:: Gestion des personnages :: Présentations :: Validées Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Welcome to Damu's show ! (fin de cet acte)

avatar
Damu Ningyô
Jeune membre de la ligue
Messages : 112
Points : 4
Puissance : 1 610
Réputation : 260
Karma : - 70
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 2 Nov - 18:30

• Nom :Ningyô
• Prénom :Damu
• Surnom : La Poupée, la Faucheuse.
• Age : 27 ans 
• Sexe :Masculin
• Groupe :Ligue des Vilains
• But :Envoyer dans le second monde les âmes pures, s'amuser.

Silence.

 l'Alter de Damu n'est autre que la capacité à créer une "bulle" intangible de 16 mètres de diamètre maximum dont Damu est le centre, coupant les échanges de son entre l'intérieur de cet espace et l'extérieur.

 Le son passe de manière normale à l'extérieur et à l'intérieur de la bulle, mais aucun son provenant d'une distance supérieure à 8 mètres n'atteindra Damu, Alters compris, et aucun son provenant de l'intérieur de la bulle ne pourra être entendu par une personne extérieure, Alters compris également. Y compris si, par exemple, un appli est avancé dans l'intérieur de la bulle : tant que la source du bruit est à l’extérieur, même un signal électrique ne saurait se faire entendre. Par contre, lancer directement une radio marcherait : son Alter ne brouille pas les connexions satellites. La distance peut être inférieure à 8 mètre car Damu peut régler la distance de portée de son Alter, mais ne sera jamais supérieure.

 Le changement d'environnement sonore à répétition peut causer de très légers maux de tête à un adversaire fragile. Il lui arrive d'utiliser son Alter quand un discours l'ennui et qu'il ne souhaite plus l'entendre, ou pour faire de mauvaises blagues à ses camarades de la Ligue. Ou de manière bien plus sournoise, pour déstabiliser un groupe d'adversaires en les empêchant de communiquer ou d'appeler les secours, ou pour couvrir un groupe de camarades avec lui.

 De cet Alter découle la façon de combattre de Damu : imprévisible, il se fiche de faire du bruit avec ses armes et attaquera souvent d'un point sombre où en hauteur, et n'aura pas de soucis à torturer ses proies avant de les achever si il en a le temps et la possibilité. Après tout, personne ne les entendra crier. 


Damu est effrayant, de premier abord, à cause de ses déformations physiques étranges. Mais, à bien y faire attention, une certaine douceur se dégage de son être et surtout une certaine pureté, chose ironique en vu de son statut de criminel. 

Pour commencer, Damu est une asperge. Pas spécialement grand de son mètre 73, il est cependant fin, voir même exagérément. Pas spécialement musclé - il a bien quelques abdominaux de dessinés, mais rien de bien spectaculaire-, il est par contre très souple et extrêmement rapide, et saute assez haut. Il est capable de faire bon nombre de cabrioles sans problème et fait souvent de grands gestes inutiles pour exprimer ses émotions. Il possède des hanches fines, une taille assez marquée pour un homme, un buste fin et élancé, il est facile de le traiter de femme - ce dont il s'amusera, il en faut beaucoup pour le vexer - mais pour le confondre réellement il faut avoir quelques problèmes de vue. Cette morphologie particulière, il en joue également pour se faire passer pour plus faible qu'il ne l'est, et pour amadouer le monde autour de lui. Seules peu de personnes savent en réalité à quel point le couturier est tenace...

Une peau pâle comme de la porcelaine et douce avec quelques morceaux recousus plus roses dus à des opérations de chirurgie après avoir reçu de graves blessures, de longues et fines mains habiles de pianiste, des pieds assortis, voilà pour le corps en général.

