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L'U.A. perd en vitesse ! Suite à l'attaque dans la forêt durant l'examen de la licence provisoire, le public commence à perdre confiance en la plus grande école des héros. En conséquence, un internat a été mis en place et la licence accordée aux élèves.

Suite a cette fameuse réussite, la ligue commença à encore plus se faire connaître !

Les vengeurs, malgré la perte d'un membre, continue néanmoins sa lutte.
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 AU ROUGE ON S'ARRÊTE! ( crossover JellyFish )

My Hero Academia RPG :: Le monde de My Hero Academia :: Musutafu :: Centre-ville
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MessageDim 12 Nov - 20:41
Rencontrer la petite Misao m’avait redonné le sourire. Après l’avoir raccompagner chez elle, je me dirigeait donc vers le centre ville. La pluie avait littéralement « destroy » tous mes cahiers. Ma mission du jour était donc toute trouvée.

Il était donc environ 11 heures, et le temps s’était bien calmé. Mes yeux fatigués étaient un peu éblouis par les éclaircies timides du midi. Tout le monde se précipitait dans les différents restos à proximité, ce qui me laissait assez de place pour me mouvoir facilement. Cependant, tout ce bordel urbain me donnait mal à la tête: ces humains qui parlent, qui hurlent… Toutes ces voitures qui klaxonnent…

Je ressortit donc mes écouteurs afin de m’isoler de ce monde de brute.



Ah la vache, qu’est ce que j’aime cette chanson. Lorsque je l’écoute, tout prend une dimension mystique.  C’est comme vivre dans un monde chorégraphié, où tout bouge selon le tempo de la musique. Je cala moi même mes pas sur le pizzicato du violon et mon trajet devint tout de suite plus épique.

Oh, un bonhomme rouge… On a tous déjà eu cette réflexion un jour: devrais-je traverser maintenant, ou attendre? Sauf qu’à force d’attendre, il y a de plus en plus de chances qu’il passe au vert… Donc, quand faut il se lancer?

Prise de tête, vous dites? Quoi qu’il en soit, la décision que je pris ne fut pas la bonne. La musique m’envoutais, et je ne fis pas attention à cette caisse qui fonçait sur moi… Et dire que je donnais des conseils à Misao…

Elle arrivait très vite. Inconsciemment, je devais savoir qu’elle était impossible à éviter,  car mon premier réflexe fut de me retourner et de me recroqueviller sur moi même, dos à la menace.

Plusieurs longs piquants sortirent de mon dos, déchirant mon uniforme et mon sac en passant . La voiture s’empala dedans, mais réussit tout de même à me propulser sur quelques mètres, en me donnant un sérieux coup derrière la tête.

Je n’avait eu aussi peur de toute ma vie, et pourtant, aucun son ne sortit de ma bouche. Je me relevait difficilement, en titubant… Le drop musical de Faded me donna mal à la tête. J’arrachais mes écouteurs pour avoir le calme… Mais tout tournait si vite. Pourquoi ne veulent ils pas se taire?! Ma mère… Je dois la prévenir.. Où est ce que je… Faut que..

Je m’évanouis, sous le choc, m’écrasant mollement par terre. Quelle journée de merde…



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MessageMer 15 Nov - 14:31
Jamais l'héroïne n'avait couru aussi vite. Pas même lors des cours de sport et d'Héroïsme à U.A, pas même sur le terrain, quand le danger pressait et qu'elle s'escrimait à accomplir sa mission du mieux qu'elle le pouvait et même au delà de ses limites. Sortie en trombe des bureaux de son agence pour la pause de midi, elle n'avait qu'une heure pour aller au centre-ville, manger un sandwich rapidement, aller au Centre d'Aide à l'Adoption Pour Enfants ou Adoptants en Difficulté ( et ce terme "difficulté" allait aussi bien à Lucie qu'à l'enfant, ou plutôt l'adolescent, qu'elle souhaitait adopter et qu'elle considérait déjà comme son fils malgré leur faible différence d'âge de cinq ans.), puis revenir. Le tout à pieds, comme vous vous en doutez. Elle avait la foule en horreur malgré l'amour qu'elle portait à chaque être humain, et son angoisse lui tordait le ventre. Et si tout ne se passait pas comme il le fallait ? Et si elle n'obtenait pas la garde de Tornbjorn ? Elle continua de courir.

La jeune femme de 21 ans, dans sa précipitation, faillit rater le feu rouge qui lui interdisait le passage. Elle fulmina dans son coin, elle n'avait pas une minute à perde ! Mais elle était une représentante de la loi et ne souhaitait pas créer de désordre en traversant n'importe comment. Ce qui n'avait pas l'air d'être de l'avis d'un jeune homme, plutôt charmant, qui s'élança presque gaiment sur la route, enveloppé dans sa musique.

Musique qui l'empêcha d'entendre la voiture qui arrivait sur lui, mais qu'il eut le temps de voir. Lucie ouvrit la bouche sans pousser le moindre son, qui ne se serait pas entendu de toutes façons à travers le vacarme que le choc entre l'homme, dont l'Alter consistant manifestement à sortir des épines de son dos l'avait sans doute sauvé et la voiture. Celle ci s'était arrêtée net, le capot défoncé, et la victime avait été projetée à environ sept mètres. Les gens se rassemblaient déjà en troupeau autour de la scène, et Lucie du se frayer un passage, chose difficile au vu de sa petite taille. Elle évalua la situation :

- La femme qui était au volant de la voiture était sortie, manifestement peu blessée mais sous le choc, et un homme la soutenait déjà, peut être un confrère.

- L'Étudiant était lui en plus mauvais état. Il s'était relevé, avait arraché ses écouteurs de ses oreilles avant de s'évanouir.

- Pourquoi ne veulent ils pas se taire?! Ma mère… Je dois la prévenir.. Où est ce que je… Faut que..


La secouriste professionnelle s'approcha de lui en courant. Elle enleva sa veste noire style aviatrice et posa dessus la personne afin de lui relever la tête, et pencha celle ci sur le coté. Elle n'avait pas mieux pour le moment que la lumière de son petit porte clé pour vérifier son degré de conscience : la pupille s’accommodait normalement, son état n'était donc pas comateux. Pour l’instant.

Pendant ce temps là, une personne aux bons réflexes qui lui semblait être une jeune fille à en juger par le son de sa voix, avait eu la riche idée d'appeler les urgences. Elle cria "Les secours arrivent dans 15 minutes !" et à ces mots la foule commença à se disperser, déjà ennuyée par ce spectacle. La conductrice en larmes se confondait en excuses, à coup de " Je ne l'ai pas vu arriver ! C'est allé si vite ! "

Mademoiselle Gloonbee était touchée de la culpabilité que ressentait la jeune femme, mais toutes ses larmes la déconcentrait, et elle était agacée encore plus par les commentaires des passants qui justifiaient que "ça lui apprendra à ce petit con qui respecte pas les règles!". Elle supporta ce petit manège quelques minutes, le temps de faire un Chek Up complet à son patient, qui n'avait pas l'air si mal en point. Il lui semblait qu'il reviendrait bientôt à lui. Afin d’accélérer le processus, elle lui fit avaler en lui entrouvrant de force la bouche un peu de Mésoglée. Quand elle fut satisfaite de son travail, elle répondit enfin d'une voix douce et féminine mais où perçait de la colère, l'homme dans ses bras car elle le tenait sur le coté au cas où il vomirait.

