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L'U.A. perd en vitesse ! Suite à l'attaque dans la forêt durant l'examen de la licence provisoire, le public commence à perdre confiance en la plus grande école des héros. En conséquence, un internat a été mis en place et la licence accordée aux élèves.

Suite a cette fameuse réussite, la ligue commença à encore plus se faire connaître !

Les vengeurs, malgré la perte d'un membre, continue néanmoins sa lutte.
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 Une journée presque ordinaire [ft Damu|Uriel]

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MessageDim 7 Jan - 13:37
Engossée dans ses habits, Yui râlait contre le temps un peu trop frais pour les mailles larges de ses vêtements. Faut' dire sous son manteau, elle ne portait qu'une simple couche : un T-shirt qwertee terne qui abordait peut être autrefois une phrase ou une image. Mais dont maintenant il ne restait plus que quelques lambeaux de plastiques illisibles vaguement soudé au tissus.
Un peu en dessous de la ceinture, la môme gardait sa précieuse flute, attachée et pendu au battant de ses hanches comme un étui de poignard. Sans chercher vraiment à camoufler le ridicule de la chose, elle s'était drapée dans un vieux manteau sombre, trop grand pour elle. Les épaules hautes et grelotantes, sa tête émergeait à peine du col et lui donnait vaguement l'air d'un maki immense mais relativement peu appétissant.
Ses mains s'extirpaient péniblement des épais tuyaux qui lui servent de manche. A l’extrémité de ces derniers, des doigts -presque minuscules en comparaison, s'activent activement depuis déjà quelques trop longues minutes.

Elle se retenait d'insulter la source de tout ses maux à voix haute. Alors elle râlait mentalement : Satané emballage de sucette. Satané manteau trop grand qui l’empêche d'être à l'aise dans ses mouvement. Satané froid qui la fait un peu trop trembler.

Mais elle allait s'ouvrir cette putain d'sucette ?
Sans chercher à limiter le bruissement de plastique insupportable, la petite commençait doucement a s'énerver. Et vas y que mue par son impatience, elle tentait de griffer une ouverture en tirant sur le plastique jusqu'à en déchirer un bout. Gnieh... Ca ne marche pas. Et vas y qu'elle y va maintenant avec les dents et... Ah, c'est bon, elle peut enfin libérer sa proie de l'emprise de son emballage. Et vas y qu'elle savoure le fruit acharné de son combat.

Une fois la sucrerie  en bouche, la petite leva les yeux à nouveaux, cherchant un nouveau centre d’intérêt pour occuper le trajet a pied. Par défaut, elle détailla Damu. Le grand frère a qui elle avait prévu de trainer nonchalamment dans les pattes pour aujourd'hui.

-  On va faire quoi aujourd'hui ?

Sans trop écouté la réponse - Problème de concentration oblige, yui se mit en tête déjà d'une autre activité .Vu que la môme avait une foulée de retard sur son interlocuteur, elle profita de sa position pour se mettre un peu plus sur sa gauche. De là, son regard avait accès a la partie mutilée de l'homme. Et pour l'heure, elle fixait  sans pudeur le bouton noir qui lui servait d’œil gauche. Pas qu'elle ait peur de son apparence, fin', plus maintenant. Juste qu'elle se demanda vaguement si Damu n'aimait pas la couleur de ses yeux. Et que ce serait pour ca qu'il aurait tenté de coudre un nouvel iris a même sa peau. Mais ca lui paraissait stupide. Personne n'aime les yeux noirs. Tout le monde préfère les avoir plus clairs. Ca devait être pas ca.

Sans préavis, son regard  jongla de nouveau ailleurs, il attrapa au vol la bouche cousues en une parodie informe de sourire. Le tout avant de finalement s'arreter sur la chevelure désordonnée et chaotique de Damu. Elipsés par l'apparence de son visage,  elle n'avait jamais remarquée que son grand frère en avait des aussi beaux. Cette image ravitalla a Yui des vieux souvenir ou elle jouait a la coiffeuse avec sa maman.

- J'pourrais te coiffer Damu  ? J'te jure ! j'sais même faire des tresses !

Dit elle en courant a demi pour rejoindre la poupée a son niveau. Pour appuyer sa proposition, la gamine lui pris la manche et  ponctua le tout d'un large sourire, celui qu'elle aborde quand elle ne veut pas que l'on lui dise non.
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MessageDim 7 Jan - 14:26
L'étrange Poupée poussa un profond soupir. Il adorait les enfants, et ses camarades de la ligue, ainsi appréciait il déjà Yui mais... Quand allait elle enfin réussir à l'ouvrir, sa satanée sucette ?! 
Il lui avait bien proposé de l'aider mais la petite avait voulu s'en sortir par elle même. Soit, mais alors qu'elle se dépêche ! 
Il jeta un coup de son unique oeil sur la gamine et un élan de pitié envoya au loin son agacement. Qu'est ce que c'était que cette tenue ? La pauvre devait mourir de froid... Il se promit mentalement de lui faire des vêtements dignes de ce nom un jour, foi de couturier ! 

Mais aujourd'hui ses projets étaient tout autres. Et il fallait que ce soit ce jour ci que la petite Yui le colle... 
Il avait rendez vous avec Uriel, aujourd'hui. Pas pour lui rendre un de ses biens cette fois, ou parce que le destin en avait décidé ainsi mais simplement... une visite de courtoise ? 
Le géant Masqué differait tellement des vilains violents et si peu élégants de la ligue... Au final il était peut être même bon que Yui soit avec lui, ça la changerait un peu d'air... Le Lotus Noir était très agréable, et pour y avoir vécu quelques temps il pouvait bien le dire, mais pour un enfant -ou même pour quelqu'un d'aussi curieux que lui- le bar devait devenir une prison.

Perdu dans ses pensées, le tueur en série en avait presque oublié de ralentir l'allure, et ses jambes longilignes lui faisaient faire de bien plus grands pas que ceux de la fillette engoncée dans son manteau informe et trop grand pour elle.

Elle avait enfin gagné son combat acharné contre la friandise et dévorait son bonbon avec satisfaction tout en parlant. L'homme répondait volontier à toutes ses questions mais elle ne prenait pas vraiment le temps de l'écouter. Vivent les enfants...

- Nous allons voir un de mes... Amis ? Il faudra être sage, d'accord ? Je suis sûre que tu trouvera quelque chose d'intéressant à faire là bas... 

Tiens, en parlant de destination, il envoya un message à Uriel pour lui demander de confirmer l'adresse. Il ne manquerait plus qu'ils se perdent !
Tandis que ses doigts fins pianotaient - Aah comme il avait envie de composer en ce moment !- sur l'appareil il sentait le regard gris et inquisiteurs de Yui peser sur lui. Il espérait qu'elle soit habituée aux cicatrices... Il ne ressemblait pas vraiment à une jolie poupée pour enfant, malgré ses coutures et son bouton... 

La question qui suivit le surprit un peu mais le fit rire. 
Le poids de la petite chose accrochée à sa manche - oh pitié faites qu'elle n'ait pas les mains collantes à cause de sa sucette, où son manteau était ruiné ! - lui demandait de servire de tête à coiffer ? Heureusement pour elle son sourire adorable était efficace, et le rouquin songea qu'il avait bien fait de laisser pousser ses cheveux ces derniers temps.


- Uhu, pourquoi pas ? J'en serais même honoré ! Je dois même avoir quelques élastiques et accessoires chez moi mais tu dois déjà avoir tout... Par contre, on va faire un marché ma petite, d'accord ? Tu as le droit de me coiffer, et moi je te ferais un nouveau manteau plus joli que celui là, qu'en dis tu ? 

Tout en parlant il consulta la montre à gousset dorée qui dépassait habituellement de la poche de son veston en daim lit-de-vin, aujourd'hui porté sur une chemise noire à liserés dorés sur un pentalon assorti au veston. Son manteau très long, au devant lacé marron et au reste noir très joliment décoré de broderies dorées et de myriade de petits détails- le vert sapin habituel ne tenait pas assez chaud pour la saison - complétait le tout et faisait ressortir ses cheveux roux. Le tout n'était pas aussi gai que ce qu'il portait habituellement mais s'accordait mieux à la saison. 

Mais pas le temps pour les longues descriptions : il allait bientôt être en retard ! La Poupée saisit délicatement le poignet de la jeune fille afin de la pousser à suivrele rythme. Il attendait toujours le message.
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MessageDim 7 Jan - 20:36
















   ❝ Une journée presque ordinaire ❞

 
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Devant le miroir mal éclairé de sa petite salle de bain, le masque demeurait impassible. Pourtant, celui qui le portait laissait échapper quelques gémissements douloureux alors que des bandages souillés tombaient dans l'évier. Sur son bras droit, trois longues estafilades rougissaient sa peau en profondeur, résumé sanglant de sa nuit précédente. Avec des gestes minutieux, il entreprit de nettoyer les plaies. Cela se révélait plus compliqué que prévu, mais il avait refusé toute aide extérieure. Même Madame avait trouvé porte close. Il l'avait entendu tempêté et le menacer avec tous les moyens de pression qu'elle avait, mais il n'avait pas cédé. C'était sa manière à elle d'exprimer son inquiétude et, au bout d'un moment, elle avait fini par s'éloigner. Maintenant que personne n'était là pour le perturber, il s'était décidé à changer ses bandages.

Ce n'était pas beau à voir. Le muscle n'était pas touché, mais cela pourrait requérir quelques points de suture. Malheureusement, le médecin personnel d'Anket était en vacances, et il n'aurait confiance en personne d'autre pour le refixer. Tant pis. Il ferait en sorte d'éviter l'infection et cela finirait par passer. Dans la semi-pénombre de la pièce, il regarda les nombreuses cicatrices qui clairsemaient la peau de ses bras et de son torse. Il n'en n'était pas une près. Comme pour se rappeler lui-même à l'ordre, il posa une lingette enduite de désinfectant sur l'une des plaies, et la désagréable réaction lui fit serrer le poing si fort que ses jointures en blanchirent.