Passons au visage : Ce qu'on remarque le plus rapidement, c'est le gros bouton noir qui remplace son œil gauche, cousu directement à sa peau par un fil de même couleur. Son autre œil, valide celui là, a néanmoins une teinte verte claire maline et énigmatique, comparable à une émeraude ou une feuille en bourgeon et des paillettes d'or peuvent y être plus ou moins vues dépendamment de la lumière. D'une très belle forme allongée en amande, son expression est souvent perçue comme rêveuse au repose. Au combat, sa pupille change constamment de direction sans prévenir, et ce regard fou est renforcé par la faculté de ce criminel à changer la couleur de son iris du vert calme au orange flamboyant quand il est furieux. Des sourcils roux arqués  agrandissent encore plus son regard. Son air calme et imperturbable, affichant toujours un sourire - et parlons en, de son sourire : de chaque cotés de ses lèvres partent deux fines cicatrices, peu visibles et qui pourraient être cachés sous du fond de teint mais Damu en a décidé autrement et au contraire en joue, ayant lui même tracé des lignes en zigzags de fils sur ce sourire de l'ange, lui donnant un sourire de vieille poupée de chiffon absolument malsain, et même les fossettes qui plissent ses joues quand il est heureux ne sauraient faire oublier cette difformité - change du tout au tout en cas d'émotion forte, et son visage trahit tout ses ressentis de manière parfois grotesque. De son air découle néanmoins une grande innocence : son physique est étrange, mais au milieu d'une population aux gens pourvus d'Alters, Damu n'est pas si particulier que ça, et, excellent manipulateur, il parviendrait à se faire passer pour une victime aux yeux de n'importe qui. Enfin, de là à dire qu'il est insoupçonnable ne poussons pas !

Son nez n'est pas exagérément long, mais il est loin d'être court ! pointu, il lui donne un air malin, voir rusé. Son menton fin légèrement pointu raffermit encore l'idée de se visage qui tient plus du jouet que de l'humain. Ces traits plutôt "communs" au japon et son air effémine et délicat auraient pu plaire, si seulement il n'y avait pas le reste quoi...

Enfin, ses cheveux forment une sorte de globe épais roux autour de sa tête, et nombre de femmes envieraient le volume naturel de ses cheveux. Des fines mèches descendent le long de son visage et forment une vague dont la pointe est dirigée vers l’extérieur du visage, rehaussant un peu plus son allure distinguée. Généralement en carré simple, ils sont parfois plus longs et alors retenus en une queue de cheval qui passe sur son épaule de manière noble, ou reste derrière si la longueur est insuffisante. De petits mèches dépassent de ci et de là, surtout après un effort, donnant un effet désordonné, et ses cheveux semblent gonfler et devenir plus foncés lorsqu'il est en colère, mais au contraire plus ternes lorsqu'il a le blues. Lors de combats extrêmes, on confondait le délicat couturier avec un démon : l’œil en feu, le visage crispé de colère ou de folie furieuse, ses mèches mimant les cornes d'un diable, Fauçonneuse en main et vêtements en mauvais état, le contraste avec son être habituel méritait d'être dit.

En ce qui concerne sa tenue la plus habituelle, Damu porte un haut vert clair "assorti" à son œil, avec trois points de lacets sous le col, un pantalon taille haute moulant marron aux boutons dorés, style 18/19 ème siècle, des chaussures noires laquées à bout pointu et pour terminer, une veste queue de pie vert bouteille à la doublure beige, possédant des épaules en forme de pointes. Parfois, il met aussi des boucles d'oreilles ou de fins colliers tour de cou. Il change souvent de tenues - qu'il coud lui même soit dit en passant !- et toutes rivalisent d’élégance et de charme. Ce jeune d'origine noble a le gout des belles choses, et surtout des beaux vêtements ! Il porte constamment une montre à gousset en or, un cadeau paraîtrait il.  


Damu est assez compliqué à saisir mentalement de par son caractère changeant et extrême, ce qu'on voit habituellement n'est que la face cachée de l'iceberg.

