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L'U.A. perd en vitesse ! Suite à l'attaque dans la forêt durant l'examen de la licence provisoire, le public commence à perdre confiance en la plus grande école des héros. En conséquence, un internat a été mis en place et la licence accordée aux élèves.

Suite a cette fameuse réussite, la ligue commença à encore plus se faire connaître !

Les vengeurs, malgré la perte d'un membre, continue néanmoins sa lutte.
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 La nuit des arts [w/ Chiaki]

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Vilain Solitaire
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MessageVen 8 Déc - 15:16
















   ❝ La nuit des arts ❞
 
w/ Chiaki Uchida

 

Une fois par trimestre, il était coutume que les lieux de culture ouvrent gratuitement leurs portes aux badauds, le temps d'une nuit magique et enrichissante. Bien évidemment, le Japonais de base avait du mal à se sentir concerné par ce genre d'évènement, mais les étudiants avec peu de moyens, les curieux, les lettrés, tout ce petit monde se pressait pour découvrir librement les collections des musées et les coulisses des théâtres. Un lieu cependant demeurait toutefois comme une anomalie dans le paysage traditionnel nippon : l'opéra. Œuvre typiquement européenne, elle n'attirait que peu d'estime et surtout de spectateurs, et ce malgré la création d'un comité lyrique il y a quelques années. Toutefois, l'endroit n'échappait pas à la règle de la nuit des arts, et aux pieds de l'énorme bâtisse blanche se pressait une petite foule de nantis mais également de touristes.

Sur le bord du trottoir, une longue voiture noire se gara, sans toutefois couper le moteur. La porte arrière s'ouvrit et un homme en cape blanche et au visage masqué sortit, le regard rivé sur le bâtiment. Alors qu'il s'apprêtait à quitter totalement l'habitacle, une main féminine se posa sur son bras ganté, l'arrêtant dans son mouvement. Il se tourna et son regard croisa celui soucieux de la jeune femme.

« Tu es sûr que ça va aller ? » Il hocha la tête. « Si il y a le moindre souci, tu m'appelles. Et pas d’œuvre ce soir, n'oublies pas que nous avons un brunch important demain. »

Il hocha à nouveau la tête avant de reculer et de refermer doucement la portière. Depuis son altercation avec un autre vilain, Madame s'inquiétait pour un rien. Certes, il avait dégusté ce soir là, mais ça remontait maintenant à quoi, un mois ? Il n'y avait pas de raison à ce qu'elle le materne ainsi, mais il ne pouvait le lui dire clairement. Elle était sa bourse et son toit, sa caution et sa survie. Uriel se permit de soupirer alors que la limousine se décalait du trottoir et se réinsérait paisiblement dans la circulation. Enfin, il était là pour venir admirer les lieux. Féru d'opéras, il n'avait cependant pas encore eu la chance de pouvoir assister à une représentation depuis qu'il était dans le coin. Certes, il n'y en aurait pas ce soir, mais au moins il allait pouvoir prendre le temps d'étudier les dorures et les sculptures qui ornaient l'endroit, et avec ça, peut-être trouverait-il de l'inspiration pour sa prochaine toile, qui sait ?

D'un pas traînant, il s'avança le nez en l'air alors qu'il regardait avec attention la façade de l'opéra. Ça et là, des angelots de marbre dotés d'instruments semblaient vouloir accueillir les visiteurs d'un air entraînant. Des masques étaient gravés à même la pierre, certains représentant le théâtre Nô, d'autres évoquant plutôt le théâtre antique grecque. Cela n'avait pas grand chose à voir avec le véritable opéra, celui qui était né en Italie. C'était bien dommage, mais l'art n'étant pas développé dans l'archipel, il ne fallait peut-être pas trop leur en demander...
 


 

 
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MessageSam 9 Déc - 0:44
Je pouvais enfin me reposer un peu. Après cet entraînement privé avec Aizawa au stade ainsi que les examens en classe. J'allais pouvoir retourner chez moi me mettre en pyjama et rester dans mon lit toute la fin de semaine. J'étais contente à l'idée quand j'ai reçue un texto de ma tante comme quoi elle venait me chercher. Ah ? Cela était nouveau. D'habitude je prenais le bus pour retourner à la maison. Qu'est-ce qui se passait au juste ? je prenais le temps d'y réfléchir alors que je voyais le véhicule de ma tante se rapprocher de moi. À peine embarquer dans la bagnole de ma tante que je pouvais entendre sa voix qui était plus aiguë qu'à l'habitude. Celle-ci avait une surprise pour moi. le ciel lui était tombée sur la tête ou quoi ?

Bref, je n'avais pas trop le choix de suivre.

- Tu m'emmène où Tsubaki ?  

J'avais beau lui demander, celle-ci gardait cela secret. Bon je dois avouer que cela avait piquée ma curiosité. je la laissais donc me conduire jusqu'à l'endroit en question. Dès que j'ai vue le bâtiment, j'avais tout compris. Oh mon dieu. C'était l'opéra et il était ouvert gratuitement aujourd'hui. J'allais pouvoir visiter ce lieu enchanteur pour la première fois. J'adorais les comédies musicales alors c'était l'endroit rêvé pour moi. Par contre, je me suis rendu compte d'une chose.

- Tsuba .. est-ce que tu as pensée à des habits de rechange ? Please dis moi que tu y as pensée.

Celle-ci me regardait tout en riant nerveusement. Génial, ma tante avait oubliée de m,apporter du linge de rechange. Je soupirais à l'idée. Peut-être que j'aurais voulue garder cela secret. Que tout le monde ne sache pas que j'étais une étudiante à l'école des héros. mais bon, je ne pouvais pas rester dans le char et laisser le plaisir à ma tante d'explorer l'opéra toute seule. je mettais ma main sur la poignée quand je voyais une limousine noir passer proche de nous. Oui, avait des gens de différente trempe qui se pointait ce soir on dirait. Une fois le chemin libre, je sortais du véhicule pour me diriger vers les marches menant à l'opéra. C'était une pure beauté. J'avais du mal à détourner le regard du bâtiment, des fioritures sur l'établissement. Cela était prometteur.

J'avançais vers les marches tout en continuant d'observer le tout dans son ensemble. Tellement de genre différent tout en étant harmonieux. J'étais tellement hypnotisée par le décor que je n'avais jamais vu la personne qui se trouvait devant moi. je venais d'accrocher un homme qui ... je levais les yeux pour voir que l'homme était un géant à comparer de moi. Je me sentais écrasée par sa grandeur et celui-ci avait le dos tourné. Ma gorge se nouait légèrement. Je ne savais pas comment le monsieur allait réagir à mon accrochage.

- Je ... Je

Je n'arrivais pas à m'excuser auprès du monsieur. Ma tante se trouvait près de moi et se plaçait un peu entre moi et le géant.

- Veuillez excuser Chiaki, elle est parfois maladroite.


Elle venait de dire mon prénom à cet étranger. Super ...




