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Pour quelques verres de plus. (Pv Elyah Kinta)

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Seth Number
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Mer 6 Sep - 18:20
Il ne faisait ni chaud ni froid, le vent semblait démotivé par le ciel grisonnant dénué de formes et de lumières. Les relents d'odeurs des déchets calcinés, faisandées ou bien simplement démoulés par les riverains du camp, le clouait au matelas.  Il sentait ses omoplates chercher un semblant d'équilibre, dans se paquet de nœud métalliques que formaient les ressorts, sans jamais trouver la position adéquate. Ses yeux vrillaient d'une lueur à l'autre, il entendait ses congénères remuer dans la baraque mitoyenne. Au vue de la cadence respiratoire de Jommy, ce dernier devait être en train de s'envoyer en l'air, avec Dieu sait quelle engeance ramassé la veille. Seth entendait ses dents grincer, avant même de réaliser qu'il était en train de grogner. Désarticulant doucement sa mâchoire, en massant son menton, il parvint à soulever sa carcasse en baillant. Tâtonnant de son autre main le fatras qui siégeait à côté de son lit de fortune, il en sortit un paquet de tabac à roulé. Un réveil plutôt calme par rapport aux gueulards habituels. Pas d'ivrognes, ni de déchets humains incapable de s'auto gérer dans le périmètre. Aucun gyrophares, ni véhicules suspect, à première vue, la journée commençait bien.

Après avoir enfilé son jean, ainsi qu'une paire de claquettes, il sortit finalement de sa "chambre", puis prit la direction du fleuve prêt duquel ils vivaient tous en communauté restreintes.  Encore la tête coincé dans les effluves de ses rêveries. Il ne remarqua pas l'imposante silhouette qui s'annonçait derrière lui, malgré la démarche brutale et maladroite de cette dernière. Son odorat captait à peine l'immonde haleine du riverain, que la patte de ce dernier venait se poser sur l'épaule de Seth. Seth sentait son dos tressaillir, pivotant instinctivement pour marquer un écart respectable entre lui et la masse. Les yeux de Seth parcouraient vivement d'un bout à l'autre le bonhomme, puis un sourire narquois déforma son visage:

"Ah bah tiens, toujours pas mort?

-Héhé, non toujours pas. Mais je me souviens d'hier!

-Ah? Impressionnant, tu t'es foulée la cheville en chemin?

-Ta pas finis non?! Je te parle de nôtre promesse.

-Euh.... aaaaaaaaaaaaah, ho, euh, ah mais .... non.

-Si, ce soir 19h30, devant la shop. Je t'amène au Blason.

-Je ne sais pas si je se...

-Tatatataah. Une promesse est une promesse mon petit. Je te dois un coup!

-Mais non, je n'allais pas laisser ces gamins t'en foutre plein la gueule sous mon nez sans rien faire. Oublis ça, tu ne me dois rien.

-J'insiste petit. J'étais dans un état cadavérique, n'importe qui n'aurait eu aucun remords à m'achever à coup de mollards. Mais toi, tu m'as tendus la main. Mieux, tu l'as foutues dans la gueule des autres!

-Rah... d'accords, mais alors juste une bière.

-Impeccable! A toute à l'heure, je ramènerais du monde tiens! Ca te changera les idées."

Seth, laissa Symun s'en aller, brassant l'air environnant avec sa bedaine, Seth eut du mal à croire qu'il ne s'était pas effondrer sous son propre poids après une telle vrille. Sans réellement comprendre pourquoi Symun était si heureux de pouvoir honorer sa parole, le jeune homme haussa les épaules, puis retourna à ses occupations. Lavant partiellement son corps, en vidant sa dernière bouteille de gel douche. Baigner dans l'eau de ce lac était le meilleur moyen de récolter les pires saloperies, mais malheureusement. Sentir le fauve ne lui avait jamais rien apporter d'autres que des problèmes.  Une fois sa toilette accomplie, il ne lui fallait pas traînarder au camp, il avait entendu parler d'une affaire de recèles de vélos à quelques heures de là. Si les informations s'avéraient bonnes, il y aurait moyen de mettre la patte sur les voleurs, puis de les livrer aux forces de l'ordre en échange d'une rémunération adaptée. Il était 8h17, le dépôt que squattaient la bande en question se situait à deux heure de marches du camp. Comptant environ six heures de périples, Seth désespérait à l'idée de devoir rentrer à l'heure pour rejoindre Symun. Il détestait ce genre de contraintes sociales, incapable de refuser poliment, ni de justifier l’égoïsme de ses réticences, il finissait toujours par céder.

Trois heures plus tard, prêt de la zone industrielle, Seth dévorait avec avidité un sandwich laissé à l'abandon sur le bord d'un banc. Un jour de chance aux yeux du baroudeurs, bien que le goût du pain, ainsi que la saveur de la viandes et des légumes étaient discutable. Le vide intense qui dominait son ventre depuis fort longtemps était enfin partiellement apaisé. Seth, avait réussit à tracer un suspect, suivant hasardeusement le premier cycliste encapuchonné qu'il trouva sur sa route, une fois arrivé prêt des dépôts en question. Il dévala plusieurs rues, traversa des massifs délaissés par les espaces verts et resta de long moment planter comme une fleur d'un coin à l'autre du quartier. Ne lâchant pas sa cible de vue, au file des heures, il avait réussit à récolter suffisamment d'informations pour confirmer ses soupçons. Le cycliste avait tapé plusieurs checks à quelques gars des rues, connu par les habitués de Mufu. Pas les plus méchants, mais loin d'être les plus honnêtes et blancs du coin. Sans chercher à attirer l'attention en restant planter derrière un lampadaires. Le vagabond marchait lentement en promenant faussement son regard intéressé sur les alentours, ne gardant un oeil vif et acéré que pour observer son cyliste qui passait derrière le commerce de Tchu-Fu. Un commerçant qui tenait un magasin d'outillage en tout genre, allant de la mécanique automobile, à la pièce de machine à lavé.

Trois heures encore plus tard, Seth se tenait au dessus du cycliste, amenant ses phalanges épouser son arcade sourcilières, ainsi que ses naseaux. Le jeune homme crachait péniblement le sang qui coulait à l'intérieur de sa bouche, en cherchant de l'air. Mais Seth s'évertuait à ne lui laisser aucun répit. Ce dernier s'était fait griller, à cause d'un seul faux pas et en payait désormais le prix. Trop pressé de confirmer ses doutes, la crainte de ne pas voir ce malheureux cycliste ressortir de derrière ce commerce l'avait tenaillé de trop prêt. Il était d'abords rentré dans la boutique de Tchu-Fu, le saluant poliment, en lui demandant des nouvelles hasardeuses. Reluquant quelques pieds de biches, ainsi que des pinces forces qui lui faisaient de l'oeil. Le commerçant se contentait de lui répondre brièvement, trop prit dans sa comptabilité, il n'appréciait pas l'attitude non-nonchalante et calme de Seth. Surtout lorsque ce dernier s'était risqué à jeter un oeil dans le dépôt arrière, Tchu-fu s'était empressé d'empoigner un balais pour le chasser de chez lui. Bien trop habile pour les maigres compétences de Seth, la brosse du balais effleura plus d'une fois son arrière train, ainsi que l'arrière de son crâne.