Jovial et amical - Pour lui, la vie est une fête, et il s'efforce d'être toujours jovial et avenant envers les autres, amis, ennemis, victimes et camarades de Ligue. Il ne se débarrasse de sa bonne humeur que lorsqu'il se bat, et encore. Cette bonne humeur quasi persistante peut irriter les personnes sombres, ce qui amusera d'autant plus Damu, qui leur fera sans doute quelque chose de stupide comme leur couper la parole avec son Alter ou leur donner une couronne en ballons... Ce caractère le rend très bon en travail en équipe, fait assez rare pour un vilain. Il hait par dessus tout les personnes qui gâchent leur vie à ne profiter de rien sans chercher à changer ça. Il accorde sa confiance très facilement, même à des criminels, et n'envisage pas naturellement le fait qu'on puisse lui mentir, ce qui le rend aisément manipulable. Au moins est il facile à vivre et patient... 

Social - Étonnamment, pour un vilain surtout, Damu est quelqu'un de très social, qui se plait dans les endroits où il y a du monde, aime à parler avec tout le monde et à rencontrer de nouvelles personnes.

Extravagant - De par ses tenues au style particulier - mais toujours de bon goût - ou de par ses manières empruntées d'un autre siècle, les gens qui croisent le tueur sont toujours surpris par l'énergumène. Sa faculté à s'amuser dans des moments désespérés et à laisser ses émotions guider ses décisions en font un être difficilement compréhensible car plein de contradictions. Il est capable de jurer comme un charretier comme de tenir une discussion en pleine noblesse, capable de s'attacher à une victime si elle défend bien sa cause,  capable de porter de l'intention et de l'intérêt au plus misérable membre de la ligue et d'envoyer valser ses supérieurs... Il change d'avis comme de chemise - en velours ou en soie - et il est difficile de le suivre.

"Philosophe" - Damu commet des meurtres avec une mentalité bien précise : il est persuadé que la première vie est un brouillon permettant de définir le caractère d'une personne pour sa deuxième vie, qui sera éternelle. Ainsi, il tuera de préférence des personnes jeunes et joyeuses afin de "figer dans l'ambre" leur condition et leur donnera un ballon gonflé d'hélium, qui sera chargé de récupérer l'âme du défunt et de l'amener au paradis. Bien sûr, il tuera n'importe qui sur ordre, même si ça ne lui plaît pas. Dans ces cas, il torturera sûrement de rage celui qui lui fait perdre son temps, au lieu de proprement trancher la gorge des victimes qu'il a choisit. Damu ne se méprend pas et admet planement son statut de sombre conn***, ce qui ne l'empêche pas d'être lâche et de ne pas assumer les conséquences de ses actes : en effet il est également persuadé de faire bien et d'être dans son bon droit, et que le problème ne vient que des autorités qui ne comprennent pas sa façon de penser, mais regrette parfois de faire souffrir des familles, preuve qu'il possède un semblant de conscience... Plein de contradictions nous disions donc.

Timbré - Ne pesons pas les mots. On parle ici d'un type capable, dans le plus grand des calmes, de trancher net quelqu'un pour voir comment est constitué un estomac -Plutôt que d'ouvrir un livre..-, de faire bouillir vivant un enfant et de se justifier en disant qu'"après tout, on fait bien pareil avec les homards !". Sa curiosité malsaine et sa perpétuelle envie de repousser les limites pour s’amuser le poussent à commettre des crimes plus atroces les uns que les autre. Après tout, à quoi vous attendiez vous ? Pour faire partie de la ligue des vilains, il faut savoir se salir les mains...

Distingué : - Damu apporte beaucoup d'importance à être une personne bien habillée, et il sait se comporter en haute société. Il a en horreur la saleté et les personnes négligées. Bien qu'il apprécie la politesse et le savoir vivre, il ne tiendra pas rigueur par contre à quelqu'un de dire des insultes et de parler comme un charretier, car cela lui arrive aussi fréquemment, et qu'il n'a pas toujours été celui qu'il est actuellement. Parfois, ses manières sont presque qualifiables de féminines : il n'a aucun problème à se tartiner de crèmes pour le corps, et il lui arrive de se maquiller les yeux ou de porter des bijoux. Il aime à vivre dans des endroits luxueux, à écouter de la bonne musique en bonne compagnie, à manger de bonnes choses, et globalement le "standing" de la Ligue le dégoute, mais il faut savoir faire avec ce qu'on a...

