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Musutafu est le théâtre de l'apparition d'un nouveau groupe : les Vengeurs. Des vigilantes violents qui estiment que le seul châtiment a faire subir aux vilains est... La mort ! Menés par Wakamono, l'ancien numéro un,ils entament petit à petit une purge de la ville.

La ligue des vilains ne s'arrête pas de son côté non plus. Suite à l'arrestation de Staïn, le recrutement bat son plein et les rangs du premier grand groupe de criminels grossissent à vu d'oeil !

Les étudiants de l'U.A., de leurs côtés, se préparent pour une semaine de vacances dans un camp spécial, avec à la clef, la fameuse licence provisoire !
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 La proie parfaite ~ [ Aiko et Damu ]

My Hero Academia RPG :: Le monde de My Hero Academia :: Musutafu :: Zone résidentielle
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MessageDim 21 Jan - 20:15
Damu Ningyô s'étira longuement.
Que la chasse commence...
Ah, cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas pu partir comme ça, en solo... Entre les missions de la Ligue et les parties Two Players il n'avait plus eu le temps d'aller libérer seule une âme.
C'était pourtant la mission qu'il s'était confié et ce à quoi il dédiait entre autre son existence ! 
 
Il s'avança alors dans les rues du quartier résidentiel de Mustuafu. Ses cheveux roux mi longs - Qu'ils poussaient vite décidément ! C'en était affolant- sortaient de la capuche noir de son long manteau de même couleur, encadrant son visage fin et torturé. Pas la peine de sortir discrètement ce soir : le quartier n'aurait pas de patrouille avant un moment selon ses observations, et il avait un endroit de repli au cas ou...
Ainsi s'était il permis de sortir habillé comme le noble qu'il était de vêtements chics de belle coupe mais aux détails étranges, à vrai dire il ressemblait beaucoup  au chapelier fou d'un certain livre pour enfant, en plus monstrueux bien sûr... Il avait cependant caché son arme dans sa petite mallette - qu'il trouvait ridicule, surtout avec son style, mais pour approcher une proie avoir un hybride de faux et de tronçonneuse à la main n'était pas vraiment une idée de génie. -, ne tentons pas le diable...

D'abord enthousiaste et optimiste quand à la réussite de sa quête,  la poupée humaine déchanta au fil des heures. Personne, nul part dans les rues... Pas même une personne de dépit ! Pourtant le quartier n'avait pas si sale réputation...Mais avec l'arrivée de la Ligue et de Stain, les gens ne sortaient plus que très peu. La méfiance avait cloîtré les âmes pures chez elles, et le tueur délaissé allait rentrer, dépité, quand un véritable miracle lui apparut.

À l'angle d'une rue, une fille d'apparence jeune et aux cheveux loufoques - Il n'avait que peu à dire, mais au moins appréciait il son style osé et personnel - attendait sagement que les problèmes lui tombent dessus.
Son être rayonnait de joie, elle semblait faire partie de ces gens constamment heureux et positifs, que les ronchons mal lunés appelaient surexcités mais dont le coeur rempli d'ambition et de lumière méritait plus que tout de s'arrêter et de rester ainsi éternellement.

Aaah, petite étoile, c'était ton soir de chance ! Ton destin aurait pu être grandiose, certes, mais il aurait pu être malheureux et décevant, et de cette possibilité le Faucheur était déjà prêt à la libérer. Dans l'autre monde elle aurait ce désire de toutes façons, alors il valait mieux figer dans l'ambre cette proie parfaite. 

Au comble de la joie -qu'il aurait eu tort de rentrer !- Damu s'approcha de la petite, son manteau s'envolant autour de lui, lui conférant un aspect fantomatique. Il retira sa capuche, préférant toujours montrer son visage à ses proies, aussi affreux soit il. Bien sûr il n'avait pas sortir d'arme encore, mais il avait bien activé son Alter au cas où la jeune fille appellerait à l'aide.

- Bonsoir Mademoiselle ! 

Pas très intelligent de l'aborder ainsi ? Oui, bien entendu, mais ils se trouvaient dans une impasse -certes large et bien loin de la petite ruelle sombre des films - et le tueur bloquait le chemin... Prise au piège, la petite pierre précieuse ! 
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MessageLun 22 Jan - 4:18
La proie parfaite ~


Soirée pyjama ! C'était une des premières à laquelle la demoiselle était invitée. Enfin, pas sa toute première non plus, mais ça faisait bien un bail qu'elle n'en n'avait plus fait. Et là, pour le coup, tout se passait plutôt bien, un peu trop même. Pour le moment, elle ne le comprenait pas encore, mais elle se trompait pas mal sur le sens de la soirée. Pas question de manger du pop-corn devant un film ou de parler ragots toute la nuit. D'ailleurs, il y avait même des garçons, et personne n'était en pyjama. Au contraire, ils étaient même plutôt bien habillés, avec leurs robes et leurs talons pour les filles - bouh les clichés - et certains gars s'étaient même ramenés en chemise bien boutonnée. Aiko se sentit comme un ovni avec son short en jean, son chandail bleu ciel et seulement une paire de collants roses pour affronter le froid de ce début de soirée. Pourtant, cela ne l'empêchait pas de sourire et de blaguer avec qui voulait bien discuter avec elle.

Pschiit !

Une première bière fut décapsulée, puis une autre, et encore une. Les bouteilles se mirent à circuler entre les mains de toutes ces personnes bien trop jeunes pour les avoir achetées légalement. Aiko n'avait rien contre les mauvaises actions, mais elle ne touchait pas à ça. Un tag, pourquoi pas. Sécher les cours, c'était aussi pas très ouf, mais pas très grave non plus. Mais l'alcool, elle passait son tour volontiers. Le mec qui lui tendit d'ailleurs une bière fit une moue étonnée quand elle la refusa d'un "non" de la tête. De toute manière, elle avait déjà pu en goûter à un repas de famille, et elle n'avait pas aimé. Autant rester sur des bons classiques !

Les conversations allaient bon train, la musique était pas trop mal. Mais la jeune fille avait un peu de mal à s'intégrer. Ses traits d'esprit tombaient à plat, et quand elle parlait de sujets qu'elle pensait intéressants, elle ne récoltait que des bâillements dubitatifs. Elle s'installa donc sur le canapé, sirotant silencieusement une limonade. Ses grands yeux colorés observaient la situation, cherchant une personne qui voudrait bien l'aider à faire passer le temps plus vite. Mais c'était sans espoir, des rares personnes qu'elle connaissait, la plupart étaient déjà occupées soit à draguer, soit à se faire draguer. AH ! Sur son visage, il y eut comme une illumination. Mais c'était peut-être ça le but de la soirée ?! Dommage qu'il n'y ait aucun gars dans son style, tous faisaient soit trop guindés, soit trop faux pour être vraiment intéressants. En tout cas, aucun ne lui avait fait "boom".

D'un bond, elle se mit debout. Il fallait qu'elle BOUGE ! Mais cette chanson là ne lui plaisait pas. Tant pis, elle irait faire le tour du quartier ! Elle prit juste son portable, au cas où elle ne retrouvait plus son chemin, et prit seulement le soin d'informer la fille chez qui la soirée était organisée. Celle-ci était déjà bien ronde, vu ses joues rouges et son regard hagard, mais son hochement de tête mécanique suffit à Aiko. Déjà, elle quittait la maison, claquant la porte derrière elle.