Après de longues minutes qui lui parurent des heures, Uriel put enfin ressortir de la pièce, des bandages blancs propres dissimulant cette mésaventure. Après avoir mis un vinyle en route, il se laissa aller sur son fauteuil. Là, il s'offrit tout entier à ses réflexions. Il avait mal jugé sa proie de la veille, ou plutôt, il avait méprisé son Alter, et cela lui en avait coûté. Il aurait pu subir bien plus de dégâts. Pourtant, il n'avait pas eu peur. Pas à un seul instant. Non pas que l'idée de sa mort le terrifiait avant, mais il pensait qu'il aurait quand même affronté une telle situation avec plus... d'émotions ? Mais là, rien. N'y avait-il donc rien qui le retenait encore sur cette terre ? Il ferma son œil, alors que son esprit ne trouvait rien à répondre.

Vrrr...vrrrr...

Sur la table basse, le vieux téléphone à touche se mit à remuer doucement. Sur son écran terne, une petite enveloppe était apparue. Se redressant, l'homme au masque saisit le petit objet dans ses longs doigts de pianiste. Sans doute était-ce Madame qui voulait se réconcilier... Surpris, il restant un instant à fixer le nom de l'émetteur. Damu ? Que désirait-il donc ? Il ouvrit le message et au même moment il se souvint. Il lui avait donné rendez-vous ici-même il y a de cela quelques jours. Avec les évènements de la veille, cela lui était totalement sorti de la tête. Se remettant vivement sur ses jambes, Uriel envoya une réponse brève pour lui confirmer l'adresse avant d'enfiler son justaucorps. Du coin de l'oeil, il regarda tristement son gant en métal doré. Celui-ci était tordu à l'endroit où les griffes de sa proie avaient frappé, et il n'avait ni le temps, ni le matériel pour s'en forger un nouveau. Il choisit alors de laisser sa cape prendre plus largement du côté droit, afin de dissimuler au maximum sa récente blessure. Ce n'était pas parfait, mais avec de la chance, il pourrait esquiver quelques questions ennuyantes.

Une fois entièrement vêtu, il quitta le confort de sa chambre et rejoignit le rez-de-chaussée. Là, dans la grande salle qui servait de bar-cabaret, quelques employés s'agitaient. L'Artiste chercha du regard la longue chevelure noire de Madame, mais celle-ci demeurait introuvable. Charles, le vieux majordome vint alors à ses côtés et, de sa voix érodée par l'âge, lui expliqua que la jeune femme fulminait actuellement dans ses appartements. Intérieurement, Uriel n'osa même pas imaginer l'état de la pièce, sa mécène ayant la fâcheuse tendance à tout briser autour d'elle quand elle était contrariée. Retenant un soupir, il demanda au vieil homme d'apprêter une des salles privées, tout en lui résumant rapidement la situation. Se fendant d'un large sourire, le majordome lui répondit d'un ton léger :

« Ce sera fait, monsieur. Mais si je peux me permettre, j'ose espérer que vous prendrez soin cette fois de le raccompagner. »

Et avant que Uriel ne puisse répondre quoi que ce soit, le vieux avait tourné les talons en direction de la salle à préparer. Haussant simplement les épaules, le masqué partit de son côté, et, regagnant sa chambre, il s'empara d'un colis joliment enrubanné. Au moins, il n'avait pas oublié cette partie là.
 


 

 
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MessageDim 7 Jan - 22:33
A la question, il rigola doucement. Étrangement, la môme se surpris à sourire en réponse. Parce que mine de rien, elle se fit la réflexion que Damu était vachement cool. C'est pas Tomura qui réagirait de la même si elle lui proposait de se faire des tresses par elle.
Quand son grand frère approuva l'idée qu'elle expérimente le métier de coiffeur sur sa personne. Le simple sourire de la môme se changea rapidement en petit cri de joie aïgu. Les mains de Yui entourèrent Damu alors qu'elle sautillait à demi sur chacun de ses pas. Peut être était ce un peu violent pour un banal hug ? Quoiqu'il en soit,  la gamine exagérait à peine sa joie. Une logorrhée enjouée ne tarda pas a jaillir de sa bouche et assaillir Damu comme si la petite livrait véritablement un combat contre lui.

- Ouaiiiis ! Trop bien ! J'vais t'faitre une courronne de tresse ! Ou un palmier ! J'suis sûr qu'ca t'irait trop TROP  bien ! On verra sur le retour ! j'suis sur que j'ai même encore des produits d'beauté de maman ! T'crois qu'elle m'en voudra pas si je les utilise ? Hein ?

Le pauvre tueur avait accepté en étant tristement  en pleine possession de ses capacités. L'étreinte semi agressive dura quelques seconde. Probablement que la poupée  allait profiter de ce laps de temps afin de regretter pleinement sa décision. Ou remettre en cause le sens de sa vie. Voir d'envisager de se les couper courts pour éviter que pareille situation n'arrive.
M'enfin, la gamine s'éloigna brusquement de son grand frère, le grand sourire de Yui avait disparut. Ses sourcils étaient maintenant froncés.  L'air de capter à retardement une information relativement importante. En l'occurrence, sur ses vêtements.

- Hé ! Mais...  Il est bien mon manteau !

Loin d'être a jour pour ce qui est du goût vestimentaire, la petite repris la route après cette brève protestation. Damu l'embarqua dans un bâtiment presque banal aux yeux de l'enfant. Elle traversa un couloir ornée de tableaux qui eurent le don d'ennuyer la môme a l'instant même ou elle posa ses yeux sur eux.
Le duo arriva dans une grande pieces ornée de nombreuses tables et chaises. Un bar trainait ses planches, y'avait moyen qu'elle puisse piquer une bouteille de jus de fruit. Mais elle abandonna cette idée. Trop de chance de tomber sur le goût puissant et dégoutant de l'alcool. Elle savait pas comment faisait les adultes pour s'accoutumer a ce truc qui lui brulait la gorge et laissait un gout amere sur les lèvres.
Dès qu'elle le vit, l'attention de l'enfant resta captive du grand piano qui tronait légerement en hauteur. A cet instant, l'enfant n'eut plus qu'un seul objectif.

- J'peux aller jouer ?

Sans attendre de réponse, la petite commença à courir pour rejoindre la scène. Elle grimpa l'estrade avec une rapidité impressionnante. En elle brûlait la ferme intention de jouer quelque chose sur l'instrument. Fin', en admettant qu'une série de notes aléatoires, brutales et fausses soit considérée comme quelque chose musicalement parlant.
Elle s'installa dans le tabouret et releva le couvercle du piano. Une fois les deux pieds enfoncés dans deux pédale differentes. La môme ne tarda pas a tambouriner les touches. Elle s’arrêta un bref instant, l'air d’apprécier le bruit qu'elle provoquait. Puis de nouveau les notes résonnèrent dans l'acoustique particulière de la pièces. Une mélodie laide s'échappa des entrailles du piano. composée de glissement de la main sur l'ivoire respectable des touches. Encore une fois, Yui démontrait avec art son absence de talent musical.
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MessageMer 10 Jan - 8:21
... " Qu'ai je fais ? " fut la seule pensée du pantin tandis que l'enfant le "serrait" dans ses bras en laissant exulter sa joie. Et bien, il en fallait décidément très peu pour lui faire plaisir ! Enfin il comprenait aisément qu'elle ne devait pas souvent recevoir de réponses positives de la part des autres membres de la ligue mais si elle pouvait s'abstenir de le maltraiter de telle manière il regretterait peut être moins sa décision. Il soupira en se disant que ce qui était dit était dit, tant pis ! En espérant qu'elle sache au moins s'y prendre un peu en coiffure, elle sortait tant de noms compliqués de coiffure que Damu se demandait si elle n'en inventait pas au passage...


- Je ne pense pas, au contraire il vaut mieux que quelqu'un les utilise, et comme ça quand elle rentrera c'est à elle que tu pourra faire des tresses et lui montrer comment tu sais bien te servir de tout ces produits... Non ? 
Quand à ton manteau... - Autant aller dans son sens, il serait inutile de s'enfoncer et de vexer la fillette - Oui, certes, ce n'est pas ce que je voulais dire...  il y aurait il un vêtement que tu voudrais alors ? Je m'ennuie je dois l'avouer, à ne plus coudre pour personne...Enfin, trêve de discussion, c'est ici il me semble. - il vérifia une nouvelle fois le mssage et entraîna la petite à sa suite dans le hall qu'il reconnaissait bien. -

Une fois les deux arrivés dans le luxueux hall, l'unique émeraude du tueur se ballada rapidement à la recherche de son hôte, où de la fameuse Madame dont il n'était pas prêt d'oublier le visage, mais seuls des serviteurs affairés remplissaient la pièce en plus d'eux. Rien de bien étrange, il n'avait pas encore indiqué sa présence, et n'avait même mas parlé de celle de Yui - surprise surprise ! -. Tiens, d'ailleurs, où était elle bien pas*PLONK*

Le vilain sursauta au bruit soudain et prit quelques instants à comprendre que l'enfant avait trouvé par elle même comment signaler leur présence.  Des cordes martyrisées du piano sortaient un infâme simulacre de musique qui le fit grimacer et tordre son sourire. Ne lui avait il pas demandé d'être sage ? L'avait elle au moins écouté ? Rien de moins sûr... La totalité des personnes de la salle avait tourné la tête vers la scène où la fillette satisfaite faisait un vacarme de tout les diables et si certains, professionnels, étaient bien vite retournés à leur tâche, les autres affichaient des mines courroucées, surprises ou encore... inquiètes ?

La poupée devait arrêter ce massacre, avant que quelqu'un ne vienne la flanquer à la porte. Il s'avança lui même sur la scène à grandes enjambées et posa sa main sur l'épaule de Yui.

