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L'U.A. perd en vitesse ! Suite à l'attaque dans la forêt durant l'examen de la licence provisoire, le public commence à perdre confiance en la plus grande école des héros. En conséquence, un internat a été mis en place et la licence accordée aux élèves.

Suite a cette fameuse réussite, la ligue commença à encore plus se faire connaître !

Les vengeurs, malgré la perte d'un membre, continue néanmoins sa lutte.
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 It's all about the shapes of your determination + Shogo

My Hero Academia RPG :: Le monde de My Hero Academia :: Musutafu :: Centre-ville
Élève de première année
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Le voile sombre d’une nuit douce illuminée par de nombreux néons habillait la ville de Musutafu, laissant son décor des plus sobres en journée révéler son côté sombre à la fois chaleureux et festif. La soif d’amusement des habitants en mal de divertissement semblait animer les rues déchargées de toute cette tension accumulée au travail ou à l’école pour ne laisser que cet avant-gout de liberté dont chacun userait à sa guise. Les façons de procéder, assez variées régies cependant par des mœurs propres à chaque civilisation : moralité, principes, des mots qui ne veulent jamais dire la même chose pour tout le monde. La nuit est aussi associée aux méfaits, aux monstres qui s’affairent sous les lits des enfants, aux ténèbres qui engloutissent l’âme d’innocents, les transformant en charognards avides à leur tour de planter leurs serres dans la chair fraiche d’innocents, corrompant les brebis égarées. Ainsi va le monde, il est plus prudent de se promener accompagné que d’errer seul vêtu de rouge dans les allées lugubres où les loups se cachent.

Le frisson engourdissant d’un mot aux bords des lèvres de tous, sécurité précaire dissolue peu à peu dans une mare de sang et pourtant téméraires, tous ceux qui ont peur ont bien assez d’espoir pour confier aux sourires éclatants de justiciers leurs précieuses vies. « Héros », écho d’une lourde responsabilité conférée au prix d’une vie de sacrifice aux services des autres, de tout âge et de tout temps, permettant à l’immensité du ciel étoilé de retrouver son éclat, sublime et admiré, il n’est plus à la portée de ces rares excentriques de lever la tête pour en admirer sans crainte toute l’étendue.