La majeure partie du temps donc, le rouquin aura une apparence noble et calme assez avenante, ses traits de folie sont peu observables, car la plupart des témoins ne sont plus là pour en parler.

Manipulateur : - Ce point ci est plus compliqué : Damu n'a en effet aucune problème à mentir, le fait très bien, et a même réussi à entourlouper un gardien de prison pour s'évader avant de rejoindre la ligue, mais il lui arrive d'être tellement honnête qu'il se mettrait en danger : avouer un secret à quelqu'un de "confiance", prendre des risques insensés par reconnaissance pour quelqu'un... En bref, il a ses "bons moments" et ses moments de "je suis un enfoiré". Manipulateur ET manipulable. Qu'avions nous dit sur le manque de cohérence de son esprit déjà ?
Lunatique - Comme vous avez pu le constater, Damu est loin d'avoir toute sa tête.  Pour une raison X ou Y, son visage qui n'était déjà pas des plus rassurant s'assombrit. L'homme peut alors adopté deux caractères distinct :

-La tristesse, la moins terrible des possibilités, qui semblera alors le ternir et le rendra muet. Son œil unique aura un regard plaintif, son visage et ses cheveux sembleront décolorés, il semblera vide et gris, débarrassé de sa joie de vivre habituelle. Il sera alors dans la lune et moins efficace, ce qui pourra poser problème à d'éventuels coéquipiers. Enfin, pour arriver à cette possibilité, il faudrait un événement assez dramatique, car il n'a pas tendance à se laisser aller, optimiste dans l'âme.

- La colère, destructrice. Impossible à raisonner, Damu constituera alors un danger pour tout le monde. Ces pétages de plombs sont peu fréquents, mais ils arrivent généralement par surprise, et gare à qui serait prit au dépourvu !

Tenace - Dernier trait de caractère du rouquin : il n'abandonne jamais quelque chose qui lui tient à cœur. Que ce soit un camarade de ligue, où même une connaissance qu'il apprécie, ou une cause quelle qu'elle soit. Il peut sembler lâche car aura tendance à la prudence parfois exagérée aux yeux des autres vilains, et il sera consciencieux dans son travail afin de passer pour un bon élément aux yeux de ses supérieurs, mais dans les cas désespérés, il sera encore là, peut importe comment les choses pourraient finir pour lui : " Si je meurs maintenant, c'est que le destin estime que je dois vivre mon après. Sinon, c'est que ma mission n'est pas terminée ici ! "

Autre - En ce qui concerne les informations pelles-mêles : Damu aime la couture,il aurait d'ailleurs pu garder sa boutique de vêtements sur mesure et de modèles de créateur si il n'avait pas choisit une autre "voie" et si celle ci ne lui avait pas été retirée des suite de son incarcération-  fabriquer de petits objets mécaniques - où même des armes plus conséquentes, comme sa Fauçonneuse-, recevoir des éloges, rencontrer de nouvelles personnes, faire rire les gens, faire peur aux gens -il faut savoir s'amuser !-, faire des paris, il ne résiste jamais à un défi ou à une proposition de jeu.

Damu n'aime pas : Avoir trop de choses ennuyantes à faire, recevoir des blâmes, recevoir un coup, même petit -tant qu'il est réalisé avec l'intention de lui nuire-, qu'on lui confisque ses "jouets", se sentir menacé, devoir faire des corvées, devoir fuir un combat, se rendre compte qu’on l'a trahi/ qu'on se fiche de lui alors qu'il essayait d'être sérieux. En bref ce qui énerverait la majorité des personne en réalité, sur ce point Damu reste assez classique.


*pousse le narrateur hors de la scène et prend le micro* Bonjour bonsoir mes chers amis ! Je suis heureux de voir votre intérêt pour moi, votre humble serviteur, et je m'en vais désormais vous conter mon histoire ! Après tout, je laisse la description aux autres, mais je reste le mieux placé pour parler de ma propre vie ! Les gens auraient tendance à relater les événements avec trop de subjectivité, on ne laisse jamais la parole aux criminels pour expliquer leurs propres actes ou pour dire comment ils ont perçu les événements, alors rétablissons un peu tout ça !