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MessageDim 10 Déc - 17:14
















   ❝ La nuit des arts ❞
 
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Les détails, bien que parfois peu en rapport avec le but du bâtiment, réussissaient à capter son attention. Son regard carmin étudiait chaque petite statue, chaque courbure et zébrure, chaque enfoncement avec un certain recul critique. Peut-être qu'en répandant les boyaux d'une chanteuse d'opéra par ici, la tête d'un chef d'orchestre là... Non. Non, non et non. Son esprit refusait de montrer un véritable trait d'originalité mais surtout de subtilité. Il voulait trouver l'inspiration, chercher quelle pourrait être sa prochaine œuvre, mais le cœur n'y était décidément pas. Se forcer à y penser n'y changerait rien, il lui fallait attendre l'illumination. La Grande Dame finirait rien par lui montrer la voie et la cible à lui offrir, n'est-ce pas ?

Quelque chose percuta alors le dos du masqué, le tirant de sa contemplation. Il mit quelques secondes à comprendre qu'il s'agissait d'une personne et, intrigué, se retourna pour lui faire face. Il s'agissait d'une adolescente rousse, maigre comme un coucou et vêtue d'une sorte d'uniforme scolaire. Son regard bleuté était bien à l'abri derrière deux grands placards, mais il était distant. Intimidée ? Il y avait de quoi, avec leur différence de taille. Mais alors que le Uriel de d'habitude se serait empressé d'activer son Alter pour étudier cette enfant, celui d'aujourd'hui se contenta de soupirer mentalement en se demandant s'il y avait une sortie scolaire de prévue. Il n'avait pas la moindre envie de se retrouver au milieu de gamins incultes forcés de venir découvrir ce lieu.

Un petit bout de femme vint alors s'interposer et surtout s'excuser en lieu et place de la jeune fille. Hmm... Il n'y avait pas d'autres gamins aux alentours, peut-être était-elle la seule représentante de sa classe ? Tant mieux. Il s'inclina légèrement, la main sur la poitrine.

« Allons, il n'y a pas de mal mesdames. »

Puis, sans rien dire d'autre, il se détourna et s'avança vers l'entrée de l'opéra. Las. Il était las. Tout était fade autour de lui, que ce soit cette gamine sans saveur à sa mère ou peu importe sans profondeur. Il aurait pu rebondir sur cet échange de paroles pour en faire des proies... mais à quoi bon ? Ah ! Suffit ! Il n'était pas ici pour se morfondre. Les lourdes portes boisées étaient ouvertes en grand, laissant un libre accès vers le hall d'accueil. Là était installé un grand buffet à volonté autour duquel s'étaient construits des groupes de discussions. Tous étaient des gens bien habillés, venus étaler leur fortune et leur petite culture. S'en désintéressant complètement, Uriel les dépassa et se dirigea immédiatement vers la salle principale, à savoir le cœur du bâtiment : la salle de spectacle. Pour cela, il entreprit de gravir un grand escalier en marbre blanc, d'une qualité remarquable malgré un léger manque d'entretien.

Une fois arrivé à l'étage, l'Artiste entra sur un des balcons et, surplombant la salle, regarda paisiblement la décoration. Les sièges rouge étaient disposés sur plusieurs rangées et ils formaient un hémicycle plein parfaitement arrangé pour permettre une excellente sonorité. Il y avait deux séries de balcons, et il se trouvait sur la plus haute des deux, un peu excentré mais il avait tout de même une très bonne vue sur la scène. Il s'installa sur un fauteuil et laissa son esprit gambader sur la beauté de la pièce.
 


 

 
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MessageDim 10 Déc - 23:09
J'avais juste envie de courir le plus loin possible. De ne plus l,avoir aussi près de moi. Je ne me sentais vraiment pas à l'aise. En plus que là, ma tante venait de balancer mon prénom à cet inconnu. J'allais devoir lui en parler plus sérieusement une fois que l'homme serait plus loin. heureusement pour moi, l'homme masqué ne semblait pas en colère. Il prenait même le temps de faire une légère révérence pour dire à moi et à ma tante qu'il n'y avait pas de mal. Il allait parfaitement avec le décor. Il ressemblait à l'un de ses personnages de comédies musicales. Un être mystérieux, mais à la fois ... qui s'imposait par sa grandeur.

Je pouvais de nouveau respirer quand je voyais l'homme s'éloigner de nous pour se rendre à l'intérieur. Je voyais bien que Tsuba voulait faire la même chose, mais je lui attrapais la main pour l'empêcher d'avancer et je lui parlais à voix basse pour m,assurer que tout le monde ne nous entendent pas.

Tsuba ... C'est bien gentil d'avoir pris ma défense et tout. Mais ... est-ce que tu avais vraiment besoin de donner mon prénom à cet homme.
Excuse moi, cela est parti tout seul.
Je ne t'en veux pas ma tante, mais tu devrais faire attention. Un jour, je serai un héros et je ne voudrais pas que le monde le sache.
Je ferai attention les prochaine fois promis. Bon , on y va

J'hochais positivement de la tête. Je n'étais pas ici pour voir uniquement voir la décoration extérieur. Je désirais voir l'intérieur également et peut-être que cela allait m'aider à me changer les idées. Nous étions enfin à l'intérieur, cela était aussi enchanteur que l'extérieur. Si pas plus. Je regardais les gens qui restaient proche du buffet. Ils étaient tous élégant avec les costard et leur robe de soirée. Je me sentais à l'écart de tous ses gens avec mon uniforme scolaire. Même que j'avais l'impression que les gens me regardait de haut. Tout le monde avait le droit d'aimer l'opéra pas vrai ? Bref, je continuais de marcher pour me rendre compte un peu plus tard que ma tante se trouvait au buffet à se prendre des crevettes et des petits plats qu'elle ne pouvait pas s'offrir normalement. Elle me décourageait d'un côté, mais de l'autre. Je la comprenais. Il fallait en profiter. Je prenais donc une crevette avant de continuer ma visite des lieux.

je voyais les grands escaliers de marbre blancs et cela me faisait rappeler les escaliers qu'il y avait dans le fantôme de l'opéra. On aurait du les même, mais beaucoup moins entretenues. je pouvais voir un peu plus loin la pièce qui était pour moi la plus intéressante. La salle de spectacle. Ne pouvant attendre plus longtemps, j'avançais pour me trouver devant la scène. Je touchais quelques bancs rouge qui semblaient être de velours tellement que le tissu étaient doux au toucher. Je vivais presque un rêve. La scène était vide. Je montais une marche sur le côté de la scène pour voir toutes les rangés de bancs rouge et imaginer qu'il y avait des balcons plus haut. C'était de toute beauté. Je montais les dernières marches pour me trouver sur scène. J'avais du mal à croire que je me trouvais là.

D'être sur la scène me donnait le goût de chanter. J'observais de nouveau les alentours pour m'assurer qu'il n'y avait personne avant de fmer les yeux quelques secondes avant de commencer à chanter.

Spoiler:
 

Je me laissais porter par ma musique, je me promenais sur la scène tout en tendant mes bras comme si cela était des ailes. Je pouvais sentir l'éteinte de mon père lorsque je chantais cette chanson. Elle était réconfortante tout en étant à la fois triste. En ayant terminée de chanter, je m’installais sur le bord de la scène tout en soupirant légèrement.