- Vous avez parfaitement raison ! Je vais donc le laisser ici, par terre, au milieu de la route, et ne plus m'en préoccuper, quelqu'un d'autre s'en occupera bien ! Ou non, même mieux, je vais attendre qu'il se réveille pour lui faire la morale. Vous méritez tous une médaille civique à ce que je vois. Mon métier est de sauver des gens et de soigner des blessés, peu importe si ils se sont blessés tout seul ou par bêtise ! Celui ci va avoir besoin d'espace à son réveil et surtout de silence. Donc, sans vouloir être désobligeante, je vous demanderais de vous écarter s'il vous plaît. Je tiens à remercier la personne qui a appelé l'ambulance, c'est le bon réflexe à avoir dans ces situations là, et également je félicite la personne qui s'occupe de l'autre victime, car oui elle est bien victime aussi. Par ailleurs, si vous le voulez madame -En s'adressant à la conductrice- Je peux vous donner un calmant...

Ce discours un peu dur, bien que plus doux à la fin, avait eu pour effet de faire regarder leur chaussures aux passants qui ne tardèrent pas d'ailleurs à s'éloigner. Quelques uns applaudirent, pour elle ou pour les bénévoles, elle ne le savait pas. Tant pis pour son image, au moins l'effet était là. Elle sentit l'inconnu remuer dans ses bras et le reposa délicatement au sol.

-Jeune homme, est ce que tout va bien ?






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MessageMer 15 Nov - 21:32
J’étais comme dans un état végétatif. J’entendais tout autour de moi, mais impossible d’agir en conséquence. Le noir complet m’envahissait, et je sentis bientôt ma bouche s’ouvrir d’elle même. On m’avait fait avaler un truc bizarre et gluant, mais je n’avais même pas les moyens de le recracher! Petit à petit, les voix devinrent plus limpides, et je pus à fortiori ouvrir les yeux.

Cette fille m'avait soulevé légèrement, en attendant que je reprenne connaissance. Qu’est ce qui c’était passé, déjà? J'avais mal à la tête, et j'avais envie de me rendormir... Je restais quelques instants dans l’incompréhension, près de ma sauveuse.  Puis, tout me revint. Par réflexe, je me dégagea rapidement de son emprise, me relevant brusquement. Je tâtai maladroitement mes jambes. Ne ressentant que peu mon corps, je fut pris de panique, croyant que j’allais perdre l’usage de celles -ci. Voyant mes pieds bougés, je soupira un grand coup, et bientôt ma bouche se mit à trembler. En me couvrant la tête de mes mains, je fondis en larme.

C’était la première fois qu’un accident pareil m’arrivait. Je n’avais jamais eu aussi peur de toute ma vie. J’ai vraiment cru que j’allais mourir. Ainsi, encore sonné, les vêtements déchirés, j’extériorisait ma terreur assis au milieu de la rue.  J’étais tellement embarrassé mais c’était plus fort que moi.

Une douleur vive dans mon dos m’alerta. Les yeux gonflés, je me retourna difficilement, et vis un de mes piques cassé en deux, au niveau de mes omoplates. L’impact l’avait sans doute fracturé. J’essayai de le faire retourner sous ma peau, mais j’avais beaucoup trop mal.

- Vous.. vous pouvez m’aider, s’iouplez… Il.. Il est coincé. Dis-je un peu maladroitement, à l’héroïne.

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MessageVen 17 Nov - 20:23
L'homme semblait dans un état vaseux : il ne répondait pas bien qu'il soit conscient. C'était normal, et l'héroïne ne s'en inquiétait pas trop : au vu du choc qu'il avait reçu, c'était déjà presque un miracle !

Mais brusquement, par réflexe sans doute, du moins Lucie l'espérait, le jeune homme se releva précipitamment, tâta son corps avec frayeur avant de soupirer de soulagement. Classique. Elle s'apprêtait à lui donner un tranquillisant comme à la conductrice afin qu'il se remette de ses émotions, mais avant qu'elle ne puisse dire ou faire quoi que ce soit le pauvre avait fondu en larmes !

"Sans doute le choc" pensa l'héroïne. Il semblait encore terrifié. Heureusement, ils étaient enfin à peu prêt seuls et personne d'autre qu'elle ne verrait cet instant dont il avait peut être honte - bien qu'elle trouve cette réaction tout à fait légitime, elle savait que la fierté des Hommes était souvent fragile...-

Mais, plus grave et important, la jeune femme remarqua quand la victime le lui montra un pic cassé dans le dos de son utilisateur, qui de par sa forme ne pouvait plus rentrer sous sa peau comme c'était sûrement son fonctionnement. En effet, il y avait de quoi paniquer. En retenant un soupire, la professionnelle espéra que cette situation se réglerait rapidement : en vérité elle était inquiète, il s'agissait de sa première intervention publique seule et non prévue : l'ambulance n'était pas encore là et , bien qu'elle ait répété ses gestes mille fois, elle craignait de faire un pas de travers et d'empirer les choses.

Mais le ton plaintif et mal à l'aise de la personne dont elle ignorait toujours le nom la toucha en plein dans son instinct maternel et dans sa bonne volonté, et elle contourna la dite personne afin d'atteindre son dos. Elle prot délicatement le pic et le tient droit du mieux qu'elle pouvait.

-Et maintenant, qu'est ce que je fais ? Jappuis ?






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MessageSam 18 Nov - 20:38
Mon corps tremblait sous l’effet de l’adrénaline. M’essuyant mes larmes, j’attendais que la jeune femme soit en position. C’était culotté de demander ça, surtout quand on est à l’origine de son propre accident, mais la douleur était telle qu’elle m’empêchait de me tenir droit.

Juste le fait de toucher ma blessure me lançait, et lorsqu’elle me demanda: «Et maintenant, qu'est ce que je fais ? J'appuie ? », je fus pris de panique… Mon coeur battait à 100 à l’heure, mais fallait bien se lancer…

- O-oui… doucement, par contre…

Je ferma les yeux, priant pour ne pas trop souffrir… Mais mon dos me brula tellement que je ne pus m’empêcher d’hurler. La blessure semblait s’ouvrir davantage, laissant couler un ruisseau de sang sur mon dos. C’était comme essayer de faire rentrer une mauvaise pièce dans un puzzle…

- Stop, stop!! ça marchera pas…

J’étais mal et je le savais… Ah, mais quel con j’ai été, mais c’est pas possible.. Courbé, assis au milieu de la rue…

- TOUT ÇA POUR DES CAHIERS À LA CON! ET MERDE, ET MERDE, ET MERDE, ET…

Je ne pouvais même bien  exprimer physiquement ma colère tellement j’avais mal. Tout ce que je pouvais faire était taper frénétiquement du pied…

- Faut un medecin… Oh la vache, qu’est ce que je vais devenir…

La panique commençait à me monter à la tête.



