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♣ Õkage no Corazon | finished

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Tamashinki Manatsu
Vilain Solitaire
Messages : 12
Points : 1
Puissance : 2 100
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Dim 20 Aoû - 1:09
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• Nom :  Manatsu
• Prénom : Tamashinki
• Surnom : Corazon
• Age : 22 ans
• Sexe : Masculin
• Groupe : Vilain
• But : Sauver le monde à la manière de Stain
Sinister Shadow : Tamashinki possède un alter très similaire à Dark Shadow de Fumikage, lui permettant d'abriter dans son corps un monstre d'ombre se nourrissant de ténèbres. A l'instar de Dark Shadow, Sinister Shadow peut être utile autant lors des offensives qu'en défense.
Si les spécificités des deux alters sont grosso modo les mêmes, Sinister Shadow se différencie notamment par la nature de l'ombre qu'il crée. Plus humain que son homologue, il possède une conscience et des pensées propres tout en étant doué de la parole, ce qui signifie qu'il agit de son propre chef, n'ayant besoin de son hôte que pour le libérer et le rétracter dans son corps. Moins amical, obéissant et également plus sinistre que Dark Shadow, comme son nom l'indique, Sinister Shadow présente plusieurs inconvénients moraux à son hôte. En effet, plus ce dernier a recours aux pouvoirs de l'ombre, plus il sera à même de sombrer dans la folie que son alter cause volontairement. En effet, Sinister Shadow entraîne Tamashinki depuis sa première manifestation, faisant naître chez lui une personnalité schizophrène et le poussant sans relâche vers le crime. Les tentations de l'Ombre Sinistre semblent être efficaces et devenir de plus en plus irrésistibles avec un faible niveau de lumière environnante. Il peut se montrer menaçant même envers son utilisateur et, bien qu'il sait que la mort de ce dernier causerait sa propre disparition, n'hésite pas à s'en prendre à Tamashinki si celui-ci s'oppose aux idées noires de son ombre. Sinister Shadow déteste la lumière, rendant le corps de son hôte lui-même faible face aux éclairages causant des démangeaisons pouvant le pousser à se gratter jusqu'à saigner lors d'expositions prolongées; c'est pourquoi l'hôte doit éviter de sortir la journée ou, s'il y est contraint, doit se couvrir au maximum pour ne pas exposer sa peau fragile. De plus, Sinister Shadow n'aime pas être commandé et fera son caprice s'il est contrarié, refusant tout bonnement d'agir et se disputant avec l'hôte même quand ça n'est pas le moment. En plus de la corruption qu'il impose à Tamashinki, l'Ombre lui empêche de socialiser, prenant un malin plaisir à effrayer quiconque se rapprocherait de l'humain. Cette dernière particularité pousse l'hôte à sombrer plus vite dans la démence grâce à la solitude insupportable.
Malgré tous les mauvais côtés de son alter, Tamashinki entretient une relation de maître et élève aux allures de fraternité avec le monstre qui l'habite, ce dernier s'étant "occupé" de lui depuis son jeune âge. Lorsqu'il est matérialisé la journée, Sinister Shadow est incomplet; plus petit et donc moins puissant mais également plus facile à contrôler, il montre une personnalité plus comique semblable à celle d'un grand frère quelque peu abusif, se permettant de mal parler à son hôte, de lui faire remarques et blagues désobligeantes lorsque celui-ci fait des choix qu'il estime mauvais, et se querellant avec lui presque constamment à cause de leurs principes différents. Quand il est incomplet, Sinister Shadow est néanmoins prêt à encaisser des coups pour son hôte, et lui donne conseils et instructions pour vaincre ses opposants, agissant avec une bienveillance douteuse (comme par exemple lorsqu'il exige que Tamashinki se retire dans un endroit plus sombre, même si c'est aussi une tentative de prendre le contrôle)

Cependant, la nuit Sinister Shadow révèle son vraie visage, prenant la forme d'une ombre semblable à une grande momie sans figure dont les mauvaises intentions dépassent l'entendement. En fait, il adore être libéré dans cet état parce qu'il est amené à faire comme bon lui semble; Tamashinki ne sait garder le contrôle que peu de temps avant que son corps ne soit manipulé par l'ombre et cela lui demande énormément de concentration, il devient alors inconscient et n'a aucun souvenir de ce qui s'est passé pendant ce temps. Sinister Shadow déchaîné attaque n'importe qui, y compris les innocents & son hôte, laissant le dernier dans un sale état une fois son énergie épuisée. Cette dite énergie se restaure quand l'ombre est rentrée, et se draine quand elle est sortie, dans les deux cas le processus est plus rapide dans l'obscurité. La bête noire de Sinister Shadow complet reste les héros, et cette priorité est capable de lui faire changer de route (même s'il est sur le point de commettre un crime et qu'il voit un héro, il s'interrompra et poursuivra ce dernier, abandonnant sa première cible (à condition que celle-ci ne soit pas un héro également). Ironiquement, il a peur de la lumière puisqu'il sait que celle-ci peut l'affaiblir, il est enragé par les sources de lumière et les détruit dès qu'il en a l'occasion.

