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L'U.A. perd en vitesse ! Suite à l'attaque dans la forêt durant l'examen de la licence provisoire, le public commence à perdre confiance en la plus grande école des héros. En conséquence, un internat a été mis en place et la licence accordée aux élèves.

Suite a cette fameuse réussite, la ligue commença à encore plus se faire connaître !

Les vengeurs, malgré la perte d'un membre, continue néanmoins sa lutte.
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 Recrutement [w/ Suzaku Sessue]

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MessageVen 16 Fév - 18:22

















 ❝ Recrutement ❞

w/ Suzaku Sessue


Dans la grande salle de cabaret, tous les employés s'activaient en rythme, tels de petites abeilles ouvrières. Certains nettoyaient les fauteuils, les tables, d'autres s'affairaient sur le sol et les tapis, et quelques-uns s'occupaient d'apprêter le bar. Tout était millimétré à l'instar d'un ballet, mais il y avait pourtant un couac. Les effectifs n'étaient pas assez remplis, et ce qui pouvait se faire en quelques heures prenait parfois jusqu'au double. C'était un problème, surtout que la propriétaire souhaitait, sur le long terme, ouvrir plus tôt les portes de son établissement. Pour cela, une seule solution, il lui fallait recruter. Dans son bureau, elle réunit une petite pile de feuilles, des CV et lettres motivations de potentiels candidats. Une session d'entretien était prévue ce jour-même, mais il y avait comme un hic. La Ligue l'avait contactée, et elle devait se rendre sur place afin de régler en personne quelques détails. Cela ne l'enchantait guère, mais elle allait devoir trouver quelqu'un de confiance pour la remplacer. Dans un soupir, la belle égyptienne regarda le planning de ses employés, et elle constata avec un léger désespoir que son plus fidèle majordome, Charles, n'était pas de service. Le vieil homme était sans doute auprès de ses petits-enfants, il n'était pas question de le déranger.

Sortant de son local, son regard balaya la salle, ne sachant vers qui se tourner. Finalement, elle s'arrêta sur une personne en particulier. Elle n'oserait pas... Oh, et puis après tout, il pouvait bien lui rendre ce service, non ? D'un pas léger, la demoiselle se dirigea vers le grand homme masqué.

Uriel était plutôt de bonne humeur. Son bras droit avait presque fini de complètement cicatriser, et pour fêter cela, il avait décidé de reprendre un peu le violon. Mais avant, il fallait qu'il fasse réviser un peu son fidèle instrument, et c'est dans ce but qu'il avait pris rendez-vous chez un luthier. C'était un vieil homme qui parlait peu, mais qui de ses mains fripées par l'âge pouvait redonner vie à n'importe quelle antiquité. Il était en train de ranger son violon quand il remarqua la soudaine présence d'Anket à ses côtés. La saluant d'un hochement de tête, il fut cependant intrigué par la lourde liasse de papiers qu'elle se trimballait. Et l'air embarrassé qu'elle affichait déclencha la sonnette d'alerte dans son esprit. D'une main, elle remit une mèche de cheveux derrière son oreille, et l'homme frémit à ce geste. Elle allait lui demander quelque chose. Comme si c'était le moment...