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MessageSam 2 Déc - 12:59
L'héroïne tenta d'être aussi douce et prévenante que possible, mais rapidement une certaine quantité de sang trempa d'avantage le dos de la victime, et la plaie semblait encore plus vilainement ouverte qu'avant. Au cri de douleur qu'il poussa, Lucie s'arrêta net. Essayer de rentrer ce pic ne servirai à rien. Le jeune homme semblait au supplice.

Il déchargea sa colère en criant dans la rue et quelques personnes se retournèrent sans lui accorder plus d'attention, ce qui n'était pas plus mal. Paniqué, le blessé se tenait courbé et marmonnait sans cesse en tapant du pied pour évacuer au possible sa douleur. Il tremblait et sa respiration était haletante, JellyfishLady lui demanda donc de s'assoir et entreprit de stopper à l'aide d'un linge stérile l'hémorragie.

-Je suis désolée, il va falloir que j'appuie un peu.


Tandis qu'elle pensait du mieux possible la plaie tout en tenant le pic pour qu'il ne tombe pas en tirant encore plus sur la peau, une sirène se fit entendre. L'ambulance semblait enfin arriver, heureusement ! Il fallait un matériel adapté pour cette situation que Lucie ne possédait pas, et il fallait bien avouer qu'elle aussi commençait à s'inquièter car la flot de sang, bien que plus faible, ne s'arrêtait toujours pas totalement et elle était obligée de forcer de plus en plus fort sur la plaie, ce qui devait faire souffrir son pauvre patient.

- Des cahiers dites vous ? Vous êtes étudiants ?

Entamer une discussion étais quelque chose qui pouvait sembler étrange, mais c'était en réalité quelque chose de courant qui visait à détendre les blessés en les faisant penser à autre chose. Elle se souvient alors de la raison de l'accident.

- En musique peut être ? Qu'est ce que vous écoutiez ? Je suis curieuse...






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MessageSam 2 Déc - 18:23
Curieuse…J’étais souffrant, mais pas idiot pour autant. Je me doutais bien qu’elle s’en foutait totalement. C’était juste pour me garder éveillé le temps que les secours arrivent. N’étais-ce pas une sirène, que j’entendais, d’ailleurs? J’étais encore sous le choc. Mes sens étaient troublés… Du coup, je pense que vous pouvez comprendre que je n’étais pas forcément d’humeur à parler de ma vie, passionnante. Et comme si la douleur ne suffisait pas, le sang coulant dans mon dos me donnait envie de me gratter frénétiquement. Mais comme il m’était impossible de me tourner, j’accumulais simplement ma frustration et mauvaise humeur.

Mais d’un autre coté, je ne pouvais simplement pas l’envoyer balader. J’avais pourri sa journée, en plus de la mienne. J’avais déjà eu de la chance de tomber sur un ange gardien. À sa place, j’aurai probablement fait comme ces connards là, baissant les yeux et passant leur chemin… La gorge sèche, j’articulai difficilement:

- J’fais du cinéma…

La vache, ça sonnait mieux dans ma tête. En même temps, dans cette situation, je vois pas ce qui pourrait être crédible. Je marquais un blanc, pour me remettre les idées en place. Je regardai mon téléphone en miette. Qu’est ce qu’elle veut? Que je lui chante un truc? … ça aurait été drôle… Pourquoi fallait-il absolument que cette conversation tombe maintenant… Tous les jours, j’attendais que ça: qu’on vienne me demander «  hey, t’écoute quoi comme musique? » «  C’est quoi tes films préférés gnagnagna… » En temps normal, j’aurai pu lui faire une dissertation sur mes gouts… La PLS était totale.

- Faded d’alain wakler…… vous connaissez?. répondis-je, la voix enrouée.

«  WHOUAOH, J’ADORE CETTE MUSIQUE, MOI AUSSI!» va t-elle me répondre, à tous les coups… En vrai, si ça se passe, je rigole…  Je souris un peu malgré la douleur.



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MessageDim 3 Déc - 17:55
La pauvre hère murmura un pauvre et misérable -"J’fais du cinéma…". Il ne semblait pas dupe, mais au moins coopératif, et le pire était qu'il semblait intéressant ! Quel dommage que cette rencontre se fasse de manière aussi triste et brutale, elle aurait de loin préféré le voir aux portes ouvertes d'un quelconque lycée de l'audio visuel - aussi étrange que cela puisse paraitre, si elle n'avait pas choisit de voie héroïque, Lucie serait sans doute devenue une metteuse en scène, ou peut être se serait elle lancée dans la chanson, sans trop croire à un véritable succès malgré sa voix que ses parents jugeaient cristalline, mais les parents ayant souvent tendance à vois leurs enfants comme parfaits...-. Au moins lui avait elle peut être sauvé la mise, et pourrait elle se féliciter de voir un de ses anciens patients sortir un film !

En plus, le bougre avait de bons gouts musicaux. Certes, c'était une chanson qui passait souvent à la radio, comment ne l'aurait elle pas connu ? Mais c'était tout de même une musique qu'elle affectionnait, quelque chose de rythmé qui donnait de la joie et de l’énergie pour commencer une journée remplie. Elle l'avait d'ailleurs sans doute écouté ce matin, elle ne s'en rappelait plus très bien cependant.

Elle lui sourit en continuant de presser la plaie. L'ambulance devait être de plus en plus proche bien qu'elle ne soit toujours pas en vue : la sirène se faisait de plus en plus fort, et tout les passants avaient disparus.

- Oui je connais, j'adore ! C'est entrainant...Mais je préfères Sia, les anciennes comme les récentes... The Greatest, tu connais toi ? C'est quelque chose comme ça...

Elle chantonna l'air sans fausses notes, un peu moins grave peut être, mais aux moins elle constata qu'elle connaissait presque par cœur cette chanson ! Don't give up, I won't give up, don't up no no no... Maintenant, les paroles prenaient un sens différent pour elle, peut être pas très fin, mais tant pis !

- Mais si tu préfères l’électro, peut être que tu connais Avicii ? C'est très connu... Addicted to you, tout ça... Oh, j'ai aussi des attraits pour une artiste moins connu, mais allez je tente ma chance ! Melanie Martinez, très jolie voix je trouve, tu connais ?

Un véhicule blanc à lumières bleues s'arrêta à moins de cinq mètres d'eux. Deux ambulanciers en sortirent, comme dans un film à l’Américaine : lit à roulettes, poches d'oxygène... On lui arracha presque des bras le blessé dont elle ne connaissait toujours pas le nom, et elle faillit leur cirer de faire plus doucement, à ces médecins à la noix !

Sans qu'elle eu vraiment le temps de réagir, on la fit monter également à l'arrière du véhicule. Elle montra sa carte d'héroïne professionnelle aux deux hommes qui la laissèrent alors seule avec son patient. Le pic avait, au moins, été bien coincé à renforts de bandages et de mousses pour ne pas faire mal à son propriétaire, du moins moins. Installé de biais, elle ignorait si sa position était très confortable, ainsi retenu par des angles. Le pauvre devait être effrayé comme un enfant ! Lucie se retint de poser une main rassurante sur ses cheveux, ce geste étant peut être trop maternel pour quelqu'un de son âge...