Tu as tellement changé depuis ton enfance, Tama'... Tu étais si petit auparavant et regarde toi maintenant ! Tu éclipses presque tout le monde du haut de ton grand mètre quatre-vingt dix-sept, et je ne peux qu'en être fier, fier d'habiter un corps qui fait de l'ombre à bien du monde sans même avoir recours à mes pouvoirs... Tu as toujours cet air enfantin, pourtant... Et c'est bien dommage. Je ne t'en veux pas, tu restes tout de même quelqu'un d'assez mystérieux dans ton genre, quand tu te regardes dans un miroir je vois moi-même à quel point tu transpires la folie. Et je ne dis pas ça à cause de ta tignasse mi-longue dorée, je sais bien que lorsqu'elle tombe sur ton visage elle t'assombrit encore plus. Et je sais aussi que tu l'aimes bien, cette chevelure. Tu passes du temps à la brosser de tes mains, presque comme si c'était ton but de te barrer la vue avec elle. On n'a même plus vu ton front depuis des lustres maintenant... Ils sont beaux, hein ? Chaque brin ondulé me rappelle du gosse que tu étais. Ils n'ont rien perdu de leur éclat et pourtant Dieu sait à quel point tu as manqué de lumière, dans ta vie. Ce n'est pas ton visage qui dira le contraire, d'ailleurs. Il a beau avoir l'air clownesque, les enfants en ont tout de même peur. Ta peau pâle les rebute sans doute. Je sais que c'est de ma faute et que même si tu ne me dis jamais rien, tu m'en veux pour avoir fait de toi un "monstre nocturne" ... Mais les quelques marques de griffures ici et là sur ton corps meurtri te rappelleront ce qui t'attend si jamais tu désobéis à ta propre nature, et que tu t'en vas quand même baigner dans l'horrible lueur du jour. Je n'ai jamais bien compris pourquoi tu t'amuses à te barioler le visage comme ça ... Mais si ça t'amuse ! Tes petits yeux d'un rouge-brun que j'aime associer à la couleur du sang sec n'en sont que davantage approfondis. Ils déversent tant de haine, ces yeux. Ton regard est certainement ce que je préfère dans ton apparence grotesque. Ils sont les seuls qui n'ont jamais changé, en vérité. Même quand tu étais petit tu avais déjà perdu l'étincelle de l'espoir, s'il te plaît, ne change jamais ça ... Tu ne risques pas d'oublier après tout. Il est peinturluré ton oeil droit, pourquoi ? Tu ne m'en parles pas... Je devine néanmoins que si tu peins ces pointes bleues comme des cils de bouffon sous ta paupière, c'est pour bien montrer à quel point tu es fou. A quel je t'ai rendu fou. A cause de ton maquillage, ton nez n'est même plus remarquable et pourtant il est en plein milieu du visage ! Il est long et fin et malgré ça on n'y prête pas ou peu d'attention. Ta bouche, par contre ... Corazon, tu as eu l'une de tes plus belles idées quand tu as décidé de prendre cette peinture rouge pour dessiner un sourire aussi exagéré que celui-là. Pourtant tu ne souris plus, et ce depuis longtemps. On a quand même l'impression que tu es figé avec cette expression ridiculement niaise, pour le meilleur et pour le pire, et que derrière la bienveillance d'un sourire peuvent se cacher des intentions aussi malsaines que moi-même. Tu n'avais pas la main tremblotante quand tu t'es dessiné ce semblant de rictus, il est si droit, si parfait. Même s'il excède largement les limites de ta véritable bouche, je l'apprécie pour l'aspect complètement givré qu'il te donne... Même quand du sang encrasse tes mimines, tu souris. Tes lèvres sont souvent tuméfiées et je n'en suis pas toujours le responsable ! C'est cette maudite drogue, que tu prends sans arrêt... Comment elle s'appelle ? Ah ... Oui, la cigarette. Ce petit sceptre traître te fait du bien et du mal, nous ne sommes pas si différents, au fond... Enlève moi ça de ta bouche, Tama' ! Les gens vont finir par croire que ta clope fait partie intégrante de ton style !

Enfin, ton "style". Ton extravagante manière de t'habiller serait plus correct. Pourtant tu as passé l'âge des déguisements il y a bien longtemps mais tu persistes à t'affubler de tels torchons. Le seul bon point, c'est que tu aies fini par comprendre que les vêtements longs sont tes amis. Recouvre ton corps au maximum possible, n'hésite pas même à subtiliser une robe de nonne, si ça peut rentrer dans tes critères peu communs ! Tu as cette horrible chemise rose pâle depuis un bout de temps maintenant, et ne t'en sépares pas. C'est son motif qui te plaît autant, n'est-ce pas ? Les innombrables petits coeurs qui y sont dessinés devant comme derrière accrochent à ta bonté répugnante. Mais pourquoi ne la boutonnes-tu pas complètement cette foutue chemise ?! Tu vas finir par te brûler la clavicule, si tu sors comme ça ! Heureusement, ton pantalon blanc immaculé protège complètement tes jambes. Ses poches de chaque côté sont d'ailleurs là où tu abrites tes mains la plupart du temps, soit pour éviter de te les cramer elles aussi, soit pour avoir l'air cool. Valorise les chaussures fermées, celles que tu portes sont parfaites, par exemple. En cuir marron, elles ont le mérite d'apporter une vraie touche classe à ta tenue d'attardé mental. Vient le tour de tes accessoires préférés, que je déteste pour leur aspect excentrique mais que je tolère parce qu'ils te couvrent un peu plus. Ton couvre-chef habituel coloré dans une nuance entre le rose et le rouge, pas loin du magenta me fait vraiment douter sur ton orientation sexuelle, mon vieux... Pourtant, tu refuses de le quitter. Je parie que c'est encore à cause des coeurs ? Oui, au bout de longs lacets ton chapeau se termine par ta forme favorite, ce qui concorde avec le reste de l'accoutrement et justifie encore une fois ton surnom, Corazon. Par contre, l'intérêt esthétique de ton manteau de fourrure m'échappe complètement. De fourrure ou de plumes, je ne sais pas moi-même ce qu'il est supposé représenter ! Tu l'as tout de même sur le dos à longueur de temps. Il est presque aussi grand que toi et c'est un fait déjà remarquable, mais je ne peux m'empêcher de remarquer que tu ne l'enfiles même pas ! Au contraire, tu te contentes de le porter sur les épaules, les bras dissimulés en dessous. Bien sûr, il me fournit toujours plus d'obscurité pour recharger mes forces, mais soyons honnête, c'est moche. Ca n'est même pas tendance.

Je fais partie intégrante de toi, pas vrai, Tamashinki ? Alors pourquoi ne pas dire aux autres ce à quoi je ressemble ?

Sinister Shadow c'est l'ombre qui a fait de toi le menaçant personnage que tu es ! Il est d'un noir profond et son apparence change en fonction de l'éclairage, comme ces filles imbues d'elles-mêmes sur leurs photos ! Mais n'oublie pas ma forme réelle. Celle d'une ombre humanoïde sans visage pour me rendre encore plus inquiétant, visiblement constituée de bandelettes bien que tout ça ne soit que la forme que je prends quand les ténèbres sont grands. Je suis proche de la Mort et de tout ce qui s'y rapporte. Mes longs bras se terminent par des doigts crochus parfaits pour attaquer et détruire ce dont j'ai envie, ils peuvent encore s'allonger, mais ça c'est une autre histoire. Je n'ai pas de bouche visible et pourtant je sais parler, laissant retentir une voix rauque et sombre quand je suis de sortie, puisqu'elle ne résonne que dans ta tête quand je suis coincé dans ton corps.

