sur mes lèvres. Mélancolique, mais plein de ma sincérité, de ma reconnaissance éternelle auprès de l'étudiant. Je sens le feu qui brûle mes joues, comme si sa détermination avait fouetté mon visage et m'avait gagné à mon tour, consumant les souvenirs douloureux pour que d'autres, meilleurs, naissent des cendres.

Il se relève, s’époussette, mais le destin nous joue encore un tour. J'aurais tant aimé qu'il voit ce sourire, qu'il puisse être le seul à le connaître. Mais il n'en est rien. La voix, inconnue au bataillon, est élancée à notre encontre. Et je tourne la tête, l'esprit encore flou de par le bonheur irradiant. Qui ? Et pourquoi maintenant ? Je serre les poings, avant de sursauter. J'ai les mains libres, après tout. Alors que la femme continue à parler, je baisse le regard vers mes poignets endoloris, perplexe. Je peux le défendre.

Il est temps de mettre un terme à ces retrouvailles.

Mon regard se soulève, le voile de mes paupières libérant cette vue d'horreur, d'effroi. Un squelette géant. Tout de suite, l'ambiance tourne au morbide. Mourir de la main de la mort... C'est terriblement approprié.

Une amie à toi, je présume ? La ligue attaque ses propres membres maintenant ?!
Je ne-

Ladite main s'impose à la verticale, et je n'ai pas le temps de finir ma phrase que déjà elle s'élance vers nous, prête à nous broyer contre le tronc d'arbre près duquel nous sommes restés l'un contre l'autre un temps. Je tourne un regard empressé vers l'étudiant, qui se jette contre ce mur. Un bond sur le côté, par instinct, et je l'observe être projeté, violemment repoussé par ce nouvel opposant et son servant de malheur. Les secondes se précipitent, et son corps s'écrase au sol lourdement. Je reste là, plantée comme un arbre parmi ses semblables. Ce squelette l'a mit au tapis tellement facilement. Mes lèvres s'entre-ouvrent, avant qu'un cri ne s'en échappe, parfaitement incontrôlé, un cri d'effroi étouffé à la va-vite, dans l'inquiétude. Est-ce qu'il va bien ?! Il a déjà si mal !

La réponse ne tarde pas à se montrer. Il se redresse, bien que non sans mal, et j'entends le crépitement et la lumière de l'électricité qu'il délivre. Des gerbes, comme des coups de fouet dans les ténèbres de la nuit, m'aveuglent par à coups. Je le fixe, incrédule, alors que sa colère, son excitation, attend son paroxysme. Il ne va pas se retenir. La fumée bleutée s'échappant de son œil parfaitement noir m'indique ce fait. Et sa voix reprend. Je sens ce quelque chose qui se balade dans les notes. Il est... Content ? La saveur exquise du combat doit gagner ses papilles.

Bon... On s'occupe d'elle, et on va sauver les autres. Deal ?

Je hoche la tête, pour moi-même, et ancre mes pattes entre les racines. L'idée fait son chemin, et à nouveau j'ouvre des yeux ronds. C'est vrai, on peut faire ça. Johan et moi sommes du même côté, actuellement. Je ne doute pas que, Johan projeté en premier, l'adversaire tournera son attention sur moi. Mais pour y palier, je bondis à nouveau sur le côté, et reviens me hisser sur un arbre. De mes bras, légèrement fatigués et douloureux encore, je grimpe. Et, entre le tronc et une grosse branche, je laisse à nouveau un long fil de soie glisser de l'extrémité de mon abdomen inférieur. Il l'a déjà fait, il peut le refaire. Pour ne pas risquer d'être balayée avec l'arbre si le squelette m'y fauche, je redescends aussi vite que possible et rejoins le côté, très vaguement, de l'étudiant en contournant de mon mieux la présence imposante de la main de la créature. Réfléchis, Suiren, réfléchis. En toute logique, ce squelette est comme un "familier". Notre adversaire a une posture parfaite, semble en pleine santé, ce ne sont donc pas ses propres os. Mais d'où..? Un autre adversaire capable de changer de forme ? Je ne cherche pas plus longtemps, je hisse la main tenant le fil au-devant de mon allié pour le lui indiquer.