L'air frais mordit agréablement sa peau. Elle inspira profondément, mais se mit à tousser à cause des fumeurs qui s'étaient regroupés devant. A l'odeur, on devinait qu'ils n'avaient pas que des clopes en main. L'un d'eux passa son bras autour de ses épaules et lui proposa une taffe. Juste une ? Non, même pas. Dans un mouvement souple, Aiko s'esquiva de l'emprise du garçon et s'éloigna en inventant une excuse. Alors qu'elle s'éloignait, il y en a bien un, un mec de sa classe, qui lui demanda juste d'être prudente. Ce à quoi elle répondit par une grimace. Bien sûr qu'elle serait prudente, c'était son deuxième prénom. Bon, pas vraiment, mais qu'est-ce qu'il pouvait bien arriver dans ce coin ? Y avait pas plus ennuyeux que ce quartier ! Que des maisons et des appartements, même pas un petit konbini pour aller vite fait lire le dernier scan de l'Académie des Zéros !

Mais c'était pas si grave. Son visage se fendit d'un large sourire tandis qu'elle sautillait joyeusement sous l'éclairage faiblard des lampadaires. Les rouages de son imagination se mettaient en route, et comme souvent, elle essayait de s'imaginer un monde parfait, et le palais qui irait avec son statut de Reine. La dernière fois, elle avait pensé à une piscine remplie de bonbons, un peu dans le style de celle de Picécu. Pourquoi ne pas y rajouter des cascades de barbe-à-papa ? Cela pourrait être merveilleux ! Et pendant qu'elle laissait son esprit digresser, ses pas la conduisaient un peu au hasard, sans qu'elle n'ait conscience du danger qui la guettait. Bêtement, elle s'engagea dans une allée, et c'est une fois arrivée au bout de celle-ci qu'elle se rendit compte qu'il s'agissait d'une impasse. Ah ! Bon, bah demi-t- Une voix masculine s'éleva derrière elle, la faisant se retourner, une expression de surprise dans le regard.

Alors que n'importe qui de sensé se serait mis à hurler ou à même simplement se poser des questions, Aiko... Aiko sourit de toutes ses dents et fit un signe au monsieur. D'accord, il était un peu bizarre avec ses joues recousues, mais il ne fallait pas juger les gens sur leur physique ! Elle aussi elle était bizarre, avec sa petite taille, ses yeux vairons et sa drôle de chevelure !

« Bonsoir Monsieur ! Vous aussi vous vous êtes trompé de chemin ? »

Avec un minimum de jugeote, le premier venu aurait compris que ce type bizarre l'avait délibérément suivie dans cette allée, allée dont il bloquait d'ailleurs la seule échappatoire. Rien de tout cela ne traversa l'esprit de la jeune fille, au contraire : son regard fut immédiatement fascinée par la tenue atypique du personnage, et c'est sans crainte qu'elle s'avança jusqu'à lui, saisissant un pan de son long manteau pour en admirer le tissu.

« Woah ! C'est super beau ! Ça vous va trop bien, m'sieur ! » s'extasia-t-elle avec un sourire sincère.


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MessageMar 23 Jan - 13:56
Le tueur d'enfants fut accueilli à sa grande surprise pas un grand sourire sincère à faire fondre le pire des cœurs de pierre. Le plus innocemment du monde, la petite perle rare lui demanda si il s'était trompé de chemin une fois sa surprise passée.
Il en déduisit facilement qu'elle même ne savait pas où elle se trouvait, pratique : lui connaissait donc mieux le quartier, elle ne risquerait pas de lui échapper par un chemin détourné ou une tromperie du genre. Mais de toutes façons, la méfiance ne semblait pas être la caractéristique principale de la jeune fille : Sans chercher à fuir, où même à s'écarter en s'excusant, elle se rapprocha délibérément de lui pour... admirer son manteau ?

Cette marque de familiarité venant de la part d'une proie acheva de le perdre. Des réactions étranges causées par la peur, il en avait vu pourtant ! Mais ici, il n'avait même pas encore révélé ses intentions que déjà la condamnée semblait vouloir l'attendrir... Ou il s'agissait d'un génie, ou elle était désespérément adorable et naïve. Il pencha bien vite pour la seconde option, sans savoir trop quoi faire de cette information. "Et bien quoi, tue là !" me diront les plus impatients d'entre vous, ou bien "oh non épargne la la pauvre elle est adorable!" ceux qui ont du cœur, même si dans ce cas vous n'auriez manifestement pas compris toutes les "subtilités" de la philosophie de Damu, mais voilà : Lui, il hésitait totalement. Pourquoi donc ? Avait il trouvé finalement cette fille impure ? Ou Inapte à être fauchée de suite ? Voulait il lui laisser une chance de vivre encore et de réaliser ses rêves afin qu'elle soit une âme encore plus épanouie afin de le récolter plus tard ? Ou, que le ciel entende ces paroles, avait il enfin compris que tuer était quelque chose de pas très bien ?

Non, il était surtout très flatté des compliments de la fille sur sa tenue. Oui il s'agissait d'une raison suffisante à son œil. Il était rare qu'un inconnu passe outre ses attributs monstrueux et même si il portait avec fierté ces éléments de sa personnalité, le visage rayonnant de joie simple sans aucune peur dans ses pupilles vairons le fit sourire à son tour sans qu'il s'en rende compte. Ah, adorable petite âme, tu méritais plus que tout ta place au paradis ! Mais...

Pris d'une envie égoïste, la Poupée se refusa à la tuer de suite. Il avait envie de profiter encore un peu de la lumière de cette petite étoile, avant de replonger dans un monde définitivement trop éloigné du sien -à moins que lui ne soit tout simplement trop excentrique ? Non, il était juste incompris...-. Mais après, lui laisserait il la vie sauve ? Et bien, il avait le temps de prendre sa décision !  N'est il pas, lecteur impatient ? 


- Merci, c'est un de mes modèle ! Je vous retourne le compliment vos cheveux son tabsolument splendides ! Et non, je ne suis pas perdu, en vérité je me balade simplement, les rues sont toujours plus agréables de nuit, plus calmes... Mais aussi plus dangereuses, n'est il pas imprudent pour une jeune fille comme vous de vous promener seule ainsi ?
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MessageJeu 25 Jan - 15:20
La proie parfaite ~


Les doigts toujours accrochés au manteau, elle admirait chaque couture et la qualité du tissu la fascinait. Elle n'en revenait pas que quelqu'un puisse faire un si bon travail ! Il lui était déjà arrivé de coudre, pour un projet à plusieurs mains basé sur les matières, et elle était loin, trèèèès loin du niveau de cet homme. Quand elle releva les yeux, elle remarqua qu'il souriait également. C'était peut-être étrange, mais Aiko lui trouvait un air doux, presque noble. Elle se doutait bien que les autres gens ne verraient en lui qu'une monstruosité, mais elle se refusait à tirer ce genre de conclusions. Et pour le moment, tout se passait bien non ? Quand il termina sa phrase, elle fit un petit pas en arrière et joignit les mains dans son dos, se hissant sur la pointe des pieds comme pour étirer son petit corps au maximum. Un sourire embarrassé se dessina sur son visage. C'était la deuxième personne qui lui faisait remarquer d'être plus prudente, ça commençait à bien faire ! Mais loin de s'énerver, elle répliqua plutôt d'un ton rieur :

« Je ne suis pas seule, vous êtes là ! »

Si vous vous posez la question, oui, son père et son frère lui avaient de nombreuses fois répété de ne pas faire confiance aux inconnus. Tout comme ils l'avaient déjà prévenue de ne pas traîner tard le soir dehors, au risque de faire des mauvaises rencontres. Mais ces conseils étaient rentrés par une oreille, et aussitôt ressortit par l'autre. Débordant d'énergie malgré l'heure tardive, elle se balançait d'un pied sur l'autre, sans quitter l'étrange monsieur des yeux. Soudain, ses yeux colorés s'ouvrirent tout grand. Peut-être que le monsieur ne pouvait pas parler aux inconnus ? Peut-être que ses parents étaient plus sévères ? Ignorant totalement le fait que c'était lui qui l'avait abordée, elle leva sa petite main en direction du grand rouquin.