-Tout va bien se passer maintenant, tu va être conduit à l'hôpital, où on va s'en doutes t’amputer... Tu restera deux ou trois jours hospitalisé, il n'y aura presque aucunes séquelles et dans une semaine tu gambadera comme avant ! Pas sur la route, cette fois par contre...


Mais pourquoi par toutes les méduses de l'océan pacifique les blagues de Lucie étaient toujours aussi pourries et mal venues ?!

- Enfin, je crois que tu as compris...

Elle rit un peu nerveusement en se grattant la tête, et elle défit son chignon, libérant ses bouclettes noisettes. Elle n'avait plus grand chose à faire ici, en réalité, mais de toutes façons son rendez vous était raté, alors autant accomplir la mission que le destin venait de lui confier de force jusqu'au bout ! Il était inutile de dire qu'elle était en réalité toujours inquiète. Ce stupide pic causait décidément bien du soucis ! La jeune femme s'appuya sur la paroi du véhicule en soupirant, les jambes lourdes à être restée accroupie. Elle refusait de détacher son attention du blessé, comme si le simple fit de tourner la tête pouvait relancer l'hémorragie...






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MessageDim 3 Déc - 20:36
Told you… Je réprimait un petit rire, voyant ma prophétie se réaliser. Peut -être devrais-je me reconvertir dans le mentalisme…  Toutefois, cette conversation, bien que très sympathique, commençait à partir peut être un peu trop loin… Je papillonna légèrement des yeux, alors qu’elle se mettait à chanter. Je tournai difficilement la tête, afin de vérifier que ce n’était pas une hallucination ou je ne sais quoi… Ah, mais non.. Elle poussait joyeusement la chansonnette… C’était d’ailleurs la première fois que je la regardais attentivement. Elle devait avoir mon âge, la vingtaine quoi. Je me sentais un peu con et ringard de l’avoir vouvoyer… Elle était assez belle, et chantait bien. Pendant quelques instants, j'oubliai mon horrible situation... Je fus cependant vite ramené à la réalité en voyant ma blessure. Un haut-le-coeur me prit. Je me retournai d’un coup sec, essayant de me calmer. À vrai dire, je n’avais pas envie de parler. En guise de réponse, j’approuvai simplement, un peu gêné.

L’arrivée brutale des secours n’aida pas…Tout le monde était là. C’était absolument terrifiant. Jamais je n’aurai pensé atterrir dans une ambulance, entouré de médecins et de ces étranges liquides perforés autour de moi. Ils m’installèrent si rapidement… Je compris que j’étais dans un sale état. Enfin… Encore pire que ce que j’imaginais. Mais je ne pouvais me résoudre à demander… J’avais tellement peur de la réponse. Et lorsque je fus installé, il m’étais désormais impossible de regarder autour de moi. Je n’avais que pour décor l’horrible mur blanc du fourgon.

Mon seul repère était cette héroïne, qui était monté avec moi. Je buvais ses paroles, alors qu’elle tentait de me rassurer… Jusqu’à ce qu’elle prononce ce mot… « amputer…amputer… amputer.. » J’avais l’impression que mon coeur allait lâcher. C’était comme un cauchemar… Ça ne pouvait pas arriver, hein… C’était une erreur, elle avait exagérer…hein…  Je n’écoutais plus ce qu’elle disait. Je m’imaginais déjà charcuté par tous ces instruments de torture… Je vais me faire amputer… amputer… On va m’opérer… On va me l’arracher… et si ils y arrivent pas… Et si ça foire?!

Toutes ces abominables fins alternatives me pourrissaient l’esprit. J’avais envie de lui hurler dessus, de l’envoyer se faire foutre, cette héroïne et sa délicatesse, mais je ne pu m’y résoudre. Ne pouvant pas bouger, je plongea mon visage dans mes mains, recherchant un peu d'intimité. Arrête de me fixer comme ça… J’étouffais mes sanglots du mieux que je pu. J’aurai voulu appeler mes parents, voir ma mère. J’aurai voulu qu’elle soit là…


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MessageVen 8 Déc - 19:08
Aie aie aie, mais quelle gaffe... Bien loin d'avoir rassuré le blessé, Lucie l'avait complétement tétanisé ! Mais quelle idiote ! Elle n'avait jamais conduit aussi loin un blessé, et décidément elle avait besoin d'un mode d'emploi... Enfin, chaque personne aurait réagit à sa manières à ces paroles, cela faisait partie des événements imprévisibles qui ponctuait chacune de ses interventions...

Mais que faire, maintenant ? Elle sentait que, quoi qu'elle dise, elle n'arrangerait pas les choses... Impossible de trouver les mots pour rassurer quelqu'un dans une telle situation, du moins pas en étant une aussi jeune et inexpérimentée héroïne... Avec les enfants au moins, elle savait mieux s'y prendre ! Pourquoi ne donnait on ps de cours de "communication" à U.A ? Il fallait que ce jeune homme parle à quelqu'un, sa famille ne devait même pas encore être au courant ! Peut être qu'un parent à l'écoute pourrait lui être utile... sûrement, même ! Pourquoi n'y avait elle pas pensé plus tôt ? Ah oui, parce qu'avant il fallait que l'ambulance arrive, histoire de savoir dans quel hôpital l'adolescent serait conduit...Obvious.

Mais était il en état de téléphoner ? Pas sûr... tête dans les mains et sanglots dans la gorge, il ressemblait plus à un enfant perdu qu'à un adulte capable d'expliquer sa situation de manière calme et raisonnée -c'était un peu pathétique-.... La jeune femme, complètement au dépourvu, tira tout de même de sa poche son portable, qu'elle tendit au blessé.

- ... Écoutez moi, s'il vous plaît. Avez vous quelqu'un a appeller ? Votre cas n'est pas grave, et sera traité au Centre Hospitalier de Mustuafu, le meilleur hôpital de la région... Vous n'avez aucune, et je dis bien aucune, crainte à avoir... Néanmoins, il faudrait que vous parliez à quelqu'un afin de prevenir un adulte : un membre de votre famille, un ami...


Afin de ne pas le brusquer, elle se refusa à lui mettre l'appareil directement entre les mains et continua donc de le lui tendre -un peu comme une abrutie, par ailleurs-. Qu'ajouter de plus ? Il restait une dizaine de minutes de trajet, et l'ambiance n'était pas géniale, mais pas non plus désespérée...L'héroïne continuait de vérifier régulièrement l'état de la blessure du patient. Une fois correctement lavée et pensée, elle ne semblait pas si affreuse, mais impossible de poser un diagnostic... Au moins, le conducteur semblait plus prévoyant au bien être du jeune hérisson que ses collègues, et aucun chahut sur la route n'était à déplorer...






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MessageDim 10 Déc - 2:28
[Je tenta de me calmer quelques instants. Reniflant, j’attrapa d’une main tremblante son portable, laissant apparaitre mon visage déformé par la peur. Mais qui j’allais appeler? Ma mère travaillait aujourd’hui. Ne restait alors que mon père, qui faisait ses mixages musicaux à la maison. La culpabilité m’envahissait, alors que je tapais son numéro. À la minute où il décrocherait, sa journée allait être gâchée, par ma faute. Chaque *bip* avait l’effet d’un pieu dans mon coeur, et au final, sa voix grave se fit entendre.