- Non non non Yui s'il te plaît... Il faut demander aux gens avant d'accord ? - Et prendre des leçons mais il s'abstient de dire cette vérité -. Ce n'est pas très poli et je doute que Uriel et Madame veuillent bien que tu touches à tout comme ça... - Il n'arrivait même pas à être vraiment en colère pour tout dire, et ignorait quoi dire à la petite à la fois insupportable et adorable -. Et puis, si tu veux jouer du piano, pas la peine d'appuyer si fort et au hasard. - Il changea rapidement de ton, passant de semi énervé à "professeur patient et amical"- Tiens, regardes... - Il posa ses propres mains sur les touches d'ivoire et aligna quelques notes très simples, d'un niveau approchant "au clair de la lune". - Essaye plutôt ça...

Ah, qu'il serait intéressant que cette fillette ait un réel gout pour la musique, surtout au vu de son Alter qui lui faisait conserver un petit instrument à vent - il ne se rappelait plus vraiment ce que c'était, et la forme de la pochette qu'elle portait à la ceinture ne lui permettait pas de déterminer à la vue, peut être devrait il simplement lui poser la question mais ne se sentait pas assez proche d'elle pour ça, et sentait le moment gênant arriver.- Mais il allait trop vite en pensées... Un bruit lui fit soudainement tourner la tête.
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MessageMer 10 Jan - 21:37
















 ❝ Une journée presque ordinaire ❞

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Uriel resta un instant planté au milieu de sa chambre, à retourner dans ses mains le petit paquet. Ce n'était pas de son initiative, bien évidemment. La notion de cadeau ne lui était certes pas étrangère, mais ce n'était pas pour autant qu'il ressentait le besoin d'en faire aux personnes qu'il appréciait. Sans doute parce qu'il appréciait très difficilement les autres êtres humains. Toujours est-il qu'il avait perdu un pari, non pas avec Madame, mais avec Charles. Le vieux majordome avait gagné leur dernière partie d'échecs, et il avait eu le droit de lui donner une sorte de gage. Sur le coup, le masqué s'était dit que le vieil homme lui demanderait peut-être quelque chose d'humiliant, ou au contraire, de faire en sorte d'alléger son planning de travail. Mais il avait eu tort, complètement tort. Et avec un sourire complaisant, le vieux lui remettait une quête des plus difficiles. Offrir un cadeau. Comme ça. Pour le plaisir. Sans aucune autre raison.

Un soupir glissa sur ses lèvres. Il se servit un verre d'eau et, après avoir retiré la partie amovible de son masque, il le porta à hauteur de bouch- Un bruit affreux parvint jusqu'à ses oreilles, le prenant par surprise. Un peu d'eau s'échappa de sa prison de verre et termina sa course sur son justaucorps. Grommelant entre ses dents, il reposa son verre sur la table basse, le claquant au passage, et, après avoir correctement réassemblé son masque, il sortit de son antre pour revenir dans la grande salle. Il dévala les escaliers à grande vitesse, l’œil luisant de colère. Cela faisait trois jours de suite que leur dernière employée ne pouvait s'empêcher de faire un vacarme du diable en nettoyant le piano, alors qu'il lui avait explicitement signalé qu'il préférait s'en occuper lui-même plutôt que de le laisser entre les mains d'une empotée comme elle ! Ah ! Elle allait l'entendre, cette vilaine... gamine ?

Surpris de voir une jeune fille haute comme trois pommes installée devant le clavier, Uriel ralentit son allure et prit le temps d'intérioriser ses émotions. Une... petite... fille ? Vu son visage, elle n'était clairement pas une des nièces de Madame, et de toute manière il aurait été prévenu d'une visite familiale. Alors, à qui appartenait-elle ? Pas à un client, le bar n'était même pas encore ouvert. La seule personne que l'on attendait était...

Le masque en lui-même resta impassible, mais l'homme qui se trouvait derrière affichait sans doute une mine interrogative alors qu'il voyait le tueur d'enfant nommé la Poupée s'approcher de la demoiselle et lui parler gentiment. La scène était une pure fresque surréaliste, à la fois fascinante et écœurante. Quelques notes légères virent remplacer l'affreux vacarme que l'enfant produisait, et Uriel pencha légèrement la tête sur le côté. Est-ce que Damu était en train de lui apprendre à jouer ? Mais qu'est-ce qui lui passait par la tête ? Ce n'était pas ainsi qu'il devrait se comporter avec une de ses victimes. Certes, il fallait se montrer amical pour gagner sa confiance, mais de là à s'embêter à faire du baby-sitting... Il aurait aussi pu éviter de la ramener ici, surtout en pleine journée. A moins que... A moins qu'elle n'était pas destinée à être une victime ? Ce serait quoi alors ? Sa fille ?

Alors que les pensées fourmillaient dans son esprit, l'Artiste demeurait droit comme une arbre, ne sachant quoi dire ni quoi faire. Il fallait que quelque chose arrive. N'importe quoi. Sentant une présence à ses côtés, il tourna légèrement la tête et remarqua le crâne couronné de cheveux blancs de Charles.

« Quelle adorable enfant. Vous n'auriez tout de même pas le cœur de la gronder, Monsieur ? De mon côté, je vais voir si les nièces de Madame n'ont pas laissé traîner quelques jouets. »

Et il s'en alla, sans se montrer d'un réel soutien. Ne pas la gronder ? Mais elle le méritait pourtant. Ces enfants ! Toujours à toucher à tout, avec leurs petites mains sales. Il prit une profonde inspiration, et s'avança vers l'estrade. La vieille marche en bois craqua sous sa stature, attirant apparemment l'attention de celui aux cheveux de feu. Une fois à leurs côtés, il observa la fillette et, avec horreur, il constata la présence d'une sucette dans la bouche de la gamine. Du sucre. Près de son piano. Il leva alors vers Damu un regard inquisiteur.

« Cette... petite est à vous ? »




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MessageJeu 11 Jan - 2:15
Pauvre Damu.  Ses efforts semblaient presque poétiques tant ses espoirs étaient aussi mince.  Essayer d'apprendre à l'enfant a pianoter les touches avait tous les symptômes d'une noble cause perdue. Mais il pouvait être l'étincelle qui embrasera le nouvel ordre le talent artistique de sa petite protégée.
La môme déconnecta un bref instant son cerveau et s'émerveilla plus de la souplesses de ses mains sur l'ivoire que sur la petite mélodie qu'esquissait son professeur. Elle se concentra sur la danse légère de se doigts
Quand ce fut son tour, elle tenta d'imiter la chorégraphie légère sur les touches, les résultats fûrent assez mitigés. Pour ne pas dire carrément médiocres. Même si elle apprécia de jouer souplement sur le clavier comme son grand frère. Au fond, qu'importe le résultat, elle se sentait comme une ballerine des mains. Et c'était gratifiant.

La réalité émergea dans sa bulle à l'entente d'un grincement de bois sec.. Son regard se releva et tomba presque par mégarde sur le nouvel arrivant. Un type masqué. Elle sourie par politesse, pas même intriguée ou inquiétée de son apparence un peu grotesque. Après tout, elle avait connu des vilains avec des costumes bien plus encombrants que ça.
Ça devait être Uriel, l'ami dont Damu avait parlé. Cette pensée était une preuve que malgré toute sa turbulence, elle enregistrait quand même plutôt bien les informations qu'on lui balançait alors qu'elle était inattentive. Le problème se résumait donc au fait que sa mémoire était tristement sélective.
Elle allait saluer Uriel avec un sourire d'une chaleur à faire fondre la calotte glaciaire. Cependant, il eu le don de faire grimacer la gamine quand il s'exprima avant elle.
   « Cette... petite est à vous ? »

- Hey !

Son alter se relacha un peu sur l'interjection de la gamine, un mouvement d'humeur que l'enfant ne contrôlait pas toujours. Fin, c'est ce qu'elle prétendait souvent. Dans les faits... La majeur partie de ses éclats de colère étaient parfaitement contrôlés. M'enfin, manipulation ou pas. Heureusement pour elle, l'onde était diffuse, dissoute dans l'espace de la salle, presque imperceptible pour qui n'y était pas attentifs. Seules quelques bouteilles tentèrent sur les étagères qui encadraient le bar. Probablement que cette prouesse était imputable à l'acoustique particulière de la salle.
En entendant les tintement légers et aigus de la verrerie, ce fut un léger rappel à l'ordre pour la môme. La petite fut prise d'un étrange élan empli de sagesse - Cas très rare pour son habitude, et elle laissa un léger silence histoire de ne pas s'emporter a nouveau.
Sa main retira la sucette en partie croquée et pointa la boule de sucre d'un air aussi théâtrale qu'accusateur.

- D'jà, ch'ui une grande moi ! J'ai 10 ans ! Et puis j’appartiens à personne Môssieur Uriel.

L'indignation s'imprimait désagréablement dans chaque octaves de sa voix aigüe. La petite était piquée dans son orgueil enfantin. Et c'est sans surprise que la môme faisait face à son interlocuteur avec une défiance nasillarde. Celle qui sous entendait presque que c'était Damu qui appartenait a Yui. Ce qui en soit étaient peu être pas si éloigné de la réalité.

- J'chui Yui. Et s'tu veux savoir. Damu c'mon grand frère de cœur.

En fine dramaturge, elle conclu en remettant la sucette dans sa bouche et en croquant dedans dans un bruit grave.
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MessageVen 12 Jan - 22:10
Au moins ses piètres explications - ou plus surement la démonstration- avaient eu un effet sur la petite, qui laissa ses mains minuscules et sucrées danser maladroitement sur les touches. C'était en soit un progrès qui lui valut un grand sourire -celui avec les fossettes, qu'il ne décrochait pas souvent- de la part du "professeur" avant qu'il ne se retourne totalement pour enfin voir celui pour qui il était venu, plus proche encore d'eux qu'il ne l'avait pensé -ou celui ci savait se montrer très silencieux, ou Damu devait faire attention à être plus vigilant-. Il s'apprêtait à le saluer et se leva mais n'eut pas l'occasion de dire plus car le Masqué prit en prmeir la parole :

-Cette... petite est à vous ?