Corazon est le sobriquet dont tu t'affubles toi-même parce que depuis toujours tu es doté d'un bon-coeur qui m'horripile mais qui semble être la seule chose que je ne peux détruire. En effet, c'est dans ta nature de te montrer aussi serein et galant, capable de te détourner de la voie du crime et du meurtrier si tu estimes que ça n'est pas nécessaire. C'est tout toi, ça. Le pacifisme que tu prônes comme pour t'amuser à me barrer la route est néanmoins impressionnant même pour moi. Tu refuses tout bonnement de blesser encore moins de tuer un être innocent et préfères de loin fuir et t'isoler que de te résoudre à déchaîner ton pouvoir sinistre. Pourtant tu sais comment on te traite. Comme un monstre. Pour ceux qui te connaissent, Corazon n'est qu'un masque pour faciliter ton approche vicieuse, puis arracher sans scrupules des vies. On pense même que c'est parce que tu as un penchant pour l'arrachage de coeur que tu as choisi ce surnom. Balivernes ! Tu es bien trop tendre, trop mou pour même songer à de telles atrocités. Toi, tu es même davantage un sauveur que les héros eux-mêmes. Je le constate à chaque fois que tu essaies de me retenir, ou, quand tu sais que tu n'y parviendras pas, quand tu t'éloignes de la population pour que mes ravages n'impliquent pas contre leur gré des personnes dont tu n'as même pas connaissance. Je ne comprends pas pourquoi tu insistes pour que je les laisse tranquille, mais la plupart du temps tu te donnes corps et âme pour ne pas être libellé comme le psychopathe sanguinaire que tu es pourtant. Toute ta psyché, toute ton existence n'est qu'un immense paradoxe. C'est de ma faute, tu me diras, mais si tu es né avec un alter maléfique, ne crois-tu pas que c'est pour une bonne raison ? Non, toi tu es buté. Croyant dur comme fer qu'il y a bien un autre moyen de faire entendre raison. Heureusement au cours de notre vie commune, j'ai pu gagner du terrain dans ton coeur et le noircir au moins assez pour que tu acceptes ma méthode. Le calme à toute épreuve dont tu es doué n'est pas une de mes créations, mais je pense avoir eu ma part de responsabilité dans son approfondissement. D'ailleurs, je ne me souviens même plus de la dernière fois où tu as cédé à la panique quand elle ne venait pas de tes pensées désordonnées et tourmentées. Quand une situation est stressante, tu es de ceux qui ne tremblent pas. Tamashinki est un gros dur, hein ? Non. Avoue-le, tu es juste conscient que si quoi que ce soit devait t'arriver, je serais encore là pour te sauver les miches. Est-ce de là que te viens ta nonchalance ? Face aux autres tu ne parles que très peu, tu t'adresses même plus souvent à toi-même qu'à eux. Le sourire que tu arbores sur le visage bien que peu accueillant va tout de même de paire avec tes bonnes manières et la politesse innée que tu tiens de je ne sais qui. Tu n'as même pas connu tes parents, qui aurait bien pu t'éduquer comme un parfait poltron !? Pas moi, ça c'est sûr ! Quand tu daignes adresser quelques mots à un individu tu tentes toujours d'être le plus succin possible mais sans jamais t'écarter du respect, t'efforçant à rester plaisant comme pour te prouver quelque chose. Tu ne jures pas, et n'oses pas même exprimer ton opinion si tu sens qu'elle offensera quelqu'un. En faite, tu as raison, il vaudrait mieux que tu te taises. Les seules personnes pour qui tu fais preuve de cruauté sont tes ennemis directs. Un enfant, une femme ou une personne âgée, ceux-là bénéficient du Corazon dans toute sa laideur. Tu évites de rendre service pour ne pas tenter le diable mais si l'on te demande son chemin, par exemple, tu répondras avec une figure faussement sympathique. Tu n'as aucune sympathie. Tu as juste peur. Tu as vécu dans le noir et en compagnie d'un cauchemar mais tu restes un couard. C'est comme ça que je te vois à chacune de tes bonnes actions débiles, encore heureux qu'elles se font rares. C'est d'ailleurs de plus en plus difficile pour toi de jouer au bon samaritain, tu sens mon emprise se resserrer de jour en jour.

Tu es effectivement conscient des limites de ton alter et tu ne peux pas te permettre de marcher dessus, surtout maintenant que tu as un objectif. Tes sentiments et tes émotions sont les plus gros facteurs, et tu les réprimes autant que tu le peux pour ne pas enrayer ma force, parce que quand tu en auras besoin tu sais qu'il ne faudra pas faire les choses à moitié. Alors tu fais taire ton coeur, et contre ta propre volonté tu joues les grands méchants impassibles, ne se mêlant que de ce qui le regarde. Même ce sourire dessiné au rouge au dessus de tes lèvres remplace tes vraies joies. Beurk... La joie, l'amour, la satisfaction et toutes ces émotions positives m'affaiblissent et tu dois alors t'en débarrasser constamment. Tu n'as même plus de baume au coeur en dégustant tes sucreries préférées. Effectivement tu adores te gaver de douceurs, sans doutes pour compléter l'énorme vide qu'on t'a laissé depuis toujours. Mais le goût de la cigarette amère te ramène à la triste réalité, et par conséquent tu apprécies également les saveurs aigres-douces pour ces deux raisons. En un seul met, ils combinent tendresse et la mélancolie, j'en suis moi-même stupéfait. Sans moi, tu serais sûrement resté le même pleurnichard qu'il y a une vingtaine d'années ! Grâce à mon éducation certes stricte mais ô combien bénéfique, tu es un tout autre homme. Plutôt particuliers, je l'avoue, car je tolère encore tes quelques extravagances d'enfant.

Mais le plus gros est fait. Tu es devenu un être abject, Tama', et ce grâce à moi et moi seul. Asocial et plutôt passif comme gugusse, il y a très peu de gens autour de toi... Non, attends, il n'y a personne autour de toi. Un grand solitaire, c'est ce que je voulais voir chez toi. Tu sais très bien que ton seul ami réside en toi et que tous les autres ne sont là que pour se servir de toi, agissant selon leurs intérêts sur ton dos tout ça parce qu'ils savent à quel point tu es fort. De ce fait, tu n'aimes pas faire de nouvelles rencontres qui finiraient mal de toutes façons. Tu n'as même aucun sens de la coopération, contraint de travailler en comptant sur tes propres qualités depuis que je t'ai sortie de l'enfermement. En réalité, ton humble serviteur est la seule entité à savoir s'accorder avec ta façon confuse de penser et d'agir. Je te connais par coeur après tout, les moindres recoins de ton esprit me sont connus et reconnus, je passe mon temps à les passer en revue encore à ce jour. Et pourtant ! Tu es quelqu'un d'assez imprévisible dans ton genre, surtout depuis tes seize ans, lorsque la vie venait encore t'enfoncer comme un clou qu'on tape sans retenue. Ton état mental est instable, je ne peux pas le nier, mais c'est même mieux comme ça. D'abord tu es paisible, puis tu deviens soudainement colérique, et puis enfin tu pars te réfugier pour te blâmer et te descendre. Mon pauvre petit Tamashinki, est-ce que tu deviendrais un de ces lunatiques ? C'est beau. Le chaos étant mon sujet de prédilection, j'aime le voir dans tes yeux et dans tes comportements. Ils passent de l'un à l'autre sans crier gare, et comme tu sembles ne pas le remarquer, je me plais à te regarder violenter le mignon petit chat que tu viens à peine de sauver de l'arbre. Ces sauts d'humeur, tu me les attribue à moi, mais cela fait bien longtemps que je n'ai même plus à te pousser à bout pour que tu pètes un plomb. Tu te débrouilles très bien sans moi, désormais. C'est à ta fâcheuse tendance de te chercher des excuses que je devrais m'attaquer maintenant !
Même si en général tu t'isoles avant de le faire, tu t'es tout de même mis à me répondre naturellement, même en public, te faisant passer aux yeux du monde pour un schizophrène dangereux. Ils ne m'entendent pas, tu le sais au moins ? Je suis dans ta tête, petit. Je joue de ça, c'est vrai. Parfois je t'harcèle intérieurement pour que les autres voient qui tu es; un esprit rendu malade par les déboires de la vie et de la société. Vas-y, continue à cogner les murs et à te tenir la tête lorsque ma voix se révèle être insoutenable même pour toi. Mais sache que tu ne t'en débarrasseras jamais. Tu te débats avec vigueur et quand je réussis à m'immiscer au-delà de tes pensées, tu commets des actes irréparables pour mon plus grand bonheur. Cependant, tu ne pleures plus. Quand tu vois une vie que tu as supprimée par malheur, tu n'es même plus secoué et tu passes parfois une poignée de minutes à contempler ta bêtise. Ce n'est pas que tu y trouves de la satisfaction, bien au contraire, tu te maudis car c'est ce que tu es. Un assassin, un psychopathe, un criminel.

