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L'U.A. perd en vitesse ! Suite à l'attaque dans la forêt durant l'examen de la licence provisoire, le public commence à perdre confiance en la plus grande école des héros. En conséquence, un internat a été mis en place et la licence accordée aux élèves.

Suite a cette fameuse réussite, la ligue commença à encore plus se faire connaître !

Les vengeurs, malgré la perte d'un membre, continue néanmoins sa lutte.
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 Apparences trompeuses + Tsuyo Shori

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Shinso Hitoshi
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MessageDim 28 Avr - 15:18
L’humidité dans l’air rend la chaleur plus lourde, pourtant aucune pluie ne vient soulager la préparation d’un été qui promettait de battre des records en termes de température. Le Weekend salvateur des étudiants assoiffés de l’U.A. a été de bonne augure, permettant à ses muscles d’assimiler les entrainements en se remettant des courbatures dont il ne se plaignait pas. Shinsou Hitoshi, élève de la 1-C, cursus héroïque. Il avait toujours du mal à le réaliser et parfois se demandait si ce n’était pas une erreur, si on ne lui avait pas fait miroiter cette chance offerte dans l’unique but de l’évincer plus tard. Il ne fallait pas se leurrer, tous les étudiants ne deviendraient pas des héros étant donné le nombre d’écoles et l’effectif qu’ils représentaient. Donner le meilleur ne suffirait peut-être pas, la concurrence n’était pas à en reste et malgré toute la confiance qu’il accordait à son tuteur, un cas de conscience revenait souvent hanter ses pensées. L’envie de faire un peu de ménage par lui-même n’était en soit pas anormale, cependant la mettre à exécution serait mal ? Pour lui, ce n’était qu’un moyen de parvenir à ses fins et également de faire le tri pour un peu plus d’équité entre les alters. Il admirait sincèrement All Might pour sa force et ces multiples façons d’user de son pouvoir. Cependant, Eraserhead avait forcé son respect. Dans l’ombre du numéro un, il y avait nombre de héros qui méritaient cette visibilité. S’il avait été mieux renseigné, si on ne lui avait pas répété depuis ses quatre ans qu’il était effrayant, peut-être que le monde aurait été différent à ses yeux.

Dans cette main large, un sachet plastique contenant quelques boissons et de quoi grignoter entre deux exercices. Dans l’autre, la pochette qui lui sert de portemonnaie qu’il rentre négligemment dans le sac accroché à son épaule. Entre ses dents, la lanière qu’il tire pour y parvenir et maintenir le sac à dos le temps de faire glisser la fermeture éclair. Les portes coulissantes de la supérette se ferment derrière lui, encore sur le tapis de bienvenue qu’il quitte pour ne pas gêner le passage. Sa vigilance n’est pas forcée par la vision d’un ciel gris sur les rues au pavé clair. Les quelques arbres qui trônent là, imperturbables font bruisser leurs feuilles au-dessus des blocs de béton servant de bancs qui les encadre. Il marche, traînant le pas de ses converses montantes en faisant racler la semelle, soupirant à cette sensation de chaleur étouffante qu’il avait quittée pour le climatiseur de l’épicerie quelques minutes plus tôt. Son sac retrouve sa place sur l’épaule droite, tenant à gauche le sachet, il passe négligemment sa main libre dans ses cheveux violets à la recherche d’un coin plus tranquille que ce brouhaha incessant. Se retrouver seul, il l’a souvent fait et pourtant cette popularité au sein de la classe générale l’avait d’abord surpris, puis s’était estompée à mesure du temps. À quoi bon proposer de sortir quand il se complaisait dans cette solitude rassurante ? ça n’avait rien d’exceptionnel d’être isolé parce qu’on est différent et s’y accoutumer ne fait qu’accroitre la méfiance des belles paroles qui chantent des louanges sans crier gare. De toute façon, qu’ils le soutiennent réellement ou non, parfois, ne pas avoir à faire d’effort socialement était préférable pour tout le monde. Et c’était l’un de ces moments-là.

Seulement, depuis quelques secondes, un poids se pose sur sa nuque. Il freine le pas, connais cette impression et penche la tête vers la vitrine d’une boutique quelconque. Trois personnes ont le regard posé sur lui. Courir ne ferait qu’alerter ces types et les presser, ce qui rendrait peut-être leur plan plus dangereux pour autrui que pour lui-même. S’isoler n’était pas la solution la plus adéquate, pas encore en mesure de connaître suffisamment ses adversaires pour les manipuler et quand bien même il avait appris à se battre, ils étaient trois et il n’était pas munis de ses précieuses bandelettes. Pourtant, il souriait. Il n’allait pas laisser cette chance passer et se remit à marcher jusqu’à ce qu’une main ne se pose sur son épaule et ne l’embarque plus loin pour la projeter violemment contre un mur. Il grimace sous le coup, observe le premier homme, plus grand, mais surement à peine plus vieux que lui. « Hey toi, t’étais au festival hein ? » il allait répliquer, mais le second, apparaissant à sa gauche interviens « Réponds- pas ! Oui c’est lui, le type qui te lave le cerveau » ils n’allaient pas lui répondre de sitôt, mais il avait l’astuce depuis le temps, était-ce sa seule manœuvre cependant ? Il voulait en envisager d’autres. « Je vois que vous me connaissez déjà… mais nous n’avons pas eu le plaisir d’être présentés » le troisième reste sans rien dire, trop effrayé ? Il n’en savait rien, il jubilait ? C’était étrange. Le premier tire de nouveau son épaule pour la repousser en force, le faisant grogner. Il observe le troisième et lui adresse la parole. « Il croit qu’on va se laisser avoir ! On n’est pas débile à ce point, pas vrai les gars ? » rires et grognement, de vrais primates se dit l’améthyste dont les yeux se muent en une cinglante détermination. « Tu vois, mes gars et moi on n’apprécie pas qu’un type comme toi joue dans la catégorie des héros, t’es trop louche pour ça » louche ? Ah… il n’avait pas idée, cependant, cette histoire tournait autour de ses capacités et il savait comment ça allait se terminer. « Ton alter, là, c’est pas un alter qui inspire tu vois, c’est plutôt celui d’un vilain ».

Shinsou claque sa langue. Ce seul prétexte avait changé sa journée en un tourbillon de haine. « Encore cette connerie et tout ce que je dirais sera retenu contre moi, pas vrai ? Vous avez des alters de force ou quelque chose du genre, pas vrai ? C’est pathétique comme vous êtes prévi- » Le poing qui s’abat contre sa joue lui fait violemment détourner le regard. Il tousse, il a mal, mais ce n’est pas la première mandale qu’il se prend et ça ne sera surement pas la dernière, visiblement. Il n’allait pas se laisser faire… non, il répliquerait, il attendait juste que l’occasion se présente et elle ne tarderait pas, il le savait. Posséder un alter de force ne justifie ni ces actes ni une supériorité intellectuelle… c’était certain.
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MessageLun 29 Avr - 3:30
 

 

Apparences trompeuses

 

PV Shinso Hitoshi
 

 

Tsuyo donna un coup de poing dans le mur de sa chambre d’hôtel aussi fort qu’il le pouvait, ignorant le pic de douleur qui traversa les jointures de sa main droite suite à cette action. Il avait survécu. Le sans-alter donna un autre coup de poing dans le mur couvert de papier peint blanc. Il s’en était tiré. L’homme aux cheveux blancs cogna son front contre la surface faite de plâtre, grinçant des dents. Bakugou Katsuki avait d’une façon ou d’une autre réussi à se défaire de ses liens, sortir du bâtiment dans lequel il était retenu prisonnier et trouver de l’aide avant de succomber de ses nombreuses hémorragies. Le blond avait vu son visage sous le masque et connaissait son nom. Pas la pléthore de fausses appellations dont il s’était servi au fil des ans, pas son sobriquet de vilain. Non. Le prénom et le nom qui lui avaient été donné par ses parents.  



Tsuyo



Shori



Force et Victoire.



Fais chier. Fais chier, fais chier, fais chier, FAIS CHIER ! PUTAIN DE MERDE ! Le sans-alter se retourna brusquement et renversa la table de chevet située à côté de son lit avec un féroce coup de pied. Le désaxé prit sa tête entre ses deux mains et griffa son cuir chevelu. Comment avait-il pu être aussi insensé ? Aussi négligent ? Ce n’était pas lui, ça ne lui ressemblait pas. Tout ça parce qu’il voulait instiller le désespoir le plus profond chez l’explosif humain, lui faire passer un message implicite impliquant qu’après l’avoir torturé et humilié, le voir rendre son dernier souffle n’intéressait même pas Tsuyo, qu’il s’en fichait complètement de lui. Alors qu’il avait rabâcher au jeune homme qu’il avait trop d’égo, le sans-alter s’était lui-même laissé emporter par sa propre arrogance et avait commis une faute grave à cause d’elle. Pathétique. Minable. Pitoyable.

Deadline était en train de bouillir, il avait l’impression qu’il allait exploser à la manière d’un volcan. Une éruption violente et meurtrière. L’homme inspira et expira lentement pour se calmer. Un, deux, trois. Un, deux, trois. Non, non, non. Tout allait bien. Tout était parfait. Pourquoi tant de rage ? Tant de furie ? Son but était atteint, non ? Que sa victime meure ou survive importait peu après tout, la vidéo avait été faite, postée sur Internet et envoyée aux médias. C’était un succès. Oui. Les lèvres du sans-alter s’étirèrent en un sourire. Oui, c’était une réussite. Bakugou n’était rien, il ne représentait rien, qu’il s’en soit tiré n’avait aucune importance. L’homme aux cheveux blancs était tout de même celui ayant remporté la manche. La guerre ne faisait que commencer, mais cette bataille était sans aucun doute gagnée.

Néanmoins... La couverture médiatique était BEAUCOUP moins importante que ce à quoi il s’attendait. Il avait kidnappé le gagnant du Festival Sportif pour les premières années, bordel ! Il s’était filmé en train de torturer l’explosif sur pattes, un élève de U.A, et avait fait de son mieux pour répandre la vidéo sur la toile ! Alors... Pourquoi est-ce qu’on en parlait si peu ?! Les médias y faisaient à peine allusion. Pourquoi ? POURQUOI ?! Comment était-ce possible ?! Pourquoi n’était-il pas présent sur toutes les chaînes d’informations comme la Ligue des Vilains après qu’ils aient attaqués le SCA, Hosu ou le Camp d’Été ? Serait-il possible que U.A et la police aient trouvés le moyen de museler la presse ?

Même constat sur Internet. Le sans-alter était forcé de s’aventurer sur des forums un peu plus obscurs présents sur le deep web ou dark web si il voulait voir des gens en discuter. Sur les plateformes d’échanges un peu plus populaires, sa vidéo ne tenait que quelques minutes avant d’être supprimée. Ces maudits héros tentaient de le censurer, hein ? Ils voulaient étouffer sa pensée, en faire un poussin mort dans l’oeuf. Ah ! Ils pouvaient essayer. Le peuple finirait bien par voir à travers leurs mensonges et manigances. Sans-alters, alters de vilains, mutations repoussantes... Dans le monde envisagé par Tsuyo, ces choses n’auront plus aucun impact sur la vie des individus dotés de ces caractéristiques.