Ah, comment expliquer ? En quelques sortes, mais pas vraiment, mince il aurait vraiment du le prévenir mais on lui avait collé la garde de la petite à la dernière minute et voilà ce qui se passait quand les plans de Damu étaient changés aussi radicalement... Il poussa un soupir en coiffant ses cheveux en arrière, formant une petite queue de cheval, et s'apprêta à répondre quand le petit cri de la gamine le fit sursauter. Ne pouvait elle donc pas se contrôler ? Si elle cassait quelque chose ici, le rouquin aurait du mal à assumer... Quelques bouteilles passeraient encore, mais l'endroit ne manquait pas d'objets précieux de grande valeur et une fillette de dix ans créant des ondes par la voix n'entrait définitivement pas dans l'équation...

Il comprenait "l'outrage" qu'elle venait de subir, et la notion de "grand frère" le fit presque fondre -brave gamine, même dans les moments insupportables elle parvenait à être attachante-, mais le ridicule de la situation était si puissant qu'il devait se retenir de rire en se mordant la lèvre inférieur : le grand Uriel Abaddon défié par une enfant armée d'une sucette qui plaçait sous sceau d'appartenance celui censé la surveiller. Risible. Aaah, brave Charles, si seulement tu pouvais vite revenir au cas où les bras malingres de la Poupées ne sauraient retenir seuls un meurtre...

Sentant le moments de la clarification venu, l'homme s'avança entre les deux tout en écartant Yui du piano, la forçant à descendre de la scène à sa suite -lui même descendit d'un petit bond gracile, et il tendit la main pour encourager la fillette à le suivre sans faire trop de détour-. Il salua Uriel d'une révérence grandiloquente -vieux jeu, mais il était comme ça- et répondit enfin :

-En effet on peut me présenter comme ça. Yui est un cher membre de la Ligue des Vilains, à laquelle vous ignoriez peut être jusqu'à lors mon appartenance, et j'ai du m'occuper de sa garde au dernier instant, je m'excuses de ne pas vous en avoir avertit plus tôt. Excusez là également, vous savez comment sont les enfants à cet âge, elle ne pense pas à mal...Au moins montre elle un peu d’intérêt pour la musique ! Je lui avais pourtant demandé d'être sage...


Il laissa échapper un rire clair face au masque impassible et leva de nouveau la tête en voyant revenir Charles, tenant quelques objets à la main, indiscernables depuis la distance, surtout pour un borgne. Même si la dernière de ses phrase avait une teinte de reproche, il ne comptait pas laisser cet incident entacher l'après midi -pas si vite, et pas pour si peu !- et réagissait comme à son habitude par une attitude optimiste et joviale -aaah, comme ce trait de caractère avait le don d’énerver les grognons et les mal embouchés!-

- Je crois voir arriver de quoi régler tout vos problèmes mon cher ami.. Quand à toi petit diable, si tu veux toucher à quelque chose tu devra dorénavant demander à Uriel, sommes nous bien d'accord ?


Il adoptait une attitude très paternelle, et se répétait peut être en paroles-à dessein, car ainsi Uriel entendrait bien sa recommandation, lui permettant de se dédouaner au cas où- mais il avait à cœur que tout se passe bien et il espérait sincèrement que la musique suffirait à rapprocher tout ce petit groupe. Mais honnêtement lui aussi aurait peut être bloqué devant la situation, surtout que les pianos n'étaient pas des plus faciles à laver... Et surtout, SURTOUT, il doutait que quelqu'un comme l'Artiste passe l'éponge aussi vite sur un manque de respect pareil venant d'une enfant... Pitié, qu'elle ne rajoute rien.


Vilain Solitaire
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MessageSam 13 Jan - 12:46
















 ❝ Une journée presque ordinaire ❞

w/ Yui Amane & Damu Ningyô


Le visage enfantin de la gamine se figea, et pendant un instant, Uriel se demanda vraiment si elle avait été capable de le comprendre. Oui, il n'avait jamais été très au fait des enfants et de leur progression, même si là, il devait battre bien des records. Il nota donc dans un coin de son esprit que, effectivement, à partir de dix ans, les mômes semblaient doués de capacités de raisonnement et de compréhension. Cette idée était à la fois ennuyante, car il allait devoir la traiter en tant que personne et non en tant que bout d'humain sous développé, mais également appréciable car cela pouvait signifier qu'elle était capable d'adapter son comportement selon leurs ordres. Enfin, selon ceux de Damu, car quelque chose lui soufflait à l'oreille qu'elle n'était pas prête de le respecter.

C'est avec une étincelle de dégoût dans le regard qu'Uriel observa la demoiselle agiter sa sucette à proximité des touches précieuses de son instrument. Impuissant, il contempla seulement les quelques gouttelettes de salive sucrée qui s'écrasaient sur le bois verni du piano et même sur la partition qui y était encore installée. Il avait bien senti l'onde que la voix de la gamine avait produit, et même si ses oreilles s'alarmaient du tintement des bouteilles du bar, son cœur s'embrasait de colère à l'image de son cher piano ainsi maltraité. Il serra doucement son poing droit, réveillant instantanément la douleur de ses plaies. Pourtant, aucun son ne parvint à lui échapper. Un étrange conflit prenait place dans son esprit, opposant la bienséance et l'envie d'éradiquer ce moustique insupportable de la surface de la planète. Et l'instant d'après, il se retrouva complètement pris au dépourvu par la bravade de la petite fille et par le ton très caractériel de sa voix. Mais où diable avait-elle été élevée ? Et qu'est-ce que c'était que cette histoire de grand frère de cœur ? Seuls les gens du même sang partageaient ce genre de relation, non ? Ah ! Il s'y perdait ! Et il n'avait ni le temps ni l'envie de fouiller dans sa mémoire à la recherche d'une réponse.

Celui aux cheveux roux tenta sans doute de désamorcer la situation en éloignant la jeune fille du piano. Trop tard. Le mal était déjà fait. Uriel se pencha pour ramasser un chiffon, abandonné là par une employée, et s'empressa d'aller essuyer les petites gouttes de saleté que la gamine avait projeté sur son instrument. Ce n'était certes pas poli, mais c'était soit ça, soit il repeignait le parquet de la scène avec le sang chaud de l'enfant. Bon, c'était peut-être un peu excessif, mais il n'y pouvait rien s'il les détestait, et si les enfants eux-même le détestaient. Il savait bien de quoi ces humains miniatures étaient capables, et il l'avait appris à ses dépends quand les neveux de Madame avaient cassé un de ses violons préférés. Anket les avait sermonné d'une gifle, ce qui, selon lui, était bien loin de suffire. Mais bon, il n'avait pas son mot à dire.

La voix légère de Damu l'apaisa étrangement, et pendant une fraction de seconde, le masqué voulut croire en la bonne volonté de son camarade. Il tiqua cependant sur un détail. La Ligue des Vilains ? Non, il ne lui semblait pas qu'ils aient un jour abordé le sujet. Alors ainsi ils appartenaient tous deux à ce ramassis de voyous de bas étage ? Pour la gamine, cela expliquait son comportement, mais pour Damu... Uriel ressentit une pointe de déception, qu'il dissimula comme à l'accoutumée derrière l'expression figée de son masque. Enfin, ce n'était pas ce détail qui allait changer sa manière de considérer l'autre tueur, pas après tout ce qu'ils avaient vécu ensemble.

« Cela fait beaucoup d'excuses à accepter. » Il marqua un temps, laissant s'installer un silence légèrement pesant. « Mais tant que la demoiselle ne casse rien, je suppose qu'elle est la bienvenue. » reprit-il finalement sur un ton plus léger.

Comme l'indiqua Damu, Charles revenait vers eux. Dans ses vieilles mains usées par le temps, il portait une petite caisse en plastique aux couleurs d'un coffre à trésor. La caisse contenait plusieurs jeux, tels que des livres de coloriage, des poupées, des animaux, des Legos, bref, de quoi divertir un petit bout de l'âge de Yui. Enfin, ça Uriel ne pouvait en être sûr, mais il se doutait bien que le majordome avait sélectionné des jeux destiné à la demoiselle. L'homme au masque descendit de la petite estrade et rejoignit le vieil homme. Là, il le délesta de sa charge, le remerciant à voix basse.

« C'est bien naturel Monsieur. Mais, n’oublieriez-vous pas quelque chose ? »

Le regard terne du majordome désigna le petit paquet que l'Artiste venait d'empiler par dessus le coffre. Uriel se rappela alors que Charles allait bientôt prendre congé, et sans doute voulait-il s'assurer que leur pari était convenablement honoré. Le masqué lui lança un regard courroucé, ce qui déclencha un petit rire chez le vieil homme. Mais avant de s'occuper de cela, celui au masque alla déposer la caisse à jouer au centre de la grande pièce. Il y avait assez d'espace autour pour que la petite puisse se défouler et jouer tout son soûl sans déranger le passage des employés. Il récupéra le paquet cadeau et, s'accroupissant près de la caisse, en déclipsa le couvercle, révélant le contenu qui allait peut-être plaire à la dénommée Yui. Puis, se redressant, il marcha un peu mécaniquement jusqu'au rouquin et lui tendit le paquet.

« Hmm... Si vous pouviez ne pas poser de question. »

Charles se gaussa légèrement, s'attirant à nouveau le regard foudroyant d'Uriel. Sous le papier cadeau sombre orné de simple dorures, un écrin de velours conservait précieusement la surprise. Il s'agissait d'une montre à gousset en or, dont le couvercle était orné d'un joyau assez unique : une émeraude dans laquelle avait été injectée de la poussière d'or. Quelques gravures fines terminaient de décorer l'ensemble, jusqu'à l'intérieur de la montre, et l'ensemble était gage du travail d'un très bon orfèvre. Plus que mal à l'aise, le masqué se détourna de son ami, ne voulant pas assister au déballage du cadeau. Il retourna donc sur ses pas et alla s'occuper de sortir les divers jouets du coffre aux merveilles.