« Je m'appelle Aiko ! Mais vous pouvez m'appeler Ai' ! »

Dans son regard joyeux, une lueur de curiosité se mit soudainement à briller. Ce n'était que maintenant qu'elle remarquait l'énorme bouton noir - pourtant pas très discret - qui remplaçait l’œil gauche du monsieur. Avec ses coutures, il avait vraiment une tête de poupée de chiffon. Elle eut envie de le serrer dans ses bras, mais elle se retint. Cela n'aurait pas été très poli, et elle l'aurait sans doute mis plus mal à l'aise qu'autre chose. Ah ! ~ La jeune fille se sentait contente ! Comme quoi, aller faire un tour s'était révélé être une bonne idée !

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MessageSam 27 Jan - 20:56
Aiko donc...
Quel charmant prénom ! Charmant prénom pour une charmante demoiselle... 
La petite ne semblait toujours voir aucun soucis, même si elle semblait avoir ENFIN remarqué les quelques petits problèmes de son visage. Il était agréable de parler avec elle, et son innocence surpassait tout ce qu'il avait connu à ce jour. Une idée déplaisante germa alors dans son esprit : avait il le droit de priver le monde de cette lumière ? Cette enfant n'avait elle pas quelque mission encore sur cette bonne vieille terre ? 
L'homme chassa cette idée de son esprit et se saisit d'un couteau, caché dans la doublure de sa manche. Il ne devait pas perdre de temps encore, déjà il sentait sa détermination faiblir... Il avait une mission, merde ! De la rigueur Damu, de la rigueur... Il pourrait ne pas le faire, mais il prenait alors un risque considérable : si la fille parlait de lui à ne serait ce qu'un de ses amis, où si elle voyait sa photo dans le moindre journal, sa signalisation serait alors révélée. Au revoir les planques, la sécurité, la ligue -Et si jamais il était torturé pour révéler des informations dessus ? Si à cause de sa faiblesse l'oeuvre de Shiharaki devait être détruite ?  Et Yui ? Qu'adviendrait il d'elle ?- et Bonjour la cavale, encore une fois, et les soucis en général... Oui, il avait pensé pouvoir lui laisser une chance. Oui, il avaitvoulu voir mais... 

La jeune fille sourit alors de toutes ses dents,  les yeux pétillants de joie et de curiosité. Achevé. La grande bringue rousse grimaça intérieurement et fit de son mieux pour ne rien laisser transparaître de son conflit intérieur. Non, il ne pouvait pas faire ça... Il rangea expressément son arme à son endroit habituel, priant pour que la largeur de ses manches aient dissimulé son petit jeu. Il se maudissait de sa propre faiblesse. Pourquoi ? Pourquoi ?  Il n'avait jamais épargnée une proie ! Jamais quand il avait été aussi sûr de son choix ! Il êtait trop engagé, c'était trop tard ! ... Vraiment trop tard ? Il voulait l'épargner, il voulait lui être agréable, être bon avec elle, la tue était ce qu'il pouvait faire de mieux, non ? C'était la preuve ultime de sa sympathie... Mais...Mais....

- Je me nomme Koichi Hamaza, enchanté de faire ta connaissance, Ai ! Je vois que tu es une fille très courageuse... C'est bien, les gens qui sont sûrs d'eux vont loin dans la vie...

À qui parlait il vraiment en prononçant ces mots ?


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MessageMar 30 Jan - 17:01
La proie parfaite ~


Remuant toujours un peu sur ses jambes, la jeune fille gardait son regard coloré sur l'inconnu. Elle avait toujours un sourire jusqu'aux oreilles et les traits de son visage demeuraient vifs, malgré l'heure tardive. Dans sa poche, elle sentit alors son portable vibrer. Une fois. Un message ? Deux fois. Non un appel. C'était peut-être sa camarade ? Elle y jeta un discret coup d'oeil, et ses lèvres s'affaissèrent quand elle vit le dessin chibi d'un dragon bleu crachant des flammes. Hideaki... Il voulait sans doute vérifier que la soirée se déroulait convenablement, que les gens étaient sages, et patati et patata. Après une seconde de réflexion, elle raccrocha. De toute manière, cela n'aurait pas été poli, elle était en pleine discussion ! La politesse avait toujours été quelque chose d'important pour son frère, il ne pourrait pas lui en vouloir pour cela, si ? Elle rangea prestement son smartphone et se concentra à nouveau sur la jolie poupée.

Au moment où elle reportait son attention sur lui, le monsieur semblait en proie à d'intense réflexions. Elle remarqua qu'il rangeait quelque chose dans sa manche, et loin de s'imaginer l'affreuse vérité, Aiko se demanda s'il n'était pas magicien. Ça collait avec son apparence, sa mallette et son petit jeu. Si c'était ça, c'était trop bien ! Elle avait toujours adoré les tours de magie ! Petite, l'un des meilleurs cadeaux que son père avait pu lui faire était un set de cartes, dès et autres ustensiles servant à faire des tours. En toute honnêteté, elle était aussi douée pour la magie que pour faire du monocycle sur une corde les yeux bandés. Mais cela ne l'avait pas empêchée de rester fascinée par cet univers.

Si des questions lui brûlaient les lèvres, elle n'en resta pas moins sage et attendit que l'homme se présente. Koichi Hamaza. C'était mignon ! Koichi pouvait signifier petit caillou, et même si c'était pas le meilleur prénom pour l'homme, ça sonnait bien. Elle se le répéta mentalement, parce qu'elle avait envie de se souvenir de cette rencontre fortuite. Une petite voix lui disait qu'elle le reverrait peut-être, en spectacle qui sait ? Elle regarderait plus tard sur le net si M. Hamaza donnait une représentation prochainement. Quand le rouquin eut fini de parler, elle inclina légèrement sa tête sur le côté, visiblement heureuse de le connaître et d'avoir un prénom à placer sur son visage.
« Oui, je fais de mon mieux pour accomplir mon rêve ! Reine du monde c'est pas rien ! » dit-elle en riant.
Quand elle annonçait son rêve, généralement elle avait le droit à deux types de réactions : soit un regard interloqué et cherchant à comprendre s'il s'agit d'une blague, soit des rires moqueurs. Dans quelle catégorie cet homme se plaçait-il ? N'en pouvant plus, elle s'étira brusquement, réveillant tous les muscles de son dos et de ses bras. Ah, voilà qui faisait du bien ! Où en était-elle ? Oui ! Le monsieur ! Bon, peu importe ce qu'il pouvait bien penser d'elle, Aiko avait l'habitude de susciter les railleries, mais elle prenait toujours tout avec un grand sourire déconcertant. Remettant ses mains derrière son dos, elle reprit la parole.
« Vous avez quelqu'un que vous aimez, ou qui est important pour vous, non ? Eh bah si je suis Reine, j'vous promets que vous pourrez vivre tranquillement à ses côtés ! »
Et le pire c'était qu'elle y croyait, cela pouvait se lire dans son regard aussi aisément que s'il s'agissait d'un néon clignotant.