Mais, désormais, le vilain devait et avait déjà commencé à penser aux conséquences que la survie de Bakugou allait avoir. Ce sale rat avait très certainement donné le vrai nom et la description physique de Tsuyo aux autorités. A partir de là, ils allaient très certainement tenter de remonter jusqu’à lui en passant par sa mère, ses anciens camarades, le ring dans lequel il se battait quand il était adolescent et le peu de contacts qu’il possède dans le monde souterrain. Ses provisions étaient déjà prêtes.

Des lentilles de contact vertes pour changer la couleur de ses yeux, une casquette blanche pour masquer ses cheveux, et il allait éviter de s’habiller avec des costards et pantalons taillés sur mesure qui accentuaient sa ressemblance avec l’homme sur la vidéo étant donné que c’est ce qu’il portait à ce moment-là. Deadline allait privilégier les pull à capuche et les joggings désormais. Il avait d’ailleurs mis au feu les habits qu’il avait quand il avait capturé Bakugou, juste pour être sûr. On est jamais trop prudents. Maintenant, il ne lui restait une chose à faire : éliminer les éléments perturbateurs. Les personnes qui en savaient un peu trop sur lui devaient disparaître. Définitivement. C’était triste mais c’était ainsi. Il ne pouvait pas se permettre de laisser la moindre piste aux flics si il ne voulait pas terminer dans une cellule.

Muni d’une valise roulante qui contenait son masque à gaz, son katana et ses fumigènes, le sans-alter se mit en route. Ses deux poings américains et les deux couteaux de lancer qu’il possédait, eux, étaient dans les poches zippées de son pull. Il faisait chaud dehors, l’air était lourd et étouffant, mais l’homme aux cheveux blancs avait enduré bien pire qu’un peu de chaleur. Tsuyo marchait avec assurance, la tête haute, le dos et les épaules droits, son regard froid et confiant. Tandis qu’il marchait à travers les rues de Musutafu, il vit une scène qui lui rappela de nombreux souvenirs.

Trois jeunes étaient en train de... Eh, attendez. Ce garçon aux cheveux violets qui se faisait harceler, il était présent au Festival Sportif, non ? Il avait affronté le gamin aux cheveux verts qui brisait ses os, si la mémoire du sans-alter était bonne. Intéressant. Très intéressant. Sa curiosité piquée, le déséquilibré s’approcha de la scène sans pour autant intervenir, écoutant leur conversation.



« Ton alter, là, c’est pas un alter qui inspire tu vois, c’est plutôt celui d’un vilain. »



Oh. Il y avait là une occasion. Une très belle occasion. Ce gamin aux cheveux violets, c’était quoi son nom déjà ? Shinsa ? Shinsu ? Shinso ? Peu importe. Deadline voyait là une opportunité en or pour renforcer sa cause et gagner un nouvel allié. Il lâcha sa valise puis ouvrit la fermeture droite de son pull, celle qui contenait les poings américains et enfila les deux avant de se rapprocher bien plus, attirant ainsi l’attention des sous-êtres et de leur victime.



[-Harcèlement, discrimination, coups et blessures.] Il énonça. [-Et en plus vous le faites à trois. Vous ne semblez pas très héroïques non plus.]



« Qu'est-ce que tu viens de dire, fils de pu-» Commença le plus grand d’entre eux, celui qui avait frappé Shinso et lui avait dit que son alter était celui d’un vilain.  



Avant qu’il ne puisse terminer sa phrase, l’homme aux cheveux blancs s’élança, se propulsant vers l’avant d’un seul bond, bras devant, et son poing droit rentra en contact avec le nez du garçon. Sous sa main, à travers le métal, il sentit le cartilage se briser et se tordre, un bruit semblable à une branche qui craque se faisant entendre alors que le bully tombait à genoux et hurlait à la mort en tenant son nez qui pissait le sang. Sans pitié, Tsuyo lui attrapait les cheveux et tirait dessus pour lui exploser la mâchoire avec son genou. Le gamin, chassé par un prédateur plus grand et plus dangereux que lui, s’écroulait, terrassé par la douleur.



[-Ne parle jamais de ma mère. Jamais. Ou je te tuerais.] Dit-il froidement, appuyant sur chaque mot pour montrer qu’il était sérieux et n’hésiterait pas une seule seconde à lui ôter la vie. Tsuyo jeta un coup d’oeil aux deux compères du sale gosse, cloués sur place et rendus muets par la violence inouïe de cet adulte sorti de nul part.



[-Vous voulez une leçon, vous aussi ?] Ils tournèrent vivement leurs têtes de droite à gauche. On dirait bien qu’ils n’étaient rien sans celui qui semblait être leur chef. [-Bien. Vous êtes déjà plus malins que ce déchet à mes pieds. Ramassez-le et foutez le camp.]



Ils s’exécutèrent immédiatement. Ils partirent si rapidement que Tsuyo l’aurait cru si on lui avait dit qu’ils étaient tous deux dotés d’alters de vitesse. Poussant un soupir, le sans-alter retira ses deux poings américains et les rangea une fois de plus dans la poche droite de son pull à capuche. Il avait d’autres choses à faire, certes, mais c’était très important. Deadline était persuadé que ce gamin-là, contrairement à Bakugou, il allait approuver et résonner avec ses idéaux.



[-Yamada Taro.] Se présenta-t-il, usant du nom qu’on donnait aux cadavres non identifiés au Japon. Si son interlocuteur l’avait compris, il ne le montra pas. [-Et toi ? Comment tu t’appelles ?]  
 

 

 


Tsuyo parle avec la couleur #0066cc
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Shinso Hitoshi
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MessageLun 29 Avr - 15:12
Le festival avait eu l’effet escompté : mettre un élève de section générale dans la fosse aux lions et voir ce que l’expérience donne. Une démarche téméraire et qui avait fait parler d’elle du fait de cet alter peu voué au combat à proprement parlé, mais qui avait ouvert les yeux de ce qui ont combattu contre lui. Message subtil cependant, donnant espoirs aux laissés pour compte, sans alter ou alter non représentatif de la majorité et qui avait également attiré les regards. Ceux que ça dérange, ceux qui sont restés à cette étiquette et qui cherchent à tout prix à la recoller quand lui s’en défait peu à peu. Un coup porté à son visage pour lui rappeler qu’il ne peut se défendre si on ne lui adresse pas la parole. Mais c’est ce qu’il pense et il le regrettera, lui d’abord, les autres ensuite. Shinso est rancunier quand il s’agit de ce sujet. Il serre les dents et ne dit plus un mot, souriant juste malgré la douleur qui a écorché sa joue et fait jaillir du sang par sa joue mordue au passage. Il voyait une ouverture, mais il n’eut pas le temps de l’exploiter qu’une voit l’interrompt. Celle d’un homme, visage caché, regard d’un vert perçant qui en témoin cherche à décourager ses trois agresseurs.

Un instant, le violet aurait voulu crier qu’il ne devrait pas intervenir et qu’il maîtriser la situation, mais il était déjà trop tard et les insultes dirigées vers l’inconnu s’écrasent en même temps que le poing brillant de son acier sur la carcasse du malfrat. Perplexe et retrouvant son équilibre, Shinso observe sans mot dire la scène qui lui semble surréaliste. On venait de lui prêter main-forte, pour ne pas dire porter secours et on faisait fuir le reste de la meute d’ahuris. Bon ou mauvais signe, au départ, peu confiant, l’étudiant dévisage son sauveur, ne sachant s’il voulait récupérer le butin ou réellement l’aider. Quelque chose le frappe cependant, aucun alter n’a été employé à l’exception de ceux des trois fuyards lors de leur course. Soit cet homme avait un certain respect des lois en vigueur, soit il ne possédait pas de pouvoir et ce n’était certainement pas l’améthyste qui allait s’en plaindre. Massant sa nuque, il ramasse son bien, s’incline poliment à la présentation du jeune homme qui avait rangé ses armes. Sa violence avait été nécessaire et s’était arrêtée lorsque ses bourreaux avaient capitulé. Du bon sens en cet homme, certes, mais il sourit malgré tout. Ce nom d’emprunt, il doutait que ce soit une coïncidence, mais ne dit rien, ce serait dangereux pour lui tant qu’il n’en apprenait pas plus.

« Shinso Hitoshi Monsieur. Merci d’être intervenu… » peu l’auraient fait, il le savait. Mais il n’allait pas plus débattre à ce sujet, du moins le pensait-il. Pourtant, ça n’était pas anodin et les questions que l’adolescent voulait poser restaient coincées malgré le temps qui pressait surement. Entamer une conversation sans la moindre information sur son interlocuteur, ce n’était pas rare et pour s’y employer, généralement, le manipulateur se plaisait à observer les détails. « Vous n’avez pas vraiment le droit de… porter ces armes, mais j’imagine que si vous vous en êtes fournis, ce sont les commerces qui sont plus responsables que vous… surtout vu l’usage que vous en avez fait » serrant le sachet dans sa main, il laisse son regard paresseusement vagabonder sur la silhouette plus grande dont les vêtements étaient assez larges. « Si les trois idiots parlent et que vous avez des ennuis, n’hésitez pas à donner mon nom, je témoignerais en votre faveur » simple retour des choses, cependant avec cette particularité que Shinso ne donnait pas directement son numéro où de quoi le contacter… ce serait mettre sa famille et son école dans l’embarras et les exposer à un danger potentiel. Quelque chose de fort émanait de cet homme. Quelque part, en le voyant combattre, outre les poings américains, il avait ressenti la même chose qu’en voyant son tuteur se battre et l’entraîner par ailleurs. Une forme d’admiration que de savoir se mouvoir et faire face en dépit des pouvoirs qui sont en face plus forts physiquement. Il n’en a pas tenu compte, il a complètement terrassé ses adversaires et ça ne pouvait que rassurer l’élève face à ses doutes.

Incapable sans alter ? Non, définitivement. Il y a des limites, mais qui peuvent être comblées en se servant des failles de l’adversaire. Du moins est-ce sa façon de voir les choses et de tirer des leçons de son entraînement auprès d’Eraserhead. Lui en revanche qui n’était personne rappelait ce concept selon lequel tous les moyens étaient bons pour parvenir à ses fins et il en était adepte, complètement. Sa morale cependant ne l’autorisait pas à dépasser les bornes en tant que héros et clairement, briser le nez d’un idiot n’était pas une chose qu’il aurait pu se permettre s’il avait combattu. Quelque part, il le remerciait aussi pour ça... une correction belle et bien méritée qu’aucun héros n’aurait osé donner, bien trop exemplaire et parfaite… enfin, derrière le costume en tout cas.