J'aimerais tellement que tu sois là papa ... Tu aurais été fier de moi.

Quelques larmes coulèrent sur mes joues, J'aurais tellement aimée qu'il soit là avec moi. Au lieu d'être mort ce jour-là et ... et . Non stop, je ne devais pas repenser à ce soir là. Cela était du passé et je devais aller de l'avant.


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MessageLun 11 Déc - 11:54
















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Les secondes s'égrenaient telles des heures, et dans le silence froid de la grande salle d'Opéra, Uriel contemplait le vide de son existence. Depuis son altercation avec le futur sac à main, quelque chose semblait s'être brisé en lui... sa créativité ? Il était resté sur une œuvre prometteuse, mais inachevée, qu'il avait dû détruire de ses propres mains. Comment une mère ne pouvait être perturbée en ayant dû tordre le cou de son propre enfant ? Un long soupir lui échappa. Et dans une posture désabusée, il se laissa couler dans le fond de son siège, prenant seulement le temps d'observer la loge dans laquelle il se trouvait. Du sol au plafond, le balcon montrait des tons écarlates, avec pour seules pointes de couleur les dorures qui ornaient les parties boisées. C'était richement orné, il est vrai, mais tout comme le superbe escalier en marbre, cela manquait de soin. De la poussière était toujours présente dans les recoins les plus inaccessibles, quelques égratignures montraient l'usure de l'endroit et surtout il y avait une vilaine tâche de vin sur la moquette.

Peut-être s'était-il trompé... Peut-être que même tout ce luxe et cette beauté qu'il chérissait tant ne suffiraient pas à le faire repartir... Il porta sa main à son visage éternel, le frottant comme s'il s'agissait de sa véritable peau. Et il demeura ainsi, tandis que de longues secondes s'écoulaient encore en un cercle infini.

C'est alors qu'une petite voix féminine s'éleva timidement dans les airs. Le chant était triste, et l'écho qui le monta aux oreilles du masqué lui apportèrent le thème de la chanson : la figure paternelle. Intrigué à la fois par la douceur de la voix mais aussi par l'identité de la chanteuse, Uriel se redressa et observa discrètement en contrebas. Sur la scène, la jeune fille de tout à l'heure semblait perdue dans l'air de sa propre chanson, mais surtout, elle ressentait ce qu'elle chantait. Après avoir activé son Alter, le vieux coeur froid de l'Artiste s'emballa légèrement d'excitation en apercevant l'épais nuage noir qui entourait la demoiselle. Était-ce elle, sa prochaine muse ? Celle qui déclencherait à nouveau l'étincelle de la créativité ? Fébrile, il retourna contre le dossier du fauteuil, n'écoutant plus que la douce voix cristalline qui emplissait la salle.

Quand il sentit que le chant était sur le point de s'achever, Uriel se leva prestement et, repassant par le couloir menant aux différents balcons, il rejoignit l'escalier vers la fosse. Son pas était pressé, tandis qu'il voulait reposer ses yeux sur l'insipide jeune fille. Oh, elle n'était pas bien intéressante physiquement, avec ses grandes lunettes et sa chevelure rousse. En revanche, il désirait la faire chanter jusqu'à la fin de la nuit...

Le temps de rejoindre la salle, un gardien était déjà devant la scène, rouspétant sur la jeune fille.

« Vous ne devriez pas être sur scène, mam'zelle. Y a d'autres endroits pour rejoindre les coulisses. »

Ce n'était qu'une simple réprimande, et ce n'était sans doute pas la raison pour laquelle quelques larmes avaient perlé le long des joues de son nouveau jouet. Toutefois, c'était une bonne occasion de retenter un début de conversation. Uriel remonta l'allée jusqu'à la hauteur du gardien et, s'inclinant poliment, s'empressa de prendre la parole.

« Mes excuses, monsieur, ma jeune élève ne faisait que tester l’acoustique du lieu. »

Le gardien le regarda avec étonnement, sans doute se disait-il qu'ils embauchaient vraiment n'importe qui à U.A., mais cela suffit cependant à le faire hausser les épaules et reprendre sa ronde habituelle. Dès qu'il eut quitté la pièce, le masqué grimpa à son tour sur la scène avant d'observer toutes les rangées de fauteuils vides.

« Cela doit être grisant de se retrouver face à une salle comble. »

Il ne se tourna pas vers la jeune fille, mais il était clair que les mots lui étaient adressés. D'ailleurs, il ne se souvenait plus du nom donné par la femme de tantôt, Chibiki ? Chiki ? Chibensugi ? Hmmm... Il n'avait jamais été doué pour retenir les noms.




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MessageLun 11 Déc - 21:46
Je me trouvais sur le bord de la scène. Je balançais mes jambes dans le vide tout en essayant de ne pas repenser à ce jour. je soupirais tout en regardant les bancs vident devant moi lorsque je sursautais à la voix du garde qui se trouvait proche de moi. Il venait de me dire que je ne devais pas me trouver sur la scène. En effet, je ne devais pas. Je me levais donc pour me retirer de la scène quand je figeais un peu sur place.

Qu'est-ce que cette homme masqué faisait là à ce moment précis? Il n'était pas au buffet comme tout le monde ? Je trouvais cela étrange et plus encore lorsque celui-ci parlait avec le gardien pour dire que son étudiante était entrain d'essayer l’acoustique des lieux. Moi , son élève. Je levais un peu les sourcils par surprise et je regardais le garde s'en aller comme si cela était normal. Ok ... Je ne m'attendais vraiment pas à cela. Premièrement que cet homme soit arrivé de nulle part pour me ''sortir'' du pétrin et que le garde parte comme cela. J'étais un peu bouche bée. Cependant, je fermais rapidement ma bouche quand le géant montait sur scène. Je gardais mes distances. Il avait beau m'avoir aidé, cela ne changeait pas le fait qu'il foutait la trouille.

Celui-ci ne me regardait pas, celui-ci avait son regard dans le vide tout en disant que cela devait être grisant de se retrouver devant une scène comble. Bien, cela était ma première fois que je montais sur une scène. C'était la première fois que j'avais eu le courage de monter les marches pour partager ma voix avec le vide. S'il y avait eu du monde, je n'aurais sans doute pas eu le courage de le faire tout simplement. J'allais devoir lui répondre ... même le silence commençait à être pesant. J'évitais de le regarder. Cela m'aiderait peut-être à lui parler sans trop trembler de la voix.

Cela est mieux que rien pas vrai ?

Je riais nerveusement. Cela devait paraître que j'étais gênée et même qu'il pourrait comprendre que cela était ma première fois sur scène. Je n'étais pas une super star. Rien de là. Quand j'étais petite j'avais le rêve d'être une chanteuse. Mais, ce n'était qu'un rêve d'enfant vu que je savais pertinemment que je ne pourrais l'accomplir. J'étais beaucoup trop timide pour partager ma voix avec les autres. Alors devenir chanteuse était hors de portée. Je ne pouvais rester sur place. D'être aussi proche de lui était étrange. Je devais aller rejoindre ma tante d'un moment à l'autre. Alors, je tournais le dos à cet homme pour tranquillement quitter le stage.