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MessageDim 14 Jan - 18:11
Expulsée du piano par son grand frère. Yui râla mentalement. Damu fit un long monologue avec Uriel, assez ennuyant pour que la gamine se désintéresse rapidement de la discutions en cours. A ses yeux, les deux adultes étaient maintenant bien moins intéressante vu qu'elle ne captait pas leur attention.  
Pendant que leur bavassements s'étiraient sur la longueure, son regard se perdit dans la grande salle et croisa les différentes personnes activées à tous les coins. Pas moyen de visiter en douce les lieux. Dommage. Surtout que le bar était toujours là. Elle avait encore cette envie d'aller boire du jus de fruit. Pas qu'elle ait vraiment soif. Juste un caprice qui émergeait de ses pensées. Pas grave, elle allait l'avoir son jus de fruit. C'était qu'une question de temps.

Elle allait profiter de la distraction des adultes pour bouger un peu. Mais malheureusement un homme revient avec une caisse de jouet. La petite observa brièvement le contenu avant de grimacer. des  poupées en plastique, un éléphant en peluche, quelques briques petites. Pire : des livres de coloriages. C'est pas qu'elle était particulièrement exigeante en terme de jouet. C'est qu'elle n'avait probablement pas la patience requise pour s'amuser sur genre de truc. Quoique... Les poupées avaient toutes des cheveux longs qui descendaient pour certaines jusqu'au chevilles de leur propriétaires...

Dans un élan de création artistique intense, la gamine attacha les deux poupées par les cheveux et serra le nœud avant de saisir une poupée pour faire tourner l'autre dans le vide. Quand Uriel revenait, la petite jouait déjà avec ses pseudos nunchakus customisées. Son arme improvisée étaient maniée avec une habileté qui trahissait que ce n'était pas probablement pas la première fois qu'elle détournait des jouets de la sorte.

"T'as vu Uriel ! J'suis une ninja tueuse de héros ! J'ai même des chausses trappes !

Dit la mome  en jetant pas terre une poignée de petit legos. Heureusement que les protagonistes étaient chaussé d'épaisse semelle, sinon ces derniers se seraient trouvés en fort mauvaise posture.
Suite à ça, elle se mit en posture de combat fasse a Uriel et fit semblant d'attaquer le tueur en rigolant et en faisant des bruits de bouches en guise de bruitage. Le Nunchaku passa au ras d'Uriel. Pour sûr que le noeud était en train de se défaire et ce n'était qu'une question de seconde avant que la môme ne projete une poupée quelque part et ne brise quelque chose de précieux.
De son coté, Yui était aux anges. Cependant, si son partenaire de jeu commençait a faire mine de s'énerver ou de l’arrêter, pour sûr que la petite allait s'enfuir en courant et en riant. Elle était sacrément rapide la bougresse. Et puis ca, c'était sa définition de jeu et d'amusement.
Faut dire, jouer les ninjas, c'était toujours plus cool que de faire des coloriages.
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MessageMar 16 Jan - 13:51
Le tueur écouta et prit en compte les paroles de l'Artiste, qui ne semblait pas tenir rigueur à l'enfant de son comportement,  bien que le silence pesant posé avant l'avait fait craindre le pire le temps d'une seconde. Son ton néanmoins laissait transparaître quelque chose qui s'apparentait aux oreilles du rouquin à... de la déception ? Mais sur quel sujet ? Laissons cet élément de côté, il n'avait pas d'incidence pour la suite directe des événements. Il pria néanmoins pour que rien de fâcheux ne se passe,

Suite à une remarque -sans doute amusante à en croire l’intonation de sa voix- de ce cher Charles, qui déposait le coffre au sol qu'Uriel ouvrit, sans doute désireux d'occuper l'enfant partie suite à leur bavasserie le plus vite possible, ce dernier se saisit d'un petit paquet élégant qu'il... lui apporta ?
L'homme à l’œil écarlate lui demanda de ne pas poser de question. Chose qui aurait été impossible au comte de toutes manières, rendu muet par la surprise. Ses joues prirent une délicate teinte rosée. Il prit du temps à oser ouvrir le paquet, comme si d'un instant à l'autre celui ci allait disparaître où être récupéré par le Masqué. 

- C'est... 

Mais inutile de continuer sa phrase, l'autre n'était déjà plus là pour l'écouter de toutes façons. Ses doigts fins retirent l'emballage qui conservait une boîte sobre mais élégante. Un écrin ? 
Il crut entendre un bruit de petits objets projetés au sol, mais la curiosité et la joie de la surprise l'incitèrent à ne pas reporter son attention ailleurs. Pas maintenant.
Il souleva enfin le couvercle pour découvrir un objet précieux d'orfèvrerie, finement et superbement réalisé, qui avait du coûter un certain prix.

Il sortit de son lit la montre en or et l'admira sur toute les coutures. Il avait souvent eu l'occasion de contempler de tels objets mais jamais il n'avait vu une aussi belle pierre, une émeraude pailletée d'or, qu'il fit briller à la lumière. Elle n'était pas sans lui rappeler quelque chose mais il avait tacitement promis de ne pas poser de questions. Il chuchota pour lui même " Elle est magnifique..." et s'empressa de la porter. Il ne comptait pas être impoli et rester dans son coin plus longtemps, encore plus après avoir reçu un tel cadeau.

Il se demandait en quel honneur, pour quelle raison, mais cette intention le touchait et il souriait pour lui même en rapportant son attention sur la scène qui se déroulait à côté.

Oh.

Comment en était on arrivé là aussi vite? Yui...
Entouré de mines-légos, Uriel se faisait "agresser" par a vilaine en herbe, armée d'un..Nunchaku-Poupée ? Aaah, l’imagination débordante des enfants... Incurable maladie qui ne disparaitrait jamais tout à fait. La poupée humaine serra les dents, anticipant un quelconque choc entre l'objet bricolé à la va vite et le tueur qui devait littéralement bouillir de l’intérieur. Le rire de la jeune fille emplissait la pièce et cela aurait pu l'attendrir si la situation n'était pas aussi tendue. Même lui s'en rendait compte, et c'était un indicateur assez inquiétant au vu de son seuil de patience assez important.

D'un pas agité, il rejoignit les deux "combattants". Honnêtement agir dans sa position lui semblait compliqué, mais ne pas intervenir avant que la casse n'arrive lui semblait également déconseillé. Oh Yui veux tu donc notre mort ?

Il s'apprêtait à arrêter d'une main l'arme improvisée, presque prêt à orner la joue de la petite d'une rouge marque de main mais finalement retint son geste. En vérité, il avait une pointe de fierté pour elle : brave petite vilaine, va ! Un jour tu sera une terreur... Damu aurait été presque déçu si elle s'était simplement installée pour jouer sagement, s'occupant d'une poupée comme une ennuyeuse enfant, au moins témoignait elle d'un certain courage - à la limite du suicide - et d'un esprit de combat -bien que la technique soit approximative-. Il faillit rejouer au professeur mais il ne maîtrisait malheureusement pas l'art du combat à la poupée, et surtout il redoutait de entendre ce ton déçu de la part de Uriel si il se comportait comme un enfant. Déjà que pour sa crédibilité d'adulte responsable il avait du soucis à se faire... IL marcha sur quelques briques de plastique et faillit tomber mais se rattrapa en courbette élégante et envoya valser du pieds les maudits objets. De pauvre travailleurs regardaient la scène et pensaient déjà sûrement au ménage qu'ils auraient à faire...
Vilain Solitaire
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MessageMer 17 Jan - 10:33
















 ❝ Une journée presque ordinaire ❞

w/ Yui Amane & Damu Ningyô



Pendant de longues secondes, Uriel réfléchit à une manière de réagir. Il fallait bien souligner que c'était la première fois qu'une gamine haute comme trois pommes tentait de s'en prendre à lui. Même les enfants de la famille de Madame n'osaient pas l'affronter de face. Était-ce du courage ou un manque total de clarté qui animait cette petite ? Il regarda les pauvres poupées fendre les airs, prêtes à répandre misère et désolation sur le monde imaginaire que la fillette se figurait sans doute. Mais cela ne l'aida pas. Son premier réflexe aurait bien sûr été d'attraper ces instruments de malheur et les ranger, et au passage briser le cou du parasite miniature, mais quelque chose lui disait que ce n'était pas la meilleure marche à suivre. D'abord parce que Damu semblait attaché à cet enfant, et ensuite parce qu'il n'était pas certain que Madame le garde après ça. C'était une chose de tuer des adultes, voire des adolescents, et même si l'idée ne le dérangeait pas spécialement, il avait quand même noté que la société avait tendance à s'émouvoir plus facilement quand les meurtres concernaient ces pygmées.

Alors quoi ? Il allait la laisser tout casser et se moquer de lui ? D'autant plus qu'elle l'avait tutoyé sans vergogne. Ah ! Tout se perd ma bonne dame. Il recula légèrement son buste, esquivant un énième coup de la gamine. Il aurait bien aimé s'éloigner d'avantage, mais il aurait à coup sûr écrasé les "pièges" qu'elle avait éparpillé autour de ses pieds, et bien que ses épaisses chaussures le protégeraient sans doute, il aurait indéniablement détruit ces petites pièces en plastique.