Johan. Le squelette est trop grand, on doit atteindre la femme. Pour ça... tu te souviens de ton coup de foudre ? Je vais essayer d'arriver à sa hauteur, et tu vas devoir recommencer.

Pas le temps de m'étaler en précisions. J'espère de tout cœur qu'il a comprit ce que j'entendais par-là, malgré la confusion de ce nouveau combat sorti de nulle part. Ami, ancien ami, ennemi, pour le moment je ne songe qu'au fait que cette chose abominable a eut le culot de blesser mon Johan bien-aimé. Et que, pour ça, elle va souffrir jusqu'à supplier pour être achevée. Le sang frappe à mes tempes, et je prends une rapide inspiration avant de m'élancer de nouveau. Mes pattes jouent sur ce terrain qui pourtant pour sa part ne joue pas spécialement en ma faveur. Un bond, j'abaisse et pousse aussi fort que possible sur mes pattes pour me renverser au mieux. Les bras tendus, je retiens un fort grognement de douleur alors que mes mains rencontrent à nouveau les branchages et les irrégularités du sol, pour me pousser à nouveau. Une sorte de roue, rendue maladroite par la présence de mon abdomen inférieur. Allez ! Je parviens à rouler en me réceptionnant, une roulade au moins aussi particulière que mon physique pour le moins atypique lui-même, et jette le fil au plus près de notre opposante, devant la main qui est descendue. Pourtant, ce n'est pas assez près. En me redressant, je me prépare déjà à voler à mon tour et serre la mâchoire. Bientôt ma voix perce, forte et claire, après que j'ai sifflé bruyamment.

Tu n'es certainement pas de la Ligue... Les vilains de la Ligue ne sont pas lâches au point de se battre avec un tas d'os. Viens, on va discuter honneur toi et moi !
notes ; 2181 mots


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MessageLun 16 Avr - 5:03

ft. Johan R. Grant & Suiren Mio VS Daqiao

GROUPE 1-EVENT N°2

Daqiao était entrain de se rapprocher de la terre qu'elle entendait ce que disait l'homme à la chevelure blanche. Tch ... Comment pouvait-il la mettre dans le même panier que la ligue des vilains ou encore dans le même que cette femme araignée ? Même si elle paraissait calme et sur d'elle, notre vengeur était en colère à l'intérieur d'elle. Avec son regard, elle avait guidée la main squelettique en direction de l'arbre. Dans le meilleur des mondes, les deux se faisaient écrasé et le tour était joué. Quoi que, cela ne serait pas suffisant. Cette femme à la chevelure de jais devait souffrir plus que cela.

La main n'avait pas touché la personne qu'elle souhaitait. Le jeune homme bloquait le coup pour sauver la fille. Normalement, Daqiao aurait trouver cela honorable même charmant comme action. Mais dans cette situation, elle ne comprenait pas pourquoi cet homme faisait tout pour la protéger. La femme araignée n'en méritait pas autant. La cible principale avait fait un bond pour éviter le coup alors que l'homme se faisait projeter par la main géante.

Le cri que venait de faire la vilaine venait de faire naître un sourire sur le visage de la vengeur. Cela était une sorte de souffrance de voir une personne que l'on apprécie ou que l'on aime être blessée. Daqiao voyait Johan se relever. Il avait de la misère vu qu'il était déjà affaiblit, mais elle connaissait très bien le regard qu'il avait. Cet étudiant n'avait pas l'intention d'abandonner. Alors comme cela, ce futur héros avec un alter en lien à l'électricité. Elle allait devoir faire gaffe. Bien sûr, elle aurait préféré que le jeune homme ne s'en mêle pas. Que cela aurait été qu'un combat entre dames. Mais avec la façon qu'il agissait depuis le début, cela était tout à fait normal qu'il s'allie à elle pour l'affronter.