- Allo? dit-il, de sa grosse voix caverneuse.

- Hey c’est moi…hum… j’ai eu un problème… mon téléphone est cassé…

Ma voix enrouée m’empêchait de parler trop fort. Et puis de toute façon, je ne souhaitais pas  que l’héroïne entende notre conversation. C’était bien assez stressant et embrassant comme ça.

- Je…me suis fait renversé.

- Comment ça? T’es où, là?

Je l’entendais se lever de son fauteuil, à l’autre bout du fil. Mon père a toujours été le pilier de ma famille. Celui qui ne paniquait pas, ne pleurait pas,  sur qui on pouvait toujours compter. Et à ce moment précis, j’eu la sensation que tout ce mythe s’effondrait. Je sentais son ton monter. Ce n’était pas de la colère, mais de la peur, de l’anxiété profonde. Je tenta donc de le calmer.

- Je suis dans une ambulance. On va à l’hôpital de Musutafu. Mon alter a un problème, je crois…

- Ah merde, putain… Fais chier! C’est le téléphone de qui, ça?!

La vulgarité ne faisait pas partie de son quotidien non plus. Je répondis brièvement, afin d’être le plus précis possible, malgré ma migraine.

- Celui de l’héroïne qui m’a aidé… Elle est avec moi…

Je l’entendis dévaler notre escalier à toute vitesse, de sa lourde démarche.

- Ça va aller mon grand! Je te rejoins là bas ! Je te rappelle!

- ok… Je t’aime.

Je raccrocha doucement et rendit l’appareil.

- merci…

On habitait en périphérie de la ville. Nous y rendre nous demandais une petite heure, sans compter les embouteillages. Putain, je suis un gros con. Et ma mère n’était pas encore au courant… Je me frottait mes yeux rouges quand nous nous arrêtâmes brutalement. La porte arrière s’ouvrit brutalement, m’aveuglant au passage. Plusieurs infirmiers s’attelèrent autour de moi, hurlant des trucs incompréhensibles, en faisant descendre mon lit de la camionnette. C’était beaucoup trop d’un coup. Mon coeur allait lâcher. Par réflexe, j’agrippa fermement la manche de l’héroïne.

- Me laisse pas…




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MessageDim 17 Déc - 20:48
Respectueusement, l’héroïne s'était écartée au maximum et faisait l'inventaire de son sac, n'écoutant pas la discussion intime que le blessé tenait avec son interlocuteur, dont elle ignorait par conséquent l'identité. Le ton désolé et inquiet de sa voix ne lui échappa pas et les regrets s'intensifièrent en elle : si seulement elle savait quoi faire ! Elle espérait que la famille de ce jeune homme arriverait vite, mais c'était peu probable. Elle récupéra son portable une fois la discussion achevée et le rangea dans sa sacoche à l'instant même où l'ambulance se stoppa devant l'hôpital.

La suite était classique : médecins et infirmières se précipitaient, emportaient sur une table opératoire le patient qui agrippa désemparement et avec panique la manche de Lucie, qui nota les yeux rougis du garçon. Le misérable :"Me laisse pas…" acheva de lui fendre le cœur et elle lui attrapa la main en retour, en y exerçant une pression qui lui signifiait qu'elle était là, sans trop appuyer - hors de question de lui broyer la main !-, puis la course commença. Un infirmier donna à l'héroïne soigneuse un masque de plastique à mettre sur la bouche du patient afin de l'endormir, et elle s'employa à le maintenir en place pendant le trajet. Elle n'avait de cesse de lui parler, se voulant rassurante sans être trop maternelle :

- Je suis là, je ne pars pas... Ce masque va juste t'endormir, et quand tu te réveillera d'ici quelques petites heures je serais toujours là, d'accord ? Il y aura ta famille, nous allons la contacter si ce n'est pas fait... Kobe... Kobe Montaro, c'est ça ton prénom ? Tu es entre de bonnes mains, Kobe, c'est bientôt fini, il faut juste que tu dorme, et après tout ira mieux...


Et ainsi de suite... Les médecins avaient déjà récupérer autant d'informations que possible sur le blessé, ses coordonnées et d'éventuels antécédents médicaux, les spécificités de son alter... La chirurgie semblait inévitable, mais elle se gardait bien de le lui dire. Le brouhaha infernal de l'hôpital devait déjà bien assez le stresser comme ça, elle ne ferait sans doute pas la maline à sa place non plus... Une idée lui germa dans l'esprit, et, sans concerter l'avis du médecin - thug life- elle se saisit de son propre casque qu'elle plaça sur la tête peu touchée du dénommé Kobe. Elle chercha rapidement dans sa playlist quelque chose susceptible de lui plaire et lança la bande son à un volume moyen/faible, juste de quoi l'isoler des horribles bips qu'elle même tenait en horreur et des paroles des autres personnes sans l'assourdir pour autant. Elle continua de lui parler en ignorant le regard réprobateur du médecin traitant qui souhaitait voir au plus vite cette civile pleine de microbes quitter son bloc opératoire. Chose qu'elle ne fit qu'une fois assurée de l'endormissement du jeune adulte, qui ne demanda que quelques minutes qu'elle espérait avoir rendues moins angoissantes, sans trop y croire au fond d'elle. Elle récupéra ses affaires - décidément, se montrait elle trop familière ?- et alla raconter auprès du standardiste sa version des faits. On l’informa que l’opération prendrait entre 2 et 3 heures, selon la solidité du pic.

Lucie soupira et se saisit une troisième fois de son téléphone - décidément ces petites choses étaient bien utiles !- et appela le service d'adoption pour expliquer la raison de son absence. Malgré son justificatif, elle se fit sévèrement enguirlander.

- Vous ne comprenez pas, madame, mais nous ne pouvons pas laisser la garde d'un adolescent à une personne qui montre si peu de fiabilité et d'implication... Nous vous laisserons encore un rendez-vous, le 22. Tachez d'être là.


La conversation s'arrêta là. Sans qu'elle eut le temps d'ajouter quelque chose. Assise seule sur une chaise blanche, au milieu d'une salle blanche, petite perle bleue perdue dans l'écume, elle ravala un sanglot. Elle prit sa tête entre ses mains et une longue inspiration, puis s’efforça de sourire. Quoi qu quiconque puisse lui dire, son travail était la plus fantastique chose au monde. Deux bonnes heures plus tard, Un couple franchit la porte, l'air inquiet, accablé. D'autres personnes étaient passées, mais ce furent ces deux là qui répondirent positivement quand elle leur demanda si il s'agissait bien de monsieur et madame Montaro. Les trois adultes prirent place, et Lucie commença à parler, à raconter toute l'histoire depuis le début.