« Dites, je peux vous demander pourquoi vous êtes intervenu ? Simple curiosité en dehors du fait que ce soit une question de morale » Il ne voulait pas entendre que c’était la chose à faire, que c’était juste, que c’était un devoir civil, puisque peu y ont réellement réagi et préfèrent se laisser régir par la peur d’être à leur tour pris pour cible. C’était plutôt ce qui poussait les gens à agir, ce qui l’avait rendu capable de prendre cette décision, s’il y avait un but derrière ou au contraire si c’était, comme quelques héros, le corps qui avait réagi avant le reste. Si c’était stupide de demander, ça avait son intérêt pour Shinso, pour en découvrir sur cet homme, mais également parce qu’il explorait d’autres pistes que son alter en ce moment et ça pouvait lui être utile en un sens. L’homme avait déjà fait beaucoup et il n’était en rien dans l’obligation de répondre à ce petit avorton au faciès arrogant. On l’avait souvent qualifié de la sorte, hautain, dédaigneux et parfois c’était vrai, mais sa façon de parler trop associée à son alter n’avait pourtant rien à voir. Une confusion souvent faite qui avait fini par le lasser et pousser à ne plus se justifier. Qui était-il ?
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Apparences trompeuses

 
PV Shinso Hitoshi
 

 
 
Shinso Hitoshi, hmm ? Il n’était pas si loin du compte au final, lorsqu’il tentait de se rappeler de son nom. Et le gamin avait des manières en plus ! Il ne tutoyait pas le sans-alter, il le vouvoyait. C’était rare les adolescents qui avaient une once de respect pour leurs aînés de nos jours. L’homme aux cheveux blancs garda son expression neutre lorsque son interlocuteur lui fit remarquer qu’il n’avait pas vraiment le droit de se balader avec des poings américains sur sa personne, retenant l’esquisse d’un sourire. Hahaha, mon pauvre enfant, si seulement tu avais la moindre idée du nombre de crimes que l’homme qui se tenait devant toi avait commis, tu saurais qu’il s’en fichait éperdument.  

La loi ne servait à rien dans ce fichu pays, de toute façon. Deadline était loin d’être un anarchiste, mais dire qu’il n’était pas satisfait du système judiciaire japonais serait un euphémisme. Pour commencer, le manque flagrant de texte portant sur les sans-alters ou ceux possédant des capacités qui ne rentraient pas dans le petit moule parfait de la société ou le fait qu'il soit interdit d'utiliser son alter pour se défendre. Le Japon montrait sans vergogne son manque d’intérêt flagrant pour ceux nés sans pouvoirs avec la loi sur le Vigilantisme. Techniquement, si tu n’utilisais pas d’alter et que tu laissais le vilain attaquer en premier, c’était tout à fait légal de jouer au héros et c’était considéré comme de la légitime défense. Après tout, un sans-alter était inutile, pas vrai ? Ils n'oseraient jamais s'en prendre à des vilains, n'est-ce pas ? Fragile, faible, incapable de se protéger... Hahaha... Pour ceux qui en étaient persuadés, la petite vidéo du vilain avait sans aucun doute été un sacré choc si ils l’avaient vu.



« Dites, je peux vous demander pourquoi vous êtes intervenu ? Simple curiosité en dehors du fait que ce soit une question de morale »



Ce qui l’avait poussé à agir ? Oh, les raisons étaient nombreuses. Tout d’abord, il avait reconnu Shinso comme un participant du Festival Sportif et interagir avec l’un d’eux sans être cachée par sa persona de vilain était une occasion inespérée. Ensuite, il était de très mauvaise humeur en ce moment et cogner sur quelques mauvaises graines pour se détendre ne lui ferait pas de mal. Pour continuer, la scène avait fait remonter de mauvais souvenirs à la surface. De plus, il avait beau considéré les porteurs d’Alters comme des insectes insignifiants la plupart du temps ou des obstacles dont il devait se débarrasser dans le pire des cas, Deadline ressentait un certain lien de... fraternité avec ceux qui étaient rejetés et mis de côté par la faute d’une chose sur laquelle ils n’avaient absolument aucun contrôle ; leur alter. Ou manque d’alter, dans son cas.

Néanmoins, aucune de ces réponses ne correspondait à la situation et c’est pour cette raison qu’il choisit de prendre une autre route qui pourrait lui permettre de tester les idéaux du jeune garçon devant lui si il parvenait à mener la conversation dans la bonne direction.



[-Pourquoi est-ce que je suis intervenu, hein ? Hmm...] Il leva la tête vers les cieux, faisant mine de réfléchir quelques secondes avant de répondre. [-Disons que...] Il roula des yeux, jouant sur sa gestuelle. [-Je ne possède pas d’alter que l’on pourrait qualifier d’héroïque ou de tape à l’oeil.] Pas d’alter du tout, en vérité.  



Le vilain démasqué -pour l’instant- rentra ses deux mains dans les poches de son jogging noir et ample qui distordait sa forme et qui, combiné à son pull dans lequel il nageait presque, cachait ses muscles et le faisait apparaître un peu plus gros qu’il ne l’était réellement.



[-Les ”rejetés”] Il fit des guillemets avec ses doigts. [doivent s’entraider, tu ne crois pas ?] Le sans-alter pouffa. [-Tu sais, j’ai beau être un adulte, je ne suis pas si vieux que ça. Je n’ai même pas la trentaine. Tu dois te demander où je veux en venir, non ? Pourquoi y vient me raconter sa vie ce type ? Hehe.] Il lança un faux sourire amusé à l’apprenti-héros. [-Ce que je veux dire, en fait, c’est que, tu vois, je suis encore jeune mais pendant les quelques années pendant lesquels j’ai vécu, j’ai appris une leçon très importante. Quand la vie te met à terre avec une droite, pleurer et se plaindre que c’est injuste ne sert à rien. Si tu veux arriver à quelque chose, faut te relever et la cogner deux fois plus fort.]



Le sans-alter leva ses deux mains. Abîmées, calleuses, couvertes de cicatrices, durcies par le combat, renforcées par des heures passées à frapper et à taper et à cogner peau, écailles, os, pierre et même acier. Des poings ayant brisés tellement d’os et s’étant fait brisés eux-mêmes tellement de fois que leur propriétaire avait perdu le compte. Pour être honnête, les sensations dans ses doigts étaient très limitées. Ils avaient été si malmenés que les nerfs avaient subis des dégâts irréparables. Mais tant pis, c’était pour la bonne cause. Tant que Tsuyo pouvait serrer ses poings et attaquer avec, ça irait.



[-De nos jours, les gens sont si concentrés sur les alters qu’ils oublient le plus important : un bon coup dans le nez ou entre les deux jambes est aussi efficace qu’un rayon d’énergie pour mettre quelqu’un à terre.] Il serra les poings. [-Bref, si je te dis tout ça, c’est pour que tu te souviennes que ton pouvoir ne fait pas tout. J’ai vu votre interaction, dès que tu t’es rendu compte que tu ne pouvais pas utiliser ton alter, tu t’es laissé faire alors que t’aurais très bien pu lui mettre un coup de boule dans les dents quand il te tenait. Je ne serais pas là pour t'aider la prochaine fois. Et tant qu’on est sur le sujet... C’est quoi ton alter, Shinso ? Si ça ne te dérange pas de me le dire, bien entendu.]



Car l’homme aux cheveux blancs avait beau avoir regarder le Festival Sportif plusieurs fois de suite pour connaître les capacités des élèves, il s’était principalement concentré sur la cible de son kidnapping, Bakugou Katsuki, et il avait zappé les autres participants.  
 
 

 



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Inculquée depuis l’enfance, cette doctrine de malheur qu’on ne cesse de lui rappeler lorsqu’il cherche à prendre son envol le rend toujours pragmatique face aux changements qu’il désire voir opérer. Il ne compte pas le nombre de personnes qui œuvrent dans l’ombre pour que justice soit pour tous et non une partie de la population. Les cours d’histoire lui ont très rapidement démontré qu’il y a toujours eu des inégalités et que ce n’était pas le souci principal des gouvernements en tout genre et il imaginait bien que satisfaire tout le monde relevait de l’utopie. Pourtant, était-ce si compliqué de favoriser l’utile et l’intellect plutôt que le m’as-tu-vu et la puissance ? Pour lui, ce n’était qu’une mesure qui n’avait pas de sens et qui n’était pas relative à la force physique. Pour d’autres, c’était naturel de penser l’inverse. Une main contre sa nuque, Shinso constate que son sauveur est plutôt du genre à employer l’ancienne méthode et il lui en est reconnaissant quelque part. Si l’envie d’user de son alter avait été forte, il ne l’avait pas fait pour ne pas donner raison à ses crétins. Mais s’il leur avait flanqué une correction, si tenté qu’il était en mesure de le faire, ça aurait été la même chose ? Il n’en a pas la moindre idée, il aurait bien voulu savoir. Mais n’allons pas cracher sur la main tendue, se disait-il.

Au lieu de ça, il s’intéresse sérieusement aux motivations de ce Monsieur Yamada. Son analyse avait eu l’air de le faire sourire, même si l’instant était bref et qu’il avait paru arrogant de la part de l’étudiant de soulever le problème du port d’armes. Mais visiblement, aucune violence n’émanait de l’inconnu, en tout cas pas à son égard. Une contradiction avec le nez dont les os avaient été brisés dans un craquement sinistre. Mais il y avait une certaine satisfaction à l’avoir entendu, aussi poli que restera le violet, il n’en demeure pas moins mitigé émotionnellement. D’abord parce qu’il n’était pas aussi serein sur sa façon de penser des vengeances qu’elles soient personnelles ou non. Puis parce qu’il se demandait si c’était un bon exemple de renvoyer la pareille quand ceux qui interprétaient ses actes étaient des civils ? Dans un sens, ça ne faisait pas de lui un monstre d’être moins conciliant à ce propos, cependant, il savait que certains, plus influençables que d’autres appliqueraient à la lettre ce comportement que ce soit par mimétisme, admiration, volonté de lui ressembler. Il n’y était pas encore et avait du mal à se dire qu’un jour, peut-être, ça se produirait. Un jour, peut-être il devra faire attention à tout ça et y réfléchir maintenant pour ne pas prendre de mauvais plis était indispensable. Encore fallait-il qu’il se décide, car ce fait unique de devoir agir pour des principes et aux conséquences de ses actes était encore un concept nouveau. Le fait étant qu’il menait ce débat interne témoignait de son passé de collégien où l’on lui rabâchait ce qui était bien, ce qui était mal, seulement parce qu’il avait un alter particulier. Cela n’occasionnait pas souvent les meilleurs liens et il s’en passait la plupart du temps, mais était révolté par ce traitement à part. Alors non, que l’on prenne sa défense en ayant connaissance de son alter n’était clairement pas ce à quoi il s’attendait et pour lui il y avait une raison derrière qui n’impliquait pas cette bonne action en tant que telle.