Avec un sourire intérieur, Uriel observa l'épouvantail venir désarmer l'enfant. Enfin. Au moins n'avait-il pas eu à faire un choix. C'était peut-être mieux ainsi. Toutefois, il nota la présence de rougeurs sur les joues du rouquin, aurait-il encore trop consommé d'alcool ? Ces excès n'étaient pas digne d'un vilain de renom, mais il se gardait bien de lui faire part de son avis. Après tout, cela lui arrivait aussi de descendre quelques bouteilles, lors de périodes de spleen parfois difficile à passer. Mais trêve de palabres inutiles, son esprit n'était pas tranquille. Il avait envie de faire un effort. Oui, oui. Un effort. Peut-être était-ce la détermination de la fillette à devenir une tueuse de ces insupportables héros, peut-être était-ce la présence de Damu, mais il s'en moquait. Le grand Uriel Abaddon faisait ses choix lui-même.

Il s'accroupit et fouilla un peu dans le coffre à jouet et, bien caché au fond de celui-ci, il trouva quelque chose d'intéressant.

« Pan. »

Un petit tube en mousse alla s'écraser au même moment sur le front de Yui. Avec son gros flingue en plastique, Uriel visa ensuite l'épouvantail, le touchant à l'épaule. La scène était sans doute un summum de ridicule car quelques employés étouffèrent leur rire et se hâtèrent de se concentrer sur leurs tâches. Hmm. Il ne voyait pas trop ce qu'il y avait d'amusant là dedans. Avec des projectiles aussi mous, comment les enfants pouvaient-ils apprendre la dureté de la vie ? Enfin. Il considéra un instant le jouet qu'il tenait, puis le déposa sur le sol, gêné. Il enjamba les mines de Lego, sans en casser un seul finalement, et se dirigea vers le bar.

« Vous... Vous avez peut-être un peu soif. »

Technique secrète pour se sortir de ce moment d'embarras qu'il s'était lui-même infligé. Bon, il avait essayé. Mais décidément, il n'était pas fait pour comprendre les jeunes.




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MessageMer 17 Jan - 13:11
la petite faillit lancer un sanglot quand on lui retira l'arme des mains. Elle se retient, simplement parce que les vilains ne pleurent jamais. Et depuis longtemps, elle prenait soin de retenir toujours ses larmes en cas de caprices.
Heureusement pour Damu que ce dernier n'avait pas levé la mains sur la petite. Offrir une gifle à la gamine - même une petite, aurait été comme dégoupiller une grenade. Le châtiment corporel l'auraient profondément humiliée, et sa colère aurait retiré en elle tout remords à utiliser son alter.
C'est d'ailleurs pour ca que pas mal de vilains de la ligue avaient arrêter de foutre des raclée à la môme pour un oui ou pour un non. Parce que même si elle menaçait relativement peu l’intégrité physique des gens, elle avait une capacité de grabuge phénoménale qui pouvaient trahir facilement l'anonymat du lotus noir. Et ce genre de truc, ca pouvait foutre en rage Tomura.

Si Damu l'avait frappé, la môme n'aurait eu aucun remord a saccager l'endroit - Avec pour sûr, une meilleure efficacité que Madame-

Mais pour le coup, ce fut l'intervention de Uriel qui brisa sa frustration. Un grand éclat de rire enfantin s’échappa de sa gorge pour se déployer dans la salle.  Son rire se tut presque aussitôt a la proposition du masqué. Après tout, cela faisait bien 2 ou 3 post rp quelques minutes que la petite avait envie de boire quelque chose de sucré !

- Moi j'veux bien un jus de fruit ! Vous avez de la mangue ! ou de la pomme ? Ou même de la mangue avec de la pomme ?!

Elle enjamba les cadavres de legos éparpillés et récupéra en route le jouet que venait de lâcher Uriel. La petite s'amusa a courire comme une comando et se hisser sur la chaise comme on grimpe une falaise. Une fois en haut, elle fut satisfaite d'être un peu plus grande qu'a l'accoutumée. Son regard d'aigle parcourut la salle et repéra ses anciennes poupées nunchaku de loin. Celles qu'elle avait abandonnées sans s'en rendre compte a l'annonce d'Uriel. Il y avait aussi l’éléphant qu'elle avait précédemment sorti. Et quelques trucs qui dépassait du coffre. Hum...


Maintenant, elle était une sniper d'élite. Perchée sur un haut point de vue d'un champ de bataille sauvage et dangereux. Elle avait la terrible mission d'annihiler des cibles héroïques. Le travail était difficile, dangereux, la nature ne lui offrait que peu de répit mais Yui était la meilleure. Par delà les dangers, elle devait tuer éléphant-man et le duo de filles aux cheveux longs et blonds. Il le fallait ! Pour la famille !

Elle saisit son arme et entama quelques tirs dans la direction du coffre. Au bout du deuxième coup, l’éléphant fut touché et la peluche tomba sur le flan dans un fracas silencieux. Son arme pointa vers le duo de poupée. déterminées à les détruire.

*Ploc*

Merde, plus de munition ! Il faut traverser le chant de bataille miné par des legos explosifs ennemies ! La petite descendit de son piédestal et alla chercher discrètement quelques tirs en mousse avant de revenir sur la chaise pour recommencer son manège.

Ouais, pour une fois Yui jouait seule et dans un calme presque relatif. Offrants aux deux adultes quelques instants de répits pour discutailler sans faire attention a la gamine.
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MessageJeu 18 Jan - 21:10
-Pan.

Un petit projectile en mousse toucha le front de Yui. Un second suivit et lui atterri sur l'épaule.
Incrédule, le rouquin se retourna vers Uriel, jouet en main.
Il cligna de l'oeil, ne trouvant pas le mots... Absurde ? Drôle ? Touchant ? Bizarre ?  Déplacé ?  Stratégique ? Ou était il subitement tombé malade ? Un esprit taquin venait il de prendre mystérieusement possession de son corps ? 
Il conclut à un mélange de tout ces termes à la fois et le rire de l'enfant vint briser le silence. Comme si il venait de comprendre enfin la situation, il laissa lui aussi échapper un pouffement discret et porta sa main devant sa bouche pour rire. 
Étonnante réaction qui au moins avait détendu l'atmosphère ! 
Peut être Uriel n'était il finalement pas toujours aussi sérieux qu'il aimerait lui même le laisser croire...

Ce dernier proposa des boissons, et la poupée hocha la tête. Il ouvrit la bouche pour demander une limonade au citron - Pas d'alcool devant une enfant, surtout qu'il avait tendance à abuser face à une bonne bouteille, et l'endroit ne devait pas servir n'importe quoi, alors autant ne pas tenter le diable ! - mais sa voix fut recouverte par les paroles de la fillette qui enchaînait sans reprendre son souffle. Sacré poumons, prometteur pour son Alter !

Dernier à partir, il esquiva plus habillement cette fois les briques de plastique, ayant observé la place de chacune d'elle, et analysa ses pas pour tournoyer autour tout en les poussant du bord du pied pour ressembler en un seul et même point le plus possible de ces maudits objets qui risquaient de faire tomber quelqu'un un jour.

Il rejoignit le deux autres et s'assit au comptoir, réitérant sa demande qui cette fois avait une chance d'être entendue, et observa du coin de l'oeil l'enfant repartir à jouer. Quelle énergie... Jamais elle ne s'arrêtait décidément, au moins serait elle fatiguée en rentrant avec un peu de chance... Plus qu'à la faire manger, se brosser les dents et elle s'endormirait comme une souche.
Le Comte sourit pour lui même et reporta son attention sur son hôte. Un petit moment de calme et d'intimité, ce n'était pas trop tôt ! 

- Aha, elle déborde d'énergie décidément... Et en plus de cela elle est contagieuse ! Hum... - son attitude changea radicalement, passant d'enjouée et taquine à plus timide et reconnaissante, mais jamais il n'avait vraiment fait face à ce genre de situation.- Et, merci. Merci beaucoup pour le cadeau, je l'adore ! 

Il tapota la poche de son veston où elle venait de trouver sa place.


- Je suis désolé, j'ai bien promis de ne pas poser de question, mais... Non, rien... Oh ! Au fait, et cette personne que vous vouliez me présenter ? Enfin plus dignement que la précédente fois je sous entends...


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MessageVen 19 Jan - 18:48
















 ❝ Une journée presque ordinaire ❞

w/ Yui Amane & Damu Ningyô



La technique fonctionna presque à merveille. Dans un grand éclat de rire, le visage de la petite se détendit et elle débita sa commande avec un rythme ahurissant. Ne s'arrêtait-elle donc jamais ? ll hocha néanmoins la tête tout en passant de l'autre côté du bar. Un employé s'était approché pour faire le service, mais Uriel le congédia d'un petit geste de la main. Il y avait encore beaucoup de travail à faire avant que la salle ne soit prête pour ce soir, il pouvait bien s'occuper de ses invités et laisser le personnel s'activer à son maximum. Après avoir cherché des yeux le bon réfrigérateur, il s'en approcha et en retira deux bouteilles, une de jus de pomme et l'autre de jus de mangue. Derrière elles, toutes sortes de parfums s'y trouvaient, des plus communes aux plus exotiques. Et ce n'était que le frigo des jus de fruits. D'ordinaire, ils servaient plus à faire des cocktails, mais la petite Yui n'était certainement pas en âge d'apprécier les alcools. A moins que ce ne soit tout simplement pas légal ? Enfin. Le masqué s'empara ensuite d'un shaker, au fond duquel il dépose un peu de glace pilée. Avec des gestes minutieux, il mélangea les deux jus de fruits, ferma le dispositif et commença à l'agiter des deux.

La douleur dans son épaule se réveilla alors brutalement, et s'il laissa échapper un bruit étouffé, il ne laissa rien d'autre transparaître. Enfin, c'était sans compter sur les pans de sa cape qui s'écartèrent légèrement, laissant probablement entrevoir les bandages qui dissimulaient sa peau malmenée et ses blessures à vif. Heureusement que l'agitation de la gamine captivait complètement son camarade, il n'avait pas envie de se faire plaindre ni même remarqué. Une fois le mélange effectué, Uriel s'empara d'un long verre qu'il remplit d'une dose de grenadine, sur laquelle il versa doucement le contenu du shaker, afin d'obtenir un décoloré de rouge et d'orangé. Il planta une paille dedans et le posa ensuite sur le comptoir, de sorte à ce que la fillette puisse venir se servir entre deux... missions ? Elle était étonnamment moins bruyante avec un pistolet qu'avec des poupées, mais ce n'était pas pour lui déplaire. Un peu de calme faisait du bien.