Têtu comme pas deux Seth s'était donc fait oublier l'heure suivante, pour revenir se glisser dans le dépôt en question, lorsque Tchu-Fu lâcha finalement son comptoir, pour aller griller une clope. C'est là que le vagabond parvint à trouver non seulement une vingtaine de vélos emmagasiné, mais aussi le fameux cycliste en question, qui semblait retaper à la chaîne, le fruit de son larcin. L'échange de regard entre les deux hommes fut suffisamment intense, pour qu'aucun des deux ne cherchent à remuer inutilement les lèvres. Trois minutes plus tard, Tchu-Fu retournait à l'intérieur de son magasin, ne trouvant là qu'un tas d'articles renversés, ainsi qu'une porte dégondée. Cherchant timidement les traces des malfaiteurs, il se surprit à ne pas retrouver son partenaire. Paniquant de plus en plus, en sentant la fatalité approcher. Il s'empara de son portable, puis tapa hâtivement un numéro de téléphone:

"Allo, Mien-Gu?

-Oui, qu'y a t'il?

-On s'est fait chopper.

-Hein? Sérieusement qu'est-ce que t'as encore...

-Attends, je ne pense pas que ça soit les flics, enfin en tout cas pas encore.

-Expliques moi."  

Quatre heure plus tard, au Blason, une table de trois hommes et deux femmes buvaient chaleureusement en échangeant des banalités en tout genre. Jommy avait ramené un dragon à l'humour éprouvant, alors que Symun lui s'était contenté d'inviter sa partenaire habituelle depuis cinq ans. Elie était une femme forte, vieille, mais libre d'esprit. Sa tendresse et son amour en étaient parfois inquiétant aux yeux de Seth qui peinait à consommer le reste de sa peinte. Craignant de sentir les effets ravageurs de l'alcool le surprendre trop vite. Il suivait paisiblement la conversation, jusqu'à ce qu'une tête aux cheveux blancs ne l'intrigue, il croisa son regard un bref, instant puis se surprit à la dévisager inconsciemment lorsque une sueur froide traversa sa nuque. Tiquant légèrement en essayant de se replonger dans la conversation, il repensait au cycliste qu'il avait interrogé, grognant pour lui même et contre lui même:

"Quelle perte de temps."
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Mer 6 Sep - 20:06

La griffe et l'épée    



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Vagabond héroïque ?

  ▬ Le vrai vagabond ne repasse jamais deux fois par le même endroit.
 
Allongée sur son lit, Elyah somnolait légèrement depuis bientôt une heure. Depuis la rentrée, elle ne trouvait que peu de temps pour faire des activités et surtout elle se sentait épuisée. Entre les cours à donner, les copies à corriger et surtout la préparation à faire, elle dormait mal ou peu. Si bien que le peu de temps libre qu'elle avait, elle le consacrait à se maintenir en forme ou à se reposer. Heureusement qu'elle n'avait pas une vie sociale très développée, sinon elle donnerait peu cher de sa santé mentale. Une petite boule de poils noirs grimpa sur la couette et vint se lover contre sa hanche en ronronnant, tandis qu'une autre boule blanche s'approcha de son visage et se frotta à lui. Elle soupira mais ne bougea pas. La torpeur l'envahissait comme une douce et épaisse couverture qui l'empêchait de se mouvoir. Elle était bien. Et si elle avait su, elle aurait coupé son téléphone.

La sonnerie déchira le silence ambiant et, la forçant à ouvrir un œil, la tira complètement de sa séance de repos. Grommelant entre ses dents serrées, elle regarda le numéro et un frisson la parcourut. Il s'agissait de Liliane, une policière qu'elle avait rencontré quelques années plus tôt, alors qu'elle travaillait pour une agence. Elles n'étaient pas à proprement parler amies, mais elles n'hésitaient pas à se rendre des services, bien que ce soit le plus souvent dans un sens que dans l'autre. La jeune femme hésita pendant ce qui lui sembla un éternité, mais à la dernière seconde elle décrocha. La voix allègre et chantante de la policière envahi son oreille et son cerveau.

« Ah Elyah ! Comment ça va depuis le temps ? » Et sans même lui laisser le temps d'articuler une réponse, elle reprit : « J'ai besoin que tu me rendes un petit service, rien de bien méchant mais- »
« Désolée mais je peux pas, je suis prof maintenant, j'ai du boulot et- »
« Oh ne t'inquiètes pas, ce ne sera pas long ! J'aimerai juste que tu localises un suspect, tu sais faire ça, non ? »

Bien sûr qu'elle savait faire, et Liliane le savait très bien. Étouffant un nouveau soupir, la demoiselle compris qu'elle ne pourrait pas se défaire de cette histoire. Dommage. Pendant un instant, elle avait vraiment eu l'espoir de recevoir un appel pour autre chose qu'un service. A part à recevoir les messages de Kiyotoki et de son épouse, ce stupide bidule ne lui servait à rien. Ses doigts se crispèrent sur l'appareil, tandis qu'à l'autre bout du fil son interlocutrice continuait à lui expliquer la mission. Elle n'écoutait qu'à moitié, mais qu'importe, elle savait qu'elle recevrait un SMS récapitulatif, alors à quoi bon avoir cette ébauche de conversation ? La mine sombre, Elyah finit par raccrocher à la fin du discours de la policière. Et, comme prévu, son portable vibra quelques minutes plus tard à la réception du message. Ce dernier était succinct, mais bien plus instructif que toute la parlotte qu'elle avait choisi d'ignorer.

Affaire de drogue et de recel. Bande à Mao. Héros du dimanche à trouvé la planque chez Tchu-Fu il y a moins d'une heure. Témoin a fait un portrait : Brun, ~1m70-75, blanc, tenue trouée. Sans doute un vagabond. Il faut le trouver et l'interroger sur ses motivations.

C'était tout ? Paye ton portrait ! Même un aveugle aurait trouvé des détails plus intéressants. Rejetant son portable sur son lit, Elyah caressa pensivement ses deux chats dans le but de se calmer. Il fallait vraiment qu'elle apprenne à dire non. Mais le voulait-elle vraiment ? Une partie d'elle était mécontente de la tranquillité de son job, de son quotidien bien rodé. La même partie qui avait pris du plaisir lorsque- Elle secoua la tête. Non, c'était faux tout ça. Et de toute manière, ce n'était pas le sujet. Il lui fallait trouver ce vagabond et parvenir à le convaincre d'aller voir la police. Autant dire que c'était pas gagné. Par chance, elle connaissait les bas quartiers, et surtout les bars les plus populaires. Trois d'entre eux ne se montraient pas du tout regardant sur leur clientèle, à savoir le Dragon qui Fume, l'Albatros et le Blason. Elle pouvait déjà commencer par là.

Mais avant cela, il lui fallait se fondre dans le décor. Ouvrant sa garde-robe, elle prit un jean noir troué et un débardeur bordeaux usé par le temps. Pour couvrir ses épaules, elle prit une petite veste de cuir, aussi abîmée que le débardeur, et elle rangea dans ses poches intérieures des petits poignards, ses poings américains et une paire de menottes. Juste au cas où.