Effectivement une fois après avoir touché l’électrifier, la main géante tentait de s’attaquer à Suiren. Heureusement qu’elle avait eu le réflexe de bondir plus loin sinon, elle avait une main qui l’aurait écrasée. Ce qui provoquait un léger tremblement de terre. La femme avec son épée avait perdue de vue la vilaine. Du moins, jusqu’à temps qu’elle descende d’un arbre et de se trouver auprès de cet homme et à discuter.

Alors que Daqiao faisait toujours sa descente vers le sol, la femme araignée avait fait des pirouettes pour tenter de toucher la vengeur avec sa toile. Cependant, celle-ci était trop haute pour que la toile puisse l’atteindre. Malgré sa hauteur, elle entendait très bien les paroles de la bête. Elle une lâche ? Non elle ne l'était pas. Celle-ci se c'était pas battu avec ces moins que rien de vilain. Et pourquoi elle parlait d'honneur ? Avec son apparence, cette dame c'était sans doute cachée de la société. Alors elle n'avait pas d'honneur à proprement parler.

N'attendant pas d'être totalement au sol avant d'agir, celle-ci prenait son épée avec ses deux mains avant de sauter en brandissant la lame de son épée de toute ses forces devant elle. Si l'araignée ne faisait pas de bond vers l'arrière ou sur le côté, celle-ci allait recevoir la lame directement sur la tête ou dans l'épaule. Se retrouvant rapidement au sol, celle-ci se trouvait sur les genoux par la chute, mais se reculait rapidement pour créer de la distance entre elle et son adversaire du moment.

- En effet, je n'en fais pas partie et cela me fera plaisir de t'anéantir !

Alors qu'elle fonçait de nouveau vers elle avec son arme de combat, celle-ci avait ordonner à son squelette par la pensée de lever ses deux mains dans les airs et de les mettre à l'horizontal pour couvrir plus de zone lorsque celui-ci allait frapper la terre avec ses deux mains en même temps. En distrayant la fille, elle n'aurait sans doute pas le temps d'éviter la grande main qui se dirigeait sur elle. Puis la seconde allait un peu plus vite vu qu'elle devait s'en prendre à Johan.



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MessageMer 18 Avr - 16:37
LIVRE 1 - CHAPITRE N°9
Vacances & Licence
Johan R. Grant & Suiren Mio
La douleur vrillait son corps, perturbait son âme. Celle naissante à cause du poison, qui agissait à la manière de petites aiguilles transperçant ses veines. Celle des coups, répétés. Suiren l'écrasant contre un arbre, ou bien la main squelettique qui écrasa son corps, pour protéger la pauvre Araignée. Oui, il souffrait. Physiquement, c'était loin d'être beau. Bien que levé, droit, la posture de l'électrifié était chancelante. Comme s'il n'était qu'un simple château de cartes, prêt à s'écrouler à la moindre secousse, à la moindre brise qui frapperait avec légèreté la belle structure. Son sourire était toujours là, présent, éclatant, et cette expression était bien la seule chose qu'il gardait sans faillir. Comme pour encourager l'araignée, comme pour la rassurer concernant son propre état. C'était, en même temps, relativement simple de savoir qu'elle devait bien plus s'inquiéter pour son état que lui-même.

Parce que oui, malgré son état physique, mentalement, Johan était en pleine forme. Même si la douleur était là, elle disparaissait toujours rapidement, sous l'effet de cette belle endorphine mélangée à de l'adrénaline qui redonnait à son corps une espèce de seconde jeunesse. Il se sentait... bien. Drôlement bien. Un combat destructeur se présentait à ses yeux, et pour la première fois, Suiren allait se battre à ses côtés. N'était-ce pas là une magnifique chose ? Plus de combats entre eux. Ils allaient s'allier, combiner leurs forces dans une cause commune. Et quelle cause ! Cette femme était... forte. Il le sentait. Transpirer par les pores de sa peau, s'échappant de son regard vif et transperçant. Cette intruse, aussi mauvaise soit-elle, était une guerrière accomplie. Plus forte que lui, plus forte que sa partenaire. Mais à deux, pouvait-elle réellement résister ?