Quand quelqu'un te cause du tord tu ne l'oublies pas et tu en fais même une priorité de te venger. Presque comme pour rétablir une certaine justice, tu n'acceptes pas l'affront. Différent de la fierté puisque ça ne te dérange pas d'être sous-estimé, tu es davantage capricieux. Tes intentions ne sont pas claires, en faite, rien dans ta tête ne l'est. On ne peut pas vraiment définir ce qu'il faut et ne faut pas faire en ta présence, tu changes tellement vite. Je me souviens t'avoir vu massacrer une personne pour t'avoir bousculé dans une ruelle et n'avoir rien fait quand des voyous proches de cette dernière sont venus te passer à tabac, tu te serais même laissé mourir si je n'intervenais pas. Tu sembles même apprécier la douleur physique... Je l'ai ressenti cette fois où tu souriais alors que je t'écrasais contre un mur. Mais de ça, tu m'en as parlé, pour une fois. Tu m'as confié te sentir vivant quand ton corps souffre, puisque ton coeur est mort. Tu ne vas pas jusqu'à te blesser toi-même, mais c'est tout comme lorsque tu me pousses à te faire du mal, imbécile ! Le sujet le plus sensible avec toi ? Je pense qu'il s'agit de ta famille. Celle que tu n'as pas eu la chance d'avoir. Tu vois rouge quand ce trou béant dans ton existence est remis sur la table directement ou non. Quand on te demande où ils sont, ou quand tu vois un enfant s'amuser simplement avec les siens, là tu te sens comme agressé, rabaissé. Ca te chiffonne même de songer à la famille que tu ne fonderas pas. Au bonheur auquel tu n'as pas droit. Mais tu es bien forcé de faire avec, tu m'as moi, après tout.

Même si je connais toutes les raisons de ton attitude, je ne peux m'empêcher de te qualifier de "tordu". Tes changements d'humeur, tes craintes et incertitudes, tout ça me fait croire que j'ai réussi à te rendre aussi retors que moi. Ce qui me rend le plus fier, c'est quand je te vois te "remonter le moral" en te convaincant que tu es le seul capable de changer ce monde. Pourtant, tu n'as pas confiance en toi et te trouves même décevant en comparaison avec le bon jeune homme que tu aurais tant aimé être. Ce n'est rien, tu sais ? Rejette donc la faute sur Sinister Shadow. Moi, j'endosse sans soucis tes mauvais côtés puisque c'est moi qui te les ais légués. Et puis, même si tu te penses trop faible, ne me dis pas que c'est encore l'idée que tu as quand tu vois les membres sectionnés, les corps éparpillés et l'hémoglobine semée par notre puissance ? Tu es quelqu'un de spécial, voilà tout.

Tes souvenirs ne sont pas complets. Tu n'arrives absolument pas à savoir d'où tu viens, exactement, ni de qui tu viens. Tout ce dont tu te rappelles c'est de l'obscurité. Du noir total. C'est dans ces conditions que tu as passé le plus clair de ton temps d'enfant. Tes yeux ne te servaient même plus à rien, tes cheveux grandissaient et grandissaient... Te barrant la vue et par la même occasion l'horizon, un horizon désertique de toute façon, car tu étais bel et bien seul. Les seules interactions que tu aies pu avoir avec d'autres .. supposés humains,
c'est le pain et l'eau qu'on te portait quotidiennement pour que tu ne meures pas de faim.
Tu mourrais de tristesse. De solitude. Mais pas de faim. Tu en as fais quelque chose pourtant, mais pas avant que je ne m'immisce enfin dans ta vie. Ton existence était si plate avant que je n'intervienne, Tamashinki Manatsu... C'est si ironique de se dire que sans cette Ombre... Tu ne serais que l'ombre de toi-même.

Tu devais avoir quatre ans au moins quand je suis né, moi. Ah.. ce beau jour ! Je m'en souviens comme si c'était hier, moi. Et même si les mémoires de tes jours passés ne sont pas heureux, pour moi ce fut le début d'une merveilleuse péripétie ! J'ai eu le loisir de te parler, mais à l'époque tu n'avais même pas idée de qui j'étais; ma voix, selon toi, était celle d'un monstre présent dans la sombre pièce depuis le début mais que tu ne voyais pas tant il faisait noir, et que tu ne pouvais même pas aller voir car tu étais un pétochard. Je grommelais des mots réconfortants au départ, tu t'en souviens..?

« Papa... Maman... ?!
- Du calme, petit. Ta maman n'est pas ici, il n'y a que moi ici.
- Qui t'es ..? T'es où ! Il fait tout noir, j'ai peur ... ! tu sanglotais déjà
- Tiens toi bien, tu risques de ne rien comprendre. Je suis ton meilleur ami... Ahem.. Ton seul ami.
- Qu.. Quoi ?! On se connaît..? Mais montre-toi !
- Oh oui, je vais me montrer... Patience, petit, tu vas m'y aider.. Et ensuite je t'aiderais à te sortir d'ici... »

Notre première discussion donnait déjà le ton. Tu n'as pas tout de suite compris, mais moi, j'avais déjà une suite toute simple d'événements pensée pour notre bien à tous les deux. Dès ce jour, j'ai commencé à te tenir compagnie pour que nous apprenions à mieux nous connaître. Je n'ai jamais été malhonnête avec toi ... J'te le jure. Je t'ai même informé tout de suite de ma nature, ce qui m'a été bien plus difficile que prévu puisque tu n'avais aucune idée de ce qu'était le monde extérieur. Tu n'avais aucune idée de ce qu'un alter était, alors j'ai dû me faire passer pour ton ombre. C'est tout bête, parce que je le suis vraiment, c'est juste que je n'étais pas été clair sur le type d'ombre... Mais ça a marché. Puisque tu as fini par m'accepter et enfin suivre mes instructions. Je t'ai appris tout ce que je savais, avant de t'apprendre à me contrôler à peu près correctement. Il fallait que je plante la petite graine de la haine dans ton coeur avant toute chose, j'espère que tu ne m'en veux pas pour ça. Tout a été fait pour ton bien. Je t'ai fait comprendre que tu faisais partie des dessous de la société, et que c'était pour cette raison même que personne n'était là pour te sauver. Personne n'avait même conscience de ta détresse, et les quelques uns qui étaient au courant étaient ceux qui t'avaient enfermé là. Rappelle-toi de la sensation du métal froid des chaînes que tu avais au pied, dans quel monde est-ce qu'on met une chaîne au pied d'un gamin, dis moi ? Un monde pourri. Mais dont la pourriture n'étant pas à la surface, ne dérange en rien l'apparence toute positive du fruit entier. Ce monde, Tama', ce monde t'as abandonné. Mais c'est là la plus grosse erreur qu'il ait pu faire, car je t'ai donné une raison de sortir de ton trou; tu dois sauver le monde.