Quelques heures plus tard, elle en était presque au même point, si ce n'était qu'elle avait réussi à obtenir une liste de noms de la part du patron du Dragon qui Fume. La plupart n'étaient que des pseudonymes, mais au moins elle avait de quoi se renseigner d'avantage. A l'Albatros, même chose ou presque. Certaines personnes lui avaient parlé d'un gars qui parfois aidait les autres, et que c'était pas courant dans le coin, mais aucun ne sut lui fournir un nom, seulement que la description vague lui correspondait. Si cela suffisait seulement, elle aurait déjà coffré la moitié des personnes présentes dans les bars visités, mais bon. Elle allait essayer le Blason et, cette fois, peut-être aurait-elle un peu plus de chance.

Alors qu'elle entrait, le patron se tourna vers elle et la salua d'une voix joviale malgré son air bourru et renfrogné. La demoiselle se rendit immédiatement au bar, s'installa sur un tabouret et lui serra fermement la main.

« Bien le bonsoir Lyly, ça fait un bail ! Qu'est-ce que je te sers ? »
« Bonsoir Phil ! Une vodka citron serait la bienvenue. »

Elle en avait passé des soirées ici. Cela ne lui rappelait pas que des bons souvenirs, mais il fallait avouer que le Blason a toujours été son endroit favori pour se trouver un coup d'un soir. A l'époque, cela lui permettait de mettre de côté sa journée et surtout d'avoir de quoi boire pour atténuer les douleurs des potentiels coups reçus. Mais il n'était toujours pas le temps de penser à son passé. Elle était là pour une raison. Le vagabond. Elle se tourna, s'accoudant au bar, et laissa son regard passer sur la salle tandis que le patron lui déposait son verre à côté. Elle le remercia mais continua à sonder les lieux d'un air désintéressé. Dans un coin, des gens jouaient aux cartes. D'autres buvaient simplement entre hommes et, à la vue de leurs mains caleuses et de leur visage sec et ridé, Elyah devina qu'ils étaient marins. Son regard se porta ensuite sur une table animée à laquelle discutaient deux femmes et trois hommes. Sans doute deux couples et un porteur de chandelle. Celui qu'elle pensait célibataire leva alors les yeux sur elle, leurs regards se croisèrent mais il s'empressa de détourner les yeux. Il correspondait au profil. Mais comme pas moins de six autres personnes. Se retournant vers Phil, elle le héla pour obtenir son attention.

« Tu saurais m'en dire plus sur le jeune homme qui tient la chandelle, un peu à droite derrière moi ? »

Il secoua la tête.

« Désolé, mais je ne le connais pas. Par contre, il est à la table de Symun, un brave type. Le pauvre, il a bien faillit perdre la vie hier, tout ça à cause de sales gosses qui font pas attention à leur Alter. Il a eu de la chance, un mec lui a sauvé la mise. C'est pas toujours comme ça dans le coin tu sais... »

Elle savait. Pour avoir traîné par ici, elle avait brièvement vu ce qu'étaient les conditions ici. Bien évidemment, cela ne faisait pas d'elle une experte, mais toujours est-il qu'elle venait d'obtenir son premier véritable indice. Prenant son verre d'une main, elle se leva et s'avança jusqu'à la table qui l'intéressait. Le grand gars baraqué la regarda avec interrogation alors qu'elle prenait une chaise et s'asseyait juste devant le jeune homme.

« Vous permettez ? J'ai l'impression que votre ami est un peu seul. » fit-elle avec un sourire charmeur.

Le dénommé Symun regarda alors son ami et lui décrocha un sourire en coin, celui disant qu'il était pas mal chanceux. Elyah ne se départit pas de son rôle et prit une gorgée de sa boisson, savourant le goût acidulé de l'alcool.

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Mer 6 Sep - 22:04
Alors qu'ils continuaient de se baratiner mutuellement, Seth restait sur sa faim. Le cycliste lui avait bien craché le morceau après une longue série de coup bas et d'insultes bien sèchent. Ce dernier avait scellé son sort lorsqu'il trébucha sur une pompe à vélo circulaire. Ironie du sort bien tombée, Seth s'était empressé de prendre l'avantage à coup d'extincteur. Simplifiant l'interrogatoire musclé qui s'effectua dans un second temps bien plus bref et explicite. Le rôdeur comprenait qu'au bout du compte, ces gars ne lui rapporteraient rien. Le cycliste n'était qu'un cousin, qui rendait service au frère de Tchu-Fu, car le gang d'un tel avait menacé de sectionner les jambes de sa sœur, si il n'obtenait pas une somme astronomique en échange. Excessivement ennuyant et compliqué à comprendre, Seth en vint à se rappeler qu'il ne devait pas traîner. Assénant un énième coup de poing dans le menton du jeune homme. Il parvint à l’assommer, puis à traîner le corps dans un placard vissé au sol.

Refermant sans ménagement la porte derrière le comateux, Seth ne pouvait que se raidir en entendant la porte du magasin s'ouvrir. S'empressant de bondir sous le couvert d'un bureau voilant l'angle gauche du dépôt rectangulaire. Il retenait son souffle en se tenant en boule. Figé sur le sol, il tendait les oreilles en priant pour que le vieux commerçant rebrousse chemin. Seth connaissait cette sensation oppressante, cette douche froide qui lui donnait l'impression de percevoir la moindre veine alimentant son corps. La peur de se faire débusquer était une règle que la nature lui avait inculquée très tôt. Il s'en voulait de n'avoir pas réussi à trouver de meilleures cachettes en cet instant, jusqu'à ce qu'il entende la voix de Tchu-Fu puis un second claquement de porte:

« Vous permettez ? J'ai l'impression que votre ami est un peu seul. »

Coupant une seconde fois le fil de ses pensées, la jeune femme aux yeux de glaces vint les interrompre et s'asseoir à leurs côtés. En d'autres circonstances, cela l'aurait totalement indifféré de voir quelqu'un s'inviter avec autant d'ardeur. Malheureusement, les sourires sournois, ainsi que les remarques déplacées lui tombèrent dessus en un instant. Piégé dès le départ, sans possibilité d'évasion ni de sortie. Il allait devoir faire connaissance avec cette femme si il ne voulait pas passer pour un froussard. Son père lui avait bien expliqué qu'aucun groupe d'humains ne respecteraient un froussard. Sans réellement le forcer, Seth eut un sourire léger en levant calmement son verre:

"Santé!

-Bien parlé Seth!

-D'où venez-vous si ce n'est pas indiscret?

-Jommy, tu pourrais lui demander comment elle s'appelle avant quand même.

-Pardonnez-moi, j'ai toujours un peu de mal avec les manières... On m'appelle Jommy. Comment vous appelez-vous?

-Seth, va donc te reprendre un coup, tu le mérites bien.

-M'ouais.

-Vous êtes tellement belle."