A la commande de Damu, il marqua un temps. Pas d'alcool. C'était bien. De toute manière, il aurait refusé de lui en servir vu les rougeurs qu'il avait eu quelques minutes plus tôt. Prenant une bouteille en verre, il lui servit alors un verre de limonade maison, le décora d'une rondelle de citron et le lui déposa devant lui, profitant de cette brève proximité pour observer son changement d'expression. Les mots du rouquin le firent cependant se reculer. Il aurait dû lui demander aussi d'éviter tout commentaire. Mais au moins avait-il eu la présence d'esprit de bien éviter les questions. Et finalement, ils abordèrent enfin le sujet principal. Madame. Il est vrai qu'il était peut-être temps que ces deux personnes se rencontrent enf-

« Bonjour ! » lança fortement une voix féminine.

Uriel leva les yeux et découvrit la présence de Madame. Sur son doux visage typé, plus aucune trace de sa colère ne subsistait, elle affichait un sourire chaleureux et son regard pétillait alors qu'elle dévorait Damu des yeux. Ne laissant à personne le temps de réagir, elle s'approcha du rouquin et lui déposa deux grosses bises sur chaque joue, comme s'ils étaient déjà amis de longue date. L'Artiste soupira avec force, embarrassé par ces familiarités.

« Vous devez être le fameux Damu ! Charles m'a parlé de vous, bien plus que notre éloquent ami. » Un petit rire entrecoupa sa phrase. « Je suis Madame N, mais vous pouvez m'appeler Anket. »


Bon, au moins ça c'était fait. Uriel s'appuya contre le fond du bar, observant tour à tour sa mécène et son collègue. De la longue chevelure de la femme, une mèche s'éleva et vint s'emparer d'un verre. Une autre prit une bouteille de martini et en versa un peu, avant de venir présenter l'alcool aux lèvres pulpeuses de la propriétaire des lieux.




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MessageVen 26 Jan - 16:25
La gamine émergea doucement du jeu quand une autre protagoniste se joigne à la conversation qu'elle n'écoutait pas. La gamine en profita pour grimper a la chaise du bar et prendre son rafraichissement. - C'était si bon !, puis sans aucune trace de pudeur, son regard d'enfant dévisagea l'inconnue dénommée Anket. Quelque chose l'interpellait malgré elle.
Dans sa tête, la gamine cherchait si elle avait entendu ce nom auparavant. Et puis son visage lui paraissait familier maintenant. Plus la gamine l'observait, plus un écho lointain venait la chatouiller quelque part dans sa tête. Yui mâchouilla nerveusement le bâton de sucette vide qui trainait encore dans sa bouche et se mit a réfléchir en silence. Une prouesse aux yeux de la ligue, cela n'arrivait pas tous les jours qu'elle se taise pour réfléchir.

Ce n'était quand même pas une héros ? Naaan... Les amis de Damu n'avait pas souvent ce genre de fréquentation. Finalement, ce fut quand elle se rendit compte l'alter de la demoiselle que Yui percuta qui elle était.
Une petite intonation de compréhension s’échappa brutalement de ses lèvres.
- Aaaaaaah ! je sais !

La petite souri de toutes ses dents sans avoir conscience de son outrecuidance. Après tout, elle interrompait des présentations officielles avec sa turbulence habituelle. Mais au moins, cette fois là, l'enfant avait quelque chose de plus ou moins pertinent a dire.

- Z'êtes de la famille ! J'men souviens de vous ! Z'êtes venu une fois y'a longtemps. J'vous avais même demandé si vos cheveux pouvaient se tresser tout seuls avant que Tomura ne pète un cable et me sorte du bar !

Se souvenant de la scène la gamine malicieuse éclata d'un rire frais en revoyant le visage possédé de Tomura dans ses souvenirs. Le chef n'aimait vraiment pas quand elle détournait les conversation de la sorte. Surtout quand des gens venaient pour la première fois et que Yui faisait son intéressante. Mais au fond, il avait beau faire ses gros yeux et sa tête chelou, ça ne servait a rien. A force de vivre au lotus, Yui avait aquis une certaine inconscience du danger et une immunité aux têtes effrayantes. Alors sa peur était de loin le sentiment qui lui était le plus inconnu.
D'ailleurs, en parlant d'inconscience, Yui repris la conversation avec naïveté. Elle ne saurait pas dire depuis combien de temps s'était écoulée depuis leur première et unique rencontre. Mais elle lança tout de même a son interlocutrice une phrase emplie d'espoir.

- Et vous ? Vous souvenez de moi ?

Deriere son sourire angélique, la gamine se promis d'être encore plus inoubliable si jamais la madame répondait par la négative
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MessageDim 28 Jan - 9:46
Le rouquin prit son verre de boisson en attendant une réponse -crut entendre un bruif étouffé mais n'en était pas assuré -, qui ne se fit pas attendre et lui arriva sous forme d'une agression à la bise.
Surpris par cette marque de familiarité -qu'il apprécia cependant : au moins cette Madame N n'était pas ce que l'on pourrait dire "coincée" ou austère, adjectifs qui ne collaient de toutes façons pas à ce qu'il avait pu voir d'elle lors de leur "première rencontre"-, Damu retint un petit mouvement de recul. L'idée que la femme ne soit pas dégoûtée par ses cicatrices pour oser s'approcher ainsi de son visage le toucha également et il ne prit que peu de temps à prendre une décision sur comment réagir et lui fit la bise de même façon. 
Il lui répondit d'un ton souriant :

- En effet c'est bien moi, enchanté de vous rencontrer Madame Anket.
Il rit un peu en entendant la remarque de Anket.
Je n'ose imaginer ce que ce cher Charles a bien pu dire sur ma personne ! 

En effet plus il y repensait et plus il se demandais quelle image de lui il avait bien pu renvoyer, rien de très glorieux à la vérité... Allons, il n'avait qu'à se rattraper ! Si il avait été de nouveau invité, c'était bien qu'il était le Bienvenu ici après tout. Il prit une gorgée de Limonade en se demandant pourquoi donc Yui n'était elle pas déjà là à essayer de faire une coiffure loufoque à Madame N, qui avait pour le coup des cheveux absolument splendides. Mais l'enfant semblait avoir une autre préoccupation en tête tout en machonnant son bâton de sucette - Damu lui présenta un mouchoir en papier pour qu'elle l'y mette avant de le mettre dans une poche de manteau qui deviendrait alors irrémédiablement collante - et quand elle aborda l'idée que cette femme eut un jour posé les pieds au Lotus Noir, quelque souvenirs pèle-mêle lui revinrent.

Il avait bien dû entendre quelques discussions à ce sujet, bien qu'il ne l'y ait jamais vu. Évidemment : son arrivé dans la ligue était antérieur à celle de Yui qui y avait passé pour ainsi dire sa vie, il suffisait qu'Anket soit venue avant son arrivée où simplement lors d'une des chasse du Rouquin pour qu'il n'ait jamais eu l'opportunité de l'apercevoir. 


- Une connaissance de la Ligue ? Possible, notre réseau est plus ouvert qu'on ne le croirait... Et pour répondre à ta question Yui je doute qu'on puisse aisément t'oublier...

Damu de retint de dire pourquoi mais le regard un peu las -avait elle conscience de déranger une discussion assez importante entre adultes ? Au moins étais elle plutôt sage...- qu'il lança à Uriel et à Anket était on ne peut plus parlant. 
Même si au fond il l'aimait bien, cette gamine.
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MessageMer 31 Jan - 0:31
















 ❝ Une journée presque ordinaire ❞

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La scène était d'un ridicule sans nom. Des vilains qui discutaient autour d'un verre comme de vieux amis, une gamine à leurs côtés, le tout dans un cadre luxueux, loin de la vérité hostile du monde. Uriel grinça des dents. Il avait fait des efforts, il est vrai, mais c'en était peut-être trop pour l'homme qu'il était. Sa patience commençait à s'éroder, et les familiarités de Madame n'aidaient en rien. Baissant un peu la tête, il observa silencieusement l'égyptienne, se demandant finalement si c'était une bonne idée de les faire se rencontrer. Certes, les deux étaient très semblables, mais le problème était tout autre : pouvait-il supporter autant de bonne humeur à la fois ? Ajoutez à cela la présence de la fillette. Nombreux la trouveraient adorable, bien qu'un peu chipie, mais le masqué commençait à la trouver insupportable. Il eut un léger sursaut quand la voix aiguë de l'enfant déchira l'air, et il maugréa à voix basse avant de leur tourner le dos. Sa main droite se crispa. Son épaule le lançait affreusement, et c'était cela qui le rendait brusquement maussade. D'ailleurs, en se concentrant sur ses plaies, il se fit la remarque que ses bandages étaient humides. Il saignait encore ? Une chance que sa cape cachait le tout.

Que racontait-elle d'ailleurs ? Il se concentra un peu, grimaçant derrière son faux visage. Ses paroles manquaient cruellement de détails, mais il devinait tout de même qu'elle parlait du Lotus Noir. Il est vrai que Madame s'y était rendu une fois, il y a de cela quelques mois, afin d'y conclure leur partenariat. Uriel haussa les épaules tout en prenant une profonde inspiration. Certes, il ne s'agissait que d'une manœuvre stratégique de la part de sa mécène, mais il ne pouvait s'empêcher de désapprouver l'existence de cette association de malfaiteurs. Il trouvait celle-ci vouée à l'échec car il était impensable que de véritables vilains puissent coopérer parfaitement. Les gens qu'ils étaient ne pouvaient pas mener de vie normale, et encore moins mettre de côté leur identité et leurs buts pour faire front commun aux héros. Et à quoi tout cela pouvait-il rimer ? Enfin. La mauvaise humeur faisait son petit bout de chemin dans son esprit, mieux valait qu'il se prenne encore plus la tête avec ce genre de réflexions.