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MessageMar 12 Déc - 5:03
















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La petite semblait sur ses gardes. Il valait mieux pour elle, car il ne savait pas encore ce qu'il avait décidé de faire d'elle. Une œuvre ? Oui, elle avait commencé à réveiller en lui cette envie, mais cette dernière n'était qu'une flammèche, pas de quoi embraser la cheminée de son inventivité. Toujours est-il qu'il désirait l'entendre à nouveau chanter. La peine qui l'entourait au moment où il l'avait remarquée se dissipait déjà, synonyme qu'elle ravivait un souvenir en partie accepté. Mais la douleur était toujours là, tapie sous les braises. Toutefois, il ne pouvait se permettre d'utiliser son Alter ici, d'abord parce qu'il ne souhaitait tout de même pas trop digresser de son but initial, à savoir venir admirer ce lieu enchanteur, mais également parce qu'il y avait du monde non loin. Si elle criait, nul doute qu'il serait recherché, voire pire, arrêté.

Elle mit un temps à prendre la parole, et à sa réponse, Uriel devina aisément qu'elle n'était pas habituée à se mettre en scène. En un sens, c'était assez dommage, elle avait une jolie voix, mais d'un autre côté, cela montrait une certaine modestie. Les enfants qui prenaient conscience de leur talent trop tôt avaient tendance à devenir de vraies divas, et leurs manières répugnantes ne donnaient même pas envie de les tuer proprement.

Le masqué se tourna alors vers la scène, observant ce qui avait été abandonné là. Le rideau était à moitié tiré, des câbles jonchaient le sol, et dans un coin tranquille se dressait un petit piano. Parfait. Il s'approcha de l'instrument et, d'une main douce, releva le couvercle pour dévoiler des touches en bien piteux état. Il soupira. Vraiment. Pourquoi aussi peu de moyens étaient donnés à un art pourtant si noble ? Le Japon était vraiment un bien étrange pays. Ses doigts coururent sur les notes, afin d'en vérifier les tonalités. Au moins il était accordé. Derrière lui, il crut entendre la jeune fille descendre de l'estrade. Pas si vite.

S'installant sur le tabouret, il se posa un instant afin de réfléchir. Hmm.... Cela faisait ainsi ? Il commença à jouer quelques notes, tristes et poignantes. Et si la demoiselle tendait l'oreille, elle pourrait comprendre qu'il reprenait l'air qu'elle avait chanté. C'était un peu approximatif puisqu'il se basait sur une brève écoute, mais Uriel avait assez d'expérience musicale pour se permettre ce genre de tour. Allait-elle toujours partir ?



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MessageMar 12 Déc - 19:00
Je pouvais encore sentir les larmes qui avaient couler le long de mes joues. Tout en descendant la première marche, je prenais la peine de m'essuyer les yeux. Après tout, je ne pouvais pas rester triste éternellement et Tsubaki n'aimerait pas me voir dans cet état. Pourtant en ayant chantée cette chanson, j'avais beau ne plus pleurer. Mais, j'avais encore envie d'avoir mon père ou du moins une personne qui pourrait être près de moi. Qui serait réellement là pour m'écouter ou me tendre la main lorsque j'en ai de besoin. Je soupirais alors je venais de descendre la dernière marche.

Je faisais un pas vers l'extérieur quand ... cette mélodie. Cette musique qui jouait présentement au piano ressemblait beaucoup trop à ce que j'avais chantée lorsque j'étais toute seule. Je prenais donc la peine de me retourner et de le regarder lui. Je devais l'avouer. Il savait très bien jouer de cet instrument. J'étais pas sous le charme, mais peut-être un peu en admiration pendant quelques instant. Il était si talentueux. Cependant, s'il savait cette chanson. Cela voulait dire ... que je n'étais pas toute seule tout à l'heure. Ce qui me faisait baisser la tête sur le coup. J'avais mal d'avoir partagée cela avec lui. Un étranger qui venait de nulle part. Même les gens les plus ''proches'' de moi ne sont pas au courant de tout cela. Parce que , je n'avais pas eu le courage de leur en parler. Cela était encore trop douloureux pour en parler sans en souffrir et voilà que lui. Cet homme masqué avait eu ce souvenir sur un plateau d'argent.

Je fermais les yeux pour me laisser bercer sur la musique. Je fredonnais la musique, mais ayant une personne proche de moi. Je ne me sentais pas capable de chanter de nouveau. Une partie de moi sentais que ce que j'allais faire était sans doute stupide, mais sur le moment, je voulais remonter les marches pour aller le voir de plus près. Certes, il faisait encore peur, mais beaucoup moins qu'au départ.

Je me retrouvais proche du piano lorsque la musique cessait. Je laissais mes doigts glisser sur le piano noir. Je levais mes yeux bleutés vers le masque. C'était la première fois que je voyais les détails. J'avais l'impression d'être dans une véritable comédie musicale. Dans le sens ou j'étais la jeune ''chanteuse'' qui venait de trouver son ange de musique ou un truc du genre. Cette sensation était vraiment étrange. Moi qui avait du mal à me confier, me voilà prête à discuter avec lui.

Vous ... vous étiez là tout à l'heure pas vrai ?


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MessageMer 13 Déc - 18:26
















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Les notes s'élançaient doucement depuis les cordes frappées, et la mélodie mélancolique finit par porter ses fruits. Derrière lui, Uriel entendit les marches de la scènes craquer légèrement alors que la jeune fille revenait sur ses pas. A l'écoute, il présuma qu'elle était sur ses gardes voire simplement troublée par la mélopée. Il continua néanmoins à laisser ses doigts glisser sur le damier musical, son visage masqué tourné sur cette action. Cela lui rappela sa dernière représentation au bar de Madame, la salle s'était tenue en émoi alors que son ensorcelante coéquipière dansait autour du piano, représentant toute la tristesse du morceau. La sonate 14 de Beethoven, plus connue sous le nom de Sonate au Clair de Lune. Un chef d’œuvre auditif que jamais l'Artiste ne se faisait prier de jouer. Mais pour cela il lui fallait un piano digne de porter les notes. Celui-ci n'avait pas à rougir de sa vigueur, mais il devait tout de même avouer que le manque d'attention qui lui était accordé ne lui permettait de jouer finement les notes.

Achevant le morceau qu'il jouait, l'homme sentit la présence de la demoiselle à ses côtés. En tournant simplement les yeux dans sa direction, il remarqua se petite main qui caressait délicatement le vieil instrument. Malheureusement, aucun chant n'émanait d'elle. Une timide. Oui, il avait fort à parier que ce soit le cas. Et la question qu'elle posa suffit à lever le voile du doute.

Question rhétorique, avait-il vraiment besoin d'y répondre ? Ne venait-il pas de lui en donner la preuve en jouant simplement l'air qu'elle avait chantonné ? Restant dans un premier temps, Uriel repositionna ses doigts sur les touches nacrées et, après une courte réflexion, décida d'entamer un morceau qu'il appréciait : La Barcarolle ♪, qui était un morceau issu des Saisons, par Tchaïkovski. C'était doux, mélancolique, et si l'air s'accélérait parfois, montant jusqu'à un crescendo de joie... il redescendait finalement dans les limbes de la tristesse.