Plaisir innocent de la fraicheur du temps, un sourire en dents de scie se profile en même temps qu’une tignasse flamboyante hérissée de longues mèches rouges. Le chaperon d’un soir, désireux de décompresser de cette semaine de cours intense durant lesquels son cerveau en ébullition avait plus d’une fois fait sauter un engrenage, jamais le même qui plus est, s’aventure d’un pas traînant dans ses chaussures larges arrêtées aux chevilles sur le pavé impeccable de l’allée principale. Sur son épaule, un bras enroulé, une bouche trop proche de son oreille déverse une douce mélodie détachée du brouhaha chaotique. Le blondinet électrique s’agite en riant, bien heureux d’avoir visiblement eu la chance de parler à une jeune femme plus âgée et malgré les protestations de Sero affirmant qu’elle n’avait fait que son devoir de serveuse, l’étudiant maintint qu’elle en pinçait pour lui. La joyeuse troupe qui se regroupe autour d’un banc en arc de cercle dont les buissons taillés derrières abritent en leur centre un arbre fleuri, se trouve dorénavant au complet, les garçons ayant récupéré les filles, l’une ayant repéré au son ses bruyants camarades, l’autre suivant avec de nombreux sacs aux mains dans un sourire enjoué, faisant voler les quelques mèches courtes de sa chevelure rose. Malgré tout épuisée, Mina exprime sa joie non sans taquiner les plus timides pour mieux titiller les nerfs d’un Kaminari peu méritant de ses petites confidences. Aucune ombre ne semble menacer l’instant si ce n’est l’affaiblissement et le manque de patience croissant d’une Jirou souhaitant rentrer plus tôt pour ne pas rater le couvre-feu. Sans plus poser de questions, le faux roux laisse la rebelle s’en aller avec ses deux acolytes masculins et sa partenaire de shopping, se redressant pour un au revoir en remettant bien vite ses mains dans ses poches. Dans l’idée de remercier plus tard ses plus proches amis pour le soutien apporter et également de remonter le moral des troupes ébranlé par de nombreux évènements ces derniers temps, Red Riot cherche le cadeau idéal à la fois simple, utile et personnel qui fera le bonheur de tous. Concilier les goûts de chacun n’est pas une partie de plaisir, il doit y réfléchir, laissant ses iris vagabonder sur les enseignes qui l’attirent le plus en tortillant nerveusement sa bouche de ne pas s’en sentir capable. Il avait une bonne connaissance, lui plus que d’autres sur une majorité des élèves, ce qui ne l’empêchait pas de craindre l’échec, son plus gros problème. Amusé malgré tout et facilement distrait, il quitte peu à peu la grande avenue et se heurte durement à l’angle d’une rue contre une épaule, la sienne partant légèrement en arrière. Perturbé par l’impact, Kirishima reporte immédiatement son attention sur la victime toute aussi responsable que lui avant de s’excuser poliment. « Pardon, je n’ai pas fait attention, ça va ? » Sa main tendue, il observe son interlocuteur, sentant étrangement le poids étouffant de l’atmosphère changeante. Les effluves d’un parfum brûlant littéralement son nez par la présence d’alcool et le manque de visibilité sur cette partie-là de la rue éveillent en lui cet instinct héroïque ou cette insécurité urbaine autrefois sa bête noire. À tort ou à raison, il ne sait dire, intermédiaire à mi-chemin entre le justicier et la proie d’un loup… ou est-ce une brebis égarée ? Une danse désagréable fait rouler sous les muscles de son dos son échine, prolongeant son parcours tel une vague de froid sur tous ses membres à en soulever une chair de poule incontrôlable qui le pousse à se méfier. Invention de sa part, réminiscence d’antan ou poussée subite d’une impulsion raisonnable, sa main se rétracte lentement, mais surement. Le contraste parfait entre les cinq minutes qui le sépare de ses camarades et celles qui s’écoulent au ralenti à présent bouscule Red Riot, en le précipitant dans une réalité qu’il aurait voulu oublier. Ce bonheur éphémère qu’il désire si ardemment voir prospérer peut à tout moment se briser sous la prise invisible d’une culpabilité sans nom : celle de voir le malheur d’autrui se refléter dans ses orbes et de l’avoir ignoré. La prise de conscience, de l’existence de ce monde fait d’inégalités où lui a eu cette chance que d’autres n’ont pas eu assène un coup violent à son estomac, faisant danser sa pomme d’Adam le temps d’une déglutition. Impossible à présent de desserrer les dents.



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MessageDim 23 Sep - 13:55
La nuit était tombé sur Musutafu. Cette nuit je l'aime beaucoup, car elle permet aux Hommes de se libérer, de se désinhiber. Et ce soir, c'était mon tour.

J'avais déjà bien bu avant de rejoindre mes potes, pour une petite soirée dans une boîte sympa, j'étais donc en habits de civil. J'avais un jean basique noir, avec quelques trous sur les jambes, un t-shirt beige assez long et un petit pull à capuche noir par dessus. J'étais ce soir une personne normale.
Le trajet à pied me paraissait plus cours que d'habitude, très certainement à cause de tout cet alcool que j'ai bu. Bon, j'suis pas non plus au point de sombrer hein, mais, disons que j'marche pas forcément droit, que je mâche mes mots, et que je m'énerve assez facilement. Mais c'est un simple détail ça.

J'avais ma capuche sur la tête, des écouteurs dans les oreilles, et les mains dans les poches, tout en vacillant un peu je ne faisais attention à rien. Je ne voyais que mes pieds, et je les suivais, ils savaient ou je devais aller. Bon bizarrement, ils ont bu aussi..