Commençons par ma naissance... Oh et puis non, sans importance ! Après tout, à quoi est ce que savoir quand, où et de qui je suis né vous serait d'une quelconque utilité ? Parlons plutôt de mes crimes ! Voilà qui est bien plus amusant ! Hein ? Oh, bien sûr, mes origines peut être quand même... Et biiieeenn...

Avez déjà entendu parler de la famille Ningyö ? Sans doute pas, elle a perdu de sa notoriété depuis quelques générations, mais fut une époque où elle était très connue ! Mon lointain aïeul fut couturier et artisan sur bois d'un Prince. Suite à des années de bons et loyaux services, et grâce à la construction d'un des premiers automates - je vous ai bien dit que ça datait ! - à destination de la fille de son employeur, celui ci se retrouva anobli ! Et oui, on ne le croirait pas comme ça, mais la personne qui se tient ici devant vous est bien un noble ! Un Haku ( compte ) pour être précis, soit membre d'une des 100 familles portant ce titre au Japon ! Quoi ? C'est trop important comme titre ? Traitez moi de menteur tant que vous y êtes ! Bien entendu mon Aïeul était un simple baron, mais au fil des mariages arrangés la famille a gagné en noblesse...  

Ma mère, Amalia Nyngyö, a toujours porté ce titre avec fierté, et j'ai grandi dans un véritable manoir, recevant la meilleure éducation qu'on puisse avoir ! D'ailleurs étrangement inspirée de traditions plutôt françaises et Anglaises de l'époque Victorienne, ce qui explique un peu les vêtements...Enfin bref, tout ça pour dire que j'étais le genre d'enfant à ne pas aller à l’école et à vivre à part du monde, à suivre les cours de précepteurs ...Musique, danse, géographie, lettres, langues, cousine...Le meilleur des enseignements ! Mais voilà...

Très jeune déjà, je ne comprenait pas le mal qu'il y avait à décapiter des grenouilles ou ouvrir en deux des chats... Le bien et le mal ? Ennuyeux comme tout ! Il faut que je vous dise, je ne ressent pratiquement jamais de remords ! Enfin c'est un petit mensonge, mais bon... Je tue pour la bonne cause, ma conscience est en paix ! Bien sûr, mon comportement horrifiait les autres, mais je n'avais qu'à m'éloigner d'eux pour ne plus entendre leurs jérémiades. Ce n'était pas très gentil pour moi, empêcher de jouer un enfant et brimer sa curiosité... Heureusement le manoir de papa - maman était assez grand pour que je puisse faire mes affaires tranquillement ! Enfin ça n'a marché qu'un temps, mes parents ont bien vite reçu des plaintes de certains de nos domestiques, et quand ils ont tout découvert je pense les avoir déçu au plus haut point...

Mon père mit du temps avant de céder à ma mère pour m'envoyer en camp de redressement pour jeunes délinquants lorsque j’eus 12 ans. Malgré ses airs de père sévère et militaire je savais et sais toujours qu'il m'a toujours aimé, peut être moins maintenant - je ne vois même pas pourquoi...-, oh bien sûr ma mère aussi, mais son image a toujours été bien plus importante ! Je lui en veux, qu'est ce que je lui en veux ! Mais au moins m'a-t-elle donné de jolis traits et une bonne éducation, alors je lui pardonne... Et puis, je ne me fais pas d'illusions... Dans ce monde, peu de personnes comprennent ma logique, et sûrement ne m'a t elle rejetée que par peur ! Les Hommes rejettent toujours ce qu'ils ne comprennent pas... Sur le moment je dois avouer n'avoir rien compris non plus : s'endormir le soir dans un lit moelleux comme un nuage, entouré de sa famille aimée et de douces certitudes, pour se réveiller dans une petite pièce froide sans explication, sans personne pour répondre à mes appels...