« Uriel, pardon de te déranger mais... J'aurai vraiment besoin de ton aide. C'est- »
« Non. »
« Un mois de loyer. »
« Non. »
« Deux mois, et je t'offre un nouvel instrument de ton choix. »
Derrière son masque il fronça les sourcils. Il ne savait pas encore dans quoi sa mécène voulait l'embarquer, mais l'offre était tentante. Sans restriction énoncée, il pourrait lui demander n'importe quoi, même un Stradivarius s'il le désirait. Mais d'un autre côté, une telle promesse était gage d'un travail pénible et qu'elle savait qu'il refuserait de tout son cœur en temps normal. Après de longues secondes d'intense réflexion, il finit par acquiescer et par la délester de son paquet. Ses yeux parcoururent la première page et il fut étonné de voir ce qui semblait être le parcours d'une inconnue. Il y avait même sa photo en haut à droite. L'Artiste leva un oeil interrogateur vers la jeune femme, et celle-ci était déjà en train d'embarquer l'étui du violon.
« Je passerais le déposer, c'est sur ma route. Allez, bon courage ! »
Et avant qu'il ne puisse lui poser la moindre question, elle l'abandonna sur place, des questions plein la tête. D'abord, la plus simple : c'était quoi, ces feuilles ? N'ayant jamais eu de vrai "travail", Uriel n'avait nullement connu ce dur parcours du combattant qu'est la rédaction d'un curriculum vitae, et encore moins celui des entretiens d'embauche. Il se renseigna finalement auprès d'une jeune serveuse, et celle-ci, avec un regard désolé, lui expliqua rapidement le but de sa mission. Le masqué mit quelques minutes à vraiment en comprendre le sens, mais une fois que son cerveau eut enregistré toutes les données, il se sentit roulé. C'est avec un soupir las qu'il entreprit de suivre les conseils de l'employée et il ordonna à un autre salarié de préparer une des salles privées pour les entretiens, tandis qu'un autre se chargerait de faire patienter les candidats.

Le premier entretien fut plutôt laborieux. Uriel avait bien trouvé un petit papier de Madame qui indiquait grosso modo les questions qu'elle trouvait intéressantes à poser, mais c'était d'un ennui inimaginable. Il devait faire un premier tri dans le but de trouver un.e serveur.se, et le plus difficile était finalement de trouver quelqu'un d'assez... ouvert d'esprit. Les trois premiers candidats s'étaient révélés bien trop droits dans leurs baskets pour être retenus, c'est sur un ton las que sa voix s'éleva :
« Au suivant ! »



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MessageMar 20 Fév - 1:46
Recrutement
Il devait se l’avouer, il ne pouvait pas vivre sans argent et l’économie que sa mère lui avait laissée n’était pas infinie. Bon, il avait tout de même pus trouvé un appartement où vivre, mais il ne pouvait pas payer infiniment son loyer. C’est pour cela qu’un  jour, il lu les petites annonces dans le journal pour voir ce qu’il y avait et un travail lui avait sauté aux yeux. Une offre d’emploie voulait un serveur, les débutants semblaient être accepter. Ni une ni deux, il avait envoyé son CV (vide) et sa lettre de motivation fait à la vas vite. Ben oui, il n’avait jamais appris à faire une lettre de motivation mais internet est notre meilleur ami non ? Et visiblement c’était un ami très fiable car quelques jours plus tard il avait reçu un appel lui disant qu’il avait était sélectionner un entretien pour tel jour et tel heure.
Etait-il content ? Pas vraiment. Le fait de travailler pour le compte d’une autre personne ne l’avait jamais réellement attiré. Mais, vivre dehors et y dormir l’attiré encore moins. Il était donc allé voir dans ses affaires pour voir s’il en avait qui pouvait être bon pour un entretien. Cela l’étonna mais il en avait bel et bien. Une chemise noire et un pantalon noir normal, il porterait avec cela son manteau basique avec la fourrure synthétique. Il prit même la peine de repasser ses vêtements. Il n’était pas particulièrement stresser, il avait une incroyable sureté en lui-même. Il allait avoir ce boulot coute que coute.

Le jour J, il enfila les vêtements qu’il avait préparés. Ils avaient étaient laver une fois et repasser la veille. Quand il enfila la chemise, Suzaku ne pouvait y croire. Cela ne le scier guère, il ne s’habillerait pas ainsi tout les jours, c’est certain. Il enfila ensuite son manteau habituel puis sortis de son appartement et referma après lui.
Il se mélangea alors à la populace insignifiante de la ville. Il savait où se trouvait le bar « Denderah », dans les bas-quartier. Lieu qui lui était connu car il y vivait. Ce quartier n’était pas le plus beau de la ville (normal), mais c’était le lieu où il vivait et il aimait cela. S’étirant lentement en grognant, il pénétra dans l’endroit que la dame au téléphone lui avait indiqué. C’était un grand endroit. Certainement un truc de personne droit dans leurs chaussures.