Soudain, d'un coup d'un seul, PAF, un connard me bouscule. Mouaip, c'était pas le bon moment mon pote.
"Pardon, je n'ai pas fait attention, ça va ?" Gros con bien sûr que ça va, tu m'as juste bousculé, mais crois moi que t'as pas choisi la bonne soirée. Je me retourna donc, le visage crispé, les yeux un peu fermés pour mieux analyser ma nouvelle proie.

Je m'arrêta quelques secondes. J'avais déjà vu sa tronche d'ahuri quelque part à lui. Cheveux rouges hérissés, dents très pointues et regard vif. Oui c'est lui, c'est un des mecs d'U.A. Une partie de moi s'enflamma, j'éprouve une haine viscérale pour cette institution, et lui, il en fait parti, il est encré dedans, mais ce soir, je n'avais pas envie d'attaquer ma proie comme celle que j'ai l'habitude d'attaquer. Non, celui là, on va jouer la carte du jeune con avec pour le moment, et lorsqu'il baissera sa garde, le loup mangera finalement un mouton de choix ce soir.

"Hé Qu'est ce c'est qu'tu crois faire là hein! Oh ch'te parle enculé."
Et je le bouscula violemment en retour.
"T'veux qu'on s'la donne c'ça, aucun problèmes, mais essaye pas d'fuir pour rejoindre tes copains, ch'connais ces rues comme dans ma poches héhé.." En disant ces mots je m'approcha dangereusement de lui, et enleva mon pull et mon t-shirt, pour faire plus naturel en guise de kéké bourré. J'avais les deux points en avant mais fit mine d'une garde lamentable. Le combat de rue ça m'connais, je sais comment faire, j'augmente juste le réalisme.


Élève de première année
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MessageLun 24 Sep - 5:00
Ni le souffle de la légère brise annonçant ce début d’automne ni l’animation des rues annexes ne parvint à rompre le contact visuel entre les deux jeunes hommes. Le temps s’est arrêté, le sang du roux bat à ses tempes, bouillonnant sous sa peau face au malaise. Une perte de contrôle des évènements, des mots lancés violemment contre ses tympans qui ne l’atteignent qu’à moitié. L’état particulier de son interlocuteur le rend fiévreux de ne pouvoir intervenir sans connaître la cause de cette brutalité. Alcool mauvais ou expressions de sentiments refoulés d’un trouble plus profond, le résultat est le même, rendant la situation délicate. Quelle raison peut bien pousser un homme à se faire du mal ? Mépris ou compassion, il ne sait que choisir, ni juge ni maître des actes de son prochain, il condamne néanmoins les abus et si l’agression ne lui a pas semblé d’une gravité suffisante pour se permettre d’intervenir, il a senti cette hostilité à son égard peu commune. À l’image de sa main qu’il avait retirée, il n’avait pas le droit lui non plus de rester là sans rien faire.

Sa tête toujours penchée et dressée cette fois dans une posture de recul, un pas en arrière pour amortir le choc d’une nouvelle confrontation d’épaules cette fois-ci désirée, il le voit chanceler jusqu’à être plus visible. Sa peau caressée par la lumière sanglante d’un néon de bar défectueux, Kirishima devine les deux orbes noirs haineux posés sur lui dont le calme contrastait étrangement avec l’attitude de leur propriétaire. Les sillons sous elles témoignent d’une fatigue récurrente, douceur insoupçonnée d’un air endormi si peu hostile et pourtant. Surmontés par des sourcils froncés ébène, à peine visible dans l’obscurité permise par une capuche qui cache par la même occasion une mèche plus claire. Le plus surprenant malgré tout reste l’ensemble de ce visage harmonieux, un nez droit, légèrement retroussé, une bouche aux lèvres fines déformée par des mots qui lui parviennent à peine et une mâchoire diamant dont les contours se dessinent subtilement. Les secondes s’écoulent de nouveau et les mots résonnent finalement, se répètent jusqu’à faire sens. « Je ne voulais pas… » inutile de répliquer, l’autre s’embrase, désireux de se mesurer à lui pour une raison qu’il ignore, mais il ne le contredira pas. Blessé dans son égo d’adolescent en mal d’une justice ferme et sécurisante, Red Riot reste impassible, ne faisant pas immédiatement appel à son alter. « J’en avais pas l’intention » laisse-t-il entendre.