Oh mais écoutez moi ça à jouer mon malheureux ! Bien sûr que je l'étais au début, mais je me suis vite habitué aux règles, et j'ai gagné pas mal d’expérience là bas ! En quelques mois, fini le petit garçon bien élevé et à peu prêt sage, j'étais une véritable terreur ! Enfin, une terreur bien malingre, mais une petite saloperie quand même, sans me faire trop remarquer non plus... Il n'aurait pas fallu que je me fasse prendre en grippe par les surveillants ou pire... Par Alexey Anton ! Un autre pensionnaire, une véritable brute de je ne sais plus quel pays scandinave avec qui j’étais plus ou moins en compétition, à celui qui ferait la plus mémorable bêtise ! Ah, que ces jours étaient difficiles, tout de même...

Pas de soleil. Pas de musique. Pas de bruit, en général, à part parfois des pleurs et des disputes entre enfants et adolescents. Pas de sentiments dits positifs. Pas de beauté, pas d'activité, rien qui ne sortait de la monotonie, de l' ennui et de la tristesse sans borne ! Mais encore pire, c'était la violence des lieux. La loi du plus fort, pour avoir les rations de nourriture des autres, pour avoir leurs vêtements, leurs affaires, leurs services... Ou bien violence des punitions, privations de nourriture, coups et blessures...Une prison miniature ! On ne le croirait pas, que de tels endroits existent, on préfère se dire que tout est surveillé, que si les enfants ne sortent jamais, c'est qu'ils ne le veulent pas, que si parfois ils ont des coquards, que si ils ne parlent plus parce qu'ils meurent de peur, c'est parce qu'ils l'ont mérité, en un sens.

Peut être.

Peut être...

Aha. Mais j'ai appris à me débrouiller ! Et puis..Il y avait un surveillant, particulièrement aimable, particulièrement gentil... Il y avait de très mauvaises rumeurs qui traînaient sur lui et sur certains jeunes garçons, mais rien de prouvé. Et il était moins violent que les autres, bien plus calme et amical, alors je ne me suis pas méfié, jour après jour, quand il se rapprochait. Honte à moi...

Il m'a offert en échange de...ça, des faveurs : sortir dans la rue, récupérer des objets, de la nourriture, abréger des punitions... et se rendre dans la salle commune des surveillants, avoir le droit de jouer du piano qui s'y trouvait... J'ai appris avec les bases que j'avais déjà et en autodidacte. C'était la seule réelle lumière de joie qu'il y avait là bas, et durant deux ans ce petit manège a duré...Deux ans...Aha, je me dégoute moi même parfois...

Mais tout ça en valait vraiment la peine pour moi, peu importe combien de fois il fallait que je le laisse faire, rien qu’effleurer les touches d'ivoire suffisait à tout guérir, à tout faire oublier. Je crois que jouer du piano est ce qui me rend le plus heureux au monde, enfin, pour l’instant sûrement... La musique donne toujours des ailes dit on, et combien de fois ce simple instrument m'a t il empêche de "déployer" les miennes trop tôt...

Cette période, je n'en suis pas fier. Pas fier du tout. Je m’efforce de l'effacer, de la refouler dans un coin sombre de ma mémoire, et j'implante à la place autant de bons souvenirs que je le peux.J'ai vécu bien trop de belles choses, fais bien trop de belles rencontres pour appesantir sur celles là, et je ne ressemble plus du tout à ce Damu d'avant. Je le retrouve parfois dans certains membres de la Ligues, des petits teigneux sur les nerfs qui n'arrivent pas à lâcher prise... Un jour ils comprendront, et alors ils connaitrons une véritable renaissance ! Un phénix, c'est ça le mot ! Mais je m'éloigne de l'histoire, pardonnez moi.