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MessageMer 31 Jan - 14:42
"Reine du monde"
Rien que ça !
Le fou retint toute notion de jugement face à ce rêve disproportionné.
Ses propres envies et Utopies n'étaient pas aisément atteignables, et il n'avait aucune envie de gâcher un si bel entrain. La pauvre enfant connaitrait la déception, l'amertume, le désespoir, la belle joie qui rayonnait dans son âme, cette fleur de vie et de blancheur, elle se flétrirait un jour, quand elle grandirait. Mais il sentait derrière tout cela qu'elle y survivrait. Elle avait une force, quelque chose en elle qui survivrait à tout et la ferait tenir le jour où elle changera de but, jusqu’à ce qu'elle l'atteigne, quel qu'il soit, et alors son cœur comblé et battant de joie sera mûr à être arraché.

Du potentiel, voilà ce qu'elle avait en masse. Un doux sentiment de certitude sur la conduite à tenir à présent le libéra de sa tourmente mentale. Il pouvait désormais cesser de jouer avec la "balance" de jugement qui siégeait dans sa tête et pleinement se concentrer sur cette personne, profiter de la rencontre sans se poser de questions. Il allait enchaîner et l’encourager dans sa voie quand elle le devança et posa une question qui le gela sur place. Il tourna les mots dans sa tête longuement, laissant la surprise et un sourire tordu entre le rire de l’impromptu de cette question, la gêne et le réel doute que cette interrogation posait en lui. Obligé de constater que quelques visages s’imprimaient dans son esprit, des amis important et d'autres personnes, non sans laisser une barre rouge lui envahir les joues et l'arrête du nez, il rit nerveusement en rametant ses cheveux en place.

-Quelqu'un... D'important ? Évidemment qu'il y a des personnes importantes à mon œil, l'inverse serait bien triste ! faire la liste de tout mes amis et particuliers serait bien long, petite curieuse, mais je prends ta proposition en note et ne manquerait pas de te faire souvenir de ta promesse le jour où tu deviendra reine, Majesté... Quand à la tranquillité, si j’apprécie une certaine stabilité une vie normale m’ennuierait plus que tout, pas toi ?


Hum, mince, espérerons qu'elle ne lui pose pas trop de questions, au pire il intuiterait quelque mensonge bien ficelé ! Aaah, qu'elle perle cet enfant, tenir telle promesse à un inconnu... Il avait envie de rentrer dans son jeu, un peu vexé par sa propre réaction : elle lui aurait posé cette question quelques mois plus tôt, il n'aurait pas sentit en lui un tel sentiment. Il acheva de nouer ses cheveux e queue de cheval avec un ruban de satin noir.

-Toi même je suppose, rêve d'un roi ou d'une reine à tes cotés ?

Il était intéressé par cette gamine il devait l'admettre, jusqu’à quel point avait elle planifié son avenir ? De quelle hauteur ses espoirs tomberaient ils ? Avait elle des appuis, des gens qui croyaient en son projet ambitieux ?


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MessageLun 5 Fév - 18:44
La proie parfaite ~


Penchant légèrement la tête sur le côté, Aiko remarqua que l'homme n'eut aucune réaction particulière malgré l'absurdité de son rêve, et pour la peine, elle le gratifia d'un sourire jusqu'aux oreilles. C'était rare et tellement bon de ne pas se manger en pleine poire des remarques désobligeantes, si bien que la demoiselle sentit son petit cœur s’accélérer dans sa poitrine, toute heureuse d'avoir pu croiser ce charmant personnage. D'autant plus qu'il était véritablement drôle avec sa moue toute gênée. Les rougeurs qui éclatèrent sur ses joues pâles n'échappèrent pas à la demoiselle, la faisant glousser doucement derrière ses mains. Non pas par moquerie, mais par réel amusement. De tous les adultes qu'elle croisait, il était sans doute le plus agréable et le plus sympathique avec qui parler. Cela la changeait pas mal de sa tête de mule de frère, incapable de lâcher ne serait-ce un sourire ou un mot d'encouragement. A cette pensée, Aiko se mordit légèrement la lèvre inférieure. Inspire ma fille, c'est pas le moment d'être négative ! Et pouf ! Plus aucune trace de mauvaise humeur chez elle ! Elle pouvait pleinement se concentrer sur la réponse du rouquin.

Ses mots la firent sourire, puis rire quand il l'appela par un titre royal. Ah ! Il faudra bien qu'elle s'y fasse, pour le jour de son couronnement ! Mais sinon, c'est vrai qu'elle s'était montrée bien trop curieuse. Heureusement que le monsieur semblait ne pas lui en tenir rigueur. Ses orteils gigotèrent dans ses baskets, son corps avait encore besoin de bouger ? Non non et non. Elle était tellement bien ici à discuter gentiment avec Koichi, pas question de retourner à la soirée. A sa première interrogation, Aiko répondit d'un vif hochement de la tête. En vérité, elle ne savait pas trop ce qu'il voulait dire par là, mais toute adolescente qu'elle était, elle rejetait farouchement tout ce qui était étiqueté "normal", même si au final, elle n'était pas très éloignée de la majorité des jeunes de son âge. Elle le regarda alors relever sa chevelure de feu en une queue de cheval, et elle battit des paupières, surprise par la beauté des traits de l'homme. Peut-être qu'elle s'était trompée. Peut-être qu'il n'était pas magicien mais mannequin ? Non, elle en aurait entendu parler sinon. Un modèle avec un visage aussi particulier, ses amies lui en auraient forcément parler. Elle bloqua un peu, mais finit par détourner les yeux, se rappelant brusquement que c'était vraiment le summum de l'impolitesse de dévisager les gens ainsi.

La question qu'il posa alors acheva la jeune fille. Ses joues ne tardèrent pas à rosirent et elle se tordit les doigts, embarrassée comme pas permis.
« Euuuuuh... C'est vrai que ce s'rait bien. » fit-elle en regardant le sol, poussant un caillou du bout de sa chaussure. Elle sembla réfléchir un instant, et son visage se remplit d'assurance avant qu'elle ne reprenne la parole. « Mais ça me détournera pas de mon objectif ! Ce serait plus simple à deux, mais tant pis si je dois attendre pour trouver mon roi ! »
Les flammes de la détermination brillaient dans son regard étoilé. Elle serra son poing devant elle, dans une imitation grotesque des héros de shonen. Elle n'avait besoin de personne pour réussir, pas vrai ?


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MessageMer 7 Fév - 12:45
Quelle énergie et quelle détermination !
La jeune fille semblait être une véritable flamme humaine, bien supérieure à tout ce qu'il avait jamais pu voir. Et, malgré son embarras, il décela en elle une force plus grande qu'il ne l'aurait cru de prime abord, et un esprit d'indépendance. Comme quoi... Il réprima un sourire amusé : Reine du monde, il ne savait pas, mais si elle avait ainsi des envies de pouvoir, le plus rapide et sûr chemin pour elles serait le crime... Ah, une boule d’énergie et de bonne humeur comme elle redonnerait sûrement de la vie au Lotus Noir... Il l'imaginait bien tailler la conversation avec Himiko, ou bien avec Yui...Mais pour l’instant elle s'imaginait encore pouvoir devenir une personne importante et admirable, pfeuh, il serait déçu de la voir devenir une héroïne imbue d'elle même, il y en avait déjà bien assez...