« Si t'es pas un membre de la ligue, t'es quoi au juste ? »


Un vengeur. Mais ça, l'idée ne passa même pas à l'esprit du jeune homme. Ce nouveau groupe qui s'ajoutait pour rendre la vie un peu plus compliquée, l'électrifié n'y fit pas réellement attention. C'était... pas assez intéressant, pour lui ? Des tueurs de vilain. Voilà ce qu'il savait à leurs sujets, et c'était tout.

Par conséquent, à ses yeux, cette femme était juste une totale tarée dont il devait s'occuper. Il comptait ensuite la livrer, histoire de donner un peu de crédits aux futurs mots de l'araignée. Si jamais elle désirait réellement se retirer de chez les vilains et de faire valoir un peu ses droits, être à l'origine de la capture d'une folle qui s'attaquait à elle et à un élève de l'U.A., c'était du genre à faire pencher la balance, non ? Autant faire d'une pierre deux coups ! A cette pensée, son sourire s'étira même un peu plus, cette lueur dans ses yeux s'embrasant comme un immense feu de forêt prêt à tout engloutir sous sa force.

Se préparant à lancer son propre assaut, Johan fut coupé dans son élan par la voix de la jeune femme. Elle expliqua que le squelette n'était pas une cible prioritaire, et qu'il devait répéter son même "coup de foudre" une fois qu'elle serait assez proche de celle qui contrôlait la créature. Car, en effet, pour Johan, c'était... clair, comme de l'eau de roche. Une autre personne ? Non. C'était... semblable à ce qu'il avait déjà rencontré. Elyah, ancienne professeure de l'U.A., qui maniait par la pensée des objets qu'elle chargeait au préalable d'énergie. Et étrangement, il ressentait la même chose avec elle.

Son sourire s'étira alors encore, même si cela semblait difficilement possible. Cette sensation... Rah, cette sensation ! Délicieusement excitante, ce danger omniprésent, mélangé à cette confiance aveugle que partageaient les deux compagnons d'armes le temps d'un échange brutal et violent dont ils ne ressortiraient pas forcément vainqueurs. Cette flamme dans ses yeux, dans son âme, dans son cœur. Voilà ce qu'il aimait sentir. Voilà ce qu'il désirait sentir. Voilà ce qu'il comptait bien sentir !

Sans attendre, la belle s'élança en première pour commencer la propre partie de son plan. Agile et rapide, tout ça en étant blessé, la jeune femme impressionnait encore un peu plus l'électrifié. Elle bougeait de sorte à ne pas trop pousser son corps, tout en réalisant des actions optimisées et surtout efficaces. En quelques secondes, la voilà toute proche de son adversaire, lançant alors sa toile vers elle. Les doigts de Johan se crispèrent doucement, prêt à rentrer dans la danse, avant de tiquer lorsqu'il remarque la légère distance entre l'objet et la cible.

Merde.

Mais ce n'était pas grave. Tout était rattrapable. Tout était une question de volonté et de savoir faire, et une idée vint déjà germer dans son esprit. Mais pas le temps de plus y réfléchir que ça, voilà que l'ennemie s'attaquait de nouveau à l'araignée ! C'était étrange... Elle se concentrait en priorité sur elle. Pourquoi ? C'était un élève de troisième année. Elle, juste une vilaine. Elle n'aurait pas plus de mérite d'abattre un élève de l'U.A., plutôt qu'une simple traîtresse ?

Néanmoins, y réfléchir était une perte de temps. Grognant en la voyant abattre sa lame en direction de la belle, il laissa sa confiance pour Suiren faire le reste. Elle était capable d'esquiver, et il ne devait pas perdre cette occasion qu'elle venait de lui offrir. Poussant sur ses jambes, aussi fort qu'il le pouvait, il esquiva sa propre attaque. Cette main squelettique, qui s'abattit sur l'arbre derrière lui, à défaut de s'écraser sur son corps. Bordel, c'était moins une. Poussant un léger soupir de soulagement, il fonça en direction de l'autre arbre, celui visité par sa nouvelle partenaire.