« Ma réponse a-t-elle de l'importance, demoiselle ? Cela ne devrait pas altérer votre perception de ce moment. »

Uriel avait enfin pris la parole, sur un ton léger. Il ne souhaitait pas l'effrayer d'avantage, et surtout, il ne désirait pas altérer tout le sentiment de peine qu'il avait vu en elle, à l'instant où elle était seule sur scène, transportée par sa propre voix.





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MessageMer 13 Déc - 19:10
Celui-ci ne semblait pas répondre tout de suite. Comme si la réponse à ma question était évidente. Puis en y repensant plus sérieusement cela était le cas. je restais silencieuse. Il était donc là dans cette pièce assez longtemps pour avoir entendu la chanson. D'une part, je me sentais libérée d'avoir pu en quelques sortes me confier. Cependant de l'autre, je me sentais comme un livre ouvert et cette sensation était pas agréable à vivre. Ce sentiment disparu un peu lorsque l'homme masqué ce mit à jouer de la musique.

Si seulement j'avais pris des cours de musique quand j'étais plus jeune, sûrement que la mélodie me dirait quelque chose, Mais là, elle ne me disait rien. J'étais tout de même à l'écoute puisque les notes sonnaient dans toute la salle. Celle-ci était joyeuse au départ et va savoir pourquoi, je repensais à mon père. Les bons moments que j'avais eu avec lui. Les parties de caches-caches que je gagnais souvent à cause de mon alter de changement de taille. À ses pensées, je faisais un léger sourire.

Puis quand la musique devient plus calme et à la fois plus triste, je pouvais voir l'image de mon père qui disparaissait de chacun de mes souvenirs. Je fermais les yeux et prenais une grande respiration pour ne pas pleurer. Cette musique me faisait vivre des émotions fortes aujourd'hui ou c'était parce que j'avais fais le choix de repenser à lui en ce jour qui était différent des autres.

J'entendais la voix de l'homme masqué qui répondait enfin à ma question. Du moins en quelque sorte. Il n'avait pas un ton grave lorsqu'il parlait , celui-ci était plus tôt léger qui ne me faisait pas peur. je gardais mes yeux fermés pour mieux ressentir les émotions que projetait la mélodie. J'avais de la peine , mais cela était moins intense que tout à l'heure. Cela pouvait sans doute se sentir dans ma voix qui était un peu plus faible que tout à l'heure.

Je ... je voulais vous dire. Merci pour tout à l'heure.


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MessageJeu 14 Déc - 2:30
















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Oh qu'il était tentant de la regarder à travers le filtre magique de son Alter. Est-ce que sa douleur s'accentuait sous les notes fragiles et languissantes qui emplissaient l'atmosphère. Quelques personnes étaient rentrées dans la salle, et du coin de l’œil, Uriel nota qu'il s'agissait de deux couples et d'un homme en smoking blanc cassé sur lequel cassait un foulard rouge des plus affreux. Était-ce la mode d'aujourd'hui chez les gens aisés ? C'était d'un ridicule affligeant. Néanmoins, il fit celui qui n'avait rien vu et continua à jouer cette mélodie envoûtante. Dommage, il aurait aimé que le tête à tête avec cette probable muse se prolonge, mais il devait avouer que la musique n'était pas des plus discrètes.

Quand la demoiselle reprit la parole, le masqué se redressa légèrement, décontenancé par ses mots. Merci ? De ne pas l'avoir interrompue comme le dernier des malotrus ? Eh bien, il allait prendre les remerciements, la journée n'était pas des plus parfaites, mais elle lui avait redonné un brin de gaîté grâce à sa voix.

« C'est à moi de vous remercier. Je pense avoir trouvé le thème de mon prochain tableau. »

Disant cela, il achevait sa partition mentale et levait son semblant de visage vers la demoiselle. Son œil rouge rencontra les grands yeux azuréens de son interlocutrice et, si elle y faisait attention, elle pouvait y voir une certaine fatigue. Celle-ci était bien sûre complètement feinte, Uriel savait que son apparence pouvait alerter les jeunes esprits, mais il sentait que la jeune fille à la longue chevelure rousse commençait à se détendre un tantinet.

Ce tableau, tel qu'il le voyait, était une jeune fille enfermée dans une cage dorée. La porte ouverte lui promet une liberté certaine, mais d'épais nuages de fumée enserrent ses chevilles, l'obligeant à rester face à cette sortie qu'elle ne pourra jamais emprunter. Maintenant, la question était de savoir s'il allait pouvoir se contenter de peindre cette idée ou s'il allait avoir besoin de se la représenter physiquement. Et tandis qu'il réfléchissait à cette question, il ne vit pas le garde qui s'approchait furieusement du bord de la scène.

« Hep ! Qu'est-ce que j'vous ai dit ?! Et faut pas toucher le matériel ! »

Surpris, mais amusé, Uriel s'empressa de ponctuer les injonctions du garde par quelques notes de piano aigus, imitant la tonalité de sa voix. Puis il se leva soudainement et, tournoyant un peu sur lui-même, il adressa une révérence moqueuse au gardien.

« Milles excuses, je n'ai su me retenir. Mais avant que vous ne me chassiez, il me reste le plus important à voir. »

Et, ouvrant dans son dos les pans du rideau rouge, il se glissa vers les coulisses. Avant de disparaître entièrement, il s'adressa à la jeune fille.

« Vous devriez venir voir, ce sera toujours plus enrichissant qu'un discours moralisateur. »

Sans attendre de réponse, sa tête s'effaça derrière l'épais voile, et il se retrouva dans une semi-pénombre aux teintes écarlates tandis qu'autour de lui s'amoncelaient pièces de décors, appareils audios, costumes et autres accessoires de plus ou moins bonne qualité. Les troupes qui jouaient ici apportaient bien sûr leur propre matériel, et il ne s'agissait là que d'éléments abandonnés sur place ou parfois utilisés lors de certaines urgences. Il devait avouer être un peu déçu, mais si la demoiselle le suivait, il le serait sans doute moins.



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MessageJeu 14 Déc - 20:48
Je ne m'étais pas retournée pour voir les gens qui venaient de rentrer dans la salle. Mais par le bruit des pas, je pouvais deviner que cela un groupe de personne. les personnes ne semblaient pas déranger l'homme masqué qui continuait de jouer sa musique jusqu'au bout. Je prenais le temps de le remercier pour plus tôt. À mes mots, l'homme se redressait légèrement. Comme s'il était surprit que je lui dise tout simplement merci. Il me remerciait à son tour. Grâce à moi, il aurait trouver le thème de sa prochaine toile.