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MessageDim 17 Déc - 22:46
Je n’ai jamais été croyant. Mes parents m’ont toujours épargné la religion, me laissant faire mes propres choix moraux. Mais à ce moment précis, alors qu’on m’emmenait sur la table d’opération, je me disais : Si jamais il y a un Dieu, un karma, une force surnaturelle, un destin, ou je ne sais quoi qui gère le monde, pitié, faites que je m’en sorte. Faites que dans deux, quatre, six jours, je sois de nouveau sur pieds, et que cette horrible expérience soit du passé.  Je sentis les douces mains de l’héroïne me poser son casque sur mes oreilles. Une douce musique m’enveloppa, ce qui me permit de me calmer un petit moment. Je ne voulais simplement plus voir ces horribles blouses blanches, plus entendre ces maudits appareils. Fermant les yeux, priant pour que cela s’arrête, je sentis un appareil glacé se fixer sur ma bouche. Le docteur avait beau tenter de me rassurer, avoir ce genre de dispositif sur la gueule n’est jamais très rassurant.

- Ce gaz va t’endormir, et un peu t’embrumer l’esprit. Je compte jusqu’à 3. Un, deux, trois.

Et ce fut le néant.

J’avais littéralement l’impression d’avoir cligné des yeux. Je ne me souvenais même pas de m’être endormi.  Et pourtant, je me retrouvais dans une pièce différente, mal éclairée, toujours allongée.  J’entendais d’autres patients à coté de moi. La vache, on aurait dit le début d’un film de séquestration. Mais alors pourquoi étais-je si…bien ? Pourquoi souriais-je ?  Etant un peu dans le coltard, je distinguais vaguement une silhouette. C’était un infirmier, qui, voyant que j’étais réveillé, me ramena dans ma chambre.

- Salut, mon pote ! ~

Je me sentais maitre du monde. Comme si tous mes problèmes avaient disparu. Comme si je n’avais plus à craindre de représailles pour mes actes. Je ne pensais même plus à ma blessure. Si l’opération avait réussi ou non. J’étais pris d’une envie incessante de parler, pour tout et ne rien dire. Je débitais alors des propos plus ou moins cohérents au pauvre personnel qui n’avait rien demandé, jusqu’à être allongé de nouveau dans mon lit.
- Eeet hop là ! Bien Al-lon-gé ! ~

Je tournais un peu mollement la tête, observant comme un bébé ma chambre, pourtant si commune. Je venais à peine de remarquer mes parents et l’héroïne, pourtant présents également.

- Ooh, vous êtes là ! ça fait looongtemps que je vous ai pas vu ! ~

Je pointai du doigt l’héroïne.

- Heeey ! C’est ma belle héroïne ! C’est toi qui m’a sauvé ! La voiture a fait « BOOOM » et toi t’es arrivé et tu m’a parlé, comme ça… ~

J’accompagnai mon discours grandiloquent de grands gestes.

- T’sais, normalement j’aime pas trop pleurer… Mais là, pah pah pah… J’croyais que mon cœur allait exploser… COMME LA VOITURE, t’vois ? ~

-Tu dois te reposer surtout… dis en rigolant mon père.

- Whaat ? Heey, j’ai pas envie de dormir. J’ai envie de manger un foot. Et d’te faire un calin aussi. Parce que tu m’a tenu la musique aussi… ~

Je tentais alors de me lever, afin d’enlacer maladroitement l’héroïne.

- Et j'veux un autographe d'All Might aussi..~


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MessageLun 18 Déc - 21:24
Le jeune Kobe leur revint quelques temps plus tard, dans un état... hagard. C'était le moindre mot que Lucie trouvait pour décrire ce phénomène pourtant habituel qui pouvait simplement se définir par "être dans les vapes". L'anesthésie faisait encore effet et il faudrait attendre un peu avant que le patient ne sorte de sa confusion.

La famille du jeune homme ne s'en souciait pas, simplement heureuse de la revoir, et l'héroïne retient une larmichette devant ce tableau touchant. L'amputation avait bel et bien eu lieu, mais heureusement le blessé ne semblait pas avoir mal - à voir dans quel état il serait en sortant de sa torpeur- et Kobe pu se lever normalement afin de...l'enlacer ?

Bien, d'accord... Après tout pourquoi pas ? La jeune femme lui rendit son embrassade en souriant, et le recoucha dans son lit : les efforts maladroits et aient sûrement déconseillés, il valait mieux suivre ici le conseil du paternel et dormir, mais l'autre semblait entêté ! Elle rit gaiement en répondant :


- Et bien, tu m'as l'air assez en forme ! Mais tu ne sera pas bientôt debout si tu continues à t'agiter, alors du caaalme, d'accord ?  

Néanmoins, l'héroïne tient compte d'un petit détail dans les paroles de Kobe, concernant... un autographe ? Qu'est ce que ça venait faire ici ? Un délire comme un autre, mais cela donna une idée à Lucie, après tout être une professionnelle avait ses avantages ! - Et surtout connaître une enseignante à U.A-. 

Décidant qu'il valait mieux laisser un leu d'intimité à la petite famille, et sa journée de travail étant terminée - Marlux, son patron, lui avait laissé ce petit congé afin de se reposer car une longue mission l'attendait le lendemain.-, Jellyfishlady salua tout ce petit monde et sortit, prit les transports jusqu'au célèbre lycée et passa un message à l'interphone.

À son retour, elle donna une simple feuille à l'accueil de l'hôpital, indiqua un numéro de chambre et répartit, heureuse de son coup. Sans foute reviendrait elle dans la soirée, mais elle avait pour l'instant envie de se délasser un peu : trois heures en salle d'attente, quelle horreur tout de même !






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MessageLun 18 Déc - 22:51




J’avoue ne plus vraiment me rappeler ce qui se passa ensuite. Mon dernier souvenir fut le câlin que je fis à l’héroïne, dont je ne connaissais d’ailleurs toujours pas le nom. Et bien que l’anesthésie puisse excuser mon comportement sans-gêne, j’avoue m’être senti particulièrement lors de mon second réveil. Il devait être tard, dans l’après-midi, et je me sentais plus vaseux que jamais. Toute mon énergie semblait s’être évacuée et mon corps semblait s’être totalement dégonflé. Me lever ou me tourner me faisait un mal de chien. Ma mère, assise à coté de moi, regardait son téléphone. Mes grognements lui firent relever la tête.

-Re-bonjour mon grand ! Et ben… Toutes ces années à te dire de faire attention avant de traverser, à te le répéter, encore et encore… ça a pas servi à grand-chose… Dit-elle en souriant, avec le tact qui lui va si bien. C'était une femme mûre, avec de larges épaules, ce qui trahissait son métier de sportive. Mais malgré son côté baraqué, ses yeux transpiraient un amour maternel qui me réconfortait en permanence.

Il était évident que je n’allais pas échapper à ses réprimandes, la connaissant. Et cela malgré le fait que je sois adulte, et que je les ai amplement mériter... Je me rappelais soudainement de ma blessure. Apparemment, l’opération avait été un « succès », si on peut appeler cela comme tel. Mon pic avait été sectionné , ne laissant qu’une grosse cicatrice, selon ces dires. C’était très étrange. En 21 ans, je n’avais jamais réellement fait attention à la fragilité de mon Alter. Mais désormais, rien que d’imaginer ces pics sortir de ma peau me rendait nauséeux. Ça n’a d’ailleurs pas louper. Je régurgitai mon dernier repas dans une corbeille prévue à cet effet, avant de me réavachir dans mon lit, les yeux gorgés de cernes. Je me rendis compte qu’en un clin d’œil, toute ta vie peut voler en éclat, et ne plus être jamais comme avant. C’est absolument terrifiant. Tout comme le fait de mourir. On sait que ça va arriver, un jour ou l’autre. Mais si c’était demain ? Et comment peut tu être sûr que ça ne sera pas le cas ? Tant de pensées horribles me traversaient l’esprit. J’en avais des frissons dans le dos.