Puis, il attrapa le fil qui se trouvait non loin de la membre des vengeurs. Oui... Voilà ce qu'elle voulait que son électrifié fasse. Une attaque... Combinée ? Avec elle ? Une attaque qui utiliserait leurs deux points forts... C'était plutôt... Une bonne chose. Agréable. Oui... C'était ça. Alors qu'il sentait le fil entre ses doigts, cette pensée vint frapper son esprit. Cette union, à l'unisson. Et comme pour profiter de tout ça, de cette sensation, de ce sentiment, il lança à la belle un regard direct, adressé juste pour elle. Un "attention, recule", un avertissement qu'il allait attaquer à son tour.

Comme s'ils étaient connectés, les deux mains d'un pianiste qui jouaient en parfaite harmonie une partition compliquée et à la fois splendide. Se concentrant, il expulsa alors une grande quantité d'électricité, qui parcouru rapidement le fil de soie. Pourquoi ne pas directement abattre son élément sur la vilaine ? Car c'était visible. Sonore. Là... l'électricité devenait invisible. Mais... Le fil n'était pas sur elle, non ? Qu'importe ! Une fois au bout, il leva subitement le bras. L'électricité contenue à l'intérieur s'échappa alors en trombe, formant une vague de foudre qui s'abattit directement en direction de la jeune femme, très proche. 

Cette attaque, c'était le début des hostilités. Le début d'une violente contre-attaque qu'il comptait mener à bien, en compagnie de Suiren. Décidé à l'aider et à la sauver, il prit les devants concernant l'autre main squelettique. Claquant des doigts, un Blaster de foudre prit forme dans un bruit sourd, avant de cracher un nouveau flot d'électricité en direction de la main qui avait prit pour cible l'araignée, histoire de la dévier de sa trajectoire.

Maintenant qu'ils arrivaient à se battre ensemble, ils devaient mettre un réel et bon plan en place pour l'abattre pour de bon. Profitant du léger temps de répit accordé par la fin de son attaque, de cette vague de foudre qui venait de foncer sur la membre des vengeurs avec violence, il tenta de réfléchir à la suite des actions. Ils devaient déjà deviner son alter... Ses forces, faiblesses. Ou tout simplement... se battre à fond, et la mettre K.O. à force.

Ouais, ça, c'était un plan qui lui plaisait.

Écrit et codé par Johan R. Grant




Oui, je suis fan de moi.
Merci Suisui ♥


Sinon, j'vous mange !
Tout cru !
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MessageVen 20 Avr - 22:35
Vacances et licenceft. johan r. grant & Daqiao (pnj)
Petite, je détestais me battre. Aussi ridicule que cela puisse paraître, c'est cette pensée qui traverse mon esprit.

Je pensais, avant que mon alter ne déforme ma vie, qu'il était possible que tout le monde soit amis. Puis j'ai compris, en devenant ce "monstre", que tout le monde ne porte pas de bonnes intentions. Certains répandent la colère, la tristesse... La méchanceté. Et lorsque l'on tend la main, il faut s'attendre, ceci à l'esprit, à ce que la réaction ne soit pas toujours positive. Pourtant, bien malgré le ravin entre Johan et moi, il est la première personne a avoir accepté mon amour. Mon amour, fou, démesuré, cette force mystique qui me donne envie de me battre comme une lionne, si c'est à ses côtés. Tout ça parce que je ne laisserai jamais personne lui faire du mal et en sortir impuni.

C'est ce sentiment, je pense, qui alimente ma détermination à tenir bon coûte que coûte. C'est ce sentiment, qui fait battre le sang dans mes membres douloureux, qui me permet de garder le cap, la tête froide. Et Johan semble dans le même bateau, pataugeant dans le plaisir excitant d'une confrontation réelle. Pour lui ce n'est plus un entrainement, plus un autre affrontement à la va-vite du quotidien de son stage. C'est le risque, le danger. La réalité. L'inconnue se saisissant à deux mains de la garde de son épée, je le réalise encore une fois. Une vérité qui gifle mon visage éclaboussé de marron, rouge et bleu. Cette personne, tout comme nous, compte bien sortir victorieuse de cette bataille. Elle saute, se séparant du support de la main l'ayant gardé si longtemps hors de portée, surplombant nos silhouettes, avec la ferme intention d'abattre son courroux sur moi. Mon sang ne fait qu'un seul tour. Les yeux levés vers elle, cramponnée à ma position, j'esquisse malgré tout un sourire. Elle a mordu à l'hameçon. Un bond en arrière, simple pour moi et mes huit pattes, et elle tombe à genoux dans la terre jonchée de racines et feuilles.