Comme tu étais encore jeune et malléable, tu as avalé mes mots sans demander ton reste. De toute façon, je ne pouvais pas avoir tord, tu voyais toi même la souffrance que tu traversais sans même une lueur d'espoir que cela se termine un jour, le tunnel était obscur et aucune lumière ne filtrait pour indiquer la sortie. Et tant mieux... Tu te rends compte de ce que j'ai dû t'inventer pour que tu finisses enfin par me faire sortir, petit imbécile ?! "Ressens la tristesse qui habite ton corps et essaie de la fixer en un point précis, n'importe où ne t'en fais pas, de toute façon tu es rempli de tristesse. Une fois que tu as le point de sortie, tu laisses tout aller, c'est comme.. quand tu vas pisser, tiens !" Ha que je devais avoir l'air idiot, éduquer un enfant n'était vraiment pas assez maléfique pour un être tel que moi. Je suis l'incarnation même de tes sentiments négatifs et voilà que je devais m'adapter au petit cerveau d'un garnement. Mais ça a été radical, bizarrement... Tu dois être ce genre de demeuré à qui il faut s'adresser avec des mots simples et parlants.

Ce fut ma toute première victoire. Quand tu as ouvert la voie, je ne me suis pas gêné pour me défouler ! Je savais très bien que tu ne t'en remettrais pas de si tôt mais c'était l'arrangement. Tu me laisses sortir, et je te fais sortir ! Profitant non seulement de toute l'amertume que j'ai cultivé pendant deux longues années depuis tes quatre ans, et de la quantité faramineuse de ténèbres dans laquelle tu baignais en permanence, je te faisais la démonstration de ta toute-puissance. Je crois même que jamais plus je n'ai été aussi intense, parmi toutes les autres fois où tu t'es servi de ton alter. Mais tu en t'en rappelles pas. Tu es tombé dans un profond coma après les dix premières secondes de carnage. Pour ta gouverne, tu es responsable de plusieurs dizaines de morts et de la destruction d'une partie de l'aile de la prison dans laquelle tu as vécu. Pourquoi t'étais là, d'abord ? Tu n'étais même pas né que tu te faisais déjà coffrer ? Dehors encore, il faisait nuit. C'était le moment parfait pour notre grande évasion, je m'en félicite. Alors que nous avions déjà fait notre lot de chaos à la prison japonaise, je me suis servi de ton petit corps tout maigre et éteint pour déferler comme la peste vers la ville la plus proche. Je n'ai pas idée d'où je suis encore parti foutre le souk, mais je me suis bien amusé, même si c'était un peu lumineux à mon goût et que j'ai dû déraciné plus d'un lampadaires pour y remédier. Personne ne t'as vu, ne t'en fais pas, tout ce que ces pauvres gens ont pu dire le lendemain de l'attaque, c'est qu'une momie a dévasté leur bourgade.

Je t'ai laissé endormi étendu dans une prairie sous un coucher de lune d'une beauté sans pareille quand j'ai senti l'énergie me manquer. J'avais beaucoup ri, ce soir là, et je suis sûr de ne jamais retrouver semblable extase un jour.
Bon, je t'ai raconté toute la vérité, comme d'habitude, et tu m'en as voulu ça tu t'en rappelles... Mais je t'ai aussi expliqué que si tu ne voulais plus que ça se reproduise alors tu allais devoir faire beaucoup mieux que de partir au dodo juste après m'avoir sorti ! Tu avais besoin de plus d'entraînement, de plus de temps... C'est avec ce genre d'argument que j'ai pu te faire prendre tes distances avec la société. Je jouais sur ton côté sensible, je l'avoue. Mais tu ne réfuteras pas l'utilité de mes pratiques...
Habitant une grotte en forêt lorsque tu avais sept ans, éloignés de toute civilisation, nous avons longuement discuté de toutes les spécificités de ton alter avant de débuter l'entraînement. Tout ça pour tester ta volonté. Je t'ai prévenu de toutes les répercussions, et malgré ça tu as refusé de fuir. Toi, le peureux avait fait preuve de courage pour la première fois, je t'en ai félicité puis je t'ai fait souffrir. Parce que pour maîtriser un pouvoir aussi conséquent, tu ne pouvais pas te la couler douce, Tamashinki. Je n'avais pas été clair sur le fait que je devenais aussi incontrôlable la nuit, mais ce n'était que pour te le dire plus tard. Je voulais juste .. m'amuser encore un peu.

En effet je me suis servi de toi à maintes reprises par la suite, t'incitant à me relâcher le soir, encouragé par les progrès que tu faisais la journée, loin de te douter que la force à laquelle tu te confrontais était loin d'égaler celle que je possède réellement. Je me dirigeais à chaque fois vers les agglomérations. Mes excès de rage ont causé des pertes. Mais bon sang que j'y ai pris plaisir. Parce que moi aussi je devais garder la forme, hein ? Je remarquais d'ailleurs qu'au fil du temps tu t'évanouissais un peu plus tard. Ca t'as pris deux ans pour te rendre compte de la supercherie.

Comme tu t'étais aguerri avec le temps, nous avions décidé de tolérer ton retour à la communauté, tu le voulais tellement, même contre mes contre-indications.. Alors nous t'avons satisfait. Sans foyer, tu volais pour survivre et vagabondait pour t'amuser. Tu avais même l'air de ne plus haïr cette vie, tu faisais ton petit bonhomme de chemin comme bon te plaisait et ne faisait de mal à personne. Mais un jour tu es tombé par malheur sur un journal où la photo en première page t'interpella immédiatement. "Une momie terrorise Hosu." Les gros titres ne pouvaient pas être plus explicites. Tu m'as reconnu sur la photo ma foi plutôt désavantageuse. Je présume que le photographe n'avait pas les tripes de capturer mon image sous un meilleur angle, mais il s'est tout de même débrouillé pour que mon stupide hôte ne m'en fasse tout un drame.

« Comment tu expliques ça, Sinister ?! tu explosais en pointant l'article de presse dont j'étais la vedette. On avait dit PLUS de tuerie !!
- Je sais, je sais. Désolé, je me suis laissé emporter. Le soleil matinal ne me permettait pas de hausser le ton, surtout après la petite sauterie que j'avais organisée la nuit d'avant. Bon, on recommence à s'entraîner ?
- Mais tu te moques de moi ?! Je suis sérieux ! Je me servirais de toi quand tu auras appris à te contrôler !!
- Hahahaha ! Mais c'est à toi d'apprendre à me contrôler, p'tit insolent ! Un nuage imposant s'interposait entre la Terre et le Soleil me donnant tout juste assez d'ombrage pour me permettre cette autorité.
- Alors tu vas être clair, et maintenant ! Je veux que tu me dises TOUT ce que je dois savoir sur toi Sinister Shadow ! tu t'emportais, mais je suppose que tu avais tes raisons, alors je me suis résilié en même temps que le nuage temporaire.
- Bon d'accord, d'accord. Mais c'est bien parce que c'est toi ! La nuit, je deviens un monstre. Tu vois la "momie" dont ils parlent ? Eh bien c'est ce que je suis, quand les ténèbres t'entourent. Oui, c'est tout ce qu'il te restait à savoir. L'obscurité alentour affecte ta force. Non seulement elle te permet de recharger tes forces plus rapidement, mais aussi de les décharger efficacement. Dans le noir, mon emprise est décuplée, c'est pour ça que ton corps trop fragile s'éteint immédiatement... Quoique tu commences à t'y faire, on dirait.
- Attends... C'est donc à cause de toi ces douleurs et ces cicatrices que je découvre tous les matins ?!
- Héhéhé... On dirait ?
- Mais pourquoi est-ce qu'on m'a refilé un crétin pareil ! Alors si j'ai bien compris, la journée, quand on s'entraîne tu n'es même pas à fond ?!
- Non...
- Et c'est pour ça que tu te tais, là ? Parce qu'il fait jour ?!
- Oui...
- Ok ... Super... J'ai compris, j'ai tout compris... Sinister, c'est fini les virées nocturnes ! Et maintenant on s'entraîne sérieusement ! »

Ta petite voix tremblotante ne passait pas inaperçu sous le regard de dur motivé que tu avais l'air d'emprunter à quelqu'un d'autre. Tu avais peur. Tu étais terrorisé depuis que tu eus compris l'ampleur du démon que tu abritais. J'ai pu m'en sortir à bon compte en acceptant de t'entraîner davantage et de ne plus essayer de te contrôler.

Notre train de vie était désormais plutôt régulier. Nous ne sortions la journée que pour t'entraîner à endurer les démangeaisons et l'inconfort que ta peau toute blanche ressentait à la lumière du Soleil. Cet astre était comme ton némésis. Un lampadaire, même une torche ne te picotait pas autant que ses saints rayons. Il devait receler un trop plein de bénédiction, contraire à la nature dépravée de ton petit corps de jeune ado. Le soir venu, c'était des séances de durcissement mental que nous nous organisions histoire que tu aies la chance d'être témoin de tes exploits un peu plus qu'une poignée de seconde.
Mais tu as trouvé une autre raison de nous ralentir, curieux gamin que tu étais à l'époque. Tu avais entendu parler de cette académie d'apprentis héros, Yuuei, et t'y était intéressée au point de secrètement souhaiter la rejoindre une fois ton alter complètement maîtrisé. Ce que tu ignorais, mon jeune et sot ami, c'est que tu es deux-en-un. Tu ne pourras jamais me maîtriser complètement parce que même si c'est en toi que je m'abrite, je continue à posséder ma propre conscience, ma propre volonté. Et je commençais à en avoir assez de tes crises, de tes tentatives de me dompter comme si j'étais un vulgaire animal de compagnie voué à te protéger.

Profitant de ton nouvel attrait pour la carrière de super-sauveteur, j'ai réussi à manigancer à l'improviste une scène si bien jouée qu'elle enrayait prématurément tous tes espoirs. Lors d'un de nos entraînements nocturnes, je t'ai montré l'un des risques que comportait ton alter particuliers. Tu me donnais encore des ordres ce soir là, exigeant de moi que j'attaque une cible de l'exercice. Mon bras obscur s'allongeait effectivement d'une manière menaçante mais, avant même que tu n'aies le temps de réagir contre ça, je le retournais contre toi, serrant tes os dans ma poigne démoniaque. Tu t'es débattue, incompréhensif face à tant de violence soudaine. Je n'avais encore jamais levé la main sur toi, c'est sûrement pour ça que tu ne me respectais pas suffisamment. Pétrifié par la crainte que je t'inspirais à ce moment précis, tu n'as même pas songé à me rétracter pour que j'arrête ça, non. Au lieu de ça tu t'es contenté de m'écouter avec toujours cet air affolé sur le visage. Je t'ai craché que tu allais devoir l'effacer, cette crainte. Toi et moi formons une paire, et si nous ne nous comportons pas comme telle alors nous nous imposerons un frein. Ce que tu voulais que tu comprennes, Tama', c'est que je ne veux pas ton malheur. Tout ce que je fais, je le fais pour que tu grandisses et sois prêt à affronter le monde tel qu'il est réellement. Et si tu continuais à réagir comme un marmot, tu n'avais aucune chance de survivre là-dehors. Une fois tes esprits regagnés tu me sommais de te relâcher.

« Crie ! Crie autant que tu veux ! Maintenant regarde autour de toi. Qui est-ce qui accoure pour te porter secours ? Personne. Tu t'es tût, réalisant la véracité de mes propos. Tu les trouve vraiment aussi cool, ces bêtes de foire qu'on appelle des héros ? Tu trouves ça héroïque de s'entre-tuer pour une poignée de billets, pour quinze secondes de gloire devant les caméras ? Ils n'en ont rien à faire de toi et de tes suppliques ! Aussi bien qu'ils n'en avaient rien à faire de toi, coincé dans une prison alors que tu n'avais même pas cinq ans ! Et tu sais quoi ? Ils n'en auront toujours rien à faire de toi, si tu deviens un des leurs. Au contraire, tu deviendras comme leur ennemi et ils le maquilleront sous de la "concurrence" ... Tandis que si tu suis mon plan, tu es sûr d'avoir ton mot à dire, ta voix sera entendue uniquement si tu parviens à éteindre le projecteur qui éblouit tout le monde et qui met vos prétendus braves au centre de l'attention ... Tu dois la leur chiper cette attention, gamin ! Ici, ce n'est pas le gosse qui crie le plus fort que l'on écoute. C'est l'homme qui frappe là où ça fait mal. Rappelle-toi de tout ça, imbécile ! »

Tu as pris du temps avant de comprendre la leçon car tu m'as boudé deux jours entiers. Pas un mot, pas même une pensée à mon égard. Je t'observais et voyais cependant que mes paroles faisaient leur petit effet sur toi et que tu changeais. J'étais là pour ça, que tu changes. Que tu deviennes enfin apte à porter le fardeau qui t'était destiné dès le départ. C'est certainement ces reportages que tu voyais de plus en plus fréquents sur la vocation de héros devenant un métier banal pour se remplir les poches qui t'ont fait adhérer à ma vision des choses. Même si Tamashinki n'était pas prêt aux pires atrocités pour arriver à changer la face du monde, Corazon, lui, germait dans ton esprit pour remplir la mission à ta place. Du jour au lendemain, tu étais froid, beaucoup moins bavard et plaintif, et un peu plus dédié à nos sessions d'exercice. Tu ne voulais même plus entendre parler de l'académie, te disant que n'ayant jamais mis un pied dans une école, tu risquais de perdre ton temps à progresser parmi des enfants, reconnaissant l'efficacité et la justesse de l'éducation que ton Ombre intérieure te donnait.

Lorsque tu vivais ta quinzième année, nous étions finalement devenus des amis; des amis proches dont la relation n'était pas loin d'une relation fraternelle, mais l'important est que nous travaillions bien mieux ensemble. Tu avais cessé tes caprices, après tout. Tu t'étais même mis à tolérer mes méthodes plutôt amorales, et rendais de plus en plus violente tes méfaits de voleur. La nuit tombée tu sévissais, pillant des enseignes et des maisons, rendant le voisinage moins sûr comme je rêvais que tu le fasses un jour. Pour la première fois, j'étais fier de toi.