Enfin, une porte de sortie, qu'elle ait eu le temps de répondre ou non, Seth se dépêcha d'avaler le contenu de sa bière et d'aller recharger son dût. S'excusant brièvement en inclinant la tête à on ne sait trop qui. Il avançait vers le comptoir en balayant la salle du regard. Une fois à portée du barman, Seth souriait en inclinant le pouce dans le contenu de son verre. Se contentant d'articuler brièvement un "merci d'avance", en laissant le barman remplir son verre en fusillant Symun du regard. Avant de retourner à sa table, il observa l’extérieur du bar à travers la porte ouverte du bar. Il repensait encore à ce qu'il avait fait, se demandant si d'une certaine manière, il n'avait pas mal agit. Après être sorti de sa cachette chez Tchu-Fu, il s'était empressé d'appeler la police grâce au portable du cousin du commerçant. Expliquant brièvement le problème, il laissa le portable tomber sur le sol, puis s'en alla part la porte qui donnait sur l'arrière rue en courant.

Il soupirait dans son coin, pendant que de l'autre côté du bar, les connaissances de Seth, ne se privaient pas de divulguer à l'inconnue toutes les informations les plus bénins. Allant même jusqu'à supposer quel genre d'Alter Seth possédait. Symun s'empressa d'ailleurs, de lui raconter les événements de la veille. Ce soir-là, une bande de gamins avait simplement profité de l'état d'ivresse de l'imposant quarantenaire, pour tester leurs Alters et plus simplement se défouler sur lui. Il n'était certes pas vraiment innocent, puisqu'il les avait insulté sans vraiment savoir pourquoi. C'est après s'en être prit plein la tronche, que Symun distingua le visage de Seth. Il n'avait pas vraiment eut besoin de les frapper, ni de les menacer, le simple fait de voir quelqu'un intervenir les dissuada d'aller plus loin. Allant plus loin dans la conversation, la compagne de Symun se permit une réflexion:

"Si vous voulez mon avis, le meilleur moyen de savoir ce que vous voulez de lui c'est d'aller lui demander. Je ne sais pas d'où il vient, mais je sais qu'il ne sait pas parler aux femmes. Alors faudra faire le premier pas ma cocotte."

Les trois compères commencèrent à rire en buvant, puis reprirent le fil de leur conversation, offrant un moment de répit à la nouvelle venue. Seth s'apprêtait à retourner s'asseoir à sa table, lorsqu’une nouvelle sueur froide lui traversa la nuque. Il chercha des yeux quelqu'un ou quelque chose sans succès. Se contentant de réfléchir à ce qu'il allait bien pouvoir dire.

Quelques heures plus tôt.

Tchu-Fu entraperçevait la silhouette fuyante de Seth, tentant vainement de le rattraper en parlant au téléphone:

"Il est là Mien-Gu, je l'ai sous mes yeux, je ne peux pas. Ho bonté je ne vais pas y arriver...

-Allo? Écoutes moi bien. Laisses tomber le braqueur, dégage de là et fais brûler le magasin en partant c'est compris? Tu me donneras sa description plus tard. Toi parles juste d'un accident. J'arrive de suite.

-D'accords..."

Lorsque les policiers étaient arrivés sur les lieux, les flammes avaient déjà pris possession du bâtiment. Tchu-Fu simulait l'âme en peine, au bout du rouleau qui doutait péniblement en silence. Tandis que ces derniers laissaient faire les pompiers, en l'interrogeant sans vergogne. Quelques heures passèrent, permettant à Mien-Gu d'arriver sur place et de découvrir le cadavre fumant de la boutique. Voilant à peine son indifférence pour cet investissement partis en fumée, ses yeux traquaient le vieillard. Ce qui lui donnait d'ailleurs une raison de briser son visage de marbre. Jamais encore il n'avait vue Tchu-Fu dans un si piteux état. Le temps que Mien-Gu arrive, les pompiers avaient eu le temps de neutraliser les flammes. Malheureusement, les ruines de cendres et de mousses abritaient en elle une tragédie que le vieillard n'avait pas prédite:

"Mien-Gu, il mesure un mètre soixante dix ou quinze. Il est brun, blanc, veste en cuir brune avec des trous dedans. C'est juste un sale punk... mais il a tué Gokuro. Venges nous s'il te plais."


Si ce vieil homme avait encore des larmes terrées dans les creux desséchés de son être, il aurait bien pleuré. Mais son être réclamait vengeance pour la bêtise de ce drame qui venait d'emporter ce cousin. Les forces de polices s'emparèrent de Mien-Gu qui se laissa faire, enregistrant profondément ce que venait de lui dire le vieillard. Il passa l’interrogatoire sans soucis, n'ayant absolument rien à se reprocher, si ce, n'est le souci qu'il se faisait pour son business ainsi que son adjoint. Justifiant les propos de Tchu-Fu par l’âge, il en profita pour implorer l’indulgence des agents de l’état. Ils le laissèrent donc partir. Sans savoir qu’il était fermement décidé à rallier des forces et lancer une traque qui ne saurait traîner en longueurs.
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Jeu 7 Sep - 16:13

La griffe et l'épée    



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Vagabond héroïque ?

▬ Le vrai vagabond ne repasse jamais deux fois par le même endroit.


Les interrogations fusèrent à son encontre, mais Elyah ne se départit pas de son calme ni de son sourire aguicheur. Jouer le rôle d'une séductrice ne lui plaisait guère, c'était même l'opposé de son caractère, mais elle n'avait rien trouvé de plus efficace pour approcher sa  cible. Nombre de ses amants d'un soir l'avaient déjà complimenté sur sa beauté ou ses formes, et elle avait beau se trouver quelconque, elle savait qu'elle correspondait aux normes de beauté de la société. Si bien qu'elle avait appris à s'en servir pour obtenir ce qu'elle désirait, comme par exemple un contact avec certains membres de la pègre. Elle repensa à cette mission avec une pointe d'amusement mais aucune nostalgie. Elle avait mûri depuis, et si ce n'était pas pour la police, il n'était pas question pour elle de se remettre dans le bain du monde héroïque. Elle dût couper court à ses pensées lorsqu'une des personnes présentes lui demanda son nom.

« Vous pouvez m'appeler Lyly. » dit-elle sans lâcher le dénommé Seth du regard.

Il paraissait soucieux et surtout pensif. Peut-être était-ce à cause de l'incendie qu'il avait, semble-t-il causé ?

Une heure plus tôt, alors qu'Elyah sortait à peine du Dragon qui Fume, Liliane l'avait recontactée par téléphone. Derrière elle, on entendait les sirènes de polices mais aussi de pompiers. La policière expliqua que le magasin de Tchu-Fu avait été incendié, et au milieu des ruines encore fumantes, ils avaient trouvé un corps calciné. Il semblerait que le héros du dimanche n'ait décidé de passer à la vitesse supérieure, et aurait débuté sa série de victimes. C'était souvent ainsi avec les gens qui décidaient de faire leur propre justice, ils n'avaient pas de limite. La police possédait encore de lourds soupçons contre Tchu-Fu et Mien-Gu, mais rien de suffisant pour les garder enfermer. D'autant plus que c'était le propre cousin de Tchu-Fu qui serait décédé. Tout cela rendait l'affaire encore plus compliquée, surtout que l'incendie avait balayé toute trace de la drogue recherchée.

Suite à cet appel, Elyah s'était frottée le visage. Leur seule piste pour comprendre ce qui s'était passé était ce vagabond, ce punk selon Tchu-Fu. C'était vraiment un manque de bol que ce mec soit intervenu quelques jours avant que la police ne puisse obtenir les preuves suffisantes pour procéder à une arrestation, ce foutu pyromane avait vraiment tout gâché. Et-

Sa cible se leva alors que Symun l'invitait à aller se faire resservir. La jeune femme en profita pour observer son allure, il semblait mal à l'aise dans cet environnement, comme s'il n'appartenait pas à cet univers. Le fait qu'il était marginal renforçait les soupçons de l'héroïne, un individu sans attache et sans situation stable avait tendance à tomber dans la violence gratuite. Mais ce n'était que des spéculations, elle ne pouvait tout de même pas l'arrêter juste parce qu'il ressemblait à une vague description et parce qu'il semblait solitaire. Elle allait simplement continuer à l'observer. Les autres personnes attablées se mirent à parler de tout, de rien, mais surtout des évènements survenus la veille. Selon ses amis, il serait capable de changer une partie de son corps en animal, un bœuf apparemment. Cela ne l'aidait en rien, mais s'il avait la force physique d'un tel animal une fois transformé, elle devait songer à éviter le corps-à-corps.

Ils lui dépeignirent alors la petite bagarre qui avait eu lieu hier. Des gamins auraient pris leur pied à défoncer ce grand gaillard à l'aide de leur Alter, et effectivement, il en portait encore les traces. Bandages et pansements clairsemaient sa peau à divers endroits et son oeil au beurre noir n'était pas dans un très bon état. Elle doutait qu'il ait vu un médecin, mais même s'il n'avait pas les moyens, il devrait s'y forcer un peu. Perdre la vue ne lui permettrait sans doute pas de conserver son travail, peu importe la branche dans laquelle il travaillait, elle devinait qu'il menait une activité physique. Mais ce n'était pas ses affaires. Elle était là pour ce Seth. La compagne de Symun attira alors son attention en lui touchant la main, elles échangèrent un regard et elle lui glissa doucement quelques mots :

« Si vous voulez mon avis, le meilleur moyen de savoir ce que vous voulez de lui c'est d'aller lui demander. Je ne sais pas d'où il vient, mais je sais qu'il ne sait pas parler aux femmes. Alors faudra faire le premier pas ma cocotte. »

Un timide n'est-ce pas ? Cela expliquait pourquoi il n'avait pas demandé son reste et avait presque fuit la table dès qu'il en eut l'occasion. Les rires fusèrent autour d'elle, attirant les regards d'autres clients. Mais Elyah n'en eut cure. S'il était timide, il ne tenterait rien à moins qu'elle ne prenne les devants. Et elle n'avait pas le temps d'attendre que la soirée s'éternise. Alors que le jeune homme revenait vers eux, elle prit une gorgée de vodka, se leva et s'approcha de lui. Elle plongea son regard dans le sien, lui prit le bras et enfin se tourna vers le patron. Phil arqua un sourcil. Elle glissa un billet sur le comptoir dans sa direction.

« Tu as toujours des chambres de libre, Phil ? »
« Toujours pour toi, ma Lyly. » répondit-il en leur adressant un sourire grivois.

Le billet disparut dans la manche du barman et Elyah attira Seth vers les escaliers. Elle le ferait parler, coûte que coûte.

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Jeu 7 Sep - 18:31
Alors qu'elle jouait des clefs dans la serrure que le tenancier leur avait sympathiquement cédé. Elle en profita pour lui offrir un sourire troublant, sans pour autant lâcher son bras droit d'une prise certes innocente en apparence. Mais aussi ferme et solide qu'un étau d'acier. Légèrement refroidi par cette contraignante contradiction de la nature. L'animale eut  envie de l’assommer dès instant ou elle le lâcha des yeux. Le faisant entrer en jouant finement de ses atouts le temps qu'il découvre leur chambre. Une petite pièce close à la peinture écaillées, meublés de deux tables basses, ainsi que de deux néons installés posément en biais au milieu du plafond. Furent suffisamment de richesses compactées en un si petit ratio au mètres carré. Pour faire oublier la notion de stress et de songes dans laquelle il pataugeait depuis le début de la soirée:

"Trop bien!"

Fasciné par l'épaisseur du matelas, ainsi que la texture de ce dernier, il n'envisagea pas une seule seconde qu'il se faisait probablement enfermé par une flic en civile. A des kilomètres de sa journée perdue, il retrouvait enfin un peu d'intérêt quelque part. Il en contenait presque des larmes de joies. Malheureusement, il ne pouvait simplement pas mépriser son hôte de chambre. Il n'avait pas spécialement envie de coucher avec elle ce soir, alors il allait devoir trouver un moyen de la calmer directe si c'était réellement son intention. Jouant le tout pour le tout, sans imaginer une seule seconde dans quelle guêpier il se jetait, Seth lui demanda:

"Vous voulez simplement me parlez n'est-ce pas?"

Dehors, à quelques mètres de là, une voiture noire aux vitres teintées d'un bleu nuit voyait ses portes s'ouvrir. Délivrant quatre hommes habillés de manière commune. Chemises, pantalons en toiles quelconques, petites chaussures de travaille, l'exemple typique des gentlemans en perdition. On pouvait deviner qu'il voulait boire un coup tranquillement à l'écart des oreilles qui traînent. Ce pourquoi ils passaient inaperçu, pas plus perturbant qu'un groupe d'ombres. Capté uniquement par la lueur du regard d'un barman qui connaissait ses habitués. Ce dernier sortit ses trois meilleurs bouteilles de sakés, qui ne valaient pas grand choses, autant en prix qu'en saveur. Puis alla leur distribuer. Ces derniers attendaient devant leur chambre habituelle, puis ils saluèrent plus respectueusement Phil, lui demandant des nouvelles, telles que:

"Alors, comment vont tes rapports avec le voisinage?

-On ne peut mieux, vous avez toute ma reconnaissance pour tenir notre engagement.

-Ne soit pas si formel, tu es un bon barman, on peut se tutoyer Phil. Tiens, tu as des enfants Phils?

-Je ...euh.

-Tu les vois souvent?

-S'il vous plais c'est ma vie privée.

-Pardonnes moi Phil, je suis un peu sur les nerfs."

Le barman parvenait enfin à ouvrir cette fichue porte, bataillant dans la serrure de cette dernière, oppressé par l'intimidante aura que dégageait son client. C'était inhabituel de sa part d'être aussi stressant. Perturbé par ce bref échange, le patron s'empressa de déposer les bouteilles, puis les salua brièvement en claquant la porte derrière lui. Laissant Tchu-Fu, Mien-Gu, Tossai et Sekutso seuls dans un silence morbide. Sekutso était le frère du défunt cousin de Tchu-Fu, Tossai était le père de ce dernier. Le premier travaillait dans une gare occupant une ville voisine, le second avait entamé une certaine forme de retraite. Ce contentant de travailler en tant que jardinier à ses heures perdues, il culpabilisait, craignant d'avoir délaissé son défunt fils:

"Installons-nous et discutons de la démarche à suivre."

Pendant ce temps Seth, commençait à réaliser dans quels genre d'emmerdes il s'était fourré. Regrettant amèrement, de ne pas s'être contenté de lui sauter dessus. Il maudissait Simun, se maudissait lui même, ne sachant pas quoi faire d'autre que de s'asseoir en tailleur sur le lit pour boire sa bière. Si elle venait à lui demander ce qu'il savait sur les événements du magasin de Tchu-Fu, Seth se contenterait de continuer de boire jusqu'à ce qu'il obtienne quelque chose d'intéressant en échange. Mais sans ça, sa langue réserverait son utilité à la dégustation de bière.
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Ven 8 Sep - 16:28

La griffe et l'épée    



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La serrure fut plus difficile à ouvrir que dans ses souvenirs. Cela faisait un moment qu'elle n'était pas venue, pas depuis sa prise de fonction à U.A., et il lui semblait que la porte avait bien morflé. La peinture était écaillée, le bois enfoncé par endroits, Phil devait accorder ses chambres à des clients peu scrupuleux de les garder en bon état. Finalement, la clé parvint à faire jouer le mécanisme et la pièce s'offrit à leur regard. C'était vraiment la chambre la plus pitoyable qu'elle ait connu, mais étrangement sa cible semblait dans un tout autre état d'esprit. Alors qu'elle l'avait sentit tendu au moment où elle l'avait forcé à la suivre, il était à présent comme un enfant devant une énorme coupe de glace. Elyah le regarda s'émerveiller sans rien dire, se demandant un instant si cet imbécile heureux pouvait vraiment être le coupable.

Alors qu'il s'avançait dans la pièce, elle referma la porte et s'y adossa. La jeune femme ne le quittait plus de regard, étudiant chacune de ses mimiques et actions, à la recherche du moindre indice qui pourrait le trahir. Mais rien, à cet instant il semblait aussi transparent que du verre et elle ne voyait rien de mal en lui. Mais il lui était souvent arrivé de se tromper. Discrètement, elle tâtonna sa veste pour être certaine de la présence de ses armes. Bien. Au cas où il la menait en bateau, elle serait prête à se défendre. Toutefois, elle aimerait éviter d'en arriver jusque là. Si elle pouvait simplement l'interroger... Seth se tourna alors vers elle et lui demanda de but en blanc :

« Vous voulez simplement me parlez n'est-ce pas? »

Pas si stupide qu'il n'en avait l'air, hein ? La demoiselle hocha la tête et son visage se fit plus sérieux. Au moins allait-elle pouvoir laisser tomber ce rôle d'allumeuse qui ne lui convenait guère. Mais avant qu'elle ne puisse lui répondre quoi que ce soit, elle entendit de nombreux pas dans l'escalier. Tendant l'oreille, elle entendit Phil et une autre voix masculine. Elle ne pouvait pas distinctement entendre leurs paroles, mais le ton du barman semblait effrayé. Serait-il entrain de se faire menacer ? La porte en face de leur chambre claqua et un léger soupir indiqua que Phil était désormais seul, mais surtout sauf. Elyah entrouvrit alors la porte et, le regardant avec interrogation, lui demanda si tout allait bien. Il lâcha un petit oui, mais ses yeux disaient le contraire. Peu importe qui se trouvait dans cette chambre, il en avait peur. Ne voulant pas lui attirer de problème, elle lui adressa un faible sourire et le laissa retourner à son bar. Bon... Elle allait devoir s'occuper de sa cible et après elle se renseignerait sur ces gars qui effrayaient un de ses barmans préférés.

Refermant la porte, Elyah prit une chaise et alla s'asseoir en face de Seth. Celui-ci avait choisi le confort du lit, et il avait eu bien raison. Si les chaises du bar étaient rembourrées et agréables, celle-ci n'était qu'une simple planche de bois usée et qui épousaient mal les formes de son postérieur. Mais peu importe.


« Si ça ne dérange pas, on va se tutoyer pour plus de facilité. Donc Seth... Peux-tu me dire ce que tu faisais chez Tchu-Fu il y a quelques heures ? »

S'il voulait être direct, elle le serait aussi. Pendant sa réplique, elle avait planté son regard dans celui de son interlocuteur, notant silencieusement sa réaction.


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Seth Number
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Lun 11 Sep - 20:24
Alors que les yeux de Elyah prenaient une teinte moins excitante, Seth déposait méticuleusement ses pieds sur le sol, dépliant ses jambes sans lâcher la jeune femme du regard. Encore surprit par la réelle stupidité avec laquelle il venait de se coincer. La fierté du rôdeur en prenait un coup. Elle n'avait pas une attitude agressive. Certes sa gestuelle maîtrisée était stressante, son visage une fois fermé, imposait une ambiance sérieuse avec laquelle Seth n'était pas accoutumé. En y repensant brièvement, son immaturité venait encore de jouer en sa défaveur. Mais, avant de donner quoi que ce soit, il désirait recevoir:

"Dis moi sérieusement comment et pourquoi tu en es arrivé à te mêler de cette histoire. Et je répondrais sans rien omettre de vôtre question. "

Il l'avait encore vouvoyez, mais s'en excusa en se frappant bêtement la lèvre, d'une manière corrective. L'incident qu'il avait entendu de l'autre côté de la porte ne lui était pas sortit de la tête non plus. Ca n'était pas passé inaperçu, déstabilisant le peu de confiance que Seth parvenait à trouver. Peut être avait-il vraiment fait une erreur en appelant la police? Si il s'était contenté d'abandonner ce magasin, sans demander son reste. Il aurait pu revenir mieux préparé dans la semaine, puis réclamer une somme conséquente en échange. Il ne savait pas vraiment si la loi marchait comme ça, mais ne maîtrisant ni la lecture, ni l'écriture sans parler des mathématiques. Seth ne trouvait que très rarement des petits jobs dans lesquels il désirait persévérer, préférant trouver d'autres combines pour s'en sortir. Alors pourquoi n'avait-il pas réussi à mieux réfléchir son plan cette après midi là?

Laissant Elyah répondre à sa manière, Seth resta très tendu, préparant sa fuite secondes après secondes, sans chercher à réellement cacher ses intentions. Pendant ce temps, les quatre autres hommes discutaient nerveusement dans la pièce d'accoté. La tragédie qui venait de s'abattre n'avait pas encore atteint les oreilles de la mère du défunt. Voulant d'abords retrouver l'assassin, avant qu'il n’entame le deuil, après que Mien-Gu ait annoncé les divers informations qu'il avait pu récolter. Tossaï l'interrompit:

"Comment est-il décédé? Vous ne nous l'avez toujours pas dis. Vous parlez d'un meurtrier mystère qui ressemble d'après vôtre description à la majorité des punks de ce monde. Sans la nature de sa mort, ainsi que des explications solides, je ne vous suivrais pas."

L'ambiance venait de prendre cinq bon kilos de pression, la main de Tchu-Fu tremblait légèrement, assommé par la honte et le remord il avoua sèchement:

"Je suis en effet responsable du feu qui a emporté le magasin. Mais tu dois me croire Tosaï, je n'ai jamais imaginé que Doko était encore à l’intérieur. J'étais pris dans la précipitation... on devait faire disparaître les preuves avant que...

-Enfoiré, tu es en train de me dire que tu es le coupable!

-Attends, Tossai, il n'a pas prémédité le meurtre. On voulait simplement détruire la came, ainsi que les preuves après le passage d'un intrus. C'était mon ordre, je n'avais absolument pas conscience que Doko pouvait être en train de  roupiller dans le magasin.

-Alors, non seulement tu me mets en face de celui qui accidentellement tué mon fils, après avoir essayé de faire passer ça pour un meurtre avec un assassin imaginaire. Et maintenant tu insultes sa mémoire, en insinuant qu'il dormait pendant les heures de travailles.

-Tossai... l'assassin en question n'est pas imaginaire, des témoins l'ont vue courir. Il y a moyen qu'on le retrouve assez vite. La police ne se concentrera pas plus d'une semaine sérieusement sur une affaire comme ça. Il faut qu'on prie pour tomber dessus avant eux et les stats sont avec nous.

-Quel est le plan?

-On a une idée, il y a un camp assez récents de reclus prêt d'un vieux dépôt aux abords du lac. On pourrait passer y faire un tour, interroger deux trois gamins et voir si on trouve un début de piste.

-Pourquoi ce camp plus qu'un autre Mien-Gu?

-Ils ne sont pas là depuis longtemps, donc plus facilement soupçonnable.

-C'est ... tout ?

-Oui.

-Vous vous fouttez de nôtre gueule!"

Les quatre hommes échangeaient désormais une volée de coups, partant dans un deux contre deux improbable. Aucun n'avait l'intention de tueur, ni même de blesser mortellement son adversaire, mais Tossai et Sekutso devaient déverser leurs tristesses. Il n'y avait pas d'espoir de revoir Doko, il était mort et seule une vengeance froidement exercée avec dignité et conviction pourrait soulager convenablement leurs peines.
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Jeu 14 Sep - 15:39

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Malheureusement, le suspect avait décidé de se montrer têtu. C'était dommage pour lui. Elle voulait bien jouer la gentille flic, se montrer aimable et tout le tintouin, mais il fallait qu'il comprenne que ce n'était pas à lui de décider d'un échange de bon procédés. Sa nervosité n'échappa pas à la jeune femme. Cette dernière se pencha vers lui, le regard interrogateur et encore plus froid que précédemment. Des interrogatoires, elle en avait déjà menés plein, et pas seulement pour le compte de la police. Elle plissa les yeux. Déboîter une mâchoire ne la dérangeait pas, certes, ce n'était pas louable en tant qu'héroïne et maintenant en tant que que professeur, mais elle n'était pas officiellement là. Liliane lui avait accordé carte blanche, ce qui signifiait que quoi qu'il arrivait, elle ferait tout pour la couvrir. Et c'était une très bonne chose. Si elle avait envie de casser du méchant, elle n'avait pas à se gêner. Le problème était que pour le moment, elle n'avait aucune raison valable de le faire.

« Je crois que tu ne saisis pas la situation, Seth. »

Se mettant soudainement sur ses jambes, elle prit d'une main le poignet du jeune homme, de l'autre elle récupéra sa paire de menottes dans la poche intérieure de sa veste. En deux temps, trois mouvements, elle attacha le vagabond à la tête du lit. Son visage se retrouva alors extrêmement prêt du sien.

« Tu ne partiras pas avant de me dire ce que tu foutais dans cette bicoque. »

Le ton qu'elle employa était encore plus glacial qu'un vent venu du nord. Elyah se recula et le regarda un peu de haut. Bordel, comme si elle avait du temps à perdre avec tout ça. Elle avait des cours à préparer et des chats à nourrir. La prochaine fois, elle se promit qu'elle refoulerait le moindre service demandé. Des éclats de voix se firent alors entendre. Ils semblaient provenir de la chambre d'en face. Tournant la tête dans cette direction, l'héroïne essaya de comprendre la situation. Une bagarre. Il y avait des petits cris de douleur, du mobilier renversé... Serrant les dents, elle alla ouvrir la porte. Dans le couloir, sur le palier de la chambre d'où provenaient les éclats, Phil attendait avec une bouteille de saké dans les mains. Son corps âgé tremblait des pieds à la tête, et à son expression, on devinait qu'il hésitait à intervenir. Elyah posa sa main sur épaule pour attirer son attention, et lui prit l'alcool des mains. Avec un petit "Je m'en occupe.", elle l'invita à redescendre dans son bar. Elle se tourna ensuite vers Seth et le pointa du doigt, son regard seul lui interdisait de bouger. Puis elle ferma sa porte de chambre, attrapa un tablier qui était accroché dans le couloir, et ainsi vêtue, elle toqua à la porte des bagarreurs.

Les coups cessèrent presque aussitôt, et un homme ouvrit violemment la porte.

« QUOI ?!! »

Il était rouge de colère, mais son expression se figea en voyant la délicieuse demoiselle. Celle-ci avait repris un visage plus doux et elle avait décidé de jouer la carte de la jeune fille serviable et enjouée.

« Le patron souhaite vous offrir une nouvelle bouteille. Laissez-moi vous servir. »

D'un pas léger, elle entra dans la pièce. Les hommes réajustaient leur cravate ou leur chemise, et après avoir remis les chaises sur pieds, ils se réinstallèrent dans le calme. Elyah dévissa la bouteille et entreprit de remplir chaque verre.

« Tossai, si nous pouvions- »
« Ta gueule Tchu-Fu. On va faire ce que Mien-Gu a proposé. Mais putain, si vous me trouvez pas le bon clodo d'ici demain soir, vous avez intérêt à quitter le pays avant que je vous trouve. »

Passant à côté de lui au même moment, Elyah se prit une claque gratuite sur les fesses. Se crispant légèrement, elle ne dit rien et quitta la salle sous leurs regards appuyés. Si Seth était ce "clodo" en question, elle allait devoir lui faire quitter le coin en vitesse. Et merde ! Les principaux suspects dans l'affaire de drogue et de recel étaient là, mais elle ne pouvait rien faire. Trop d'innocents étaient au rez-de-chaussé, et le temps que la police arrive, les malfrats auraient déguerpis. Tant pis. Elle devait juste récupérer Seth et le mettre à l'abri. Alors qu'elle ouvrait la porte de sa chambre et qu'elle vérifiait du regard que sa cible était toujours bien là, la porte derrière elle s'ouvrit et Tchu-Fu vint à ses côtés.

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Seth Number
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Jeu 14 Sep - 19:47
Alors que Tchu-Fu espérait convaincre Elyah de rester quelques minutes de plus. La porte fut arrachée de ses gongs, projetant le vieil homme qui n'eut pas le temps d'esquiver aussi bien qu'une professeur entraînée. Alors qu'elle tentait vainement de l’entrouvrir, le lit miteux sur lequel elle avait laissé Seth cavalait sur elle. Le matelas n'était plus là pour amortir le moindre choc, arrachant tout de même un bref râle de douleur au menotté. Tchu-Fu gisait aux pieds des trois malheureux témoins. Ils regardaient le vieillard, essuyant encore leurs blessures sans lâcher du regard les ruines du sommier que Seth trimbalait péniblement au milieu du couloir. Il traînait un bout épais de tête de lit, rattaché par les menottes d'Elyah à ce fardeau, sa rage n'en demeurait pas moins tenace. La douleur que procuraient les menottes d'Elyah, depuis qu'il avait muté ses muscles en ceux d'un singe. Ne cessait de l'éprouver, l'empêchant de se concentrer pleinement sur divers objectifs à la fois. L'épaisseur de ses bras, ainsi que leurs tensions avaient drastiquement changés. Bien qu'utile pour l'exécution rudimentaire de son plan, son Alter jouait plus ou moins à son désavantage. Tournant le dos à celle qui voulait le contraindre, ainsi qu'aux autres gangsters du Dimanche, Seth s'échappait en courant aussi vite que ses jambes lourdées lui permettait d'aller:

"Les Gars, cassez-vous!"