-T’as vraiment eu de la chance qu’une héroïne soit dans les parages.   Rajouta ma mère.  C’est à toi, ça ?

Elle désignait son casque, qu’elle m’avait remis avant l’opération, posé sur ma table de nuit. Je n’avais même pas pu la remercier… Enfin, correctement j’entends. Le côté défoncé en moins… Mais sans doute allait-elle venir le rechercher plus tard. De toute façon, il ne bougera pas, et j’avais trop mal à la tête pour écouter de la musique. Mais une petite note gisant à coté, attira mon attention. Avec la grâce d'une branche, je l'attrapa et l'examina.  Rétablis toi bien. Signé All Might. J'étouffa un petit rire. D'où ça venait ça? Sans doute ma mère qui m'avait fait une blague après mon délire. Je la pensais pas capable d'autant d'ingéniosité. Y avait même la petite signature et tout... Bah, c'était bon enfant. Je l'accrocherai dans ma chambre, à coté de mes posters. Après tout si j'avais All Might à mes cotés, que pouvait il m'arriver, j'ai envie de dire! Je ricanais tout seul à mes bêtises, reposant la carte sur la table. Ça m'avait redonné un peu gout à la vie. Il aurait pu au moins venir me faire la bise. Quoi qu'il en soit, j'avais besoin de repos. J’allais sans doute rester un ou deux jours à l’hôpital, pour examens ou je sais quoi… Je fixais alors le plafond, laissant défiler les minutes. Ma blessure guérie, ma principale préoccupation était maintenant de savoir comment j’allais aller aux toilettes. Car si c’était comme à la télé, j’allais sans doute passer les moments les plus horribles et embarrassants de mon existence.


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MessageMar 19 Déc - 19:48
Quelques heures plus tard, au alentours de 19 h, la petite silhouette toutes en courbes de la jeune héroïne drapée dans un châle blanc et dans un manteau -hiver oblige- passa de nouveau les portes du centre hospitalier, demanda à entrer dans la chambre 315, et toqua avant d'entrer. Kobe n'avait évidemment pas bougé, le contraire aurait été inquiétant, et semblait déjà... Plus maitre de ses esprits. Petite précision de narrateur omniscient, Lucie avait pour habitude de retourner voir les patients qui donnaient l'air d'avoir besoin d'un petit "suivi", il ne s'agissait pas là d'un cas très exceptionnel - bien qu'elle se soit particulièrement décarcassé pour cet autographe, et que l'imprévu de la situation, sa première mission solo en "civil", lui avait collé pas mal de frissons. -, mais cela lui tenait à cœur tout de même.

Autre personne fidèle au poste, Madame Montaro, à qui Lucie adressa un sourire et une poignée de main chaleureuse, une "capacité spéciale" qui consistait à briser le côté trop formel et professionnel sans pour autant être familière au point de faire la bise.
Oui, même de toutes petites choses comme celles là méritent d'être dites, pourquoi pas ?
Mademoiselle Gloonbee adressa le même sourire et une salutation orale cette fois à Kobe.

- Alors, comment te sens tu ? Moins bien que tout a l'heure sûrement... Mais déjà plus qu'avant j'ose espérer ! 

Elle parcourut du regard la pièce et remarqua avec un sourire satisfait que le petit mot du héros Numéro un était bien arrivé à bon port. Son casque siégeait à côté - Elle avait même oublié l'avoir prêté, heureusement qu'elle soit revenue alors, où elle l'aurait laissé ici !-


- Ah, alors, le petit cadeau t'as plu ? J'ai une connaissance à U.A, je ne pensais pas un jour lui demander ce service ! Oh, et j'oubliais ! 


D'un petit sac qu'elle portait, la jeune femme sortit quatre gobelets de café fumant, qu'elle avait acheté en venant. 


- Monsieur Montaro n'est pas là ?

Demanda l'héroïne à la femme assise à côté d'elle tout en lui tendant un gobelet. Elle espérait que la famille n'avait rien contre le café, au pire elle pourrait toujours donner le surplus à un passant en rentrant... Elle ne comptait pas trop prendre racine ici non plus !






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MessageMar 19 Déc - 21:51




Le soir tombait petit à petit, et je me faisais plus chier que jamais.  J’avais bien assez dormi, mais mon téléphone étant décédé, je ne trouvais aucune source d’occupation fiable. Ainsi, plutôt que de soupirer d’ennui toutes les deux secondes, j’attrapa un livre dans le sac de ma mère, à son grand enthousiasme. Fallait-il que j’ai un accident pour commencer à lire? Me demandait elle en riant. Elle avait du mal à comprendre que les mangas étaient de la lecture. J’avais plusieurs fois tenter de la convaincre, en vain… On était tous très têtus dans la famille. Pour elle, seuls les pavés de mille pages, sans images, pouvaient être considérés comme de la lecture. Et sur ce coup là, j’étais servi. Celui que je tenais était apparement une histoire policière, entremêlée d’amour et de révélations blablabla… Une histoire de gangsters comme je les déteste… C’était pas avec ça que j’allais guérir mon mal de tête. Comme à mon habitude, j’ouvris le livre à sa dernière page.

- «  Un ruisseau écarlate s’écoulait au sol, alors que Dave se redressait. Son enquête était maintenant a…

- Mais arrête, p*tain! Jura ma mère, me retirant le livre des mains tel un enfant. Tu vas me gâcher le plaisir!

- Ca va! Pourquoi tu cries, là!

Je me chamaillais tout le temps avec mes parents. J’avoue que j’aimais ces enfantillages entre nous. Ce n’étais jamais rien de très sérieux, et ça nous faisait bien rire. Je soupirais alors et boudait quelques instants, recherchant une autre source de loisirs. Soudain, la porte s’ouvrit, et mon héroïne entra. Elle propageait si facilement sa bonne humeur, me taquinant sur mon état second. J’étais content de voir qu’elle n’avait pas fait une fixette dessus, contrairement à moi, qui n’avait pas arrêter de réfléchir à comment m’excuser pour mon comportement grossier.

- Hé hé… vraiment désolé encore…

Parfois, il vaut mieux rester simple. Je pensais enfin pouvoir sortir de cet embarras, lorsqu’elle pointa le postite sur ma table de chevet. Elle avait pas fait ça quand même? Elle avait pas demandé à l’homme le plus busy du japon un orthographe pour moi? Ce n’était même pas comme si je l’avais mérité ou quoi…Je m’étais juste fait renversé comme un gros con. Si j’avais dit que je voulais le dernier Assassin Dogma, me l’aurait elle acheter?

- C’est d’All Might?! Tu le connais?! ne pus-je m’empêcher de demander

- Oh, tu la tutoie comme ça? dit ma mère pour me taquiner, avalant son café presque d’une traite. J'espérais qu'elle boirait le mien en passant, vu que j'étais plutôt team thé.