Aussi bruyant qu’était l’étudiant, il n’était pas du genre à se donner en spectacle pour si peu et celui offert par le roublard lui offrait des sentiments contradictoires entre l’envie de lui remettre les idées en place et celle de le raisonner. Avait-il seulement une chance ? À le voir se dépouiller de ses vêtements et lui présenter ses poings, n’en avait aucune. Un instant, il s’est demandé si la présence de ses camarades aurait amélioré ou détérioré la situation, mais il préfère finalement cette option, saisissant l’opportunité de prouver sa valeur d’homme en gérant le problème sans l’aide de personne. Le murmure d’un avertissement au fond de son esprit, quelque chose clochait et il ne le voyait pas, cependant son pouvoir lui grandit de sorte à recouvrir au moins ses avant-bras, protection minimale dont il n’usera qu’en cas d’urgence. Si l’intermédiaire entre son statut d’étudiant et celui de pro lui permet d’en user, pour autant il reste soumis aux lois défendant quiconque de blesser physiquement par le biais d’un pouvoir et en aucun cas celui de son vis-à-vis n’était visible si tenté qu’il en dispose. Les nombreuses possibilités défilent dans l’esprit du roux dont la mémoire fait ressortir à la volée l’image d’un élève de classe générale aux facultés plus cérébrales que les siennes. Parler lui donnait le droit d’entrer dans la tête de quiconque répliquerait et à y réfléchir, cet air passif pour une attitude ne manquant aucunement de mordant était assez similaire. Sur ses gardes, Kirishima cherche la faille, ce détail qui se détachera du reste pour mettre en évidence le danger pressenti. De nouveau cette brise légère et le bourdonnement du néon qui crépite au-dessus d’eux, arène improvisée d’un combat de rue éclair à l’abri des regards. « Qu’est-ce que t’attends ? » il aura retenu cela de ses examens, foncer dans le tas n’est pas une solution sur le long terme et si l’envie ne manque pourtant pas, ça n’est pas à lui de porter les premiers coups. Ce dernier espoir de le voir se rétracter s’envole peu à peu et il n’a rien fait pour.



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MessageMar 2 Oct - 19:38
J'en étais sûr à présent, c'était bien lui, Kirishima, l'une des têtes principales de cette classe d'U.A.
Il me lança un pique, un vieux qu'est ce que j'attend tout droit sorti d'un vieux comic des années 90 où le vilain essaye d'intimider le héros.
Je fis mine d'être un peu désorienté, un peu perdu dans mes pensées, en regardant les alentours. Tout les néons du centre ville étaient allumés, la lumière était belle est violacée, quelques lampadaires clignotaient sans doute par manque d'entretient de la ville, et parce qu'ils commençaient à se faire vieux.
Comme il faisait nuit, les quelques potentiels badauds sont parti au lit, et les seuls parties animés de la nuit ne se trouvaient plus que dans les bas-fond ou les places un peu reculés qui comprenaient des bars et des boîtes.
Je fis semblant de me calmer un instant, histoire de récupérer mon t-shirt et mon pull.
" Excuse moi mec, j'crois que j'ui un peu bourré, j'devrais faire plus attention.. J'crois que j'devrais.." Sans même finir ma phrase je lui balança mon pull et mon t-shirt à la gueule, histoire de pouvoir activer mon alter tranquille et de commencer à croquer se fruit qui m'étais si important.