Les trois candidats devant lui semblait stressés se qui étonna légèrement le jeune homme. A quoi bon être stressé ? Tu le sens si tu as loupé l’entretien. Vu la tête du premier passé, ça s’était bien passé. A croire qu’il était content de lui. Il était le quatrième et pouvait donc attendre un bon bout de temps. Il devait réussir cet entretien. Il devait gagner du fric et allait donc l’avoir ce boulot. Il regarda les gars à coté de lui et grogna. C’était lui où tout les gamins coincés de la ville c’était réunis dans le même endroit ? Il faisait vraiment tache parmi eu. Ben oui, comprenait, ont à tous pas la même valeur.
Il se leva en entendant l’homme qui devait faire les entretiens. Avançant nonchalamment dans la pièce, il s’approcha en regardant l’homme installer là qui porter un masque. Haussant il ne releva pas la chose et s’assoit lentement sur la chaise en fixant l’homme dans les yeux, sûr de lui :

« Bonjour. »





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MessageSam 3 Mar - 0:36

















 ❝ Recrutement ❞

w/ Suzaku Sessue


Sur un carnet, la pointe de son stylo glissait pensivement, et chaque trait d'encre révélait davantage un visage familier. Certes, Uriel aurait sans doute mieux fait de prendre des notes sur les candidats plutôt que de dessiner ainsi distraitement, mais aucun n'avait valu la peine de retenir son attention. Des gens de bonne famille, tirés à quatre épingles, entièrement respectueux du système et de la société. Il n'avait même pas compris pourquoi Madame les avait convoqués. Oh, l'un d'eux avait bien un père politicien véreux qui, certes l'avait renié, mais qui aurait pu peser dans la balance. Manque de pot, le garçon s'était révélé aussi droit et sérieux qu'un héros stéréotypé. Tout cela était une véritable perte de temps... Il aurait pu laisser tomber, une énième dispute avec sa mécène ne l'effrayait pas tant que ça, mais il y avait cette histoire de récompense qui le poussait à endurer encore cette mascarade. Ah. Au bout de trois ans, il pouvait dire qu'Anket avait fini par bien le cerner. Un soupir lui échappa alors que la porte s'ouvrait.

Le candidat s'avança, et du coin de l’œil, le masqué l'observa et le détailla des pieds à la tête. A l'instar des précédents concurrents, il arborait une tenue sobre, propre et repassée, mais un simple regard suffisait à remarquer que les vêtements n'étaient pas de grande facture. Mais l'habit le plus intéressant qu'il portait était définitivement son attitude. Une grande détermination se lisait sur son visage, et il n'avait même pas semblé être surpris par l'apparence pourtant étrange de son examinateur. Contrairement aux autres postulants qui avaient ouvert grands leurs yeux et qui n'avaient su lui adresser que des sourires embarrassés. Le Denderah pouvait bien se passer de personnes jugeant sur l'apparence, mais ce n'était pas la seule chose demandée à ses employés.

Chaque salarié était plus ou moins au courant des affaires secrètes de Madame, ou tout du moins que leur patronne n'était pas que directrice de ce cabaret de luxe. Ils ne recrutaient donc que des gens qui étaient favorables ou a minima neutres face à cette situation. Hors de question de laisser entrer dans leurs rangs de potentiels mouchards, et pour les rares fois où ils avaient commis cette erreur, Uriel avait toujours pris soin de réparer tout cela. Une convocation au sous-sol, et il en était fini de ces petites souris. Alors voilà, la question était : est-ce que ce jeune homme risquait de les mettre en péril ?

Tournant une page, l'Artiste parcourut en diagonal le curriculum de son interlocuteur, tout en consultant un autre feuille. Celle-ci contenait des informations que les observateurs de sa mécène avaient relevé. Son passé, son présent, s'il avait déjà montré des signes d'adhésion à un système de pensée spécifique. Apparemment, il était un solitaire. Vivant seul depuis ses dix-sept ans, il aurait également un passé plutôt... sombre. Relevant sa pupille écarlate sur le garçon, Uriel se redressa et croisa les mains sur la table qui les séparait. Allons, un peu de tenue, il allait attendre un peu avant de titiller ce qui était sans doute sa corde sensible.
« Sessue Suzaku, c'est bien ça ? » Et sans attendre de réponse, il enchaîna. « Que pensez-vous de notre société ? »