Alors, il était un peintre en plus d'être un bon musicien. Ma foi, il semblait être doué en ce qui touchait le domaine des arts. il me regardait pour la première fois. Si j'avais vu ce regard au départ, je serais sans doute partir en courant ou je serais figée sur place. Mais, maintenant je voyais ce regard comme étant mystérieux et à la fois un peu sombre. Ce personnage de comédie musicales pouvait être une créature de la nuit. Mais cela n'était que mon imagination.

je faisais le saut lorsque le gardien se rapprochait de la scène pour nous parler de la sorte. Celui-ci semblait être en colère que l'on soit encore sur la scène. les notes qui suivaient au piano n'étaient pas agréable aux oreilles, cela étaient aigus. Le son me faisaient remonter les épaules vers mes oreilles et je fermais légèrement les yeux. Le reste des gens qui se trouvaient sur place n'aimaient pas non plus ce que venait de faire l'homme masqué. Cela n'était pas assez harmonieux à leur goût sans doute et cela semblait mettre davantage en colère le gardien qui montait sur la scène.

Je regardais plus attentivement le géant qui s'excusait d'avoir agis de la sorte, mais avant de se faire chasser de la scène, il lui restait de quoi à voir et celui-ci m'invitait à le rejoindre avant de disparaître derrière les rideaux rouge. Le gardien se rapprochait de moi. Est-ce que je devrais suivre la loi et descendre de la scène ou suivre l'homme masqué derrière les rideaux.

<< Je vous interdit de le suivre jeune fille, cela n'a pas permis d'aller dans les coulisses ! >>

ne pouvant supporter de l'entendre crier davantage, je me retrouvais à mon tour derrière les rideaux rouges. Cela était beaucoup plus sombre que je le pensais. Heureusement que l'homme masqué portait une cape blanche sinon, j'aurais eu du mal à le retrouver.

Nous devrions pas traîner. Le gardien nous suit.


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MessageSam 16 Déc - 0:21
















 ❝ La nuit des arts ❞
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De l'autre côté du rideau, il pouvait entendre les voix étouffées des autres visiteurs, indignés d'un tel comportement. Eux qui se contentaient de venir pour les petits fours et les coupes de champagnes gratuites. Eux qui ne connaissaient que peu ou proue l'histoire de l'opéra, ou même seulement des arts. Eux qui n'étaient là que pour se pavaner dans leurs atours onéreux mais aussi fades que leur personnalité. Pendant une fraction de seconde, Uriel sentit la colère monter en lui, ainsi que le désir d'anéantir ces paons prétentieux et incultes... Ces sentiments s'effacèrent aussi vite qu'ils étaient venus, quand il remarqua que la jeune fille, sa muse d'un soir, l'avait suivi au delà de la frontière écarlate. Avec sa tête de bonne élève, il aurait plutôt parié qu'elle obéisse sagement au gardien, mais il s'était fort heureusement trompé.

Elle prit la parole, et elle n'avait pas tort. Le gardien n'allait pas magiquement s'arrêter de bouger maintenant qu'ils étaient passés de l'autre côté du décor. Uriel regarda vivement autour de lui, et il pu voir deux portes dans le fond. Sur l'une d'elle, il y avait une simple pancarte sur laquelle était le mot "Loges", l'autre ne comportait aucune indication. Il avait déjà une petite idée de ce qui se trouvait derrière, mais il devait l'ouvrir pour en être certain. D'un pas pressé, il se rendit auprès de la porte, en tourna la poignée et sous ses yeux se révéla un escalier qui montait. La route des techniciens. C'était sans issue, c'est vrai, mais de là haut il pourrait avoir une vue imprenable sur l'autre versant de la salle. Le masqué se tourna alors vers la demoiselle.

« Si vous souhaitez simplement partir, il devrait y avoir une sortie des artistes accessibles depuis les loges. Mais si la curiosité vous appelle, vous pouvez toujours me suivre. »

Sa voix avait toujours cette inflexion souple, presque amicale. Uriel n'avait pas envie de gâcher aussi tôt le peu de confiance que cette jeune fille lui avait montré, pas avant de l'avoir entendue chanter à nouveau. Il se doutait qu'il ne pourrait y arriver aujourd'hui, mais il voulait se donner le temps de réfléchir à un moyen plus... doux que ses habitudes. Ah ! Il faiblissait depuis son affrontement avec le crocodile.

Mais la demoiselle allait encore devoir choisir rapidement. On pouvait déjà entendre les pas lourds du gardien sur la scène. L'homme au masque s'était déjà engagé du côté de la porte des techniciens, et si sa muse se hâtait, sans doute que le gardien suivrait la piste logique des loges.



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MessageMer 20 Déc - 2:33
Je venais de le prévenir. Le garde était à nos trousses et il lui faudrait peu de temps pour nous rattraper. Il fallait faire un choix et vite. Je restais immobile un instant le temps d'observer ce que faisait l'homme masqué. Il semblait avoir une initiative ou plus tôt une idée de quoi faire. Eum, disons plus tôt de où aller. Il ouvrit une porte qui se dirigeait vers des escaliers. Cela menait à quel endroit exactement? Je ne le savais pas trop et de l'autre, je pouvais voir le mot loges.

Celui-ci me proposait donc deux idées. La première qui était la plus sage, était de suivre le chemin des loges pour me diriger vers la sortie la plus proche. Ainsi, je pourrais rejoindre ma tante qui doit être morte d'inquiétude à cette heure. Ou pas ... cela dépend s'il y avait de beaucoup d'alcool proche des buffets ou non. Puis la seconde idée était de le suivre dans ses marches qui nous mèneraient dans un endroit qui est inconnu pour moi. D'un côté, faudrait que je retourne auprès de ma tante d'un moment à l'autre. En regardant chacune de mes opportunités, je voyais le géant prendre la porte menant aux escaliers.

J'entendais également le bruit lourds des pas du gardien qui se rapprochait. Chaque pas qu'il faisait me faisait frissonner. Pour tant, je ne devrais pas avoir peur, dans le pire, il me conduirait vers la sortie la plus proche. Mais, dans le moment présent, je ne sentais pas le courage ''d'affronter'' le gardien des lieux. Ne restant pas un instant de plus sur place, je prenais donc le chemin qui menait vers les escaliers.

Je m'arrêtais un moment pour tenter de me calmer. Je sentais mon cœur battre plus rapidement qu'à la normale. Je me nouais la gorge lorsque je voyais au loin la lumière du lampe torche du gardien. Il était prêt. Je faisais donc aucun bruit tout en le regardant faire. Il voyait les deux portes et finit par prendre le chemin qui allait vers les loges. Ne le voyant plus, je sentais que je pouvais à nouveau respirer calmement. Je venais d'éviter un problème. Il allait sans doute me revenir en plein visage plus tard, mais pour le moment. Cela allait mieux.

Je montais donc les marches pour rejoindre l'homme masqué et je parlais un peu moins fort. Va savoir pourquoi, sans doute que je ne voulais pas attirer les ennuis davantage.

Le gardien a prit l'autre chemin. Cela nous laisse un peu plus de temps pour continuer la visite.