Un jour, alors que je devais avoir 14 ou 15 ans, les choses se sont envenimées avec Alexey -oui on l'avait presque oublié ce petit là!-. Deux ans de guerre froide de laquelle j'étais aussi coupable que lui, il avait finit par craquer et avait décidé de s'en prendre physiquement à moi. Au départ, c'était assez gentil, rien de bien particulier : des disputes d'adolescents, d'enfants presque, mais un jour il a réussit à m'entrainer dans un local à je ne sais plus trop quoi, et a décide que je devais disparaitre.

Il m'a bien charcuté ce jour là... Ma peau, découpée et ensuite arrachées, comme du papier peint, pas lambeaux entiers, et des cicatrices dessinées un peu partout, au scalpel, au couteau... Et ne parlons pas de mon œil crevé et de mes joues ouvertes ! Tout ça a duré plusieurs heures, et il ne se lassait pas ! Bien sûr qu'est ce que ça faisait mal, et je crois bien que depuis ce jour j'ai gardé quelques...Problèmes ! Rien ne pouvais l'arrêter, aucune supplique, aucune promesse, même le fait que sa victime soit évanouie ne l'avais pas stoppé dans son envie de destruction...Même dans mon état, même si je suppliais que tout s’arrêter, qu'on m’achève enfin, je ne pouvais pas m'empêcher de trouver ça...Beau. Même avec un seul œil, même avec un voile de larmes et d'hémoglobine dessus, je pouvais voir son expression de joie perverse, et je dois admettre en avoir été impressionné...Si je lui en veux ? Nooon ! Pas le moins du monde ! Nous étions de la même trempe ! Je lui ai même fait l'inestimable l'honneur d'être ma première victime humaine dès mon retour de l’hôpital - Au passage, quels nuls ces médecins ! Me mettre une peau trop rose, au lieu de mon joli teint de porcelaine ! "Parce que c'est la seule peau compatible à votre groupe sanguin et à votre corps en quantité suffisante que nous avons pour l'instant" qu'ils disaient ! Mais bon, je m'en suis remis...

Mes parents ne sont pas venus me voir. Bah, rien à faire d'eux de toutes façons ! Qu'ils s'étouffent avec leur égo... Ils ont eu une fille d'ailleurs. J'ai donc une sœur. Oui, il fallait bien remplacer, je suppose ! Ah, je la vois parfois, ce qu'elle est adorable ! Elle ignore mon existence, et elle est une pure parmi les impurs... Je continuerai de lui porter l'amour d'un grand frère, même si elle se croit toujours fille unique. Je ne briserai pas ça, connaître  tout est parfois mauvais, je ne veux pas la blâmer de quoi que ce soit, la petite Asuka. Et puis voudrait elle voir à quoi son grand frère ressemble, je vous le demande ? Je crois... Je crois qu'elle doit avoir 11 ans maintenant... Mais revenons en aux cicatrices !

Ça m'a tout de même donné une idée de Design de "Super Vilain"! Une sorte de poupée humaine... *se montre lui même* La classe, non ? J'ai seulement eu à recoudre avec du gros fil sur les bords, mettre un bouton sur l'orbite vide, et recoudre en plus visible mon sourire... Je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve ça charmant ! Aha, je sais que ça vous dégoute en vrai, n'est ce pas ? Mais ces cicatrices font partie de moi -vous avez bien de la chance de ne pas voir mon corps si mon visage vous révulse déjà, ce n'est pas un très beau spectacle ! - et je n'ai aucune honte à être moi. Je ne me cacherais pas sous un bandeau et du fond de teint, et même si il est recousu rien n'effacera mon sourire, prenez en bien compte !

Hum...Où en étais je déjà, par contre ? Ah oui ! La prison pour enfants ! Ce coup ci, j'y étais vraiment ! Pourtant, je l'avais tué AVANT de l'ouvrir, j'avais vraiment été gentil sur ce coup là... Franchement... En tout cas la prison n'était pas si horrible que ça, je l'ai même préféré à la pension ! On m'a libéré quelques semaines plus tard, mais au lieu de rentrer "chez moi" j'ai préféré tracer ma route : j'avais alors 17 ans, j'étais suffisamment grand pour me débrouiller tout seul !