La première chose qu’il peut constater c’est que l’alter du jeune homme peut ressembler au sien dans les faits. Il ne réagit pas, sa tête très légèrement penchée en attendant que son interlocuteur développe. Droit comme un i, cheveux au vent, il le dévisage littéralement. Shinso n’était pas totalement détendu contrairement à lui. Courtoisie, respect ou simple méfiance ? Il y avait un peu de tout cela. Les termes employés, cette façon précise de taper sur les alters de force, aucun doute là-dessus. Le plus jeune était curieux, mais pas de cette vie, en effet. Il pensa Je ne le dirais pas, mais oui, abrège bien que rien ne le laisse entendre, toujours figé dans l’attente de réponses. Et lorsqu’elles viennent enfin, le choc est d’autant plus grand que les yeux perçants de brainwash s’arrondissent. Certes, lui aussi il l’avait apprise cette leçon, mais assimilée différemment et il en tirait profit, même si ça n’était pas toujours efficace ça lui permettait à long terme d’obtenir une large compensation sur ses anciens bourreaux. Sans avoir véritablement été la victime, il restait la cible de référence favorite pour le jugement moral. Mais n’ayant jamais fait usage de son alter hors d’un contexte qui lui était favorable aux yeux de la loi… on ne pouvait lui reprocher d’être un vilain, même si ses mots étaient d’une violence équivalente aux coups physiques.

Ne pas utiliser son alter, c’était l’une de ses priorités à l’heure actuelle et se mettre dans la peau de quelqu’un qui n’en possédait pas pouvait s’avérer être un avantage à son sens. Ce que peu pouvaient penser par ailleurs. Pour lui, l’exemple par excellence était son professeur particulier. Bien qu’il combine entre défaire le pouvoir d’autrui et profiter de la confusion pour se battre à main nue, ça n’y changeait rien. Face à quelqu’un de plus grand et plus fort, le combat restait dangereux et pourtant, il ne reculait pas, constamment à réfléchir à comment s’en sortir en plus d’éviter d’impliquer d’autres personnes. Sur cela, il ne pouvait qu’approuver Monsieur Yamada. Hochant lentement.

Pour ce qui était de son altercation cependant, il ne pouvait pas en vouloir à l’adulte d’avoir cru qu’il n’allait pas réagir. Il y a bien des manières de le faire et la sienne aurait été particulièrement… douloureuse pour l’égo plus que pour les os de ses adversaires, si tenté qu’il serait parvenu à les maîtriser sans bandelettes. Mais soit, il lui accorde cette défaite puisqu’il n’a pas pu agir. « Je comptais le déséquilibrer d’abord et puis… je préfère qu’il frappe d’abord plutôt que moi » histoire de s’assurer être dans son bon droit. Par ailleurs, frottant sa main libre contre sa mâchoire, il essuie du pouce le sang qui au coin de sa lèvre et constate que sa pommette est douloureuse. « Je peux laver le cerveau des gens qui me répondent et leur donner des ordres. Un alter de vilain pour beaucoup de monde, mais je ne considère pas que l’alter fasse l’homme, c’est stupide de penser ça » et c’était d’autant plus stupide de l’expliquer selon lui, mais il s’y sentait constamment obligé en raison de ces mœurs un peu trop formatées à son goût. « Et vous ? Vous avez un alter ? » n’avait-il pas parlé d’alter discret après tout ? Il n’avait certes, rien suggéré, mais pas démenti non plus quand à la possession d’un don particulier. Cette formule plutôt que "c'est quoi votre alter" était bien plus respectueuse envers ceux qui n'en avaient pas à son goût.
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MessageVen 3 Mai - 15:51
 
 

Apparences trompeuses

 

PV Shinso Hitoshi
 

 
« Je comptais le déséquilibrer d’abord et puis… je préfère qu’il frappe d’abord plutôt que moi »



Hmm, il était vrai que si ce jeune homme devant lui souhaitait devenir un héros, il ne pouvait pas vraiment se permettre d’employer les méthodes brutales du sans-alter lorsqu’il fallait s’occuper des sous-êtres dans le genre de ceux qui s’en étaient pris à lui. L’homme aux cheveux blancs hocha la tête imperceptiblement. Il comprenait son raisonnement. Cependant, il haussa un sourcil lorsque Shinso lui dit ce que faisait son alter. C’était... Wow. C’était fort. Très fort. C’était surpuissant, même. Le nombre de choses qu’il était en mesure de faire avec un tel pouvoir... Le jeune homme en face de lui était le négociateur parfait pour une prise d’otage et pour bien d’autre choses. Selon les conditions d’activation, il pouvait tout à fait ordonner à n’importe quel vilain de se rendre et c’était réglé. Vu qu’il ne s’en était pas servi contre les brutes de tout à l’heure, il devait très certainement remplir un prérequis spécial pour s’en servir.

Un sourire satisfait passa sur les lèvres du vilain lorsqu’il entendit la suite. L’alter ne faisait pas l’homme et c’était stupide de penser ça, hein ? Deadline n’aurait même pas besoin de convaincre l’apprenti héro en face de lui de quoique ce soit, il partageait déjà la même vue que lui. Charmant. Il se sentit encore plus en confiance lorsque son interlocuteur ne lui demanda pas c’était quoi son alter mais SI il avait un alter. On dirait bien qu’il avait trouvé le meilleur candidat possible, le modèle de héros parfait qu’il recherchait désespérément. Shinso avait définitivement sa place dans le futur Japon imaginé par Deadline. Il fallait juste que le sans-alter en sache un peu plus sur lui, un tout petit peu plus.



[-Un alter ? Disons que tout à l’heure, quand j’ai dit que je n’avais pas de pouvoir tape à l’oeil, j’ai quelque peu minimiser les faits. En réalité,] La commissure de ses lèvres s’étira vers le haut. [-Je n’ai pas d’alter.]



Et voilà ! Une livraison effectuée sans faute. Et maintenant, l’instant de vérité ! Le moment où Shinso montrait ses vraies couleurs à l’homme aux cheveux blancs. L’attitude de l’étudiant allait-elle changer très légèrement maintenant qu’il savait que celui qui se trouvait en face de lui était né sans aucune capacité particulière ? C’était à voir. Par contre, pour étudier sa façon de penser sur les sans-alters, le désaxé devait rallonger la conversation et il avait le sujet parfait.



[-Dis, vu que tu es élève à U.A, tu as du croiser Bakugou Katsuki, non ?] Commença-t-il sur le ton de la conversation. [-C’est vraiment terrible ce qui lui est arrivé et j’espère qu’ils vont vite attraper le fou qui l’a kidnappé.] Quelle ironie. [-Mais...] Le déséquilibré baissa sa voix considérablement, chuchotant dans un ton conspirationniste. [-Est-ce que... tu l’as vu ? La vidéo, je veux dire.]

Et si oui, qu'en pensait-il ? Telle était la question. Bien entendu, comme il y avait un témoin, même si il pensait le contraire, il allait très certainement dire que c'était horrible, que Deadline était un monstre, qu'il ne souhaitait ça à personne, etc... Mais ! Mais, mais, mais, si le vilain actuellement démasqué disait que même si il n'approuvait pas les méthodes de l'homme sur la vidéo pour se faire entendre -ce qui était faux, vu que cet homme, c'était lui-, il partageait son avis, peut-être que Shinso lui exposerait ses vraies pensées. Après, si les pensées de l'apprenti héros n'étaient pas en accord avec les siennes, ça serait vraiment dommage.
 

 

 



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MessageDim 5 Mai - 22:26
Révéler son alter n’était peut-être pas la meilleure des choses à faire, pourtant il n’avait aucune raison de le cacher aux yeux d’une personne qui lui avait porté secours et plus encore, l’homme ne tenait pas tant rigueur de cette alter, n’affichant aucune réticence ou réaction qui aurait semblé démesurée à l’étudiant. C’était assez notable pour que Shinsou esquisse un léger sourire en réponse à celui donné par Monsieur Yamada. Quant au sien, il ne semblait pas enclin à le lui dévoiler au premier abord. Le violet ne s’en formalisa pas, se contentant d’accepter qu’on ne soit pas aussi confiant en autrui. Il savait qu’il ne craignait rien, du moins le pensait-il assez dorénavant par les indices semés pour ne pas avoir eu peur de la conversation qui lui aurait donné un clair avantage. Le fait qu’il lui réponde encore était suffisant pour lui. C’était donc un sans alter ? ça ne l’étonnait pas franchement. Il acquiesce sans même s’en rendre compte, adhérant simplement à cette hypothèse pré établi lorsqu’il avait vu les armes, même si ça n’était pas nécessairement lié. L’apprenti héros ne réagit pas davantage, se contentant de penser qu’il n’avait pas de chance, mais que de son point de vue, avoir un alter ne devait pas changer la perception des autres et c’était en cela qu’il le voyait comme beaucoup plus méritant et sans doute débrouillard que quatre-vingts pour cent de la population.

Cette réflexion particulière, il ne la confia pas, ne préférant pas laisser sa vision des choses le porter un peu trop vers les retranchements les plus catégoriques et par conséquent risquer de vexer la seule personne qui lui a porté secours. Il masse sa nuque, ses yeux levés vers l’homme lorsque ce dernier parle de Bakugo Katsuki. L’énervé de la classe A. Ce type qu’il avait croisé et dont l’image n’était clairement pas un exemple à donner pour lui avait été ciblé par un vilain. Cette évocation le fit malgré tout froncer les sourcils et dévisager des deux orbes améthystes la tignasse blanche qui s’échappait de sous la casquette de son interlocuteur. Il ne répondit pas immédiatement, se demandant à quel point la vidéo avait été diffusée ? Les médias devaient tenir leur langue par ordre et non par respect pour la vie privée de l’étudiant. Qui était à l’origine de cet arrêt ? Il n’en savait rien, mais il n’en avait pas grand-chose à faire, se remémorant avec précision l’homme qui avait infligé à l’égo du blond l’équivalant d’un smash du numéro un. Quant à ce qu’il en pensait… Il se masse la nuque. C’était risqué. Et s’il était journaliste ? Et si son agression n’était qu’une mise en scène ? Dans un soupir il observe le ciel encore clair et se demande ce que son tuteur aurait fait à sa place. Sans doute, répliquer très calmement qu’il devait avoir confiance aux policiers. Mais pour Shinsou, il n’était pas question de laisser passer cette occasion, même s’il serait prudent.