Oui, malgré son imitation étrange et assez ridicule de personnage de manga, il avait cette sensation que cette petite pourrait un jour bien tourner. Enfin, bien tourner de son point de vue, comprenons nous bien... Mais il allait la laisser faire son petit bout de chemin, la laisser grandir par elle même, quitte à ne plus jamais la recroiser, il ne restait qu'à espérer que le destin fasse se croiser leurs chemins une nouvelle fois. Il n'avait pas à interférer avec la destinée, mais si il pouvait tout de même mettre son grain de sel...

- Je comprends, atteindre seul ses objectifs, quels qu'ils soient, rend l’accomplissement encore plus gratifiant, mais avoir autour de soi des personnes qui comprennent nos actions et nous aident, avec qui travailler à un même objectif, ce n'est pas non plus mal, et on l'atteint généralement plus rapidement et moins laborieusement...Enfin, tu m'as l'air de savoir t'en sortir seule, et sans doute as tu une famille qui te soutient ! J'ai... En quelques sorte une enfant, et l'encourager dans ses rêves me semble être une chose importante pour son éducation et son développement, elle aussi est très joyeuse et voit les choses en grand...

Il se retint de lui dire que l'enfant en question avait dix ans et que ce genre de comportement disparaissait normalement en grandissant, et tendis qu'il attendait de voir si il pouvait tirer de la future réplique de la jeune fille une quelconque information utile, un bruit de discussions joyeuse entre adolescents le fit sursauter. Au moins cinq, peut être six. Il fallait jouer la carte de la sécurité en urgence.

Avisant une seconde ruelle étroite à sa gauche, le tueur s'y engouffra, et, rabattant sa capuche, laissa sa silhouette vêtue de noir se dissoudre dans l'obscurité. Pas le temps de trouver une excuse pour Aiko... Se mordillant l'ongle du pouce, la poupée se demanda si la chance était de son coté, et si la petite n'attirerait pas l’intention sur lui. Si tel était le cas, il n'aurait d'autre choix que de tuer tout ce petit monde. Strike.
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MessageVen 16 Fév - 9:56
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Pendant le monologue de Koichi, le visage de la demoiselle passa par plusieurs expressions distinctes : d'abord l'attention, alors que les paroles de l'homme lui plaisait beaucoup. Elle aimait bien sa façon de voir les choses et elle était plutôt d'accord avec lui, le mieux c'est d'avoir des gens sur qui compter. Malheureusement, avec un rêve aussi délirant que le sien, c'était pas ce qu'il y avait de plus facile. Quand il aborda le sujet de la famille, une légère grimace de mécontentement passa sur ses traits alors que la tête de son grand-frère s'affichait dans son esprit. Du soutien ? Pas de sa part en tout cas. Ce gros bêta aurait vraiment préféré qu'elle devienne une héroïne, sans tenir compte de ses ambitions personnelles ni tout simplement de son dégoût pour ce métier. D'ailleurs, elle ne comprenait toujours pas pourquoi lui avait choisi cette voie, leur père ne l'avait-il donc pas déçu suffisamment ? C'était triste qu'il n'ait pas su ouvrir les yeux. Finalement, quand le rouquin se mit à parler de sa fille, le regard d'Aiko s'illumina joyeusement alors qu'elle s'imaginait un adorable petit bout de chou à la douce chevelure flamboyante comme son papa.

Soudain, des bruits de discussions semblèrent perturber son interlocuteur. Avant même de pouvoir dire quoique ce soit, Aiko ne put que le regarder se cacher, allant jusqu'à dissimuler ses jolis cheveux sous une capuche sombre. Il avait quoi tout à coup ? Pas une phobie des adolescents quand même, il était venu lui parler... Bon, d'accord, il y avait plus adolescent qu'elle dans le physique. Il était peut-être juste mal à l'aise de croiser des gens aussi tard, peut-être qu'il craignait de tomber sur des personnes louches, qui sait ? Mais la demoiselle resta au milieu de l'allée, regardant sagement passer ces badauds, qui se révélèrent être des garçons de son lycée, quelle coïncidence ! L'un d'eux la remarqua et levant la main dans sa direction, fit arrêter le groupe quelques secondes.
« Hey mais c'est Aiko ! On va à la soirée chez Kumiko, tu veux v'nir ? »
Certains sentaient déjà l'alcool à plein nez, et si l'esprit de la demoiselle ne se serait pas méfié de base, elle secoua négativement la tête.
« J'y suis déjà, je prends juste un peu l'air. Je vous y rejoins plus tard ! » dit-elle avec un sourire étincelant.
L'un d'eux haussa les épaules et le petit groupe se détourna rapidement, prêt à repartir se biturer en musique et au chaud. Alors que la demoiselle se tournait pour rejoindre Koichi, une large main se posa sur son épaule et attira son frêle corps contre celui grand et large du garçon. Levant des yeux interrogateurs sur lui, elle remarqua qu'il était bien plus rond qu'il ne l'avait laissé voir.
« On les rejoindra ensemble, d'accord ? Tu sais Ai-chan, faut pas rester seule dehors la nuit, on sait vraiment pas sur quoi on peut tomber. Surtout dans un quartier comme ici... Ça a l'air calme hein, mais y aura personne pour t'aider peu importe combien tu cries. »
Disant cela, il l'avait doucement plaquée contre le mur, lui bloquant toute possibilité de fuir ou de se débattre du fait de leur grande différence de carrure. Pourtant, la jeune fille restait encore calme, inconsciente de ce qui pouvait suivre. Certes, elle se sentait un peu mal à l'aise, mais c'était un pote, il ne pouvait rien faire de grave, non ? Son petit cœur rata un battement quand elle sentit la large main du lycéen se poser sur son ventre alors qu'il se penchait pour... l'embrasser ? Elle tenta aussitôt de le repousser, mais elle manquait cruellement de muscles, surtout face à un garçon désinhibé et en pleine force de l'âge. Elle lui murmura d'arrêter, mais il n'en fit rien et força encore et toujours. La panique commença à gagner la jeune fille, et ses grands yeux balayèrent l'obscurité, à la recherche de l’œil émeraude de l'adulte.

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MessageVen 16 Fév - 22:03
Tout d'abord rassuré de voir le groupe d'adolescents manifestement alcoolisés quitter rapidement les lieux, sans se préoccuper plus du sort de leur (in)fortunée camarade, qui d'ailleurs ne pipa mot de sa présence, le tueur dissimulé dans l'ombre assista pourtant bien vite à un spectacle des plus déplaisant. Si il ne s'agissait pas de la pire chose qu'il puisse voir.

Son ange de pureté aux rêves plus grand qu'elle acculée contre un mur, retenue malgré ses protestations par un des garçon du groupe qui la forca à l'embrasser tout en posant indécemment sa main sur son ventre. Un violent frisson parcouru le temps d'un éclair le corps fin du tueur, incapable de détacher ses yeux de l'horrible spectacle. Mentalement il s'interdisait d'agir. Il ne pouvait pas faire tomber sa couverture. Non, il ne devait pas. Non, il ne devait pas. Non il ne de... 

Mais le regard bicolore et paniqué de la jeune fille capta le sien, et il y lut toute la terreur et l'incompréhension qu'il avait lui même un jour ressentit. Sa gorge se dessécha tandis que, progressivement, son oeil tournait à l'orange vif et mordant. Il se remémorait des choses qu'il avait promis d'oublier il y a fort longtemps. Plus de...15 ans maintenant ?  Il serra les dents. Il n'avait pas le droit d'y penser ! Il se l'était promis...