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MessageJeu 21 Déc - 4:18
















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Fermant doucement la porte derrière eux, Uriel prit soin de faire le moins de bruit possible. Et pendant les quelques secondes qui suivirent, ils demeurèrent parfaitement immobile. Alors que le gardien entrait enfin dans les coulisses et les balayait de son regard usé, les deux clandestins attendaient patiemment qu'il s'éloigne, pareil à une scène tirée d'un vieux film d'horreur. Dans le silence, le masqué crut même percevoir les battements de cœur de la demoiselle. Le stress de la situation avait emballé son rythme cardiaque et, la détaillant du coin de l'oeil, il remarqua qu'elle contrôlait sa respiration. La curiosité avait fini par payer. Dommage pour elle, sa maman lui avait sans doute pourtant dit de ne pas suivre les inconnus.

Avec le peu d'espace qui les séparait, il pouvait lui ouvrir la gorge avant même qu'elle ne puisse réagir ou seulement penser à se protéger. Mais est-ce que ce petit rossignol méritait de se faire saigner tel un poulet de basse-cour ? Non. Ou en tout cas pas dans un vulgaire escalier. Les traits de son visage juvénile parurent se détendre et, dans un murmure, elle lui apprit que le gardien était parti de l'autre côté. Ce qui ne l'étonnait guère. Qui viendrait se piéger ici ? Il hocha alors silencieusement la tête, et après s'être retourné, il commença à gravir les marches. L'escalier était raide, et plutôt périlleux compte tenu de la semi-obscurité dans laquelle ils étaient plongés. Pas question d'allumer la lumière, ce n'était pas le moment de griller leur planque.

Ils arrivèrent alors à un palier, plutôt bas de plafond. Uriel dut se courber pour avancer jusqu'à une autre petite porte. Derrière elle, un petit espace qui permettait d'accéder aux luminaires de la scène, mais qui permettait également de rejoindre la salle des ingénieurs sons et mécaniques, de l'autre côté de la salle. Ils allaient pouvoir ainsi tranquillement faire le tour sans risquer de croiser le veilleur. Avant de s'engouffrer dans l'étroit et sombre tunnel, il se tourna vers la jeune fille.

« Demoiselle, sauriez-vous me dire quel est le métier le plus important au sein d'un opéra ? »

Ah ! Il allait sans doute la prendre par surprise ici, mais ce n'était pas bien grave. Il devait continuer à se montrer amical, ne pas perdre la petite fibre qu'il y avait entre eux.




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MessageSam 23 Déc - 1:16
Une fois la ''menace'' du moment se trouvant un peu plus loin, l'homme masqué montait les marches. Je regardais la porte qui se trouvait derrière moi quand je serrais mes lèvres le plus fort possible pour ne pas crier. Mon cellulaire venait de vibrer dans la poche de mon pantalon. Ouff, la panique que je venais d'avoir. Cela n'était pas le bon moment de recevoir soit un message ou un appelle. Je sortais tout de même mon téléphone portatif pour voir.

C'était ma tante qui venait de m'envoyer un texto. Elle se demandait où j'étais passée et si j'allais bien. L'endroit où j'étais exactement. Je regardais autour de moi et il faisait tellement noir que je ne avais aucune idée de l'endroit en question. Mais, j'allais bien. Du moins, j'avais un peu moins peur que tout à l'heure. Je répondais donc au texto de Tsuba pour lui dire que j'allais bien et que l'on se retrouverait à l'entrée de l'opéra dans quelques minutes. Cela était ... amusant la visite avec le géant. Mais, il fallait bien penser à revenir à la réalité un jour. Ayant terminée avec mon cell, je le déposais dans ma proche de pantalon droite avant de monter les marches.

Je marchais un peu plus vite pour tenter de rattraper l'artiste, mais sentant que les marches étaient raides sous mes pieds, j'ai pris la décision de monter les marches une par une. Ainsi, moins de risque de se faire mal. Je le voyais se pencher pour ouvrir une autre porte. C'était à peine pour dire si je devais descendre un peu ma tête pour traverser aux même endroits que lui. Une autre preuve qu'il était vachement plus grand que moi. Bref, on se trouvait dans un espace où se trouvait les luminaires pour les spectacles et autres trucs pratiques.

Je ne m'attendais pas qu'il se retourne pour me parler. J'ai donc un brin sursauter et d'un coup, je ne voulais plus rien. Merde, je ne venais sans doute d'échapper mes lunettes. C'était floue autour de moi donc, je n'osais pas faire un pas de plus devant moi. Je me plaçais sur mes genoux et toucher le plancher avec ma main gauche pour retrouver mes lunettes lorsque l'artiste me demandait ce qu'était le métier le plus important au sein de l'opéra. Hum .. très bonne question.

Je ne sais pas trop.

Je réfléchissais et il avait sans doute entendu mes lunettes tomber au sol. Donc, il pourrait déduire ou du moins comprendre que je cherchais mes lunettes en même temps. Qui d'ailleurs, je n'avais toujours pas mis la main dessus.

Je dirais que c'est les artistes. Car sans eux, les gens ne viendraient pas voir les spectacles et il n'y auraient pas d'argent pour faire rouler l'opéra ou encore pour l'entretenir. Du moins ... c'est ce que je pense.


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MessageMar 26 Déc - 12:21
















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Alors qu'il lui posait sa question, Uriel put entendre un petit bruit, comme un objet métallique tombant au sol. S'ensuivit alors quelques petits sons étouffés et il regarda la silhouette de la jeune fille qui semblait chercher quelque chose au sol. Sans trop de problème, il put en déduire qu'elle avait perdu quelque chose, sans doute un bracelet, voir ses lunettes ? Il s'accroupit donc à son tour et laissa sa main gauche tâtonner autour de lui, tandis qu'il attendait une réponse. Celle-ci fut... exactement ce qu'il pensait qu'elle allait répondre. Cependant, il ne s'agissait nullement de la bonne réponse. Il secoua alors légèrement son visage masqué, marquant une pause. Ses doigts cognèrent contre une branche et, avec délicatesse, il souleva la paire de lunettes rondes de la demoiselle.

Avec beaucoup de douceur, il attrapa le menton de la jeune fille et lui fit relever les yeux. Puis, avec d'infinies précautions, il entreprit de déposer la monture sur son nez, la calant bien derrière ses petites oreilles. Les jointures de ses doigts craquèrent légèrement, tandis que l'envie de meurtre grossissait en lui. Ce n'était pas encore incontrôlable, mais plus il passait de temps aux côtés de cette muse, plus il ressentait le besoin de créer. Pas forcément sur elle, pas tant qu'il n'aurait pu l'entendre chanter à nouveau, mais sans doute ne rentrerait-il pas directement chez lui après cette visite. L'homme finit par se redresser et par finalement prendre la parole.

« Faux, ma chère. Les artistes sont importants, mais quid des costumiers, des maquilleurs, des techniciens ? Même le personnel d'entretien de la salle a son importance. Un opéra ne peut vivre sans cette large famille pour l'entretenir. »

Puis, il s'engouffra dans le tunnel noir. Sur sa droite, à travers un tissu noir, il pouvait discerner la salle en contrebas et même deviner la présence de quelques visiteurs. La légère agitation qu'ils avaient causé avec le gardien semblait déjà être oubliée et, même s'il n'entendait rien de là où il était, hormis le brouhaha étouffé des conversations, il assumait que ces incultes parlaient de tout sauf d'opéra. Ah. Qu'il était dommage et surprenant que la personne la plus intéressée et intéressante ici était une adolescente.