- Mikie, arrête s’te plait!

L’appeler par son prénom me rendait plus sérieux. C’était un code qu’on avait créer entre nous. Mais elle n’écoutait même plus mes grognements et discutait avec l’héroïne.

- Ronaldo? Il avait un rendez vous professionel, du coup il est parti tout à l’heure! Il est musicien vous voyez, il a pas mal de taff.

Mikie a toujours été à l’aise avec les nouveaux venus. Elle n’hésitait pas à se dévoiler, à rigoler avec eux. Et aujourd’hui ne faisait pas exception à la règle. J’avais même l’impression de devenir transparent, alors qu’elle emportait l’héroïne dans sa conversation.

- Hum… Excuse moi.. C’est quoi ton nom?

J’attendais une remarque humoristique  de ma mère. Après tout, je cherchai le bâton pour me faire battre, à demander cela devant elle. Mais je tenais absolument à le savoir, si aujourd’hui célébrait notre dernière rencontre.


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MessageMar 26 Déc - 18:00
Kobe demanda à l'héroïne si elle connaissait All Might, ce à quoi elle répondit par un hochement de tête négatif. Elle aimerait bien à vrai dire, car il avait l'air d'être une personne intéressante et surtout aux belles motivations. Son modèle, son héros à elle, c'était son père, mais elle avait nagé dans la génération "All Might" et ressentait de l'admiration pour cet homme qui avait dédié sa vie aux autres.

La mère lui répondit dans un langage direct -qu'elle ne détestait pas bien au contraire, elle aimait bien les personnes "rock"- que son mari avait "du taff" et Lucie n'ajouta rien de plus. La vie reprenait son cours normal, ce qui était préférable pour cette famille attachante.

Elle avala son café en deux gorgées, ce qui surprit et horriia un peu l'héroïne car la boisson était encore chaude. Elle remarqua que le jeune homme ne touchait pas au sien mais ne fit aucune remarque, tant pis. Elle souffla sur le sien et but à petites gorgées en hochant la tête à... Mikie ? Il lui semblait que lors de leur discussion Kobe avait appelé sa mère ainsi. 


- Je vois, j'espère qu'il ne sera pas trop déconcentré alors... Les choses rentreront vite dans l'ordre je suis sûre ! Au moins ce fut une leçon de sécurité routière assez mémorable...


Elle eut un petit rire quand, laissé un peu à part depuis le début, Montaro le fils lui demanda son nom.
L'héroïne se tourna vers lui et lui sourit :

- Aha, mystère ! Non je rigole, je m'appelle Lucie, Lucie Gloonbee ! C'est pas très facile à retenir mais tiens :

Elle sortit de son sac un petit porte carte et lui tendit une petite carte d'entreprise bleue décorée dune petit logo de méduse désignée comportant son nom, l'adresse de son agence et son numéro. Au milieu de la carte trônait son slogan en blanc : "Chaque cause compte, chaque geste compte."
Un peu enfantin, mais elle aimait bien.

Un bip sur sa montre la rappela brutalement à l'ordre. Elle devait rentrer encore une fois. Elle poussa un long soupire de frustration et de fatigue et se gratta les tempes, gênée : 

- Ah, désolée de ne pas rester plus longtemps, je dois y aller. J'essayerai de repasser si je peux mais... Ne comptez pas trop dessus... Allez, au revoir vous deux, et au plaisir de se revoir ! Ailleurs que pendant mon service,  évidemment ! 

Après avoir saluer la petite famille l'héroïne disparut par la porte, ne laissa dans la chambre que l'odeur de son parfum et fut avalée par la nuit noire. Elle respira l'air nocturne et s'engagea sur la route en silence, perdue dans ses pensées. Elle remit son casque et laissa la musique la guider jusqu'à chez elle.






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MessageMer 27 Déc - 17:33




Gloonebee ? C’est quoi ça, français ? Je préférais ne pas me mettre en échec en tentant de le prononcer, et attrapa délicatement sa carte, que je lus avec attention.

- Classe.

C’était ma première carte héroïque, pour peu que certains les collectionnent. Posséder sa propre boite donnait sans doute une aura de détective privé, et à en juger par l’humour de Lucie, elle devait déjà s’en être rendu compte. Ayant examiné chaque recoin de la carte, comme ce fameux cadeau de noël dont on ne veut pas, je la posai sur ma commande et dit à l’héroïne, en me grattant nerveusement la tête :

- Thanks ! La prochaine fois, je t’appelle direct.

Je n’ai pas eu le temps d’esquiver la petite tape de ma mère sur la tête

- Oui, enfin y aura pas de prochaine fois. C’est la première chose qu’on apprend aux enfants. T’es vraiment un boulet ! Me dit-elle en rigolant.

Elle semblait oublier que c’était moi le souffrant ici, et que chaque petite tape pouvait faire ressurgir la douleur.

- AÏEUH ! Arrête de radoter et de me foutre la honte devant Lucie !
- Aw, tu l’appelles par son prénom direct ? Je pensais pas mon fis comme ça.
- Je viens de me faire opérer ! Tu pourrais pas être un peu plus sérieuse ?!
- C’est toi qui me hurles dessus, là.
- Arrête d’inverser les rôles !

Ma mère aurait du être mentaliste. Nous continuâmes à nous chamailler, front contre front, pendant plusieurs minutes. Mais il semblait qu’un péon ne pouvait rien faire contre le boss final.

- Tu donnes une très mauvaise image toi. Tu penses que c’est comme ça qu’elles te tomberont dans les bras ?

- Je suis comme je suis ! Lucie, qu’est ce que…

Je ne vis que sa silhouette s’effacer derrière la porte.

- … t’en penses…

- Au revoir Mme Gloonebee !~  Ya son numéro dans le téléphone de Papa, quand tu l’a appelé, si tu veux… Me chuchota-t-elle en plaisantant.

- Arrête de dire ça ! Elle est encore dans le couloir ! Elle va t’entendre..

Au final, le quotidien avait rapidement reprit sa place. J’étais toujours vivant. J’avais ma famille, mon autographe d’All Might. . Nan, franchement, merci « karma ». Malgré ça, je ne pus m’empêcher de me sentir honteux, en sortant de l’hôpital, quelques jours plus tard. Il y avait d’autres gens, plus dans le besoin que moi, petit con imprudent. Jusqu’à présent, malgré mon quart de siècle, j’avais considéré le métier de héros comme… si simple. Je n’imaginais pas toutes les alternatives cauchemardesques durant chaque combat ou sauvetage. Mais aujourd’hui, j’avais compris à quel point tout peu basculer, en un instant. On m’avait sauvé la vie. Peu importe le nombre de fois où je le répétais, cela semblait toujours aussi irréaliste. Et pourtant, c’était le cas. C’était dans ce genre de moment où je me rendais compte pourquoi je n’avais pas réussi à rentrer à U.A.  Fuyant les tâches quotidiennes, je n’aurais jamais pu endosser d’aussi grosses responsabilités. J’avais honte. J’étais encore un gamin, ma mère avait raison. Peut être était il temps de grandir ?

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