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MessageMer 21 Mar - 18:19
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Suzaku regardait fixement l’homme assis en face de lui, toujours regardait son interlocuteur dans les yeux cela prouve que vous être sûr de vous. C’était il y a quelque temps qu’il avait appris cela. Il baissa les yeux pour regarder les feuilles en face de l’homme au masque. Il y avait son CV, chose logique, mais l’autre feuille elle semblait être marquée de certaines choses devant être des informations sur lui. Il releva les yeux pour fixer l’unique œil de son interlocuteur, était-ce cela qui pouvait expliquer les hommes qui semblaient le suivre discrètement depuis quelque temps ? Il avait entendu ouïr que des hommes avaient cherché des informations sur lui. Bien entendue, il n’avait rien fait. Ne jamais faire un geste vers les personnes qui nous suivent sans savoir la raison.

Il se redressa sur sa chaise bougeant légèrement son bassin pour bien se positionner et écoutant silencieusement les paroles de l’homme, il hocha la tête. Il ne devait pas faire de geste qui pouvait le trahir, il avait confiance en lui, mais ne savait pas pour autant s’il pouvait se faire confiance et faire confiance à l’homme. Il n’allait rien dire qui pourrait donner un nom sur les meurtres qu’il commit. Il tourna légèrement la tête pour regarder autour. C’était une salle tout à fait commune, il devait réellement se détendre et ne plus se méfier de l’homme, il allait certainement devenir son patron. Il le regarda pour l’écouter et étira un sourire sur ses lèvres en entendant la question.

La société ? Il la trouvait trop parfaite. Cela cacher forcément quelques choses. Il ne pouvait pas accepter cela, mais ne ferait rien pour la changer. Pourquoi ? Essayez donc de changer le monde à vous seuls, en combattant pour vos propres idées, c’est une histoire de dictature. C’est exactement ce que fait la société actuelle, elle dicte aux gens ce qu’ils doivent faire. Ils doivent travailler pour vivre et vivre pour travailler. Il n’y a pas d’autre solution sinon ils terminent dans les rues, aux yeux de tous, vivant seul dans le froid. Suzaku ne sait pas pourquoi la société laisse des êtres la nuit en hiver, mais il ne veut pas pour autant les faire vivres chez lui.
Il y a également les héros, eux, il ne les supporte pas. Pourquoi est ce que seules les personnes étant diplômé doivent avoir le droit de sauver des vies ? Les gens s’aident trop d’eux, ils leurs fonts trop confiance. Puis les gosses de Yuei, des gamins sans cervelle qui sorte de famille d’élite. Des idiots, des personnes classés dés la naissance, qui savent depuis toujours que leurs vies sera faites de sourire et d’heureux événements. Qu’ils auront un travail, des amis, qu’ils seront adorés par la population et aimés par leurs proches. Suza lui ne pourra pas, il est né sans son père, sa mère ses suicidés dans les yeux, il était déjà dédié pour une vie de vilain, se battant pour vivre. Il leva les yeux et croisa les yeux en regardant l’homme :

« Si vous vous attendez à ce que je raconte le même baratin que les bourges passaient devant moi, vous allez être déçu. »

Il se redressa et posa ses bras sur la table pour regarder son interlocuteur dans les yeux :

« Je pense que la société n’est pas parfaite, comme toutes choses qui peuplent ce monde. Nous n’avons pas le droit de sauver les personnes en usant nos alter si nous ne sommes pas diplômés, la société nous enfermes dans des lois que nous ne pouvons contrer, enfin sauf si on est malin. Puis les héros ne s’intéressent qu’aux gros poissons, pas aux petits délinquants des bas-fonds. La société nous oblige à se plier à ses règles et de se fondre dans la ville sans nous faire remarquer. Nous devons travailler pour vivre, mais nous vivons pour travailler sinon on est dans la rue, des reniés de cette ville. Voilà ce que je pense d’une société aussi pourri que la nôtre. »Il se redressa et posa ses bras sur la table pour regarder son interlocuteur dans les yeux "