Par instinct, l'une de mes mains s'empresse de sortir ma dague de mon holster de cuisse, en cas de nouvelle offensive. Mais mon opposante prend le temps, vif, de se reculer à son tour pour sortir de ma portée. Ma dague, face à la longueur de son épée, fait pâle figure d'arme. Mais ce n'est pas ce détail qui m'effraiera. Une épée comme celle-ci, il lui faut forcément garder les deux mains sur la garde si elle ne veut pas perdre le risque de se retrouver à ne pas pouvoir la soulever. Et les deux mains prises... Sa voix, singulière, reprend de s'élever dans l'espace aux contours troubles de la forêt plongée dans la nuit.  

En effet, je n'en fais pas partie et cela me fera plaisir de t'anéantir !

Si elle ne fait pas partie de la Ligue, il reste toujours les options que sont les héros, les étudiants et les vilains solitaires. Ou les vengeurs. Mes yeux s'arrondissent à cette dernière pensée. C'est donc ça. C'est une membre des vengeurs. Si c'est le cas, ceci explique tout-à-fait qu'elle s'acharne autant sur moi, ne s'en prenant à Johan que par nécessité de le mettre hors d'état de l'arrêter. Elle n'a aucune raison de s'en prendre à lui : je suis son objectif. Ma mâchoire se serre, cette pression appuyant mes dents les unes contre les autres m'étant désagréable. Alors c'est à cause de moi qu'il est en danger. Pas le temps de secouer la tête, je cingle mon visage de porcelaine d'une gifle mentale. M'apitoyer sur mon sort n'y changera rien. Si je veux que Johan soit en sécurité, je dois agir. A nouveau, elle se rue sur moi, épée en mains. Et ma voix est la première chose qu'elle heurte, les notes balancés à son encontre.

Je ne compte pas me laisser faire aussi facilement, vengeur.

Une mine verbale. Marchera t-elle dessus, et confirmera t-elle mes soupçons ? Je n'ai pas l'opportunité de partager mon hypothèse avec Johan, je trouve donc d'autres moyens, détournés, de le tenir au courant de mes suspicions. Je me décale dans un nouveau bond, sur le côté cette fois-ci, après une œillade rapide vers mon allié. Et l'électricité crépite de ses mains. Mon fil trouve enfin une utilité. La charge part, remontant le long de la soie, conductrice, pour s'élancer droit vers notre adversaire commune. Pour m'éviter l'éblouissement, je détourne la tête en avançant les mains pour m'abriter de cette lumière agressive alors qu'elle éclate d'un côté et de l'autre. Un crâne, formé de cette foudre, naît dans un son sec, net, et détourne la main qui se précipitait sur moi, prête à me faucher. Et malgré moi et cette situation, je souris. Un claquement de doigts. Pour Johan, tout est aussi simple que ça. En rouvrant les yeux et abaissant les murs que formaient mes mains aux dos tournés vers mon visage, je repose le regard sur la brune aux yeux aussi sanglants que les miens. Bien que ce soit elle que j'observe, mes pensées se ruent ailleurs. Nous sommes en position de faiblesse.