Mais les images défilaient d'elles même, sourdes à ses protestations mentales et insensibles à la larme qui dévala sa joue.
Un bâtiment isolé semblable à un vieil orphelinats de film vieillot, des couloirs sans fins, vides de toutes vies et de tout bruit, une seule fenêtre largement insuffisante pour tout éclairer.. Une main d'adulte se posant sur son épaule. Un regard et un sourire amicaux. Quelques phrases anodines échangées, la candeur de l'enfance, la confiance, une porte qui s'ouvre, puis se referme. Un piège camouflé en invitation. Le sentiment de déchirure, la perte de quelque chose. La peur qui ne s'efface jamais tout à fait. La méfiance de chaque main se posant sur lui. De chaque invitation. Le sentiment de culpabilité, de l'avoir mérité, de ne pas s'être échappé, de ne pas avoir osé crier à l'aide. La honte et la perte. L'impression que jamais on ne s'en remettra. Le poids qui nous écrase la poitrine. La peur de recroiser l'autre.


La peur de Lui.

Un filet ininterrompu de larmes transparentes comme le cristal sur la joue, Damu se saisit d'une dague. Pas le temps de sortir son arme fétiche. Pas la peine. Cet individu ne le méritait pas...

Tandis que le jeune homme continuait de supplicier la pauvre Aiko, la poupée sortit en trombe de la ruelle, après tant de temps de paralysie sous le choc, comme si enfin un éclair l'avait frappé et poussé à agir. Sa main serrée sur le manche ciselé au point de faire blanchir ses articulations, le tueur avait plus l'air d'une créature que d'un être humain. Son teint de porcelaine remplacé par du vermillon, dents serrés et bouche figée en un horrible rictus, l'oeil fou et perdu, furibond, et ne cherchant nullement à cacher ses larmes, Damu figea le jeune homme suffisamment longtemps pour plaquer violemment à terre l'agresseur en poussant un cri de rage pure sans cohérence, son esprit mélangeant le passé et le présent, son cas avec celui de l'adolescente. 


- Enfoiré ! Connard ! Crève ! Crève ! Crève ! Je te faisais confiance ! Comment as tu pu ? Pourquoi ? Pourquoi

S'asseyant à moitié sur le torse à la respiration saccadée de sa victime au sort mérité, il levait le bras et l'abaissait à répétition dans le torse, le ventre, les épaules et le visage du lycéen. Tenant d'une main ferme à la force insoupçonnable due à la rage, le tueur frappa chaque fois avec la volonté de détruire aussi bien ce corps que les souvenirs qu'il y associait. Cinquième coup. Sixième. Septième. Onzième. Quinzième. Vingtième. Vingt cinquième.

Au fur et à mesure que le corps du trépassé se déchiquetait et prenait l'apparence et la texture d'une pièce de boucherie honteusement mal travaillée, les coups de l'exalté se faisaient moins précis et plus faibles, mais il continuait sa sinistre besogne avec acharnement. En ruine ses beaux vêtements, en ruine son visage dévasté par le chagrin et la folie furieuse, en ruine le tas de chaire immonde en dessous de lui. En ruine son plan. En ruine sa couverture. En ruine sa soirée et ses quelques journées futures. Ruine, ruine, ruine...

Obnubilé par sa tâche et déconnecté du monde réel, le tueur ne cessait de plasmodier à voix basse.


- Kosei... Enfin... Aha... Je t'ai enfin mis la main dessus... Après tout ce temps...Crève, ordure. Ordure. Ordure. Ordure. Ordure. Ordure. Ordure. Ordure.

La longue chaîne des insultes, ponctuées des bruits répugnants de la lame s'enfonçant dans la surface molle, ne prit fin que lorsque la fatigue coupa dans son élan Damu, vidé à présent de toute énergie et de toute émotion. La respiration saccadée, il partit d'un éclat de rire semblable à des pleurs tout en se relèvent. Incapable de maîtriser sa nervosité, ses épaules se secouaient, tirant encore plus ses bras ballants et incapables du moindre geste. Il avait arrêté de compter après 25. Kosei Hotiriaki avait payé. Non, ce n'était même pas encore suffisant, mais au moins brûlait il en enfer désormais, dans des flammes plus chaudes que son souffle sur la nuque de celui qui était innocent.

Ses jambes ne le tenant plus, le criminel s'effondra au sol, à genoux. Compter pour reprendre ses esprits. Agités de tremblements, les bras resserrés sur la poitrine et la tête basse, dans une posture affligée, Damu compta. Un deux trois quatre cinq six sept huit...

Le corps n'était pas le bon. 
Cette vérité le frappa enfin.
Il s'était... trompé ?
Mais comment avait il pu confondre ? Où était il, déjà ? 

Les informations revinrent petit à petit à son esprit brumeux. D'une voix blanche et incertaine, vide et creuse, le faucheur aux cheveux de feu parla enfin à Aiko, malgré son incapacité à produire une phrase cohérente.


- Pardon...Pardon... Je.. je me suis emporté je n'ai... je ne voulais pas... Je l'ai vu et alors je... Tu étais en danger...
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MessageSam 17 Fév - 1:11
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Comme enfermée dans une torpeur sourde, Aiko se sentit déconnectée de cette réalité qu'elle ne voulait pas voir. Elle sentait pourtant encore la large main qui remontait doucement sous son t-shirt, et le souffle chaud du lycéen tandis qu'il approchait toujours un peu plus ses lèvres. Ce n'était pas ainsi qu'elle voulait voir disparaître son premier baiser, elle qui avait toujours rêvé de cet instant comme un moment magique, la révélation de l'amour entre son prince charmant et elle. Mais ce garçon... Non ! Il n'était pas digne de devenir roi ! Elle ne voulait pas de lui ! Ses petits bras tremblaient, incapable de repousser la masse insurmontable qu'il représentait. Les doigts de l'agresseur progressaient toujours, et elle frissonna quand ils se frayèrent un chemin vers sa mince poitrine. Un gémissement de peur lui échappa, et elle, qui souriait pourtant toujours en n'importe quelle circonstance, elle se mit à pleurer. Ce n'était que quelques larmes honteuses qui roulèrent silencieusement sur sa peau pâlie par l'émotion. Elle n'avait pas réussi à trouver Koichi, elle était seule. Encore. Toujours. Peu importe ce qu'elle faisait. Elle détourna la tête, laissant la bouche humide et puant l'alcool s'abattre sur sa joue. Un hoquet de rage et d'impuissance la saisit, et ses bras tombèrent le long de son corps, elle n'avait plus qu'à se résoudre...

Brusquement, le lycéen fut attiré loin d'elle et plaqué au sol. Emprunte de rage sourde, la silhouette mince de l'adulte s'était jetée sur le jeune homme, le maîtrisant sans le moindre souci. Et sous la lumière d'un vieux réverbère, la lame d'une dague scintilla un bref instant, avant de plonger dans le corps du malheureux. La jeune fille tressaillit au cri que son camarade d'école lança, un hurlement déchirant qui contait toute la douleur qu'il ressentait. Un autre coup lui lacéra le torse, et il hurla encore et toujours, jusqu'à ce que la lame se plante dans son visage, abrégeant son agonie. Mais si sa victime avait déjà rendu son dernier souffle, cela ne semblait pas suffire au rouquin qui continuait de lever et de baisser son bras, laissant sa colère s'exprimer pour lui. Muette de surprise, celle au regard étoilé demeurait figée contre la palissade, observant avec impuissance ce massacre pur et simple. Une bouffée de compassion monta en elle, mais ce sentiment n'était certainement pas destiné à son agresseur, loin de là. Elle avait mal pour le rouquin. Oh, Aiko était loin d'être une experte en psychologie, mais elle n'était pas non plus complètement idiote, contrairement à ce que certaines de ses actions pouvaient laisser penser.