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MessageVen 13 Avr - 14:09

















 ❝ Recrutement ❞

w/ Suzaku Sessue



Le jeune homme soutenait fermement son regard, et loin de considérer cela comme quelque chose d'agressif, Uriel se fit la remarque que ce petit avait un certain cran. Loin d'être déstabilisé par le masqué, il montrait suffisamment de détermination pour que cela soit inscrit sur les notes le concernant. Pourtant, le regard curieux qu'il posa brièvement sur la deuxième fiche de son examinateur n'échappa pas à ce dernier. C'était un mauvais point, la curiosité n'était pas quelque chose qu'il fallait trop développer ou exposer, et comme pour le faire comprendre au garçon, Uriel décala son bras pour recouvrir le papier. C'était certes trop tard, il semblait avoir compris de ce dont il s'agissait, mais là n'était pas le plus important. Pour le moment, il lui fallait répondre à la question qui avait été lancée, et selon sa réponse, il serait un échelon plus proche ou plus loin du poste à pourvoir. Là où les autres interrogés s'étaient contentés d'encenser la société actuelle, de s'émerveiller en citant leurs héros favoris (All Might principalement), peut-être que ce candidat allait apporter une réponse plus... nuancée. Ou a minima plus intéressante que le ramassis de bien-pensance de ses concurrents.

Pendant tout son monologue, Suzaku garda son regard planté dans les interstices sombres du masque de l'homme, et celui-ci se mit à sourire derrière son visage factice. Bon sang que ce garçon était hardi. Mais malgré tout, Uriel attacha davantage d'importance aux propos que le jeune homme tenait. Sa vision était totalement différente de celle de ses précédents camarades, ce qui déjà en soit était rafraîchissant, mais ses idées étaient d'ailleurs plutôt intéressantes. Bon, certes, l'artiste ne partageait pas pleinement son point de vue, mais il ne pouvait que comprendre ce que le garçon expliquait. Le délaissement des personnes les plus pauvres, la renommée trop importante des héros, la dépendance des citoyens à ces figures de l'autorité... Tout cela faisait partie intégrante de leur société. Certains voyaient en ce système quelque chose de bon, mais il était indéniable qu'il y avait comme une odeur de croupi, bien dissimulée derrière les effluves parfumées de la normalité.

Pour sa part, Uriel n'était pas contre l'existence des héros. C'était juste une question d'équilibre, si certaines personnes telles que lui font le mal, encore heureux qu'il y ait des gens pour tenter de l'arrêter. Mais en effet, c'était le système d'accès aux diplômes d'héroïsme qui pouvait poser problème. Toutefois, il n'avait jamais étudié la question en profondeur, le système éducatif japonais, et le système éducatif tout court, ne faisait pas partie de ses connaissances. Croisant les bras devant lui, le peintre posa son unique pupille dans le regard du candidat, sondant sa sincérité.
« Vous semblez bien amer. Votre vision de la société n'est pas celle que la majorité du peuple partage. Serait-ce à cause de ce qui est arrivé à votre défunte mère ? »
Loin d'être sarcastique ou malveillant, Uriel avait employé un ton neutre et intrigué, démontrant l'intérêt grandissant qu'il avait envers ce jeune homme.



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MessageDim 22 Avr - 18:08
Recrutement
Suzaku n’avait aucune honte de son monologue, ce qui sortait de sa bouche était souvent pensé et tout le temps assumer. Il sait que les personnes « normales » en ce monde ne sont pas d’accord avec ses paroles, mais il s’en fiche. Cela fait bien longtemps qu’il ne vit plus pour les autres, mais pour lui m’aime. Après tout, personne n’ira le sauver quand il se retrouvera entouré des héros présent pour l’arrêter. Il sera directement catégorisé « vilain » par les habitants qui ne connaissent pas son histoire. C’est pour cela qu’il regardait avec autant de confiance l’homme devant lui, il n’aller pas baisser la tête, car il est sûr de lui.

Son interlocuteur ne semblait pas être dérangé par ses paroles, ce qui fit légèrement sourire le brun. Rare était les personnes qui ne disaient rien après ses paroles, la plupart du temps, on défendait les héros en disant que c'est des personnes que l’on doit respecter. Non, il n’y a pas de raison pour Suza de respecter des personnes portaient en titre de héros par la population pas fichue de se défendre seule. Si quelqu’un décide de déchaîner son alter dans un endroit bonder, malgré la présente de héros il y aura des morts.