« Oui je l’ai vu et même si je n’approuve pas la violence de son traitement, je pense que le message a son importance » en somme, seul le moyen n’était pas le bon, mais en même temps… « Et le fait qu’il s’en soit pris à quelqu’un en particulier me laisse penser qu’il n’a pas eu une vie facile et qu’il a reconnu en Bakugo quelque chose qu’il a surement vécu » ou en tout cas qui ne l’a pas laissé indifférent. Une supposition qu’il avait faite après avoir consulté plus d’une fois la vidéo. Les mots de l’élève, il en a tenu compte autant que l’échange avec son agresseur. Il y a de nombreux détails qui laissent penser dans ce comportement qui ne font aucun doute sur la pensée de l’explosif. Aucun doute non plus pour Shinsou qu’une correction avait été méritée et qu’il ne la souhaitait pas aussi radicale. Pourtant, elle avait surement fait son effet et sa curiosité le poussera à le vérifier de lui-même, sans savoir pour l’instant comment s’y prendre. « Et vous ? Vous l’avez vu. Qu’en avez-vous pensé ? » après tout, sans alter, n’était-il pas supposé voir les choses du point de vue de l’agresseur ? Pour Shinsou ça n’était pas une raison, mais il ne pouvait s’empêcher de comprendre cette haine viscérale, aussi prudent qu’il soit, son impassibilité le rendait insensible au sort de son supposé camarade.
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MessageMar 14 Mai - 14:51
 
 

Apparences trompeuses

 

PV Shinso Hitoshi
 

 
L’homme aux cheveux blancs vit la suspicion briller dans les yeux violacés de son interlocuteur l’espace d’un instant, fronçant les sourcils alors que ces deux orbes aux teintes améthyste se levaient d’une manière se voulant peu voyante pour jeter un regard aux mèches colorées d’un blanc foncé, presque gris, qui dépassaient de sa casquette, avant de se descendre pour fixer ses yeux.  

Le vilain jura presque à ce moment-là mais retint l’exclamation réflexive dans sa gorge pour ne pas paraître suspect. Merde, est-ce que les lentilles vertes et le changement de garde-robe ne suffisaient pas ? Devait-il teindre ses cheveux ? Hmm, c’était à voir. En tout cas, si il le faisait, il devrait éviter le noir et également changer ses lentilles. Tsuyo était né avec des cheveux noirs et des yeux vert émeraude à la base, avant de rencontrer l’associé de Monsieur M qui pouvait changer l’apparence des gens. Se rapprocher physiquement de son ancienne identité alors que la police et les héros étaient sur ses traces ? Très mauvaise idée.

Heureusement, ça ne dura pas bien longtemps et l’adolescent retrouva son expression neutre et fatiguée, poussant presque l’adulte à pousser un soupir soulagé. Ce n’était pas passé loin. Si l’apprenti-héros réalisait la supercherie, il pouvait tout à fait activer son alter et forcer le sans-alter à se rendre sans la moindre résistance. Ça serait... regrettable, dans le meilleur des cas. Dans le pire des cas, Deadline devrait très certainement organiser une version réaliste de la série Prison Break si il ne finissait pas à Tartarus. Il était impossible de s’échapper de Tartarus. Même des criminels qui auraient donnés du fil à retordre à All Might lui-même n’avaient pas réussis à en sortir. Alors lui, un sans-alter ? Hahaha.



« Oui je l’ai vu et même si je n’approuve pas la violence de son traitement, je pense que le message a son importance »



Hmm. Intéressant. Il était évident qu’il n’allait pas approuver les méthodes, même si ça aurait été une belle surprise, mais c’était tout de même intéressant. Il résonnait avec le message. Il admettait d’une façon détournée qu’il était d’accord en disant que le message avait son importance. Excellent, Shinsou Hitoshi. Excellent. Il était vraiment... excellent.



« Et le fait qu’il s’en soit pris à quelqu’un en particulier me laisse penser qu’il n’a pas eu une vie facile et qu’il a reconnu en Bakugo quelque chose qu’il a surement vécu »



Oh, si seulement tu savais. Si seulement. Mais Shinsou n’avait pas tort en soit. L’explosif sur pattes représentait l’archétype parfait du bully qui avait conduit Tsuyo sur le chemin de l’infamie. Il était tout ce que Deadline abhorrait en cette société. Cet égo surdimensionné, ce complexe de supériorité, ce mépris des gens plus faibles que lui et des autres en général, cette fixation sur lui-même, cette mentalité nauséabonde qui le conduisait à penser que le monde lui devait tout car il était avec un alter “héroïque”... Tout simplement répugnant. Comment pouvait-on laisser une telle vermine s’élever tandis que ceux comme Tsuyo, comme Shinsou, les sans-alter, les “alters de vilain”, les fils et filles de vilains, les gens avec des mutations repoussantes, les rejetés, les laissés pour compte devaient se battre pour arriver à quelque chose ?  

Pourquoi est-ce que l’homme aux cheveux blancs devait-il ramper comme un insecte devant des gamins arrogants à cause d’une chose sur laquelle il n’avait aucun contrôle ? Pourquoi devait-il travailler trois fois plus que les autres pour qu’on reconnaisse ses efforts ? Pourquoi devait-il salir ses mains et baigner dans le sang et la violence pour qu’on lui accorde les mêmes droits que les autres ? En quoi était-ce juste ? De quel droit devait-il subir ça ? Quelle était cette iniquité ?! Il ne l’accepterait pas. Il ne l’accepterait jamais. JAMAIS ! Il ne pouvait pas l’accepter. Il refusait. Non, non, non, nonnonnonnonnonnonnon... NON !



« Et vous ? Vous l’avez vu. Qu’en avez-vous pensé ? »



Est-ce qu’il l’avait vu ? Oh, oui. Il l’avait tourné, même. Mais il ne pouvait pas vraiment lui dire ça, hein ? Le sans-alter rumina sur la façon de s’expliquer sans accentuer la ressemblance entre lui et l’homme sur la vidéo. Il devait éviter les monologues trop longs, les phrases alambiquées et les mots compliquées. Il devait s’exprimer d’une manière simplette tout en communiquant précisément son point de vue.



[-Oui, je l’ai vu.] Un bon début. Simple, concis, sans la moindre ambiguité. Parfait. Maintenant, il fallait continuer sur cette voie. [-Quand à ce que j’en pense, hmm...] Faire semblant d’hésiter, de réfléchir, de penser aux mots corrects pour s’exprimer. [-Je pense qu’il a raison.] Être direct. [-En tant que sans-alter, je dois avouer que ma scolarité n’était pas très.. plaisante, pour être honnête.] Dit-il en grattant l’arrière dans une fausse gêne. Expliquer pourquoi on est aussi direct. Il ne faut pas être trop cru non plus. Le faux tic est là pour donner l’impression qu’on a honte d’avouer nos vraies pensées. [-Les sans-alters, ou les enfants de villains, ou ceux qui possèdent un “alter de vilain”,] Il fit des guillemets avec ses doigts. [- dans la société japonaise, j’ai l’impression qu’on est peu...] Il s’arrête quelques secondes pour donner l’impression d’hésiter, de ne pas être sûr. [-rejetés. La plupart des gens... ils ne nous voient pas, ils ne nous considèrent même pas. Pour eux, nous n’existons pas, nous sommes juste des éléments du décor, comme une fleur dans une plaine ou un caillou sur la route.] Il laissa filtrer son indignation à travers ses mots. [-Pour ces gens-là, et je peux t’assurer qu’ils existent, ne nous sommes pas comme eux, ne nous sommes même pas humains ! Et c’est pour ça...] Il laissa passer son sérieux et sa détermination dans sa voix et son expression. [-C’est pour ça que je pense que malgré les méthodes que ce “Deadline” utilise, son message est correct et très important.] Il serra les poings. [-Nous n’avons aucun contrôle sur la façon dont nous naissons ou la situation dans laquelle nous naissons, alors... Ca ne devrait pas avoir d’impact sur notre vie ! Même si ses méthodes sont mauvaises, ce vilain a raison. Nous sommes tout aussi humains que les autres et nous devrions par conséquent avoir les mêmes droits et les mêmes chances que les autres ! Nous devrions être traités de la même façon ! Ce n’est pas une suggestion ou une théorie. C’est un fait.]
 

 

 



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MessageMer 15 Mai - 17:23
L’air était plus dense, une fraction de seconde dans le doute de cette personnalité en face de lui. Cependant, l’aide précieuse apportée redore le blason de l’inconnu et apaise l’étudiant, exprimant avec prudence son point de vue sur le message communiqué par le vilain. Certes, la méthode peu conventionnelle n’était pas son mode opératoire et ne le serait jamais, pourtant, les mots avaient eu plus de poids et si la torture avait été moins présente, peut-être que l’impact aurait été plus important, moins contrôlé ? Ce n’était pas dans son souhait de voir cette vidéo proliférer, mais la pensée qui en découlait elle-même. Outre cette vision d’un monde où l’alter a son importance et juge de la valeur d’un homme, il y a ce qui transparait dans le discours du tortionnaire. Une vie qui ressemble à beaucoup d’autres et qui a mal tourné en partie pour cette raison même : alter contre sans alter, un éternel combat que seuls ceux qui adhère à ce schéma démesuré de chaine de puissance voient comme nécessaire.

Une hésitation dans le regard de l’homme, Shinsou écoute attentivement. La lueur brillante de ses améthystes exprime malgré lui tout l’intérêt qu’il porte à l’homme plus qu’à ses capacités. La gestuelle de la graine de héros démontre son approbation, quelques hochements de tête qu’il tente de maitriser, qui lui échappent malgré lui, malgré leur discrétion. Son corps parfaitement détendu et son regard fixé sur le sans alter, vif. Au fond de lui, il ne put s’empêcher de comparer son modèle à celui qui avait été autrefois le numéro un dans son cœur. Si le professeur aux bandelettes était plus proche de ses facultés qu’All Might, il n’en demeurait pas moins puissant à sa façon et l’admiration que l’élève avait pour lui résidait dans le cérébral plus que dans le combat. Lui faire découvrir qu’il n’y avait pas qu’une seule option pour lui le faisait réfléchir à comment transmettre son message à lui, légèrement différent, sans doute moins amer et moins violent que celui du dénommé Deadline. Une main portée à sa bouche, l’index caressant ses lèvres, le pouce contre sa joue et le majeur sous le menton, il cherche à formuler son opinion sur cette vérité qu’il ne pouvait contredire.

« C’est malheureux, on ne peut pas effacer ce qui est fait. Mais on peut le transformer et c’est sans doute ce qu’il a essayé de faire au travers d’un kidnapping » il ne dira pas que l’impact en capturant un étudiant plutôt qu’un héros, quel qu’il soit, ayant un minimum de réputation est d’autant plus réduit. Mais ce qui fut surprenant, c’est cette pensée même sur la pratique. Il s’était simplement dit que le vilain s’y était mal pris, pas qu’il était à proprement parler dans le faux ou qu’il lui donnait tort… ce dilemme perturbant entre ses idéaux et sa morale le perturbe assez pour qu’il fronce les sourcils et se penche un peu plus sur la conversation. « Juger par rapport à un alter ou l’absence d’alter… je trouve ça stupide, mais je reconnais que c’est beaucoup trop courant. Quant à savoir si ça ne détériorera pas un peu plus les relations déjà instables entre alter et sans alter ainsi que rejetés… je ne sais pas » sa main dérive contre sa nuque. Il penche la tête. Ses lèvres brûlent d’indiquer plus clairement le fond de sa pensée, mais ce serait reconnaître par la même occasion qu’il se fiche bien du sort de Bakugo Katsuki dans cette vidéo. Il sait qu’il s’en est sorti et sa conscience soulagée s’appuie sur ce fait. Cependant, si ça n’avait pas été le cas, le message serait resté inchangé et l’aurait atteint malgré tout. Est-ce que ça faisait de lui un vilain ? Il se l’était souvent demandé.