Petit interlude de ma vie, parce qu'honnêtement il ne s'est pas passé grand chose de passionnant... Vraiment, je commençais à m'ennuyer ici bas, j'avais l'impression d'avoir déjà fait tout ce qu'il y avait de drôle ! J'étais devenu une sorte de racaille cumulant les petits boulots et les petites magouilles, volant beaucoup, surtout de la nourriture. AH là là, je me trompais lourdement... Il m'as suffit de sortir enfin de prison et de croiser la route de quelques types louches et de quelques criminels pour me rendre compte de ce que je perdais si je restais dans mon coin à me morfondre sur la vie, comme beaucoup trop de monde le fait déjà ! Ils étaient si.. ternes, si sombres, ou alors si emprunts de violence brute ! Aucun intérêt... Des gens perdus, sans but...  Et moi...

Je voulais...Choquer ! Sublimer la mort ! Révolutionner le meurtre ! Alors je me suis lancé à corps perdu dans une grande fête sanglante, sans haine aucune pour mes victimes, seulement l'envie de les rendre belles dans leur dernier souffle, de les faire rire avant, de les faucher jeunes, avant que l'éclat de leurs yeux ait disparu à cause des méandres de la vie... Je ne choisis que des victimes heureuses, car j’estime qu'il vaut mieux mourir en souriant qu'en pleurant ! Des pleurs, j'en ait trop entendu, alors maintenant je veux des rires, que des rires ! Ensuite, je leur donne un joli ballon de couleur pour que leur âme s'envole droit avec au paradis, et je leur taille un sourire heureux, parfois un petit motif sur une partie du corps... Tout est selon mon envie ! Ne trouvez vous pas que cela est mieux ainsi ? Ne s’intéresser qu'à ce qu'il y a de beau dans le monde ? A ce qu'il compte de plus pur ? Je ne cherche qu'à rendre service à ma manière, et même si personne d'autre que moi n'est capable de se rendre compte de ça, je sais que lorsque j'arriverai à ma deuxième vie, je croiserai les visages de mes "libérés", et je sais qu'ils m'auront pardonné, et qu'ils me seront reconnaissant de les avoir tué avant que leurs rêves et leurs espoirs, leurs belles certitudes ne soient détruits. Car tout cela aura été cristallisé dans leur dernier instant, aussi pénible soit il pour leur corps, car leur âme ne change pas suffisamment vite pour devenir sombre juste avant leur mort, et c'est donc aussi heureux qu'ils puissent l'être qu'ils arrivent dans leur autre monde, qui se construira à leur image, et où ils vivront pour l'éternité et là, oui là, accompliront leurs rêves...

Quand la Ligue des Vilains à commencer à faire parler d'elle, j'ai eu l'envie de découvrir de l'intérieur de quoi il s'agissait ! Sans compter que faire partie d'un tel groupe offre pas mal d'avantages...Je n'ai pas eu trop de mal à "m’inscrire" après mon évasion - c'était presque trop facile !- et donc me voilà, heureux membre de cette fantastique organisation porteuse de liberté et de fête depuis déjà trois longues années, pour vous desservir !

*Conclut par une révérence, fermeture de rideau*

image_footer
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Damu Ningyô
Jeune membre de la ligue
Messages : 112
Points : 4
Puissance : 1 610
Réputation : 260
Karma : - 70
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 3 Nov - 13:53
Un petit salut pour signaler la fin de cette fiche. :3
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Johan R. Grant
Élève de troisième année
Messages : 296
Points : 39
Puissance : 2 300
Réputation : 0
Karma : 0
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 4 Nov - 10:23
Désolé du retard ! Et on valide o/

Voilà ta note :

Longueur : 300 / 400
Orthographe : 150 / 300
Style : 350 / 700
Originalité : 350 / 600
Autres bonus : 200 (vilain)

Total : 1 350 points de puissance.

Va jouer !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
My Hero Academia RPG :: Gestion des personnages :: Présentations :: Validées-
Sauter vers: