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Marina Okutorin [FINIE]

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Marina Okutorin
Élève de seconde année
Messages : 7
Points : 0
Puissance : 1 800
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Dim 20 Aoû - 20:33
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• Nom : Okutorin
• Prénom : Iida
• Surnom : Marina
• Age : 17 ans
• Sexe : F
• Groupe : Étudiant
• But : [pas la place pour l'écrire ici, codage déformé]

OCTOPUS

Alter de type mutation modifiant son apparence, catégorie "animaux marins", sous-catégorie "pieuvre". Les capacités de régénération de l'octopode lui confèrent une peau parfaite, lisse et légèrement luisante. Elle cicatrise très rapidement et si ses tentacules venaient à être coupées, elles repousseront dans les 72h. On spécule également que le corps de la jeune fille évoluera sans aucun signe de vieillesse : Ni rides, ni tâches, ni teint grisonnant. Nous ne sommes pas loin d'une forme de "jeunesse éternelle" mais que ça ne sera qu'esthétique : elle n'échappera aux dégénérescences classiques de la vieillesse (courbatures, perte de la vue, de l'ouïe etc). Marina est capable de tirer de l'encre par la bouche et le dessous des ongles, de bouger et d'allonger ses tentacules (+1m60 de longueur max) pour frapper, attraper et soulever jusqu'à 80 kilos maximum (45 kilos max à bout de bras). De grosses ventouses particulièrement tenaces compliquent l'extraction de tout ce qui se retrouverait prit au piège. Ayant un Alter "aquatique", une fois dans l'eau, sa vitesse d'approche n'en est que meilleure (10km/h), tout en lui permettant une apnée parfaite d'environ 20 minutes. Une formation en combat rapprochée, un dur entraînement dans la maîtrise de ses tentacules, dans sa précision de lancer d'encre, de nage et l'amélioration de son temps d'apnée pourraient faire de Marina une adversaire redoutable. Bien que ça ne soit pas son objectif. Iida est également capable de modifier les quelques couleurs qui dégradent certaines parties de son corps, plus accessoire qu'autre chose finalement !



La première chose qui surprend chez elle, c'est sa couleur de peau. Plutôt typique d'Afrique centrale ou sud-américaine, Marina est pourtant bien japonaise ! Une drôle d'entourloupe biologique, probablement liée à une espèce d'octopode dont elle tiendrait l'Alter. Passé ce malentendu, le reste est pour le moins surprenant.

Un mètre soixante quatre d'adolescente-pieuvre aux courbes fluides, qui devraient plaire aux amateurs de ce qu'on catégorise grossièrement "corps de rêve". Ses jambes féminines, bien que fines, soutiennent des cuisses charnues, une croupe généreusement rebondie et des hanches "repose-mains" à prohiber quand lui vient l'envie de les remuer sur le beat... Une taille allongée, un ventre peu musclé, juste plat, sans plus de personnalité. Un brillant piercing au nombril en forme de bille turquoise vient décorer cette vaste étendue, délicieuse pour certains, fade pour d'autres. Marina est gourmande, son fessier serait-il le seul à témoigner de ses excès ? Oh non, il suffit de remonter et tomber, dégringoler, crouler puis dévaler sa ravissante poitrine avec qui elle entretient une relation tumultueuse. Un solide C et ses quelques tracas pour s'habiller : Être féminine, c'est une seconde nature. Vulgaire, très peu pour elle, bien que ses charmants jumeaux ne lui laisse guère souvent le choix...

Ses petites épaules rondes souvent découvertes maintiennent une tête circulaires aux joues moelleuses. Elle fait en partie la réputation de sa beauté "candide-épicée". Un minuscule nez rond comme un cranberry centre une bouche gracieuse et des yeux tombants, toujours maquillés de noir, d'un rare motif : Des iris mêlant plusieurs teintes mentholées absorbe l'attention, tandis que ses pupilles roses thé, typiques des pieuvres, l'emprisonne. D'étranges sourcils hikimayu bleus et un grain de beauté en bas à droite de la lèvre inférieure finalise le tout. Marina a un visage harmonieux, bien qu'assez atypique.

Iida a de drôles de petites canines pile au milieu de la dentition : une en haut et une en bas. On en vient ensuite à ce qui fait sa seconde particularité : ses "cheveux-tentacules". Toujours humides et reluisantes, elles se comptent par trois : deux longues à l'avant et à l'arrière, une courte en guise de frange. Toutes assez épaisses, réparties en une coupe de cheveux moderne. Elles remuent en permanence et s'avèrent très sensibles aux effleurements ! En dégradé d'un bordeaux sombre maronné à un turquoise vif, l'intérieur de ses tentacules est blanc, ses ventouses aussi, assez apparentes aussi bien en-dessous qu'au-dessus. La couleur dominante au bout de ses "cheveux" est justement l'une des deux parties de son corps dont elle peut modifier la couleur avec une certaine concentration. Ça et, l'étrange dégradé luisant qui maquille naturellement le bout de ses doigts...





Quand la célébrité frappe la vie de quelqu’un, elle ne vise jamais au hasard mais bien le, ou les talents de sa cible. Être populaire, c’est s’habiller d’un voile d'inaccessibilité : celui qui vous tient éloigné, tristement insignifiant pour cet être brillant. Dirigeante de sa communauté et pivot de son expansion d’amour, la principale concernée œuvre du mieux possible pour rester... "discrète". Iida est en effet une personne calme, sociable mais réservée. Ses activités sur les réseaux sociaux sont régulières, bien qu’elle en montre peu de sa personne. Peu de selfies, moins de dix VLOG à son actif pas plus long de quinze minutes. Tout cela est le reflet d’une adolescente simple, humble, une ancienne anonyme qui gère comme elle peut toutes ces nouvelles personnes qui se languit de ses musiques, de son visage, de ses nouvelles. Sur son profil, on y trouve principalement des photos, des articles, des vidéos de choses qui l’ont émue, inspirée… Elle a l’appareil photo facile et profite d’être très entourée pour davantage partager ce qu’elle aime. Apprécier, s’étonner de ces réactions par centaine. Tout ces inconnus. Iida est une personne sensible et réceptive aux émotions, aux auras, à tout individu dont elle bénéficiera de l’attention. Généreuse de nature, elle use d’une éclatante détermination pour la défense de causes, pour ses propres passions, se satisfaire elle mais aussi et surtout les autres. Famille, amis, professeurs, fans : finalement peu attachée à entretenir une réputation, c’est une sorte de bien-être qui est en jeu. La jeune fille est soucieuse de décevoir tout en étant dépendante du sourire et de l’approbation de son entourage. Un bonheur diffusé est un parfum de sérénité pour cette âme sensible qui n’eut de cesse de vouloir se sentir fière d’elle-même.

Une fois vêtue de l’uniforme, c’est une Iida au naturel qui vous salue le matin, déconne sur la dernière vidéo du moment, vous file quelques notes du dernier cours et déjeune avec vous à la pause. Comme n’importe qui en fait. Ses sourires timides et sa maladresse nous rappellent qu’elle est avant tout une gamine qui se forge un avenir professionnel au même niveau que ses camarades. Qui l’apprécieront, ou pas. Finalement, c’est à U.A que Iida se sent enfin traité comme une personne lamba. On lui reproche souvent ses habitudes tête-en-l’air, sa timidité quand elle doit passer devant la classe… sans oublier sa susceptibilité, bien loin de l’image de la petite étoile du web "zen et mignonne" qu’elle laisse paraître. Ne vous avisez jamais de l’a contre-dire avec trop dédain ou elle déballera son plus vilain visage renfrogné pour vous répondre avec une impertinence bien personnelle : Iida ne manque pas de franchise, et s'avère être un âcre spécimen de passif-agressif. Cette drôle de fille plus sournoise qu’on ne le pense est particulièrement expressive, autant par son style vestimentaire que par sa palette de mimiques candides ! Chaque émotion contraste avec son physique attrayant, lui donnant cet aspect unique de "canon" qui met encore sa main devant la bouche pour rire ! Cela lui fait cependant défaut lorsqu'elle a besoin de mentir : son visage parle à sa place, il est alors très facile de deviner ce qui se trame... d'autant qu'elle vend parfois elle-même la mèche sans le vouloir.

Enfant douce, bienveillante et pleine de créativité, Iida peine toutefois à se bâtir une confiance solide. Heurtée à un moment ou un autre par des moqueries similaires à celles qui l’ont d’antan fait trébuchée. C’est d’ailleurs de là qu’elle tire son insolence. Elle se défend, comme elle peut, face à tout ce qu'elle ressentirait comme une attaque. On ne peut pas plaire à tout le monde, elle en est consciente, bien que très souvent dépassée par la cruauté de certains commentaires. Sur Internet, ou en direct. Quelqu’un de banal en ramasse. Quelqu’un de connu en récolte des champs, c'est bien là le problème... Marina, de son surnom, hausse les épaules, essaie d’oublier et, parfois même, regrette d'être devenue "quelqu'un" si c'est pour entendre ou lire ce genre de choses... Allons bon, ses meilleurs fans seront toujours là pour lui redonner la pêche face aux trolls !




La webcam enregistre, le micro-casque en mousse sur sa nuque.

15 mai 2012

Bonjour...! Euh... Je m'appelle Iida, j'ai douze ans et je suis en cinquième, au collège de...
Euh au collège, c'est tout. Euh... Je fais cette vidéo parce que ma professeur de japonais me l'a conseillée. Pour, euh... parler, et tout... Pass'que, en fait, bah... j'ai euh... je me fais embêter depuis que je suis petite. J'ai un Alter mutant qui m'a donnée une tête euh...
bizarre on va dire, je pense que vous voyez sur la webcam. Enfin j'crois, elle est pas terrible ! C'est pas la faute à mes parents. Ma maman c'est une Alter qui recolle super bien ce qui se casse, elle s'occupe de moi mais veut diriger une usine un jour, et mon papa, il répare les ordinateurs. Son Alter c'est qu'il pique comme une méduse, même sa tête ressemble un peu à une méduse, haha... Et voilà...

...

Euh... ce qui bouge un peu là, c'est mes tentacules. Elles sont grosses et mouillées et tout, des fois ça colle c'est dégueux et ça me met la honte... J'en ai à la place des cheveux, c'est bizarre, je sais jamais trop quoi en faire... Les élastiques glissent tout le temps dessus, j'arrive pas à les attacher, vous voyez..? Euh... mes yeux aussi, je sais pas si... attendez, je me rapproche.

...
...

Voilà, vous voyez ? Et mes dents bah j'ai des dents pointues mal placées. Je vous montre pas parce que j'ai honte mais... voilà quoi. Et puis ma tête est trop ronde, on dirait un ballon. Hum... attendez je me rassoie.

...

Ensuite, euh... euh... bah... chuis toute maigre. J'aime pas trop... ah et j'ai les doigts qui brillent tout seul au bout, vous voyez ? C'est trop bizarre, je peux même changer leurs couleurs et tout, comme dans les soirées avec la lumière de là où on danse ! Et je peux jeter de l'encre par la bouche et en bas des ongles. Des fois ça m'est arrivé en accident, c'était vraiment, vraiiiiiiiment la honte... D-désolée je tourne beaucoup sur la chaise, je stress...! Euh... ma peau elle est marron, comme les africains ou d'autres pays où ils ont un peu pareil comme couleur. Je suis japonaise hein, c'est que... voilà, j'ai cette peau. Vous voyez bah, comme je suis bizarre, on se moque tout le temps de moi. Pourtant, il y a plein d'autres enfants qui ont des têtes encore pire que moi. Des fois, euh, même moi je rigole un peu vous voyez, mais, je rigole avec moi, pas avec les autres... Et pas devant lui pour qu'il, ou elle, entende, hein, ça se fait pas... faire pleurer les gens, c'est pas "moi" en fait. Ben ces gens et moi on se fait souvent traité de vilains, de monstres et tout. Et je.. euh...

...

J-j-je p-pleure à cause de ça... ma prof m'a d-d-dit d'en parler en vidéo pour me confier et tout mais... mais c'est dur et... attendez pardon je prend un mouchoir.

...

Voilà... bah... je m'extériorise comme elle m'a dit de, de, de... de le faire... J'aime beaucoup chanter, je chante tout le temps et... on me dit que je chante bien. Mais quand je veux chanter... ... Aah, désolée... Quand je veux chanter eh bah on me dit des fois "tais toi sale moche", et tout... C'est t-trop méchant... Et pas qu'à moi hein, aux autres enfants bizarres on les laisse pas faire ce qu'ils aiment... Je veux plus qu'on se moque des autres. Et de moi. Donc arrêtez s'il vous plaît... si ça arrête pas, plus tard, je vais devenir présidente et je ferais des lois, et des trucs pour qu'il y ait plus de moqueries... attendez.

...
...

Pardon, j'avais s-soif. Voilà... J'aimerai devenir chanteuse et un peu présidente plus tard pour aider les gens comme moi. Je m'appelle Iida et je finie cette vidéo. Hum... merci à vous, bonne journée. Ou soirée...

Enregistrement terminé.

Lumière éteinte. Seule devant mon bureau, tout juste éclairée par le cône orange d'Avisse Player. Je ne visionne pas souvent cette vielle vidéo et à chaque fois que je prend le courage de l'ouvrir, c'est pour me demander : devrais-je l'a rend publique, ou non ? Comme pour encourager les rouages de ma tête à mieux tourner je me met à scroller le menu de ma chaîne Youbulbe : 77 vidéos. Deux ans qu'elle existe, 39 007 abonnés virtuels et quelques groupes de personnes m'appelle par ce pseudonyme que j'ai finie par confondre avec mon vrai nom.

Marina : Un petit nom pas de chez nous qui vient d'un mot en latin compliqué... en gros, ça signifie "maritime". L'eau, le poulpe, ça sonne féminin, facile à écrire en katakana et en alphabet occidental, tout ça, haha ! Je regrette un peu d'avoir choisie un prénom en guise de pseudo, j'aurai peut-être dû prendre un aliment mignon ou un double mot un peu facile du type "OctoSinger" ! Je m'embrouille moi, à force ! Enfin, de base, je n'ai jamais été très fan de mon prénom... Aussi fort que j'aime mes parents, s’appeler comme un mollusque quand on en est à moitié un, c'est un peu cliché... et Dieu sait que je me suis beaucoup fait badiné là-dessus. Ça et, sur d'autres trucs.

...

J'y pense encore, et tout le temps : mais comme j'aime mes parents. Lorsque j'entends parler d'abonnés, de camarades qui me racontent que les leurs sont intransigeants, manquent à l'appelle quand ils en ont le plus besoin, ont divorcés, ou vivent une dispute plus ou moins violente, je souffle... j'en dis peu sur les miens pour ne pas créer de malaise et je vais m'écrouler dans leurs bras quand ils sont couchés devant la télé. Mon père va lever la tête le haut possible pour ne pas me donner un coup de jus accidentel et ma mère va me menacer de me coller au mur si je refaisais ça par surprise... haha. Mes parents se débrouillent bien dans leurs jobs respectifs, notre situation s'est nettement améliorée depuis que j'ai l'âge d'être autonome et que maman a son job. Plus de temps pour travailler, pour manger, se reposer, ne plus avoir la gosse sur les bras, tout ça... J'aurai pu le prendre mal, cet amour pour leurs boulots et cette habitude de me laisser gérer mes repas seule un soir sur trois, mais, maintenant que je "bosse" pour ma chaîne et au lycée, je comprends à quel point c'est prenant et gratifiant de se donner à fond. Sans parler des cadeaux d'anniversaire au top, gnihihi...!

Maiiiiiis ça ne me dit toujours pas si je l'a publie, cette vidéo... c'est quand même un contenu super intime où on me voit en larmes devant une webcam à une époque où j'atteignais, on va dire, "mes premières limites" en terme de tolérance. Déjà depuis la primaire, c'est dire ! Comme beaucoup de petits je me faisais charriée. Mes parents se sont souvent plaint à l'école, au point qu'ils en ont appelés à une réunion "privé" avec les instituteurs et les parents des mômes concernés... depuis cette soirée où tata m'avait gardée, je m'en souviens très bien : j'ai vécue le reste de ma primaire dans le plus grand des calmes ! Mes amis concernés par leurs physiques aussi, au passage, ont pu en bénéficier et ça c'était chouette ! Je me rappelle de certains, haha, quels amours... grâce à ça j'ai pu reprendre le chant sereinement : j'en avais des maux d'estomac affreux à l'idée de retourner en classe, ça me faisait faire de sales notes, j'avais même bien faillie laisser tomber ! Avec du recul et une meilleure idée de ce dont les enfants sont capables, ça ne me choque même plus ce que j'ai vécue. C'est plus courant que ce que j'imaginais... Avec une bonne grosse prise de bec et une punition, on fait plus ou moins changer d'avis un enfant, ou le dégoûter de recommencer. Enfin, jusqu'à ce qu'il devient un pré-ado...

Le corps change.
Les idées, la vision, les moyens d'expressions.
Ces anciens enfants qui bouillonnent de l'intérieur, et vibre de l'extérieur.

Je plaquais toujours mes tentacules à l'arrière avec un bandana pour les dissimuler le plus possible. Je portais des vêtements plus larges pour "grossir" mon apparence, ne parlait jamais pour dissimuler mon appareil dentaire, et j'étais la plupart du temps dans mon coin, avec mes écouteurs Hello Kiki. J'avais quelques amis de primaires pour me tenir compagnie, bien que... ils semblaient "évoluer" plus vite que moi. Plus vite tendance, plus vite intégré, plus vite au courant des dernières news de bahut. Des infos ridicules qui traînaient des semaines comme Yumi qui avait mit sa serviette hygiénique de travers au point d'en tâcher sa chaise... Quelle importance, franchement ? Deux d'entre eux s'étaient même retournés contre moi sous l'influence d'un groupe. Ma couleur de peau, mes yeux, ma maigreur et mes tentacules, tout était bon pour une comparaison odieuse. Des insultes gratuites parfois. Tiens... est-ce que j'en ai parlée à quelqu'un que je me faisais carrément appelée "négresse"...!? Mince, je ne m'en souviens plus...


Pour imiter mon souvenir de primaire, j'en ai parlée à mes parents dans l'espoir que cela cesse. Sauf que, pour le coup, c'est un peu eux qui ont foiré l'idée... mais je ne leur en veut pas, hein. Ils se sont "juste" ramener comme deux sauvages dans le bureau du directeur en poussant une gueulante : j'avais déjà souffert de moqueries durant presque toute ma primaire, une fois, mais alors, sûrement pas deux !! Le gérant du collège l'a interpréter comme de la "sur-protection" en déclarant que j'étais, et que je ne serais jamais la seule à me manger du lynchage à cet âge-là. Et que rien, ou presque, ne pourrait "complètement" arrêter des ado puérils. Trop en faire risquerait d'aggraver les choses, en faire peu ne réglera jamais totalement le problème. Ah et, que cela faisait partie de la vie, qu'il s'agissait là d'une épreuve pour me préparer à la suite et que c'était à moi de savoir ignorer ou m'entourer des bonnes personnes pour me protéger. Très franchement : il n'avait pas tout à fait tort, maintenant que j'y pense. Quand je vois comment les adolescents plus vieux et même les adultes se traitent, vaut mieux se préparer tôt à ce que le people nous réserve... Enfin, je dis ça pour le bashing, le harcèlement scolaire, les violences, tout cela est à un tout autre niveau, je le sais...

...

Je me rassurais sur mes notes correctes et mes capacités en chant. Ma professeur de japonais et accessoirement de théâtre adorait les enregistrements que je faisais rien que pour elle avec mon vieux micro, olala, je m'en souviens !! Qu'elle était gentille cette prof, comme celle que j'avais en chant : elles étaient comme deux tantines qui me disait tout le temps que je deviendrais une star ! C'est elle qui m'a poussée à faire cette vidéo en voyant que j'avais du mal à m'énerver, à me défendre et dire ce que je pense. Elle avait même passer l'éponge sur le fait que je ne voulais pas le moindre rôle visible dans la pièce de l'école, c'était vraiment sympa de sa part... Déjà que là j'ai toujours du mal à passer devant le tableau, rolalalalala...

Milieu collège, ma morphologie devenait plus distincte. Je grossissais un peu mieux. Mes tentacules ont gonflées... mes seins et mes fesses, aussi... Et c'est là que j'ai eue les pires ennuies de toute ma vie. Je ne veux pas, je ne veux plus y penser, clairement. En plus des remarques, les... gamins commençaient à vouloir me toucher. Les mêmes qui me cherchaient des noises les trois premières années. Ils savaient que j'étais du genre calme et nulle en bagarre, c'est en partant de cet aspect qu'ils ont voulu "vérifier" quelle texture j'avais. Du lundi au foutu vendredi : On essayait de me toucher les tentacules, les ventouses, les mains, les bras, tout le temps, même en cours. C'était devenu un jeu pour eux. J'en venais à avoir des tics de sursauts incontrôlables, des sueurs, des déshydrations et même des vertiges : j'étais terrorisée à l'idée que d'autres mains essaient encore de m'agripper les parties de MON corps ! Je n'osais même pas utiliser mes ventouses pour les prendre au piège : rien que de penser à leurs odeurs, à leurs pupilles dilatées lorsqu'ils approchaient leurs sales pattes vers moi, les imaginer "collés" dans mes cheveux était trop immonde. Alors je poussais des petits cris, des supplications... J'évitais tout les coins où ils se posaient, je faisais des slalomes, j'en venais parfois à devoir les bousculer pour qu'ils me laissent passer dans les couloirs ou frapper leurs mains avec une règle, à eux et parfois quelques nouvelles têtes qui se laissaient tenter par le "touchons Iida" ! Mes tentacules ou les jets d'encre que j'ai sous les ongles ? inutiles. Trop peur. Aucune confiance. Les rumeurs d'attouchements jasaient entre les classes de quatrième, jusqu'à ce que certains commencent à créer des petits groupes, juste pour les prendre sur le fait et regarder mes réactions. On m'a rapportée que des personnes se marraient, d'autres moins mais ne faisaient rien, pour une "bonne" raison : PERSONNE de censé ne se laisserait toucher sans se plaindre au directeur. J'allais "forcément" faire quelque chose, "pas besoin de s'en mêler".

Sauf.

Que je pensais que ça faisait partie de cette "école de la vie" dont le directeur nous avais parlé en sixième. Bah oui. Donc je n'ai rien dis... Je ne lui en veux pas, c'était de ma faute, j'aurai dû au moins en parler ou poser la question sans tout prendre bêtement au pied de la lettre. Quelle idiote... Surtout en me rappelant de ce qu'il avait fait pour moi en fin d'année de quatrième... En fin d'année... "Cette" fin d'année.

Il faisait chaud.
J'avais des seins.
Un derrière, qui ressortait, genre, vachement.
Il faisait vraiment chaud.
Mes uniformes de piscine, de sport et habituel m'allait un peu serrés.

Et je n'étais que très, très rarement accompagnée.

En 2014, des élèves témoins mettent le feu au poudre : ils font monter l'info, puis mes parents portent plainte pour harcèlement sexuel avec attouchements aux parties intimes contre cinq adolescents que je sais maintenant recalés d'un paquet de lycées "grâce" au principal, coupable et tout aussi choqué de savoir ce qui se passait dans son établissement. Lui aussi a écopé d'un passage en justice pour "mauvais discours sur mineur", malheureusement mal interprétée, par ma faute. Je m'en veux encore pour ce Monsieur, autant je préfère ne plus y penser, autant j'aimerai lui envoyer une lettre, quelque chose... J'ai changée de collège tout en étant suivie par un pédopsychiatre et des médecins de l'alimentation... j'étais devenue anorexique entre temps... Ma professeur de chant m'a prise dans ses bras, et celle de japonais m'a envoyée beaucoup d'emails... Mes parents ont reçu beaucoup d'argents grâces aux procès, ils m'ont offert un matériel d'enregistrement, de mixage, ainsi qu'un nouvel ordinateur pour que je me vide l'esprit en créant de la musique. Et cela a bien marché...! Avec l'équipe médical qui m'assistait dans toutes mes démarches, j'ai plus ou moins compris que ce que j'ai vécue était une sorte de "gros malentendu entre moi et le monde" et qu'il fallait que cette expérience me soit la plus utile possible sans qu'elle ne devienne un fardeau, un traumatisme qui m'empêcherait de continuer.

"Tu es très prometteuse, Iida."

Quant à mon nouveau bahut, les gens savaient de quel pétrin je sortais : on m'a laissée tranquille. J'ai pu me faire des amis, soigner mon anorexie, mes quelques troubles sociaux et commencer à enregistrer mes premières covers en 2015 ! Principalement des chansons connues, des reprises de titres originaux de Vocalboïdes, des Diznais sur des fonds soit illustrés, soit en me filmant... Enfin, pas trop non plus, même aujourd'hui ça me gêne beaucoup de me voir en vidéo...! Ça a vraiment bien marché pendant un an, ma chaîne fait parfois partie des recommandations musicales de Youbulbe et je me paie tout mes extra mode et maquillage avec l'argent des vues. Sur les conseils de mes abonnés, j'ai fais quelques mises à jour sur mon look : je me sens toute neuve maintenant !


Je suis passée d'une poignée de personnes qui me faisait sentir laide à des milliers d'autres qui me couvrent de compliments, c'est quand même fou... Ces gens que je ne connais pas, ils m'ont soufflée une force, une énergie plus intense que celle que je pensais déjà fournir. Ils s'extasient sur mon physique bizarre, sur ma voix, ils m'ont tiré vers le haut comme si j'étais "la" personne qu'il fallait absolument... aimer et mettre en valeur...

...

J'en pleure encore.

Je ne peux pas vivre sans chanter, sans faire plaisir à ceux que j'aime ou m'exprimer avec mes look vestimentaires. En sortant de mon année de troisième, j'ai postulée pour entrer à U.A en filière Management. Faire connaitre des talents, manager : c'était carrément ce qui m'inspirait comme métier ! Mes proches, mes followers l'ont fait pour moi, je me visualisais tellement le faire pour d'autres ! Entre nous, mes notes étaient en dessous du niveau requis mais ils m'ont prit quand même... Apparemment, j'aurai fais partie des quelques recommandations vis-à-vis de mon parcours et de ce que je faisais sur internet. L'un des prof de Management m'a pris à part en début d'année pour me parler de mon harcèlement scolaire et de ma petite notoriété sur Youbulbe, à l'époque, pour me suggérer de proposer un format où, face caméra, j'évoquerai tout ces sujets "graves".

Les informations vont vite à U.A...

Parler de moi, de ce que je fais... J'ai eue beaucoup de mal à lui dire que je n'arriverai pas à le faire... bon, il m'a dit que ça se voyait sur mon visage. J'étais grillée. Il m'a juste dit que je le ferais au moment venu, quelque chose du style... J'ai focus sur mes études la première année, super intéressante. Je suis passée en seconde. Ma chaîne est plus ou moins active pour privilégier le lycée et, plus j'y pense, et plus je commence à comprendre ce que Sensei voulait me proposer de faire. Sur internet, on échappe pas aux racontages de vie. J'en ai lue, tellement, tellement lue des plaintes, des articles, des Twoots en plusieurs messages de personnes qui vivaient la même chose que moi. De personnes... qu'on a malheureusement déjà perdue. Qui se sentaient exclues, avaient besoin de conseils... ces mots, je les avais. Ces organismes vers qui se tourner, ces démarches à faire, je les connaissais, toutes. Je pouvais les aider, mais, bloquée par cette pudeur, cette timidité, cette douleur de raconter quelque chose d'aussi embarrassant que mes sales vielles années à des milliers de personnes.

Si je me lançais, ce serait justement en mettant cette vidéo au montage, pour ensuite raconter la suite de mon histoire.

Comme je viens à l'instant de le faire sur ce logiciel d'écriture.



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Johan R. Grant
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Dim 3 Sep - 0:46
ON L'AURA ATTENDU CETTE FICHE ♥

Allez hop on valide !

Voilà ta note :

Longueur : 300 / 400
Orthographe : 200 / 300
Style : 500 / 700
Originalité : 400 / 600
Autres bonus : 200 (Deuxième Année) + 200 (V.2.)

Total : 1 800 points de puissance.

Va jouer !
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