« En s’en prenant si violemment à un futur héros, il donne plus d’importance à la torture en elle-même qu’à son discours. Pour la population qui entre dans les normes de notre société, ça peut éventuellement accentuer le rejet de tous ceux qui n’en font pas partie parce que la définition qu’ils en retiendront c’est Deadline et sa méthode, pas son message » triste réalité. Néanmoins, il laisse un léger sourire rehausser son visage terne, ses yeux un peu plus malicieux et le trait de ses lèvres en un arc fin, il poursuit. « Pour ceux qui sont dans le même cas que lui, il y a deux catégories. Les gens comme vous et moi qui accordent de l’importance aux mots plus qu’aux gestes. Et ceux pour qui ce sera l’inverse et qui interprèteront la violence comme moyen d’expression. » Les doigts dans ses cheveux s’extirpent, sa paume se présente en l’air et il la considère un instant avant de relever son nez vers le ciel. C’est révoltant de constater que le changement ne s’opèrera pas dans l’immédiat, ni forcément en leur faveur. C’était en partie pour cette raison qu’il voulait devenir un héros. S’il avait dû arrêter Deadline cependant, aurait-il eu une forme de compassion pour lui ? Est-ce que les autorités en feront preuve également ? Le sort réservé au vilain ressemble au jeu du chat et de la souris diffusé constamment par les médias comme une animation pour la population moyenne et c’était déprimant. « Qu’est-ce que vous auriez pensé si Deadline avait été un héros arrêtant un vilain avec un alter de force ? » Il serait amené à le faire plus tard, mais était-ce là une vision plus saine du message exprimé par Deadline ? Héros ou vilain, ainsi était faite la célébrité, réduits à une image plutôt qu’à une pensée. Pouvait-il, selon les civils, changer les choses, telle était réellement sa question.
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MessageDim 26 Mai - 17:37
 
 

Apparences trompeuses

 

PV Shinso Hitoshi
 

 
Naïf. Tu es naïf.

C’est que l’homme aux cheveux blancs aurait voulu à son interlocuteur mais il ne pouvait pas vraiment le faire sans paraître très suspect, hmm ? Quel dommage. La violence était nécessaire pour se faire entendre. Un sans-alter était faible, insignifiant, inutile. Personne ne voulait écouter un être inférieur qui rampait lamentablement au sol et pleurait comme un bébé pour qu’on lui tende une oreille. Il fallait montrer qu’on valait quelque chose, il fallait montrer qu’on était puissant, il fallait montrer qu’on pouvait écraser les autres, il fallait montrer qu’on était une force qu’il fallait craindre. C’était la vie. C’était ainsi. Pour se faire entendre, il fallait montrer qu’on était le mâle dominant, l’alpha, le leader du pack et, naturellement, les gens allaient suivre, ils allaient se ranger derrière la bannière du plus fort.

Bien sûr, il savait que sa façon de faire allait avoir des répercussions, il savait de quelle manière elle pouvait être interprétée et il était prêt à l’accepter. Bien entendu qu’il savait. Ce plan, il ne l’avait pas inventé du jour au lendemain. Oh, non. Non, non, non. C’était l’affaire de plusieurs jours, de plusieurs semaines, de plusieurs mois, de plusieurs années, même. Ce plan, il le préparait depuis très longtemps. Il y avait longuement réfléchi et les pièces du puzzle étaient venues se mettre en place après qu’il ait vu le Festival Sportif. Quand il avait vu ce gamin si arrogant, si fier, si imbu de lui-même, à ce moment-là, il avait pris sa décision, il avait décidé que Bakugou serait sa cible. Cependant, c’était plusieurs mois avant le kidnapping et Tsuyo s’était servi de ce temps pour peaufiner les détails. Comment il allait le capturer, comment il allait l’empêcher de se servir de son alter, comment la séance allait se dérouler selon la façon de penser du jeune homme...

Et comment la société allait réagir à la vidéo une fois qu’elle serait en ligne. Ce problème, il l’avait tourné et retourné dans sa tête, il l’avait vu et revu sous tous les angles possibles et imaginables. C’était l’objectif principal de ce kidnapping, après tout. Laisser un impact. Faire passer le message. Deadline savait très bien que peu importe comment il tournait la chose, certains ne verraient pas le message. Peu importe comment il s’y prenait, pour certains, il ne serait qu’un fou, un psychopathe, un vilain, un malade prenant du plaisir à kidnapper et torturer des adolescents. Mais ceux-là n’avaient aucune importance, de toute façon. C’était ceux qui n’auraient porté aucune importance à sa cause ou s’en seraient moqués si il avait été plus doux.

Ceux qui allaient entendre le message étaient importants, mais les plus importants, c’était ceux qui allaient voir les rejetés comme une menace, comme un vilain potentiel, comme une bombe à retardement, et qui allaient par conséquent être bien plus durs sur eux. Oooh, eux, c’était les meilleurs. Sans même s’en rendre compte, ils jouaient dans le jeu du vilain. Sans même le savoir, ils rendaient l’homme aux cheveux blancs plus puissant et ils faisaient gonfler les rangs de sa future armée. En étant beaucoup plus dur sur les laissés-pour-compte, ils allaient finir par les pousser à bout, par les faire craquer. Et en craquant, ils allaient rejoindre Deadline. Pourquoi ? Parce qu’ils n’en pouvaient plus, parce qu’ils voulaient que ça s’arrête, parce qu’ils voulaient que ça cesse, parce qu’ils n’avaient jamais rien fait de mal et qu’on les traitait comme les enfants du Diable, parce qu’ils voulaient juste vivre leur vie mais on les oppressait, parce qu’ils voulaient simplement être traités comme les autres mais ils n’avaient pas les mêmes droits.

C’était drôle. C’était amusant. C’était hilarant. C’était à se tordre de rire. Sans même s’en rendre compte, cette société malade poussaient ces gens au bord du gouffre et les envoyait dans les bras du sans-alter. Il n’avait pas besoin de faire quoique ce soit, il n’avait pas besoin de recruter, il n’avait pas besoin de bouger, les personnes qu’il voulait détruire et écraser faisaient tout le travail à sa place. Sans le savoir, ils nourrissaient la bête qui allait les dévorer, ils fournissaient des armes à l’armée qui allait les attaquer. Qu’est-ce que c’était drôle, qu’est-ce que c’était drôle ! C’était si ironique. Avaient-ils conscience de la bêtise qu’ils faisaient, ces bourreaux ? Ces tourmenteurs ? N’avaient-ils jamais entendu parler de karma ? De vengeance ? De rétribution ? Le jugement divin allait s’abattre sur eux et ils faisaient en sorte que celui-ci soit aussi brutal que possible. C’était déplorable. C’était triste. C’était... exactement ce que Deadline avait prévu

Haha.... Hahaha.... HAHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA

Tout se passait selon le plan. Le fameux “Keikaku”. Tout avait été pris en compte dans ses calculs. Shinso n’avait pas encore réalisé ceci mais l’homme aux cheveux blancs pouvait tout à fait lui donner quelques indices dessus sans être découvert. Il lui faisait de manipuler un tout petit peu la conversation.



[-Avant de répondre à ta question sur ce que je ressentirais si, hypothétiquement, Deadline était un héros sans-alter qui arrêtait un vilain avec un alter de force, je voudrais revenir sur ton point précédent : son message.] Commença-t-il, ramenant la discussion vers là où il voulait sans que ça ait l’air trop hors-sujet. [-Ca a l’air stupide dit comme ça, je sais, mais c’est ce qu’il veut, que le harcèlement soit beaucoup plus dur sur ceux qui ne rentrent pas dans le petit moule parfait accepté par la société. Ce vilain est en réalité très, très malin.] Un peu de self-estime ne faisait de mal à personne, n’est-ce pas. [-Laisse-moi m’expliquer. Il faut mettre les choses en perspective. Cette vidéo va peut-être faire monter le taux d’oppression des rejetés, mais je pense que c’est exactement ce que Deadline recherche. Ce n’est qu’une théorie, hein,] Pas vraiment, mais ça serait bien que tu y crois, Shinso Hitoshi. [-mais ce type est très intelligent. Tu vois, peut-être que parmi ces gens, certains n’auraient jamais agis, qui sait ? Peut-être qu’ils auraient acceptés d’avoir tirés la mauvaise carte à la naissance, peut-être qu’ils se seraient dit que c’était comme ça et que c’était tant pis, mais avec cette soudaine augmentation du mépris, du harcèlement, de la pression... ils vont craquer. A ce moment-là, ils n‘auront plus que trois choix]



Le sans-alter ferma son poing droit puis leva son pouce, son index et son majeur. Trois doigts.



[-Briser, Se Plier, Pousser. C’est cru, mais... Briser, c’est se suicider. Ceux qui plient, c’est ceux qui n’ont ni le courage d’en finir, ni le courage de se défendre. Alors ils font comme d’habitude. Ils subissent en silence et espèrent que ça va passer. Ce qui intéresse Deadline, c’est la troisième option, ceux qui sont dos au mur, qui ont reculés encore et encore et qui ont finis par atteindre le bord. Ils ne peuvent plus supporter leur vie, ils ont été poussés à bout et eux, ils n’ont plus que deux choix ; être briser... ou pousser à leur tour. Et ceux-là, ils choisissent de répliquer. Et tu peux me croire, ceux-là, ceux qui se défendent seulement quand ils sont acculés, quand ils ne peuvent rien faire d’autre, ce sont les plus dangereux. Les plus violents. Aussi violents et passionés que Deadline lui-même.]



L’homme aux cheveux blancs sourit.



[-Ce vilain au masque à gaz l’a dit, non ? Il recherche des alliés, des gens qui partagent ses convictions, qui ont les même valeurs que lui et qui sont prêts à se battre pour elles. Il recherche des alliés... et la société va les lui servir sur un plateau d’argent.]



Il ne pouvait pas s’en empêcher et l’espace d’un instant, une demi-seconde, une fraction de seconde, un battement de cils, l’expression de Tsuyo changeait. L’espace d’un instant, juste un instant, elle prenait une forme tordue et déformée. Malveillante. L’espace d’un instant, une lueur de folie s’allumait dans ses yeux et ses lèvres s’étiraient tant qu’elles fendaient en deux la face du vilain à la manière du Chat du Chesire. Juste un instant. Puis, immédiatement, avant que le changement s’enregistre chez Shinso, le visage du sans-alter reprenait son expression naturelle. Normale. Neutre. [-C’est ironique, non ?]
 