Mais je n'étais pas au bout de mes surprises. J'ai pu faire l'heureux constat que même moi ne pouvait pas tout anticiper. L'année suivante, une rencontre hasardeuse vint te faire sombrer plus vite dans mes ténèbres. Je me souviens de cet affrontement comme si c'était hier tant il m'a contenté. C'était la première fois que tu faisais face à un adversaire de ton rang, un opposant digne de toi au point de ne pas se faire déchirer en moins de deux, comme les autres. Et, par pure coïncidence, il fallait que ce challenger de qualité ait le même sang que toi. Tu t'en rappelles, pas vrai ? Tu revois cette scène chaque soir depuis qu'elle s'est passée, rêvant à tous les autres scénarios qui auraient pu avoir lieu si seulement tu n'avais pas manqué de discernement au mauvais moment. Tu te tenais debout sur un bâtiment, préparant ton prochain coup. Le ciel rougissait au fur et à mesure que le Soleil ayant fait sa journée disparaissait derrière la cime des immeubles et autres grattes-ciel. En face de nous, une silhouette semblait être apparue subitement, ni toi ni moi ne l'avions vu arriver, et pourtant elle était perchée à notre hauteur, et semblait même nous fixer avec un sourire qui ne présageait rien de très amical. En le regardant bien, nous avons tilté au même moment :

« Ce mec ... commençais-tu
- Porte la même peau de piaf que toi ! terminais-je. »

Car en effet, le jeune homme à l'air hostile était très similaire à toi. Ses cheveux blonds mais coupés court, son manteau au même aspect que le tien mais en rose... Il y avait forcément un lien entre vous deux. Alors que nous le regardions, perplexes, il a soudainement disparu de notre ligne de mire. Ca ne pouvait en aucun cas être un mirage puisque nous l'avions vu tous les deux, mais à moins d'être sous l'effet d'un alter illusoire, le mystérieux inconnu ouvrait les hostilités ! Comme s'il s'était instantanément téléporté, un coup de pied de sa part vint se placer directement dans ton visage, avec assez de force pour te repousser un plus loin sur le toit. Tu as bien fait de réagir vite et de me matérialiser aussitôt, parce qu'il avait encore disparu et reparaissait maintenant sur notre gauche, lançant un coup de poing que je parais in-extremis. Et ça a continué comme ça pendant une bonne minute avant que je ne te conseille de prendre tes distances, pensant dur comme fer qu'il possédait un alter jouant sur sa vitesse de déplacement pour nous assaillir de tous les côtés. Ce que tu fis, tu courais comme un dératé et sautais sur un autre un toit voisin.

« Tu fuis, maintenant ? Allons, petit frère, on ne t'a jamais appris qu'il fallait toujours aller vers la Lumière ? Je SUIS la Lumière !! » s'écriait le gaillard en te prenant en chasse

C'est à ce moment que j'ai pu comprendre la supercherie. Profitant d'un point de vue plus en hauteur que le tiens, j'ai eu le loisir de constater qu'il était effectivement assez rapide mais que je pouvais toujours le voir approcher dangereusement. Alors que tu regardais vers lui, tu n'as pas bloqué son énième coup en douce, visiblement incapable de voir d'où il provenait. J'ai tout de suite fait le rapprochement avec ce qu'il venait de dire. S'il était réellement ton frère, ce qui ne m'étonnait pas aux vues de votre grande ressemblance, ça ne serait pas illogique qu'il possède un alter lié au tien. Et il parlait justement de lumière...

« C'est des conneries, Tama', il n'est pas la lumière ! Il MAÎTRISE la lumière ! Il doit être en train de la réfracter de sorte à se camoufler pendant qu'il combat ... Mais j'arrive à le voir d'ici, sa tactique n'est pas brillante contre plus d'un adversaire !!
- Tsch .. On dirait que je ne vais pas pouvoir utiliser du Lightspeed indéfiniment... Mais on va voir si je ne suis pas brillant ! » Il rétorquait avec entrain et dramatisation, comme s'il prenait cette attaque vraiment au sérieux.

Il n'avait pourtant pas tord. Mangeant la distance qui nous séparait d'un bond, il étendait les mains vers nous et laisser s'échapper deux boules lumineuses qui devint rapidement trop forte, nous aveuglant tout en provoquant chez toi une envie démente de t'arracher la peau. Il était fort, mais son alter était la seule raison pour laquelle il avait l'avantage. Toi et moi nous le savons, sans cet élément dominant le tien, le combat en serait tout autre. C'est pourquoi je t'ai tout de suite crié de fuir, encore. Mais cette retraite n'était pas une marque de faiblesse, non, j'avais un plan en tête. Je t'en ai fait part et, me confessant ta confiance en moi, tu as suivi les instructions à la lettre, ce qui nous a permis de renverser la vapeur. Profitant du terrain urbain, nous nous sommes réfugiés dans une ruelle où les derniers rayons de soleil ne venaient pas déranger la lutte. Et ton idiot de frère visiblement aussi tête brûlée que tu l'étais auparavant s'est jeté dans la gueule du loup, certain de nous avoir fait peur... Quel petit plaisantin... Nous lui avons fait une démonstration de ma vraie force et à la vue de mon vraie visage je suis sûr qu'il ne faisait plus le crâneur derrière ses lunettes aux vitres teintées. La lumière qu'il irradiait était douloureuse pour moi, mais avec ta rage de vaincre et l'ombre qui nous enveloppait, nous lui avons montré ta toute dernière technique.  Je te recouvrais entièrement de mes bandages d'ombre, comme si tu me revêtais comme un vêtement, comme une armure vivante. Avec ça tu étais non seulement protégé mais aussi libre de combattre sauvagement; je n'avais pas essayé de te contrôler cette fois. Même si tes mouvements étaient un peu léthargiques, je reconnaissais la férocité et la bassesse des ténèbres dans chacune de tes attaques. Il s'est défendu mais tombait éventuellement de fatigue. Votre affrontement avait alerté un groupe de héros que je mourais d'envie d'affronter mais tu étais encore trop occupé par ton sentiment de haine pour leur prêter attention. Alors qu'ils allaient nous remarquer, tu restais là, tenant la tête de ton frère à l'agonie par les cheveux pour le questionner :

« Pourquoi ..? Qui es tu ...?
- Pourquoi...? Il rigolait doucement en crachant du sang. Parce qu'ils me l'ont demandé, voilà tout. Tu ne reconnais même pas ton frère jumeau, Tamashinki ? Pourtant il n'y a que deux minutes qui nous séparent... Enfin deux minutes.. et seize ans... C'est moi, Dofie. Je ne voulais pas mais, ils m'ont promis qu'ils arrangeraient tout entre nous si je te ramenais... Désolé, p'tit frère.
- Qui.. Qui t'as demandé de me ramener, et où ?!
- Tamashinki, on y va ! »

J'étais obligé de te hurler dessus ou tu m'aurais ignoré. Nous avons pu fuir laissant derrière nous le corps en piteux état de ce "Dofie". Je n'avais pas moi-même idée de son existence, et songeait aussitôt au fait que tu ne te souvenais pas de ta vie avant que je n'arrive. Dans notre dos, alors que nous nous éloignions de la scène de crime, nous avons pu entendre les sommations des héros, demandant à ce que Dofie "ne bouge plus et mette ses mains dans le dos". Un grand flash de lumière accompagnés de cris et des secousses suivirent leur arrivée sur place. Tu étais soufflé et es tombé sur les fesses en regardant les deux immeubles bordant la ruelle où tu t'étais défait de lui s'effondrer. Conscient que toute cette tumulte allait rassembler encore plus de héros et que cela finirait par devenir dangereux même pour nous, je t'ai demandé de partir. Tu ne voulais pas, je le sais, mais tu l'as fait malgré tout. Tu devenais quelqu'un de raisonnable. Ton frère était certainement mort de toute façon.