Ce carnage expiatoire dura plusieurs minutes. Splich. Sploch. faisait le couteau en s'enfonçant dans les lambeaux de chair. Du sang jaillissait encore, salissant le beau manteau et le visage torturé. Aiko ne quitta pas la scène des yeux. Son ventre était noué, elle tremblait, mais la peur avait disparu de son regard coloré. Elle savait qu'elle ne pouvait qu'attendre que l'homme termine, de toute manière, cela n'aurait rien changé, le garçon était déjà dans un état de charpie tel qu'il n'y avait plus rien à tenter pour lui. Mieux valait laisser Koichi s'apaiser de lui-même et surtout décharger ce qu'il avait sur le cœur.

L'adolescente regarda le tueur qui se figea enfin, apparemment épuisé par son labeur. Il se redressa mais retomba bien vite à genoux, et c'est à ce moment là qu'elle fit un pas dans sa direction. Sans geste brusque, elle s'approcha de lui, nullement effrayée. Elle enjamba la bouillie qu'était devenu le lycéen et, une fois face au rouquin, elle le laissa reprendre conscience de la situation. Il tenta de balbutier des explications, mais il n'en avait pas besoin. Sans le laisser terminer, la jeune fille s'agenouilla près de lui et l'enlaça. Ce n'était certainement pas la meilleure chose à faire, sans doute parce qu'elle avait affaire à un sacré psychopathe, mais cette idée n'avait même pas effleuré son esprit. Tout ce qu'elle voyait devant elle, c'était un homme qui avait été brisé par la vie. Certes, il venait de tuer quelqu'un. Certes, ce n'était pas considéré comme "normal" dans leur société. Mais elle n'avait pas peur. Pas le moins du monde. Parce qu'au fond, c'était pour des gens comme lui qu'elle voulait devenir Reine du Monde. Elle voulait tendre la main à ceux qu'on qualifiait de rebuts, de détraqués, de malades... Parce qu'au final, c'était celui qu'on affublait communément du titre de "monstre" qui venait de sauver sa vertu.
« Merci... » murmura-t-elle simplement.
Ses bras serraient fortement l'homme et, le visage enfoui dans sa chemise, elle se laissa aller à quelques larmes de plus. Elle inspira profondément le parfum aux notes sucrée du tueur, chassant au loin l'odeur âcre du sang qui envahissait désormais l'endroit, et les tremblements qui l'agitaient encore commencèrent peu à peu à s'espacer. Elle finit par relever la tête et par déposer un petit bisou de remerciement sur la joue recousue de l'adulte avant de replonger sa tête dans son cou, telle la grande enfant qu'elle était encore malgré son âge.

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MessageMar 20 Fév - 14:18
Encore trop hors du monde réel pour réaliser et se rendre compte de la situation, Damu n'opposa aucune résistance et laissa les frêles bras de l'adolescente se presser autour de lui. Quand les informations commencèrent à revenir à son esprit de manière fluide, il ne la repoussa pas non pus. Elle en avait besoin sûrement, et lui aussi en vérité. La chaleur humaine et l'amitié de la jeune fille à son égard comblaient le creux froid qu'il ressentait dans sa poitrine et dans son ventre, et son visage reprit progressivement des couleurs. Il laissa son cœur affolé reprendre un rythme normal. LA jeune fille avait assisté au triste spectacle de extériorisation de son mal être, pourtant si refoulé d'habitude derrière son joli sourire cousu, mais méritait-il donc d'être traité ainsi malgré tout ? Ne venait-il pas de tuer quelqu'un, là, sous les yeux innocents de cet pauvre Aiko, lui ôtant une partie de sa candeur ? Comment pouvait elle afficher une telle tendresse à son égard ? Combien de temps cela faisait il qu'ion ne lui avait plus ainsi témoigner de la reconnaissance ou de l’attachement ?

Elle lui murmura un remerciement, et enfin il sortit totalement de son état second. A quoi bon le remercier ? Certes il aurait pu ne pas agir mais... Plus jamais. Jamais quelque chose comme cela ne pourrait se passer devant lui sans qu'il intervienne. C'était la chose la plus impardonnable du monde à son œil. Et même il s'en voulait d'avoir hésité, de ne pas avoir été lus prompt. Mais au moins le pire avait été évité, du moins pour elle... Sa bonne action de la semaine...

Le tueur posa ses bras et ses mains couvertes de sang dans le dos et sur les cheveux d'Aiko, fut surprit de sa rapide et chaste bise digne d'un roman de cape et d'épée mais ne lui en tint pas rigueur. Était ce donc comme cela qu'il lui apparaissait ? Un noble chevalier blanc ? Non, sûrement pas, un bon sauveur aurait écarté le jeune homme et l'aurait ramené chez lui après avoir enjoint la victime à porter plainte auprès de la police. Au yeux du monde il était un criminel il devait le garder à l'esprit. Alors pourquoi ? Elle ne semblait ni apeurée, ni en colère... Simple question de caractère ? Divergence de caractère ? Possible...

-Tu n'as pas besoin d'être reconnaissante. Ce que j'ai fait n'était pas la bonne manière d'agir, mais je t'en prie, n’appelle pas la police...

Damu n'avait pas besoin de forcer le trait du pauvre homme désespéré. Trop d’informations et de scénarios catastrophes emprisonnaient sa tête. Encore en proie à tout type d'émotions, il espérait que la jeune fille qui semblait si amicale et bienveillante à son égard n'appelle pas de suite les autorités. Et ne parle pas de lui. Son casier judiciaire pour le meurtre d'Alexey n'avait pas été relié aux actes de "la Poupée", car, malgré les similitudes physiques avec son apparence ancienne, les descriptions de témoins -rares tout de mêmes, mais existantes- avaient tendance à partir dans tout les sens, la faute à ses déguisements multiples, et il tenait à éviter que sa vraie identité soit reliée à tout ses crimes plus récents, préférant être cru en fugue ou mort par tous, et éviter ainsi d'apporter plus de déshonneur à sa famille, de la mettre au centre des informations et ainsi prévenir tout risque de représailles sur sa jeune sœur ou, malgré sa déception envers eux, à ses parents. Oui, il fallait penser à tout ces détails techniques quand on décidait de devenir tueur en série.

Et puis même si il avait sans doute le temps de se cacher, devoir encore une fois augmenter son niveau de vigilance ne lui plaisait pas. Pour faire bref, il n'avait pas du tout besoin de ça. Il resserra un peu son étreinte avant de la lâcher, sentant qu'il allait légèrement mieux, et la gratifia d'une pression de paume sur l'épaule, tachant allégrement son vêtement au passage. Oups.

-Si tu veux un conseil, ne retourne pas à cette fête... Ces garçons ont beaucoup trop bu et... Enfin, fais comme tu veux, mais évites les problèmes, d'accord ? Mens si il le faut et si tu es douée pour ça, et... Bon courage pour la suite.

Il termina son discours paternaliste d'un ton qui se voulait plus positif, et afficha un sourire mi triste mi joyeux à l'adolescente. Son unique œil transmettait bien mieux que les mots qu'il n'arrivait pas à sortir tout le courage qu'il lui souhaitait, et tout celui dont il avait du user.