Ses yeux c’étaient baissés pendant qu’il penser à tout cela, il releva rapidement ses pupilles en entendant les paroles du recruteur. Il se mordit brusquement la langue pour s’empêcher de parler et pour éviter de serrer les dents. Il ne supportait pas que l’on parle de sa mère, c’était son jardin secret, sa vie et personne ne devait le savoir. Il se demandait donc comment l’homme l’avait apprit et soupira doucement. Il est vrai que la mort de sa mère avait légèrement poussé sur le fait que la société était en train de pourrir de l’intérieur.

Cependant, ce n’était pas que cela. L’enquête ayant était ouverte par la police pour emprisonner le violeur de sa mère avait était abandonner puisqu’il n’a pas était retrouvée. Pourtant, le jeune garçon avait le portrait-robot de son père dans son appartement et continuait à le chercher. Il avait abandonné depuis longtemps le fait que la police pouvait l’aider.
Il y avait également le fait que lui-même avait était abandonner, lors du suicide de sa mère, il avait était présent et l’avait vu mourir. Ses yeux se baissèrent brusquement tandis qu’il ravaler des larmes assez facilement. Pleurer était un signe de faiblesse et il ne voulait pas l’être. Il serra les poings, sous la table afin que son interlocuteur ne le remarque.

Il grogna en relevant la tête pour regarder dans les yeux le recruteur. Le ton qu’il avait utilisé n’avait pas était sarcastique ni méchant, ce qui prouvait qu’il n’avait pas voulu être blessant ou quoi que se soit. De toute façon, Suzaku n’allait pas se montrer méchant, cela faisait longtemps qu’elle était morte, il devait s’habituer à répondre aux questions qu’on lui posait quand cela était demandait. Il se remit correctement sur sa chaise, ne montrant aucune faiblesse :

« Pas seulement. Ce qui est arrivé à maman a était abandonner par les flics, ils s’en foutent qu’une petite serveuse s'est fait violer et qui a finit par se suicider devant son gosse. Tant qu’une personne n’est pas dangereuse pour la société, ils s’en foutent, ils arrêtent seulement les tueurs, agresseurs violent ou autre. Je ne sais pas comment vos hommes ont su que ma mère est morte, ils sont très forts pour récupérer des informations. »



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MessageLun 7 Mai - 16:26

















 ❝ Recrutement ❞

w/ Suzaku Sessue


Nulle doute, il venait de tirer sur une corde sensible. Plus il côtoyait de gens, et plus Uriel se rendait compte que les parents pouvaient avoir de l'importance pour leur progéniture, que ce soit en bien ou en mal. Certes, ils servaient à nous donner la vie, mais est-ce que cela suffisait à faire d'eux des personnes dont le sort pouvait ainsi nous troubler ? Il n'en était pas convaincu, et ce n'était pas seulement parce que lui même n'avait aucun souvenir d'avoir déjà eu une famille ou quoi que ce soit d'approchant dans son enfance. Quelle enfance d'ailleurs ? Il n'y avait qu'un trou noir dans son esprit, aussi noir et profond que l'interstice droite de son masque derrière laquelle aucun œil ne s'agitait. Mais il fit un effort pour essayer de comprendre le jeune homme. Après tout, c'était ainsi que Madame se serait comportée pour juger de cette potentielle recrue. Elle savait se mettre à la place des gens quand la situation l'exigeait, et sa compassion n'avait que peu de limites. Enfin, sauf quand il s'agissait de business. Là, elle pouvait se révéler encore plus venimeuse qu'un Taïpan du désert...