De nouveau exilé le temps que les choses se tassent, car on nous avait peut-être vu nous défouler ce jour là, tu t'es morfondu longtemps au sujet de ton existence. Celle la même qui t'avait été dérobée à ton insu et qu'on avait en quelques sortes manipulé tout du long. Je suis une Ombre, je ne peux pas ressentir de culpabilité, mais en te voyant en deuil suite au duel mortel qui t'avait repris le seul semblant de famille qu'il te restait peu de temps après que tu ne l'ai retrouvé, ce semblant de famille, seize ans plus tard. J'essayais de te convaincre qu'il ne s'agissait peut-être que d'un imposteur envoyé par les dirigeants de la prison que nous avions ravagé pour que tu en paies les conséquences, mais tu restais complètement fermé à toutes propositions. Le seul scénario qui satisfaisait ton tourment était que tu étais malmené par ta propre vie. L'espoir t'avait quitté pour donner la place à quelque chose de bien meilleur. Lorsque tu avais fini tes jours de désolation, tu m'as parlé enfin comme un homme. Je n'avais même plus essayé de prendre contact avec toi, sachant que tu me répondais par de longs silences, et voilà que tu manifestais enfin ton cher allié pour lui faire part de ta décision. Elle m'a choquée tant elle était pleine de bon sens. Tu avais quitté pour de bon ton humanité, celle qui freinait ton usage des pouvoirs des ténèbres, et je pouvais le voir à tes yeux désormais funestes.

« J'ai compris ce que tu voulais dire, Sinister Shadow... Toi et moi savons très bien ce monde est en péril. Ils le savent tous, d'où l'utilité des héros mais ... A quoi bon, si personne n'est à l'abri ? Tu méditais un instant sur ces quelques mots. Oui, voilà le message que je veux faire passer. Parce que je suis un coeur-martyr ... Je veux qu'ils savent qu'à cause de la dépravation qui hante nos terres, personne n'est à l'abri. »

Depuis cette révélation décisive, tu n'as plus jamais été le même. Il t'est même arrivé de me laisser me déchaîner volontairement la nuit, quoi que tu semblais ne plus fermer les yeux sur mes horreurs et les contemplais avec le vide glacé qui remplaçait ton étincelle.

C'est comme ça que tu as atteint le niveau de maîtrise dont tu peux te vanter aujourd'hui, Sinister Shadow ne te pose plus tant de problèmes que ça, en réalité, pas vrai ? Même si je sais que si ton coeur est muet devant tant de violences, c'est parce que tu l'as bâillonné, menacé et battu à maintes reprises pour qu'aucun sentiment, aucune émotion ne vienne perturber le cours de ton obscurcissement. Parfois la nuit, pendant que tu dors, je t'entends sangloter. Tu m'entends, Tamashinki ? Tu pleures durant ton sommeil, et si j'avais le pouvoir de lire tes rêves, je dirais que tu vois la merveilleuse vie que tu aurais pu mené si on t'avait laissé la choisir. Entouré de parents et d'un frère soudés ... et sans moi, sans doutes. Ton inconscient souffre quotidiennement mais parce que tu n'es plus le même enfant qu'avant, tu refuses de montrer tes blessures et préfère les panser en silence, dans le noir, le seul endroit que tu pourrais appeler ton foyer.

Suite à plusieurs crimes commis à travers le pays où tu t'es principalement attaqué à ... à peu près tout le monde, tu as pu voir qu'un autre individu plaidait la ruine de l'époque. Avec beaucoup plus de véhémence que toi par contre, puisqu'on parlait de lui. Chizome Akaguro ... Son arrestation avait été diffusée, son motif et ses convictions avaient fait le tour du continent en un rien de temps et bientôt, tu trouvais ses actes honorables. Tu avais retrouvé une once d'intérêt pour le genre humain en voyant que tu n'étais pas le seul à vouloir son relèvement. Le tueur de héros n'était pas un vulgaire criminel lui, il n'a tué que pour illustrer ses propos. Fais-en de même. Reprends son travail si bien commencé, Corazon. Tu as regardé en boucle cette vidéo avant qu'elle ne soit retirée des réseaux, tu connais par coeur son cantique ! Si les héros avaient été aussi dévoués que leurs prédécesseurs aux vraies valeurs, tu aurais été sauvé dès le départ et jamais tu n'aurais eu à endosser autant de fardeaux en même temps... L'heure de la Renaissance Héroïque a sonné.



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Johan R. Grant
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Dim 20 Aoû - 1:25
Welcome et bonne chance pour ta fiche ! Ah, Corazon ♥

Hésites pas à venir sur le discord, qui sert de CB ! Si jamais tu veux poser une question ou discuter ~
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Tamashinki Manatsu
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Mer 23 Aoû - 11:25
Bonjour et merci pour l'accueil Smile

J'annonce que j'ai terminé et suis prêt à être jugé votre honneur ~
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Johan R. Grant
Élève de troisième année
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Mer 23 Aoû - 17:51
Eh bien, une fiche très très sympa à lire \o/

Longueur : 400 / 400
Orthographe : 250 / 300
Style : 600 / 700
Originalité : 450 / 600
Autres bonus : 200 (Vilain) + 200 (nouveau membre V.2.)

Total : 2100 !

Fiche très très sympa \o/ Et pourtant, je suis pas réellement fan de ce style d'écriture. Mais fan ou non, je ne fais que juger objectivement et ça reste très cool o/ Niveau orthographe, les points retirés ne sont pas vraiment liés à ça (même si un p'tit peu, vu que tu répètes plusieurs fois la faute tort/tord, mais ça va le reste est très bon sinon), mais plus à cette manie que tu as d'oublier pas mal de virgules. Ça rend la lecture légèrement moins fluide, avec moins de pauses, ce qui est pourtant important si tu souhaites retranscrire une description qui est censée être vue comme orale. o/

Mais bon, comme dit, excellente fiche, et pour le moment la meilleure note (1700) du forum ! Me languis de lire tes Rp maintenant !

Tu peux t'occuper de ta fiche technique, de ton p'tit carnet, et RP \o/
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