-Tu sera une fantastique reine du monde un jour !

Il lui tourna ensuite le dos et fit mine de parti, hésitant encore à la raccompagner pour plus de sureté mais... Non, il valait mieux pour les deux d'entre eux de ne pas être vus ensemble, lui pour sa sureté, elle pour sa réputation et pour éviter qu'on lui pose trop de questions : le sang partait mal des vêtements, mais elle n'en était pas tant recouverte que ça, et en mentant un peu elle pourrait faire croire ne rien savoir, n'avoir assisté à rien. Elle avait ce faciès innocent qui lui permettrai à coup sûr de passer dans les mailles du filet, mais cela l'empêcherait de se confier à quiconque sur les actes déplacés du garçon... Tant pis, on ne pouvait pas tout faire. Il fallait faire des choix.



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MessageMer 21 Fév - 16:09
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Son souffle retrouvait son allure régulière, son corps enfantin s'apaisait tandis que l'ombre de cet affreux moment était en train de disparaître peu à peu de son esprit. Dans sa poitrine, son cœur recommençait à diffuser de la chaleur en continue, et sur ses lèvres, un faible sourire reprenait doucement la place qui lui était destiné. Ses traits se réjouirent davantage quand elle sentit que l'homme lui rendait son étreinte, et Aiko se sentit silencieusement heureuse d'avoir sans doute eu la réaction adéquate. Pour une fois qu'elle ne se gourait pas ! Elle se moquait bien qu'il la couvre de sang ou de restes de son camarade de lycée, elle appréciait qu'il ne la rejette pas. Inspirant encore le doux parfum de son sauveur, la jeune fille le sentait se calmer dans ses bras, et elle se doutait un peu que son câlin y était un peu pour quelque chose. Elle en ressentait une certaine fierté qui fit rosir légèrement ses joues, mais il n'était pas question pour elle de s'en vanter. C'était normal qu'elle réconforte ses futurs sujets, en tant que prochaine Reine du Monde, il n'était pas prévu qu'elle abandonne à leurs tourments ceux qu'elle s'était promis de protéger.

Ses grands cils battirent l'air à la requête du rouquin. C'est vrai qu'elle était une écervelée, mais de là à ce qu'elle fasse l'erreur d'appeler la police ! Enfin, il avait sans doute raison de s'inquiéter. Si une autre fille avait été dans ses baskets, il aurait déjà été coffré depuis longtemps. Enfin, cette même fille n'aurait sans doute pas survécu initialement à sa rencontre avec la Poupée, mais cela, Aiko l'ignorait bien sûr. En revanche, elle était sûre d'une chose. Le monsieur n'était ni un magicien, ni un mannequin. Bon, après, ce qu'était son vrai métier demeurait toujours un mystère, mais elle s'en moquait à présent. Ce n'était pas le plus important. Là, il fallait qu'il s'en aille loin, avant que les habitants des environs ne remarquent ce qui s'était passé. D'ailleurs, elle était un peu étonnée que les cris du garçons n'aient encore alerté personne... Cette idée disparût bien vite de son esprit, et déjà elle s'écartait légèrement des bras fin de l'homme, juste assez pour pouvoir lui faire face.
« Vous en faites pas, m'sieur. D'accord, c'était ptet pas la meilleure des solutions. Mais ça fait pas forcément de vous quelqu'un de méchant. Enfin, pas pour moi en tout cas. »
Alors qu'elle prononçait ces mots, ses grands yeux vairons se posèrent sur le visage balafré de l'homme, et elle lui adressa un sourire des plus chaleureux. Ignorant la marque sanglante qu'il laissa sur son épaule, elle le laissa se relever et se déplaça de quelques pas sur le côté afin de lui redonner un peu d'espace. Elle hocha la tête aux conseils qu'il lui donnait, et même si une partie d'elle lui murmurait que c'était quand même dommage de louper la soirée, l'autre lui préconisait de suivre sagement ce que Koichi lui disait. Le mensonge, y avait pas de souci là dessus. Elle n'était peut-être pas la meilleure comédienne tragique du coin, mais niveau comédie et diversion, elle s'en sortait pas trop mal. D'autant plus que si elle rentrait chez elle à cette heure-ci, elle avait peu de chance de croiser des gens et encore moins son frère, celui-ci devait encore être en train de travailler. A cette pensée, un nuage passa sur ses traits. Hideaki répétait inlassablement les mêmes erreurs que leur paternel...

Secouant légèrement sa longue chevelure multicolore, la demoiselle se ressaisit avant que ces idées désagréables ne plombent son moral, et c'est tout sourire qu'elle accueillit la dernière réplique de l'homme. Ses yeux s'ouvrirent tout grand et son teint passa au rouge tomate. Oh ! Il le pensait vraiment ? Genre, pour de vrai de vrai ?! Exultant intérieurement, l'adolescente se contenta de faire un grand signe de tête. Un flot de bonheur simple se déversa en elle, tandis qu'elle se sentait enfin comprise et encouragée. Ce sentiment qu'elle aurait dû avoir au sein de sa famille, elle le trouvait seulement maintenant chez un parfait inconnu qui venait de massacrer une de ses connaissances. Malgré l'absurdité de la situation, Aiko était heureuse. Son regard pétillait de joie et de tendresse envers cet homme si singulier. Ah ! S'il avait été plus jeune, elle aurait sans doute eu un crush pour lui. Mais pas grave ! Elle était déjà contente de pouvoir le ranger dans la catégorie "Ami.e.s" de sa cervelle. Et alors qu'il s'éloignait, elle resta sur place, se sentant comme sur un petit nuage, prête à s'envoler vers le paradis. Quelqu'un croyait en elle ! C'était FOU !

Quelques minutes s'écoulèrent avant que la jeune fille ne regagne la Terre. Bon, il serait peut-être temps de se rentrer. Koichi avait déjà disparu, ce qui signifiait qu'elle pouvait elle aussi quitter la scène. Par réflexe, elle jeta un œil à son téléphone. Tiens. Depuis quand la Position était-elle active ? Ses fins sourcils se froncèrent.
« Et merde... »
Il avait encore osé. C'était pas possible. Une silhouette menaçante se dressa brusquement derrière elle, et lorsqu'elle se tourna, Aiko fit face à un grand dragon bleuté, au corps constellé de petites touches lumineuses. Elle déglutit difficilement, et se mit à trembler légèrement. D'une voix rauque, la créature chimérique prit la parole.
« AIKO ! Qu'est-ce que- »
Il se coupa brusquement, remarquant sans doute seulement maintenant le pauvre corps martyrisé du lycéen, ou tout du moins ce qui en restait. Il fallait qu'elle réagisse, enfin, pas trop, sinon il allait se douter qu'elle faisait semblant... Ah... D'un coup, elle se jeta contre lui, plongeant son visage dans le corps doux et léger de son aîné. Et si aucune larme ne lui vint, elle se mit à parler à toute allure.
« Hide ! Il est- Un monsieur- Je sais pas ! J'ai pas- Grand-frère... »
Une lourde patte griffue se posa sur sa frêle épaule, et il l'enserra fermement contre lui. Il lui murmura des paroles réconfortantes, tandis que de sa patte libre il semblait envoyer un message à son équipe. Bon, elle avait dû avoir l'air assez secouée pour esquiver les questions ce soir. Mais nul doute qu'elle allait devoir y passer à un moment donné. Tant pis, au moins elle aurait le temps de trouver des idées pour couvrir la présence de monsieur Hamaza. Elle pouvait bien faire cela pour lui...

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