L'homme plissa de l’œil en observant le candidat qui faisait de son mieux pour maîtriser ses émotions. L'injustice subite par sa famille semblait le révolter, et surtout elle paraissait être le moteur de sa colère à l'égard de leur société. Tout cela confirmait les notes que les informateurs de Madame avaient réussi à recueillir, et pendant une brève seconde, l'artiste se demanda s'il n'était pas risqué de garder au sein du Denderah une personne qui pouvait très bien tout haïr, héros comme vilains. Il allait devoir poser davantage de questions pour vérifier l'état d'esprit de Suzaku, et surtout s'assurer qu'il soit du genre à tenir sa langue quant aux activités secrètes de leur employeuse. Et, avec regret, il se dit qu'il ne pourrait sans doute plus se permettre pendant quelques temps d'utiliser son sous-sol pour créer. Quel dommage.
« Ils ont simplement épluché quelques journaux de l'époque de l'incident. Rien de bien sorcier pour qui sait où chercher ce genre d'informations. »
Marquant une pause, il admira les efforts que le garçon faisait pour se montrer inébranlable, alors que quelques secondes plus tôt il était troublé par l'évocation de sa mère. Se redressant légèrement, Uriel garda son regard posé dans celui de son interlocuteur, souriant faiblement derrière son masque.
« La justice n'est pas la même pour tous. Mais vous le savez sans doute déjà. Avez-vous déjà pensé à la rendre par vous-même ? »
Ils commençaient à sortir complètement du cadre de l'entretien d'embauche, mais le peintre s'en moquait éperdument. Il avait envie d'en apprendre davantage sur cette personne, et sur sa manière particulière d'aborder leur monde.



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MessageJeu 10 Mai - 22:18
Recrutement
L’homme aux cheveux noirs serrait les poings sous la table, évitant ainsi ses sentiments de faire surface. Il avait horreur que l’on parle de sa mère, elle qui était partie trop tôt lui manquait chaque jour qui s’écoulait. Elle ne pourra reposer en paix seulement quand son bourreau trouvera la mort. Pour cela, Suzaku devait trouver des informations, mais sans un sou en poche cela était difficile de soudoyer quelqu’un.

Ses yeux restaient figés, fixant l’œil de son interlocuteur. Alors comme ça les informateurs de cet homme avait fouillé dans les journaux afin de trouver des informations sur l’accident que sa mère avait eu. Il se demandait bien pourquoi ils avaient fait cela, est-ce que l’embaucheur voulait vérifier le passé de ses futurs salariés afin de voir s’ils ont déjà eu des problèmes avec la justice. L’homme face à lui portait cependant un masque, il ne montrait pas son visage pour x ou y raison, cela ne le regardait pas. Mais tout de même, Suza commençait à se poser des questions, est-ce qu’il se trouvait dans l’une de ses entreprises qui comptait sur les héros pour maintenir l’ordre ?

Le bar se trouvait pourtant dans les bas quartiers, endroit où il est souvent allé pour suivre un vilain méritant d’être puni. Il savait donc qu’ici, beaucoup de personnes étaient dites comme « vilain », cela n’était pas rare de croiser un voleur en ce lieu. Quand il sera chez lui, il devra faire des recherches sur ce bar, afin d’avoir de véritable information sur son probable futur job. Son visage naturellement inexpressif était toujours droit, regardant devant lui avec une certaine sureté de soi-même, ses mains se décrispèrent pour se poser à plat sur les cuisses du jeune.

Il est vrai que la justice n’est pas la même pour tout le monde. Cela, il en avait totalement confiance puisqu’il a vécu cette situation personnellement. Mais tout de même, la justice est la justice, toutes personnes devenant des criminels aux yeux de la loi doivent être punies. Si une personne ayant fait un crime est toujours dehors car les héros et les autorités ne sont pas capables de l’attraper.
S’il avait déjà pensé à rendre la justice lui-même . Bien entendue ! Peu de vilains était mort sous ses coups, mais bientôt son pseudo sera assez connu pour espérer calmer les petites frappes. Il ne pouvait cependant pas dire à son interlocuteur qu’il avait déjà fait justice lui-même, il ne connaissait pas cet homme et il ne possédait donc pas sa confiance. Il se redressa sur sa chaise en nouant ses mains sur la table et continuant à fixer son interlocuteur, il parla calmement :

« Je pense que oui, la justice ne doit être faite que par nous-mêmes, cela ne sert à rien d’attendre que quelqu’un le fasse pour nous. Je ne peux vous dire si j’ai déjà fais justice moi-même ou non. »


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