Le squelette de l'autre femme occupe beaucoup de place, et possède une large zone d'attaque. Et elle, pour sa part, a plus de portée que moi avec son épée. Je refais le bilan, encore et encore, des informations qui montent à mon cerveau et s'y perdent pendant une poignée de secondes. Il y a un moyen de retourner la situation... Mais comment ? Et l'idée perce. C'est un mur contre un mur, ce combat. Johan et moi contre la brune et son tas d'os. Ce n'est pas comme ça que l'on gagne une guerre, à s'écraser les uns contre les autres jusqu'à ce que quelqu'un cède. Je dois garder à l'esprit qu'après avoir affronté celle-là, il risque d'y en avoir encore un bon nombre sur le chemin pour aller secourir les autres. Car je suis certaine que Johan y tient toujours, malgré nos états respectifs. Alors je vais devoir mettre mon plan à exécution. Ce squelette, il a des mouvements intelligents. Pourtant, c'est une évidence, il n'y a que de très faibles chances pour qu'il soit "conscient". C'est donc, en toute logique, elle qui le dirige. Ce qui veut dire que le fait que nous soyons deux est son plus grand désavantage. Je lance à nouveau une œillade sur mon prince, mon héro, pour garder à l'esprit une image aussi claire que possible de son apparence. Et mes pattes font le reste, me séparant de lui alors que je cours, tournant sur le côté dès que possible pour contourner nos adversaires et venir me positionner derrière eux.

De cette façon, l'autre femme et son squelette sont "prit" entre nous deux. Impossible pour elle de nous voir tout les deux en même temps, et donc de nous attaquer simultanément. Si elle ne me voit pas, ou ne voit pas Johan en me regardant, alors son squelette ne devrait pas pouvoir attaquer autrement qu'en virant berserk et balançant les bras à l'aveuglette.  
notes ; 1253 mots


*winkwink*:
 
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MessageSam 21 Avr - 17:30

ft. Johan R. Grant & Suiren Mio VS Daqiao

GROUPE 1-EVENT N°2

Les derniers coup de notre vengeur n'avait pas touchés et elle s'y attendait. Par contre, de la voir sortir la dague la faisait un brin sourire. Notre guerrière avait plus de portée que l'araignée et Daqiao comptait bien utiliser ce bonus. La voix de l'étudiant se faisait entendre, mais étant trop concentrée sur la personne qui se tenait devant elle. Celle-ci se contentait de tout simplement pas répondre à l'électrifié.

La lame fonçait droit vers Suiren pendant que les mains allaient s'abattre au sol. L'étudiant l'évitait de justesse, mais la femme n'avait pas vu l'attaque parce qu'elle était concentrée sur ce qui se trouvait devant elle. Daqiao souhaitait que ce coup là allait la blesser. Après tout, c'était elle sa cible à la base et non l'étudiant. Par contre, il commençait déjà à l'énerver en déviant l'attaque de son squelette grâce à une chose qu'elle ne pourrait mettre le doigt dessus. C'était étrange, mais cela semblait suffisant pour que la ''belle'' soit sauve pour l'instant. Cela la faisait grincer des dents alors le bout de la lame de son épée se trouvait proche de la poitrine.

Tellement absorbée dans son échange au fer avec la dame qu'elle ne s'était pas rendu compte des gerbes électriques qui se rendaient vers elle. Par la puissance de l'électricité, celle-ci reculait et son corps était un cours instant immobiliser. Cela venait de faire comme un coup de teaser, mais plus puissant encore. Son arme se trouvait sur l'herbe alors que sa main qui la tenait avait quelques jet électrique entre ses doigts. Daqiao secouait donc sa main rapidement pour enlever cet effet rapidement alors que la vilaine lui disait qu'elle n'allait pas se laisser faire aussi facilement. Tant mieux, elle ne voulait pas un combat à la légère.

Celle-ci se penchait pour reprendre son arme et voir que l'araignée ne se trouvait plus devant elle. son regard se retournait pour observer qu'elle se trouvait derrière. Astucieux, la femme à la chevelure noir avait compris.

- Je crois que tu as déjà la réponse à ta question.

Elle souriait à son adversaire. Cependant, celle-ci se demandait d’où l'attaque foudroyante provenait. Son regard se détournait un moment de l'araignée pour regarder l'objet qui se trouvait devant elle. Pas mal rusé d'utiliser l'arbre pour se cacher et attaquer furtivement. Ne voulant pas que cela se répète, elle ordonnait à son squelette d'arracher l'arbre et de le lancer de toute ses forces. Si l'étudiant se trouvait encore dans l'arbre, il allait être secoué. Sachant que cela serait fait, elle se retournait rapidement et mettait son épée devant soi afin de bloquer une possibilité d'attaque de la part de l'insecte.





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