 

 



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MessageMar 28 Mai - 4:33
Il y avait quelque chose d’étrange à cette conversation et l’opposition était toute aussi intéressante que ce point de vue énoncé au sujet des tensions occasionnées par Deadline. Shinsou range ses mains dans ses poches, écoutant avec attention la défense d’un homme qui avait torturé un adolescent. Dit comme cela, évidemment, ça paraissait injuste, pourtant, il y avait une raison à cet acte et les vilains qui étaient poussés aux crimes étaient des êtres humains. En quoi devient-on un vilain ? Est-ce une seconde nature ? Ou bien une nature tout court ? Peut-on confondre le bien et le mal ? En toutes choses, les limites sont floues plus pour certains que d’autres et le violet danse souvent avec afin de tester ses propres freins et de justifier qu’ils soient là où non. Il ne veut pas les franchir réellement, et ce pour cet exemple parfait. Il pouvait se voir en Deadline, il aurait très bien pu être le bourreau de la petite brute de bac à sable parce qu’il comprenait son objectif. Mais il n’en avait fait qu’effleurer la surface, ce qui le fit frissonner et s’immobiliser. Cette société est amenée à changer, imparfaite, beaucoup trop pour convenir à la majorité et l’incident de Stain avait révélé une ligue maintenant connue des médias… allait-il en être de même pour Deadline ? Source d’inspiration moins remarquée, mais pas impossible. Le raisonnement avait quelque chose de fin et la non-association aux quelques fidèles qui pourraient se former restait ingénieuse.

L’espace d’un instant, l’étudiant se demande s’il ne devrait pas battre en retraite et éviter d’approfondir le débat. Mais sa fierté le pousse à poursuivre, bien plus que cela, l’intérêt est également de mise. Il a affaire à un sans-alter. Qui serait-il pour ignorer lui aussi son opinion ? Même si ce n’était pas le cas, il savait bien, au fond de lui qu’il aurait été vexé de ne pas être pris au sérieux. Sa franchise cependant le rendra surement moins tolérant. « Ironique… et dangereux. Si Stain est une inspiration, pourquoi pas Deadline ? La société tombera, par l’un ou l’autre, mais ce sera une guerre civile qui y fera place plutôt que le changement progressiste occasionné par l’inspiration héroïque. Mais soit, dans les deux cas ce qui doit se produire se produira » il devait se montrer prudent. Pourtant… de nature à provoquer, il masse sa nuque négligemment et affronte le regard de son interlocuteur. « Si le but est de pousser à bout les sans-alters et rejetés… en un sens ceux qui se soulèveront auront-ils autant d’impact où seront-ils hués ? Là est toute la subtilité du problème. Si c’est une guerre qu’il veut, il y a plus de chance que le fossé se creuse et que la ligne entre les rejetés et les alters populaires soit tracée définitivement. C’est un très gros risque, mais ce que j’en pense c’est que le message en lui-même mérite plus d’écoute que de réaction du genre »

Prenant dans son sac de quoi se désaltérer, il considère la deuxième canette et la tend à son homologue en silence. Puis il ouvre la sienne dans un bruit satisfaisant, buvant quelques gorgées en observant Monsieur Yamada. « Mais, qu’en est-il de vous ? Vous souhaitez le rejoindre ? » il était évident à ses yeux que oui, dire non serait chercher à brouiller les pistes et suspect par la même occasion. Quant à savoir s’il le jugerait et se préoccuperait réellement de le mener au commissariat… il n’avait aucune preuve et plus encore, l’envie et la curiosité de voir le monde changer plus tôt que prévu, non sans une certaine appréhension et culpabilité naissante. Il s’y attendait, à ce qu’on lui demande en retour de quel bord il était. Et très honnêtement, en tant que futur héros, l’élève estimait que la violence ne ferait que propager le venin de morsure en morsure. Est-ce qu’il voulait y prendre part ? C’était l’autre aspect du problème : il n’avait pas de considération apparente pour les choix que d’autres feraient et peu importe la réaction, qu’elle soit traduite par un ras-le-bol ou qu’elle aboutisse à un suicide, elle n’est pas prise par lui et elle ne sera pas évité quoiqu’il en coute à grande échelle. Si Deadline doit changer le monde, ce sera son fardeau et il le paiera tôt ou tard pour en avoir une certaine responsabilité et pour avoir choisi d’exposer ainsi son point de vue. Le monstre, c’était peut-être lui d’être spectateur ou de se contenter de l’être, mais avait-il réellement d’autres choix, lui ?
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MessageVen 31 Mai - 1:31
 
 

Apparences trompeuses

 

PV Shinso Hitoshi
 

 
Oui, exactement, si Stain pouvait être une inspiration, pourquoi pas Deadline ? C’était ce à quoi le sans-alter aspirait. Il voulait inspirer les gens, remuer la masse, faire cogiter le peuple. Pensez, réfléchissez, questionnez, demandez-vous si tout va vraiment bien, remettez-vous et ce qui vous entoure en cause. Allez, allez, allez, allez, allez. Faites-le, faites-le, faites-le, faites-le, FAITES-LE ! C’était ce que Tsuyo recherchait, c’était ce dont il avait besoin, c’était ce qu’il voulait. Pourquoi ? Parce qu’une fois qu’on commençait à rechercher les défauts dans cette société, il n’était pas bien difficile de les trouver. Les petites imperfections qui recouvraient la structure, il fallait que les gens les remarquent. Les fissures qui marquaient l’édifice, il fallait que les gens les voient. L’homme aux cheveux blancs devait attirer l’attention puis la rediriger vers les problèmes qui pesaient sur cette société défectueuse et dénuée de sens.

Shinso lui parlait de guerre et de violence en mal, mais il ne comprenait pas que c’était un mal nécessaire. C’était la seule façon pour que les gens réagissent, pour que les esprits s’affolent. Il fallait taper dur, il fallait cogner là où ça faisait mal. Il fallait que ça choque, il fallait que ça s’imprime dans l’esprit du commun des mortels d’une façon ou d’une autre. Cette manière de faire était certes mal vue, mais elle était la plus efficace. En tout temps, les mots n’avaient jamais été suffisants, il avait toujours fallu que l’on emploie la violence pour se faire entendre. L’histoire était jonchée de guerres causées par des Hommes qui voulaient obtenir plus de droits ou des pays qui demandaient leur indépendance.

C’était pareil au début de l’avènement des alters, les possesseurs de ces pouvoirs devaient se battre pour être entendus, devaient lutter pour être reconnus, devaient trimer pour être acceptés. L’histoire finissait toujours par se répéter. Si guerre il doit y avoir, guerre il y aura. Certes, le vilain prenait un risque, mais on ne pouvait pas faire d’omelette sans casser des œufs. De même, il n’y avait pas de fumée sans feu. Et si jamais ça réussissait, si jamais il y arrivait, la récompense en vaudrait la peine. Un risque élevé pour une récompense élevé. Parfaitement équilibré, comme il se doit.  

Ce n'était même pas une question d'égoïsme, l'homme aux cheveux blancs ne faisait pas ça pour lui-même. Cette société utopique qu’il voulait créer, il ne pourrait sans aucun doute nullement en profiter. D’ici là, si il n’était pas mort ou enfermé, il serait trop brisé, trop fatigué, son corps aurait trop souffert. Déjà, ce n’était plus avec de la peau qu’il couvrait ses os mais avec un amas difforme et hasardeux de coupures, morsures, brûlures et cicatrices en tout genre. Son être tout entier n'était qu'un grand stigmate. Deadline pouvait les sentir, ces blessures, lors des plus mauvais jours. Elles attaquaient son être, elles enflammaient sa chair et écrasaient ses nerfs sous une lente et terrible agonie. Recroquevillé sur lui-même, Tsuyo hurlait et gémissait, incapable de se mouvoir, terrassé par la douleur, à la merci d’un supplice qu’il s’était infligé à lui-même. Devant son objectif, l’intégrité physique du sans-alter n’avait pas lieu d’être. Sa santé n’était pas importante, sa vie n’était pas importante, son existence n’était pas importante. Il n’était rien, il ne valait rien.

Ce qui comptait, c’était la fin, c’était le bout du chemin, c’était la ligne d’arrivée qu’il voulait si désespérément atteindre. Tout ça, toute cette mascarade, toute cette mise en scène, Deadline le faisait pour les gens comme lui, pour qu’un autre “Deadline” ne voit jamais le jour, pour qu’il soit à tout jamais unique, pour qu’il soit à tout jamais seul sur le chemin pavé de bonnes intentions qui menait vers les profondeurs de l’Enfer. Tsuyo ne cherchait pas la paix, la rédemption ou une connerie du genre. Au fond, c’était une version tordue et déformée de son désir d’être héros quand il était plus jeune, de son besoin d’aider les autres. Là, avec ses mots et sa violence et le sang sur ses mains, il aidait des gens. Il aidait les rejetés comme lui, il tentait, à sa façon, sa façon folle et obscure, de donner de l’espoir à ceux qui n’en avaient pas.

Il aurait tant voulu qu’on lui tende la main quand il était gamin. Il aurait tant voulu qu’on l’aide, qu’on lui jette une corde et qu’on le tire hors de ce trou noir dans lequel il était. Mais personne ne l’avait jamais fait, personne n’est jamais venu. Par lui-même, il avait grimpé. Abîmant ses doigts, il avait creusé dans la terre, petit à petit, pour se créer des appuis. Jusqu’à ce ses mains saignent, jusqu’à ce ses doigts ne ressemblent plus à rien, jusqu’à ce que ses ongles soient complètement défoncés, encore et encore, il avait creusé et il avait grimpé. Aujourd’hui, le sans-alter continuait son ascension et il était si près.

Si près du but.

Si près de la surface.

Si près du haut de ce trou.

Il était si près !

Deadline n’en pouvait plus de grimper, il n’en pouvait plus de s’accrocher, il n’en pouvait plus de creuser. Il était épuisé. Il était fatigué. Mais il ne pouvait pas s’arrêter. Pas encore. Pas tout de suite. Pas maintenant. Il y était presque. Il y était presque ! Il pouvait voir la lumière ! Il était presque en haut ! Il y était presque ! Il était si près du but !

Il

Était

Si

Près.

Et une fois qu’il serait en haut, il pourrait lancer une corde à ceux qui étaient en bas et les tirer vers le haut, les hisser vers la lumière. Il pouvait y arriver. Il savait qu’il pouvait y arriver. Il en était persuadé.  Tsuyo pouvait le faire. Il devait le faire. Il n’avait pas d’autre choix que de le faire. Parce que si il ne le faisait pas, si il n’agissait pas, si il ne bougeait pas, si il ne grimpait pas, qui le ferait ? Qui prendrait sa place ? Est-ce que quelqu’un oserait prendre sa place, même ? Est-ce que quelqu’un accepterait cette tâche ? Est-ce que quelqu’un d’autre porterait ce flambeau symbolique ? Est-ce que quelqu’un d’autre tenterait d’être le Symbole de l’Espoir pour ceux qui avaient été oubliés par la société ? Le vilain ne pouvait pas prendre le risque qu’il n’y ait personne pour lui succéder. C’était trop dangereux. Trop périlleux. Il ne pouvait pas.


« Mais, qu’en est-il de vous ? Vous souhaitez le rejoindre ? »


Ayant accepté la canette tendue par l’adolescent, l’homme aux cheveux blancs l’ouvrait et en prenait une grande gorgée, sa pomme d’Adam bien visible tandis qu’il levait la tête pour boire. Puis il exhalait, visiblement satisfait.  