De son côté, Anket ouvrit de grand yeux ravis en voyant la demoiselle. Sur le coup, elle se demandait si ce n'était pas la fille de Damu, mais il paraissait un peu jeune pour avoir une fille de cette âge. Et quand celle-ci mentionna ce souvenir, Madame entrouvrit la bouche, en une expression surprise. Mais oui ! Maintenant qu'elle le disait !
« Yui-chan ! C'est vrai ! D'ailleurs, je n'avais même pas pu répondre à ta question ce jour là ! »
Disant cela, la femme se pencha un peu vers la gamine et lui ébouriffa les cheveux. Puis, faisant flotter sa chevelure devant le grand regard gris de la demoiselle, elle fit s'entremêler ses mèches jusqu'à leur donner la forme d'une tresse fine et de laquelle pas le moindre brin ne dépassait. Un rire joyeux lui échappa et elle reporta son attention sur Damu. Elle avait un sourire malicieux aux lèvres, et, prenant une voix grave et grelottante, elle se mit à imiter le timbre de voix de Charles, le majordome.
« Un bien étrange personnage que l'ami de Monsieur. Arriver ici déjà aviné, c'est se priver de pouvoir goûter à nos meilleurs crus ! »
Visiblement heureuse de son imitation, elle éclata d'un nouveau rire, s'attirant ainsi le soupir et le regard noir de son protégé. Elle sembla le remarquer et, portant son verre de martini à ses lèvres, elle fit le tour du bar et le rejoignit derrière le comptoir. Là, elle remplit à nouveau son verre, à la main cette fois, et à l'aide de nombreux gestes voluptueux. L'Artiste se garda bien de faire le moindre commentaire, mais il avait compris. Elle avait bu. Sans doute pour booster sa confidence, ou simplement pour calmer ses nerfs. N'y avait-il donc que des alcooliques ici ? D'un coup, il sentit le corps charnu de la jeune femme se presser contre lui.
« Cesse de faire ton rabat-joie, surtout devant tes propres invités ! Et je suis sûre que tu souries derrière ton masque ! »
Disant cela, elle leva la main en direction de son visage, comme prête à le lui ôter. D'un geste brusque, il lui attrapa le poignet, l'enserrant fermement entre ses longs doigts de pianiste. Son oeil écarlate se plongea froidement dans les grandes prunelles bleutées de la femme, et elle comprit immédiatement qu'elle était allée un peu loin. Mais cela ne l'empêcha pas de soutenir son regard, après tout, elle restait la maîtresse des lieux. Uriel se dégagea alors, jetant au passage un regard vide à Damu, et il s'éloigna du bar. Voilà, il avait rempli son rôle d'intermédiaire, le rideau se levait pour lui. S'asseyant devant son piano, il posa ses mains sur ses touches, et se laissa aller à l'improvisation. Il lui fallait bien ça pour s'apaiser.



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MessageMer 31 Jan - 14:39
Yeah ! La gamine eu une expression qui valait tous les sourires du monde. Faut dire, Damu qui sortait un genre de compliment presque pas trop sarcastique. Et cette madame qui se souvenait d'elle. Y'avait  juste Uriel qui semblait un peu en retrait. Mais force est de constater qu'elle regrettait pas d'avoir collé Damu pour aujourd'hui.

La chevelure de Yui commençait a être un agglomérat tentaculaire. Sa nation capillaire semblait presque vivante et même plus intelligente que la môme. Pour sûr que cette masse allait bientôt établir un contact et annoncer l'allocution de son indépendance vis à vis de Yui.

Mais en attendant que cela se produise, Yui apprécia de se faire ébouriffer les cheveux. Si elle avait pu, la petite aurait ronronné d'aise. Très vite, son sourire s’agrandir encore. Quand la madame commença sa démonstration. Dans ses yeux, brillaient déjà le flambeau de mille étoiles d'émerveillement.
Cette madame pouvait... Pouvait tresser ses cheveux toutes seule ! Si rapidement ! C'était merveilleux ! Jamais l'enfant - même dans ses rêves les plus fous, n'aurait pu imaginer une perfection semblable. Yui aurait pu passer sa vie entière a chercher des réponse a ses questions, en passant à coté d'une chose aussi merveilleuse.
Devant cette création, des larmes émues embuèrent ses yeux. C'était... C'était si beau, si émouvant... Une si belle tresse.

La gamine resta étrangement fébrile. Peut être traversée par le souvenir que représentait symboliquement cette obsession. Mais au final, elle enlaca les jambes de Madame. Elle avait séché ses larmes et quelque chose semblait avoir évoluée a jamais dans son mental.

- Merci.

La gamine opina du chef avec une mine courageuse, plus déterminée que jamais à croire en ses rêves. Elle allait être cette ninja tueuse de héros. Crainte de tous, et surtout, de All might. Si une telle personne pouvait faire des tresses aussi parfaites sans aide, Yui pouvait tuer le symbole de la paix ! Elle allait s'entrainer durement pour ca. Ce serait dificile. Mais elle y arriverait. L'echec n'était pas une voie admissible.

Son attention se reporta sur la musique qui sonnait doucement dans la pièce. Son regard d'aigle scruta Uriel en train de jouer. Un détail que la mome avait vu sans avoir remarqué lui sauta brutalement aux yeux.

il savait jouer lui.

Et si... Et si elle demandait des cours de flute à bec auprès d'Uriel ? L'idée paraissait conne. Mais apres tout... La flute, le piano... C'était presque pareil nan ? Et puis, ce serait un bon départ, d'apprendre a jouer de la musique. Pour la classe que ça relevait, de savoir jouer avec un alter comme le sien. Pour sûr, c'est pas son interprétation personnelle du "Lion est mort ce soir" qui allait rehausser son niveau de charisme auprès de cette racaille héroique.

La môme se traina jusqu’à la scene, sans toutefois oser s'approcher. Après tout... Elle était la prédatrice guettant sa proie. Elle sauterai dans les bras d'Uriel et l'agressera après son morceau. Elle en est sûr, il va accepter. Apres tout, elle l'a déjà plus ou moins intimidé depuis le début. C'est elle , la mâle alpha du trio
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MessageMer 31 Jan - 16:33
Madame Anket lui semblait être une personne charmante. Il rit de bon coeur à son imitation de Charles, pauvre majordome qui faisait pourtant si bien son travaille ! Il avait aussi plaisir à voir qu'elle semblait bien s'entendre avec Yui, elle. 
La maîtrise naturelle de son Alter semblait impressionner Yui, voir même... l'émouvoir ? Oooh, Yui, pas pour si peu !  Aimait elle donc à ce point la coiffure ? Voir l'enfant enserrer la jambe de la femme le fit sourire, quel touchant spectacle ! Aah, qu'il avait l'impression d'être normal en ce moment même...

Il rit d'autant plus à la pique de Madame à Uriel. Pauvre Masqué qui bougonnait derrière son faux visage ! Sans doute n'avait il pas imaginé que les choses puissent se dérouler ainsi, l'imprévu lui faisait il horreur ? Soudain la scène qui se déroulait devant son oeil ne le fit plus rire du tout. Que... Que faisait elle à se coller ainsi à Uriel ? Le détail de la légère odeur d'alcool qu'elle avait traîné avec elle lui revint et sa pupille émeraude exprimait son désarroi face à ce spectacle. C'était à prévoir, si Uriel logeait ici, sans doute elle et lui... Cela expliquerait l'incident de la dernière fois mais...

Ses doutes furent balayés d'un revers de main quand, alors que Anket tentait de lui retirer son Masque, Uriel lui attrapa le bras avec force. La poupée eut un peu mal pour l'Orientale et s'apprêtait à s'interposer en sauveur quand la Masqué large d'épaules se dégagea et alla s'assoir au piano, lui lançant au passage un regard vide... Et fiévreux ? 

En à peine deux petites minutes beaucoup de choses venaient de se passer, et le rouquin était confus, ne comprenait aucune des réactions de ses camarades. La musique qui s'éleva l'instant d'après l'apaisa et il fit le point : manifestement Madame avait quelque sentiment pour Uriel, et cela n'était pas le cas du Masqué. Il aborda pour lui même un sourire narquois, bien qu'il se sente désolé pour cette pauvre Anket qui avait bien le droit de ressentir ce qu'elle voulait après tout ! C'était vrai ça au fond, en quoi cela devrait il le déranger, hein ?

Yui semblait elle heureuse et un plan venait manifestement de se préparer dans son esprit à voir comment elle regardait le pianiste jouer. Voulait elle des cours ? Il était vrai qu'il jouait bien, de plus... Peut être aussi bien que lui ! Mais dans ce cas elle pouvait lui demander à lui aussi, ne lui avait il pas montré qu'il maîtrisait le piano ? À moins qu'elle ne préfère avoir Uriel comme professeur, évidemment...

Pour éloigner la déprime qui commençait à pointer le bout de son nez, Damu s'approcha de la scène en prenant Anket par le poignet, vérifia qu'elle n'avait rien et lui tient ces propos :

- Cet homme est décidément très mystérieux, et certaines limites semblent n'être pas à franchir, mais au moins joue il bien ! Je pense qu'il aime que les yeux soient braqués sur lui, approchons nous donc un peu... 

Il s'installa à son tour pour écouter, regarda les longues mains déambuler sur les touches, s'envoler, avec une grâce guerrière particulière. Ses deux mains ne jouaient pas de la même intensité ceci dit, et il crut voir sous sa cape... un bandage ?
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