Furent les derniers mots qu'il parvint à hurler avant que les autres n'entre jeux. Bien sûr les amis de Seth venait d'entendre ce cri d'alarme. Mais Symun ainsi que Jommy ne purent que rire en trinquant, se frappant le front en vannant allègrement ce pauvre Seth. Symun ne pouvait s'empêcher de rire, pensant cinq minutes à peine avant d'entendre ce manche de Seth hurler. Qu'ils pourraient tous parier sur les performances de ce dernier, quant à ses relations avec la jolie dame qui venait de l'attirer à l'écart. Malheureusement, il ne comprit son erreur qu'un peu plus tard. Lorsqu'il laissa traîner son regard dans celui de Phil. Ce dernier était littéralement vert de peur. Sans même essayer de chercher à voir plus loin, Symun se leva nonchalamment. Baffant son ventre pour stimuler ce vieux corps cassé, comme il aimait trop souvent le penser. Jommy lui n'en fit rien, préférant observer les événements depuis sa chaise. Se reposant sans pression sur les larges épaules de son partenaire de beuverie pour régler ça.

Quelques instants au par avant, alors qu'Elyah ne s'était même pas encore fait baffer le fessier. Seth s'évertua à tirer, frapper, se tordre dans tous les sens en talonnant le bout de sommier auquel il était relié. Dégoutté par l'échec frustrant de ces dix secondes de prouesses inutiles, il s'en remit tristement à la seconde option. S'échapper avec le lit, enfin il n'avait pas réellement besoin du matelas. Il s'empressa de sauter sur le plancher, délaissant ses chaussures qui traînaient plus loin, pour se focaliser sur son alter:

"Here I come."

Il vira le matelas à l'aide de plusieurs coup de pieds, puis concentra toute son attention sur ses bras. Il voulait des muscles robustes et fort, il devait pourvoir soulever ce lit. Pensant naturellement aux gorilles, qu'il n'avait jamais croisés ni mangés, il se rappela en revanche, la force avec laquelle les singes qu'il chassait du temps de l'ancien démontrait en cas de crise. Attrapant fermement l'une des lattes du lit en question, il grinça des dents en sentant pour la première fois l'emprise des menottes sur son poignet droit. Il expira un grand coup puis souleva le sommier. Son dos allait en prendre un coup, mais il avait déjà éprouvé bien pire, porter plus lourd et, pour l'instant. La seule chose à laquelle il pensait, avant de réaliser qu'il aurait pu simplement défoncer la fenêtre avec. Était de foncer contre cette porte qui était sur le point de s'ouvrir. Pensant immédiatement avoir été repéré par la flic en civil, son sang ne fit qu'un tour. Il vrilla une fois en balayant la chaise sur laquelle Elyah s'était installée quelques minutes plus tôt. Puis se jeta en hurlant contre le choc généré par la charge. La porte brisée, succès, la flic pris de court succès, l'inconnu étalé par terre, ok. Sans chercher à demander son reste, il essaya vainement de s'enfuir, se rappelant la présence de ses amis.
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Jeu 21 Sep - 14:44

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Avant d'avoir le temps de dire quoi que ce soit, Elyah vit la porte se tordre et voler vivement vers le vieil asiatique et elle. D'un pas de côté qui tenait plus du réflexe, elle évita de se la prendre en pleine tête, contrairement à Tchu-Fu qui tomba avec à la renverse. Se frottant la tête, il regarda l'homme qui se tenait dans l'embrasure, une tête de lit pendant au bout d'une paire de menottes reliées à son poignet. Ses yeux s'ouvrirent à leur maximum, et il beugla quelque chose d'incompréhensible en chinois. Aussitôt, deux têtes apparurent derrière eux.

« LE CL- LE CLODO ! TOSSAI ! »

Le vagabond prit alors ses jambes à son cou, tandis que les hommes de mains fouillaient dans leur veste. Pas besoin d'une licence héroïque pour comprendre qu'ils s'emparaient de leur flingue. Vivement, Elyah posa sa main sur la porte dévergondée et y chargea une bonne dose d'énergie. Le gros morceau de bois se mit à léviter doucement et, brusquement, alors que les chinois visaient le dos de Seth, la porte se rabattit devant eux, bloquant deux tirs et leur champ de vision. La jeune femme, prenant appui sur le mur, s'élança pour un coup de pied retourné qui assomma les deux ennemis. La porte se mit alors au ras du sol et, lui servant de hoverboard, l'emmena à la suite du fuyard. S'arrêtant deux secondes, la demoiselle brisa la petite vitre du dispositif d'alarme incendie et actionna ce dernier. Le hurlement strident de la sirène envahit alors l'ensemble du bar, un brouhaha inquiet se répandit au rez-de-chaussé, alors que Symun et Jommy se regardaient circonspects. Dans son coin, Phil hésitait à joindre la police. C'était jamais bon pour les affaires si les flics venaient fouiner, surtout qu'il avait pas mal de trucs pas très réglos, comme des tables de jeu non déclarées, des mineurs consommant de l'alcool et même un gars à la plonge qui se servait illégalement de son alter pour aller plus vite dans le nettoyage. Il réfléchit. Il serra les dents. Non, il ne pouvait pas y couper, il y avait eu des coups de feu quand même.

De son côté, Swordancer avait presque rattrapé sa cible. Elle remarqua le bras difforme de celui-ci, un alter animal du coup ? Bon, elle n'avait pas les menottes adaptées, mais tant pis. D'un bond, elle s'élança de la porte et sauta à sa suite. Ses mains se posèrent sur le cadre de lit, suffisamment de temps pour qu'elle puisse y déverser son énergie. Le morceau de bois s'arrêta subitement dans les airs, forçant l'homme à s'arrêter également, peut-être un peu trop brusquement. D'un geste sûr, Elyah détacha le cadre de lit et bloqua la menotte à son propre poignet.


« Bon, tu te calmes une seconde ! Relâche ton alter, tu te fais mal pour rien, et tu me suis, faut te mettre à l'abri ! » hurla-t-elle pour se faire entendre par dessus la sirène à incendie.

De l'autre côté du couloir, les gardes se remettaient sur pied et les autres mafieux suivaient le duo du regard. La demoiselle serra les dents. Plus question que Liliane lui demande quoi que ce soit après ça.... Bon, pour le moment, elle allait devoir protéger ce mec, et pour cela elle allait tenter de l'emmener dans un petit entrepôt non loin. Normalement, il n'appartenait plus à personne d'autre que la police depuis plusieurs années. Là, elle aurait peut-être droit à quelques instants pour réfléchir. Tirant Seth à sa suite, Elyah l'amena jusqu'à une fenêtre et, de là, ils purent emprunter les escaliers de secours.

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