[-Peut-être que oui. Peut-être que non.] Commence-t-il en secouant légèrement la boisson dans ses mains, volontairement ambigu. Il participait déjà à la cause, étant lui-même Deadline, mais son interlocuteur n’avait pas à le savoir. [-J’agis déjà, à ma façon, dans la vie de tous les jours.] Bel euphémisme. [-Les petits gestes comptent, eux aussi.] Un petit geste comme kidnapper et filmer la séance de torture d’un élève d’U.A, par exemple. [-Là, par exemple, en te parlant, en conversant et en partageant mon point de vue avec toi, j’agis.]


Il porta la canette à ses lèvres pour en prendre une autre gorgée.


[-De temps en temps, je me dis qu’il n’y a que la violence qui marche quand on veut se faire entendre.] Dit-il en levant la tête vers les cieux. [-Regarde-moi, sans-alter, sans pouvoir, un être vu comme faible et insignifiant. A part les gens comme toi, les gens qui comprennent un minimum ce que ça fait d’être mis à l’écart, qui voudrait m’écouter ? Qui voudrait reconnaître que j’existe sans que j’en vienne aux poings ? Je me le demande.]


L’homme aux cheveux blancs baissa la tête et fixa la canette comme si elle allait lui donner le sens de la vie.


[-Pour répondre à ta question de toute à l’heure, si, hypothétiquement, Deadline avait été un héros arrêtant un vilain avec un alter de force, honnêtement ? Ça ne me ferait pas grand-chose. Quand j’étais un gamin, voir un héros sans-alter arrêter un vilain, ça m’aurait donné de l‘espoir. En fait, le simple fait de savoir qu’un héros sans-alter existait aurait suffi pour me rendre heureux pendant des mois. Même si il était nul, même si il arrêtait pas beaucoup de monde, même si il n’était qu’un sidekick et non un pro avec sa propre agence, le simple fait de savoir que c’était possible... J’aurais aimé. Vraiment. Mais aujourd’hui ? Je suis... désabusé. Désensibilisé. J’ai grandi. Et je suppose... Je suppose que le point de vue change beaucoup quand on ne voit plus les choses avec les lunettes teintées de rose d’un enfant.]


Il leva la tête et regarda Shinso droit dans les yeux.


[-Aujourd’hui, voir la vidéo de Deadline, vilain sans-alter, qui torture un gosse arrogant et imbu de lui-même qui nous voit très clairement comme des êtres inférieurs mais ne peut rien faire dès qu’on lui enlève son petit joujou dont il est si fier, ça me marque bien plus que voir une vidéo de Deadline, héros sans-alter, qui arrête un vilain avec un alter de force. Tu veux savoir ce que je pense vraiment ? Bakugo méritait ce qui lui est arrivé.] Et alors qu'il disait ça, le regard de Tsuyo était froid, froid, froid. Si froid... [-J'irais même jusqu'à dire que c'est bien fait. On a que ce qu'on mérite, après tout.]  
 

 

 



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MessageSam 15 Juin - 14:45
L’eau ruisselle encore de la canette décapsulée. Inutile de dire que Shinso aime jouer de cette manière aussi. Gagner du temps et de l’assurance sur un air nonchalant, parfois exprès, d’autres par simple réflexe pour quelque raison que ce soit. Indécision qui laisse entendre une prudence mesurée. Un débat qui fait rage, écho dans sa mémoire. Il n’aime pas être acteur lorsque ça ne le concerne pas directement ou que ça n’est pas de son fait. Deadline lui ressemble, mais il s’est comparé dans l’unique but de savoir s’il était lui aussi un vilain ou non. Sa conclusion avait été bien différente et peu satisfaisante, bien qu’elle nourrissait des idées qui le rendait plus confiant. C’était toujours son choix qui le ferait trancher sur cette question. Non, il n’était pas un vilain parce qu’il ne voulait pas en être. Savoir que cette seule conversation permettait de perpétuer l’essence d’un message de psychopathe ne le perturba pourtant pas, sa tête penchée, regard toujours stoïque tandis qu’il boit à son tour en se saisissant de la deuxième canette avec lenteur.

À bien y réfléchir, cette violence qui semble nécessaire, elle lui a permis de gravir les échelons et ça n’est pas pour rien qu’on leur apprend à se battre. Cependant, le but reste de sauver, pas d’étriper. Le combat n’est pas une fin, c’est une action imposée qui n’est pas forcément dans l’éthique de celui qui est forcé d’y répondre. Il passe une main dans sa nuque et devait bien admettre que c’était une méthode comme une autre. Les moyens ne sont pas toujours bons, mais puisqu’ils marchent pour obtenir de l’attention… le résultat est là. C’était pourtant ce qui le desservait lui. Cette façon de réagir. « Hm… je ne peux pas vous contredire. La seule chose qui me pose problème c’est exactement le même schéma pour moi. Donner raison de penser qu’on est dangereux en agissant mal » dit-il en levant sa main libre pour faire des guillemets à ce mot « C’est un peu donner le bâton pour se faire battre et même si ça m’importe peu pour ma part, ça me frustre que le moindre faux pas soit désigné du doigt comme preuve légitime que mon identité est malveillante. Alors qu’en démontrant qu’on peut faire sans même si ça n’a rien de facile, c’est couper l’herbe sous le pied de ceux qui pensent de cette façon » même s’il n’en était pas certain, c’était l’idée. Sa vengeance avait un goût moins amer lorsqu’il l’imaginait, parce qu’elle avait pour but de faire changer l’opinion des gens sur ce qu’ils pensent presque naturellement. Accepter ou être surpris par le comportement de quelqu’un c’est un choc qui marque malgré tout l’esprit. C’est un dessein comme un autre, un rêve d’enfant qui peu à peu se réalise et qui n’a pas pour seul but de le crédibiliser lui en tant que personne ou futur héros.

Si Deadline avait été un héros, à coup sûr, lui aurait été bien plus touché que son interlocuteur. Cependant, il avait un exemple à suivre, un professeur qui sans même être présent lui donner cette force d’y croire, contrairement à Monsieur Yamada, si tel était vraiment son nom. Il pouvait sentir ce désespoir, ces prières silencieuses qu’il avait surement faites dans le vœu de trouver enfin remède à ces maux qui rongeaient les hommes dans une hiérarchie injuste. Silence pour cette réplique qui le clou, qu’il respecte et qu’il ne contredira pas. Lui aussi avait eu de la chance, preuve que les générations changent et évolues, dans l’espoir qu’un jour se soit enfin correct. Mais rien n’était garanti et un minuscule grain de sable pouvait bousculer le destin. Il le savait pertinemment.

Le violet croise le regard de l’adulte et ses yeux améthyste luisent presque dans le coucher de soleil. Il y a cette menace qui pèse lourd sur ses épaules malgré son stoïcisme. Il y a ce besoin presque urgent de stopper les battements trop irréguliers de son cœur pris dans l’adrénaline de la peur ou peut-être de la frustration ? Les mots se bousculent. Si calme, il meurt d’envie de poursuivre parce que le sujet à défendre n’est ni proche, ni un inconnu. Bakugo Katsuki est certes une petite brute qu’il a soupçonnée, il n’en demeure pas moins un adolescent qui a réussi à rester dans les rangs de l’U.A. non pas par le seul fait de son alter, mais parce qu’il est possiblement apte à comprendre toute l’étendue réelle de ce qu’est un héros. Ils sont tous là pour ça, avec des visions si différentes et distinctes, mais il n’y a pas qu’une seule version de la justice possible et celle du blond demeure encore un mystère aux yeux du nouvel apprenti. Laisser cet homme en parler de la sorte… il y avait comme un problème. Bien fait pour lui… parce qu’il ressemblait à ces persécuteurs, c’était aussi mesquin qu’une vengeance traitresse. Il n’attendait rien des autres. Ni l’étranger ni l’étudiant ne pouvaient décrire ce lien partagé pour ce même passif. Comme unis par un fil qui s’effiloche malgré tout. S’il ne cautionnait, il devait être honnête et si ce n’était pas un parfait inconnu, ce serait pour lui tout simplement.

« Je n’irais pas jusqu’à dire que ça m’enchante, personnellement, mais il aurait été remis à sa place d’une manière ou d’une autre. En choisissant un adolescent, Deadline fait passer le message sur la relève, non sur les héros qui ont construit et contribués à ce monde. Pas tous, évidemment. » En soi, son professeur grincerait des dents et l’étoufferait dans ses bandelettes pour tenir de tels propos, mais il ne pouvait pas mentir. Sa paume en avant, il rétracte sa main pour la ranger de nouveau dans sa poche. Il n’est pas différent de l’explosif et en même temps, leurs mondes sont parallèles, comme s’ils ne se croiseront jamais tout en ayant ce droit de regard curieux l’un sur l’autre. Shinso n’aspire pas à détruire ceux qui ont forgé et sculptent encore les stigmates d’une suprématie d’alters. Il veut les changer.

Dans son inconfort, il culpabilise. Il sait que Bakugo mérite et peut-être souhaitait-il que quelqu’un lui fasse enfin fermer son clapet. Il ne se sentait pas responsable de son état et la violence des conditions de cette correction n’a rien de justifiable, d’agréable ou de satisfaisant pour l’ancien général. « Ce que Deadline a fait, je ne le souhaite pas même à mon pire ennemi. J’avoue comprendre ses motivations et les respecter, ça ne m’empêche pas d’avoir du mal à saisir ses méthodes. Inutile de revenir dessus, le résultat… je le constaterais surement par moi-même » Il ne comptait pas s’approcher du blond, mais l’idée était tentante d’en connaître l’impact. Outre les marques que le vilain aura laissées, n’est-ce pas plus important pour lui de savoir si son effet avait été celui escompté ? Et si ce n’était pas le cas alors ? Se chargerait-il du reste ? C’était sous-jacent dans sa façon de s’exprimer et ce regard bien plus ennuyé qu’à l’accoutumée, pourtant les muscles de son cou et de ses épaules tendues en indiquaient clairement le dilemme. Est-ce que c’était ce qu’il souhaitait ? Éviter au 1-A de se méprendre afin de ne plus être victime ? C’était insensé, mais c’était l’idée. Changer plutôt qu’éradiquer, voilà quelle était la différence la plus flagrante entre lui et Deadline, permettant à son cœur un peu de répit et à ses tensions musculaires de s’apaiser peu à peu. Une gorgée plus tard, il observe toujours la silhouette longiligne dans ses vêtements trop larges. Peut-être n’était-ce que son imagination… Deadline était dangereux, mais pour lui il ne représenterait jamais une menace. Immunisé peut-être, il n’en demeurait pas moins du côté des héros. Une opposition qui se faisait au travers du présumé civil. « Dites-moi… si vous étiez Deadline et qu’un héros sans alter ou, disons tout comme se tenait devant vous. Qu’est-ce que vous feriez ? » Du bluff, ou à moitié, une tentative, une vaste blague… mais elle était pour Shinso importante. Qu’il soit ou non cet homme… il n’était pas en mesure de combattre et n’était pas même sûr de le vouloir.
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