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MessageVen 29 Déc - 5:11
Je me trouvais toujours accroupis au sol. À la recherche de mes lunettes. Sans eux bien, je ne pouvais pas avancer. Ou du moins, j'aurais eu plus de difficulté vu que ma vision est embrouillée lorsque je ne les porte pas. Je prenais tout de même la peine de répondre à la question de l'homme masqué. Selon moi cela était les artistes qui étaient le métier le plus important d'un opéra. Ayant répondu, je pouvais donc me concentrer de nouveau sur la recherche de mes lunettes.

Je ne m'attendais pas que celui-ci se penche. Du moins c'est ce que je pouvais deviner par la bruit et de chercher également avec moi. Il aurait pu continuer son chemin ou encore. Je ne sais pas moi continuer de me parler de l'opéra. Mais au lieu de cela, il m'aidait pour mes lunettes. Hey bien, peut-être que je m'étais trompée sur son compte. Peut-être qu'il n'y a rien à craindre de cet homme et qu'il faut prendre le temps de le connaître.

J'entendais un bruit métallique. Au moins, mes lunettes n'étaient pas brisés. J'étais soulagée de le savoir. Quand je sentais la main m'attraper le menton pour le relever. J'avais un frison qui me traversait le dos. Je voyais la silhouette devant moi. Il était vachement près. Je respirais lentement alors que mes lunettes étaient déposés sur mon nez. Hey, je pouvais voir de nouveau. Cela était aimable de sa part. Je prenais le temps de relever un peu mes lunettes sur mon nez avec mon index droit alors que l'homme continuait la conversation.

Celui-ci disait que j'avais tord. Que l'opéra ne pouvait pas vivre sans tout le reste. J'étais d'accord, mais d'un autre côté. Mais, bon. Je ne voulais pas non plus m'obstiner avec lui. Je le suivais donc dans le tunnel qui se trouvait à notre droite. Le fait que je pouvais voir la scène en bas me rendait un peu mal à l'aise. On devait être sacrément haut. Je le regardais de nouveau et sans lui, la visite aurait été sans doute plus ennuyeux.

- Je ... suis d'accord. Mais

Et moi qui disait que je ne voulais pas m'obstiner.

- Ne pensez vous pas que les artistes sont ... comme eum ... ce qui met de l'avant l'opéra ? Je veux dire sans les artistes. Ils n'y auraient pas de raison d'entretenir les lieux ou de mettre des décors.


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MessageLun 1 Jan - 20:34
















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Au milieu du long couloir obscur, Uriel s'arrêta. Son regard était toujours braqué sur les autres visiteurs, et il laissa échapper un bref soupir en voyant un homme perdre son toast, qui s'écrasa bien salement sur un des sièges. Certaines personnes étaient vraiment sans gêne. Dans un coin de sa tête, il ancra quelques détails qui lui permettraient peut-être de reconnaître ce mal élevé. Oui, il avait promis à Madame qu'il ne tuerait pas ce soir. Mais il n'avait rien dit concernant la torture. Enfin, il verrait s'il en aurait l'occasion. Pour le moment, il avait encore cette jeune demoiselle à ramener de l'autre côté. Il n'avait pas encore complètement décidé de ce qu'il souhaitait faire d'elle. L'emmener d'une manière ou d'une autre, ou simplement la laisser partir... Cette dernière option ne lui ressemblait pas spécialement, mais elle n'était pas non plus son type de victime. Il lui manquait encore un peu de bagage sentimental. Oh, il y avait sans doute cette histoire concernant son paternel qui pourrait être un sacré moyen de souffrance, mais peut-être pouvait-il cultiver cette pousse et la faire germer en une sublime fleur de pêché ? Ah ~

La douce voix de la demoiselle le fit se retourner à moitié vers elle. Oh. Du désaccord ? Fort bien. Lui aussi avait des choses à redire.

« Et sans auteurs, il n'y aurait pas d'artistes. Avec ce raisonnement, vous pouvez continuer longtemps. Mais dans tous les cas, un artiste seul ne permet pas d'entretenir un lieu aussi vaste et somptueux que celui-ci. »
Il jeta un dernier coup d’œil en contrebas.
« Il ne pourrait même pas payer le foie gras dont se gavent ces snobes. »

Haussant les épaules, il reprit son chemin. Enfin, ils arrivèrent de l'autre côté de la passerelle, face à une nouvelle porte. Celle-ci était malheureusement fermée à clé, ce qui confirmait ses soupçons. Il était à présent certain d'être devant la régie. Sans un mot, il s'accroupit devant la serrure et, s'armant d'un crochet, il entreprit de forcer le mécanisme. Fermant son oeil, il se concentra sur les cliquetis et sur les légères vibrations et résistances qu'il ressentait au travers de la fine tige métallique. Après quelques secondes, il y eut un déclic et il pu ouvrir la porte en grand. Devant leurs yeux s'étalait le cœur des effets techniques.




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MessageMer 3 Jan - 15:17
Toujours ravie de récupérer mes lunettes, je continuais donc la conversation avec le géant. Puis sa réponse était tout à fait correcte. Je ne savais pas trop quoi dire de plus à ce propos. L'opéra avait bel et bien besoin de tous les gens qui s'y trouvaient. Même si les artistes étaient ceux que l'on voit ou que l'on connaît le plus. Il ne fallait pas oublier le reste.

Je riais un peu à la remarque de l'artiste lorsqu'il disait que les artistes ne seraient sans doute pas apte de payer les gourmandises que les gens dégustaient en bas. Les snobs. Vu de cette hauteur, les gens semblaient effectivement à des snobes. Je voyais presque leur nez s'allonger. Bref, j'arrêtais d'imaginer des conneries lorsque le géant continuait sa route. Je redevenais sérieuse et également silencieuse.

Je me demandais ce qui allait se passer par la suite. je regardais autour de moi. Toujours pas de garde aux alentours. Ce qui était une bonne nouvelle. Mais, lorsque le géant n'ouvrait pas la porte... je me posais la question de si cela était une bonne idée ce que nous faisons. je me sentais un peu moins bien dans ma peau tout à coup. Le voyant s'accroupir au niveau du verrou, je compris . Du moins je déduisais qu'il était entrain de crocheter ou de forcer la serrure pour nous permettre d'avancer. Je me sentais un brin ''vilaine''. Même si ce n'était pas moi qui commettais le crime, je restais tout de même à ses côtés. Si je me faisais prendre, j'allais sans doute être aussi coupable que lui. Je m'arrêtais un court moment pour respirer et me détendre. Ce n'était pas tellement le temps de paniquer pas vrai ?

On se retrouvait donc là. Dans les effets techniques. Je regardais et je me demandais qu'est-ce qui faisait quoi. Je me rapprochais même d'une corde pour la frôler des doigts, mais je me reculais de peur que cela ne s'enclenche et cause des problèmes.

Hum, je me demande à quoi serve ses cordes et câbles. Cependant ... cela ne serait pas sage.


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