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L'U.A. perd en vitesse ! Suite à l'attaque dans la forêt durant l'examen de la licence provisoire, le public commence à perdre confiance en la plus grande école des héros. En conséquence, un internat a été mis en place et la licence accordée aux élèves.

Suite a cette fameuse réussite, la ligue commença à encore plus se faire connaître !

Les vengeurs, malgré la perte d'un membre, continue néanmoins sa lutte.
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 Qui. Pro. Quo. [w/ Johan R. Grant]

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MessageVen 5 Jan - 4:08

Qui. Pro. Quo.    



w/ Johan R. Grant
Joker dans la manche

▬ *silence*

De la vapeur se forme sur le miroir alors qu'un nuage de brume envahit l'espace. Dans un bruissement, l'eau s'écoule le long de son corps, et dans ce déluge, elle laisse ses idées se noyer. Son ouïe se concentre sur le flux aquatique, elle ferme les yeux. Les gouttes roulent sur sa peau, caressant chaque imperfection, chaque cicatrice, comme le doigt langoureux d'un amant. Elle se laisse envelopper dans cette chaleur réconfortante, s'abandonnant presque entièrement à ce sentiment de bonheur simple et- Une paire d'yeux vitreux la fixe à travers les nappes épaisses de son esprit. Comme soudainement prise dans un étau, elle ouvre les paupières, inspirant profondément à la recherche d'une goulée d'air rafraîchissante. L'atmosphère est tout à coup moite, intenable. Sa fine main coupe le robinet et, sans perdre un instant, elle s'enveloppe de sa serviette et quitte sa salle de bains. Le choc thermique est agréable, mais il ne suffit pas à chasser au loin ce souvenir. Encore à moitié trempée, elle se laisse aller sur son lit, non sans avoir poussé les deux matous qui prenaient presque toute la place. Les yeux levés au plafond, elle attendit que cela passe.

Les journées se faisaient longues depuis qu'elle était sortie de l'hôpital, et encore plus depuis sa démission. C'était maintenant officiel, elle n'était plus professeure. Dans un sens, c'était mieux ainsi. Comment avait-elle pu penser qu'elle avait quelque chose à apporter aux élèves ? Tant de héros étaient mieux placés pour les conseiller et les aider. Et, par ailleurs, elle n'aurait fait que leur rajouter une couche de problèmes dont ils pouvaient très bien se passer. Certes, elle se doutait que pour le moment, la Rose Noire n'était pas en mesure de se dresser face à U.A.. Cela demandait du temps de réunir des effectifs, des fonds. Un empire Yakuzas ne se construisait pas d'un claquement de doigts. Mais il pouvait essayer, elle serait là pour les en empêcher. Le visage de Cybils, gonflé et couvert d'hématomes, lui revint en pleine face.

La violence. Elle ne savait plus trop si c'était quelque chose qui sommeillait en elle depuis longtemps ou si ce trait s'était développé avec le temps passé chez les Kusabana. Peu importait. Elle roula sur le flanc, prenant un oreiller pour le serrer contre elle. Un des chats miaula, mécontent d'être à nouveau poussé.

Une sonnerie déchira le silence ambiant. Un coup de fil, à cette heure ? Elyah se redressa et décrocha sans même vérifier le numéro. Comme elle s'y attendait, la voix pimpante et colorée de Liliane envahit son oreille.

« Bonsoir ma puce ! Je te dérange pas trop ? »
Elyah s'apprêta à répondre, mais l'autre reprit aussitôt.
« J'ai des nouvelles d'un des anciens Kusabana, un de ceux échappés avec la Rose Noire, ça t'intéresse ? »
Une nouvelle fois, elle voulut parler mais se fit couper aussi sec.
« Il s'agirait de Fre- Fran- Freak- Freanky ? Ils peuvent pas trouver des noms plus simples ces vilains ? Ah ! Où en étais-je ? Oui ! Il aurait été aperçu dans le centre ville il y a une dizaine de minutes et- »
« Il portait un masque ? »
« Oui, ça fait partie de son costume après to- »
« Non. Seulement en certaines occasions. Je suis dessus. Merci, Liliane. »

Et elle raccrocha, sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit. D'un bond, elle fut sur ses pieds et, rattrapant sa serviette qui glissait inéluctablement, elle se rua sur son armoire pour revêtir sa tenue officielle. Elle avait les cheveux encore trempés, mais tant pis. Elle n'avait pas le temps. Chez les Kusabana, elle avait entendu parler de Freanky. Ce n'était pas un gars équilibré, à vrai dire, il en était même la définition inversée. Mais tout ce dont elle avait retenu de lui c'était le masque. Il ne le portait que lorsqu'il s'apprêtait à tuer quelqu'un.

Son cœur se mit à battre plus rapidement. Pourvu qu'elle arrive à temps.

Dehors, la pluie battait les rues. Drue, froide, constante. Cela devait faire un moment qu'elle tombait, à en juger par les flaques dans les caniveaux et à chaque aléas du trottoir. L'héroïne jeta au sol une sorte de planche de skateboard, dénuée de roues. Elle se mit à flotter doucement, à quelques centimètres du sol, grâce à l'Alter de la jeune femme. Grimpant dessus, elle se laissa porter en direction du centre-ville, à quelques pâtés d'immeubles de là. Loin dans le ciel, le visage granuleux de la pleine lune demeurait silencieux. Une petite vibration. Elle sortit son téléphone. Liliane. La policière lui envoyait les dernières coordonnées reçues. Elyah réajusta sa trajectoire.

Aux aguets, elle s'engouffra dans le coin des ruelles sombres, à la limite des mauvais quartiers. Là, des bars plus ou moins lugubres étaient encore ouverts, malgré l'heure déjà bien avancée. Il devait être dans les trois heures du matin. La ville était calme. C'était d'ailleurs étrange que son amie soit encore éveillée à cette heure-ci. Mais ce n'était pas le moment de penser à tout cela. Fronçant les sourcils, Elyah resta un instant à réfléchir sur une stratégie. Elle devait d'abord retrouver sa cible. Puis la neutraliser. Et enfin contacter la police avant de filer. C'est qu'elle n'était pas encore autorisée à patrouiller. Même si sa période de mise à pied avait été révoquée, elle n'en demeurait pas moins en convalescence, jusqu'au début de son nouveau contrat avec son agence. Tant pis. C'était le genre de situation qui nécessitait une prise de décision rapide. Et si tout se passait bien, personne ne saurait qu'elle était sur place.

Voulant prendre l'avantage de la vision, elle emprunta des escaliers de secours et monta sur le toit d'un immeuble moyen. De là, elle avait la possibilité de se déplacer d'un bâtiment à l'autre sans trop de difficulté. Elle vérifia ainsi plusieurs allées sombres, procédant simplement à un contrôle visuel furtif. Freanky n'enlèverait pas son masque avant un moment s'il était décidé à tuer, elle n'avait pas besoin de plus pour l'identifier. Quel autre imbécile excentrique aurait l'idée de porter un masque au même moment dans le même quartier ?

Smiley Trashbag
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MessageLun 29 Jan - 20:41
LIVRE 1 - CHAPITRE N°5
Qui. Pro. Quo.
Johan R. Grant & Elyah Kinta