J'hurla de douleur lorsque j'activa mon alter, de l’extrémité de mes pousses jusqu'au bout de mes petits doigts, deux grandes bouches se formèrent, munies de très nombreuses dents très épaisses et longues, qui se battaient pour avoir de la place, tant elles étaient nombreuses. Ces bouches bavaient, elles avaient hâte de croquer un élève d'U.A, et je les comprend, j'en rêvais moi aussi.
Je m'élança alors vers ma proie, comme un loup sûr un mouton éloigné de son troupeau, ouvrit très grand les mains, afin de chopper le plus de barbaque possible sur notre jeune enfant, et attrapa de la droite ses côtes, et de la gauches sont flans, puis tira violemment d'un coup sec.
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MessageJeu 4 Oct - 18:17
Ses lèvres tirées vers le bas, ses prunelles rubis fixées sur la silhouette dénudée du civil, le futur héros ne cherche pas à éviter le conflit, préférant ne pas alimenter les pensées sombres de son adversaire résolu à lui coller une raclée dont il se souviendrait. Pourtant, dans son regard, quelque chose d’alarmant, une lueur plus vive que la forme même de ces yeux fatigués cernés de deux poches légèrement violettes. Les secondes s’écoulent, seuls les néons font danser les lumières sur leurs deux personnes immobiles. Jusqu’à ce que l’un d’entre eux n’ouvre la bouche pour des excuses qui détonnent étonnamment avec son comportement. Une garde mal assurée l’inconnu tangue dangereusement en récupérant ses vêtements. Kirishima se détend difficilement, toujours en position, il s’apprête cependant à déclarer forfait lui aussi, préférant l’attitude sage d’un repli à celui plus téméraire d’une confrontation qu’il jugeait inutile. Elle l’aurait à coup sûr diverti, même s’il ne l’admettra jamais, réservant son énergie à d’autres projets que celui-ci. Coupable, il l’est de ne pas chercher plus à temporiser cette situation, mais ce n’était pas son genre, très peu pour lui d’établir des stratégies poussées comme certains de ses camarades.

Inévitable, le tissu récupéré encombre sa vision qu’il dégage au mieux en reculant prudemment. Par chance, son alter met un certain temps à se rétracter. Sa défense n’est pas optimale, mais elle sera suffisante à son goût si tenté qu’il ignore les cris d’agonie du jeune homme. Des sueurs froides l’engloutissent, là dans les abysses dont il essaye de se défaire. Mais la douleur lancinante qui lui coupe le souffle a raison de ses entraves qu’il finit par jeter, non sans que sa tête ne se penche en avant par pur réflexe. Plus qu’un coup dans l’estomac, ce sont de réelles morsures qui parcourent sa peau à l’en faire haleter. Le faux roux se risque à observer l’étendue des dégâts avant de durcir complètement son corps. Le mal était fait néanmoins et l’impressionnante plaie à son flan rend l’urgence de revenir sur ses pas définitive. Il ne le fera pas. Tourner le dos au responsable ne ferait qu’empirer la situation. Surpris par ailleurs, il note dans son champ de vision que les cris poussés par son interlocuteur étaient justifiés par la présence de deux bouches monstrueuses à la place de ses paumes. Les dents longues dont les circonférences variaient étaient malgré tout non négligeables, Kirishima déglutit, faisant danser sa pomme d’Adam, sentant une perle d’eau salée caresser désagréablement sa tempe. L’horreur précédait la fascination de cet alter, un fardeau pour son porteur comme il avait pu le constater par ses plaintes déchirantes, mais une puissance qu’il n’aurait pas dû sous-estimer. Nouvelle leçon apprise de ne pas se fier aux apparences, plus encore de ne pas faire l’amalgame entre civil et héros : les capacités de chacun ne dépendant pas de ce choix, le faux roux dégustait amèrement ce manque de discernement. Il ne le laisserait plus approcher, pourtant, l’envie d’en découdre était revenue au triple galop, sans doute l’adrénaline et le sang qui s’écoulait avec lenteur de ses blessures, provocant sans conteste les désagréables picotements dans son estomac d’une peur d’y laisser sa peau. « Je dois avouer que tu m’as bien eu, mais ça n’arrivera plus » une grimace déforme sa bouche, rictus à peine entre la plaisance de pouvoir combattre face à un contre naturel et celui de ne pas flancher. Les crocs qui avaient percé sa peau creusaient des sillons profonds malgré les apparences.

« T’as un alter vraiment classe mec » sorti de nulle part, cette réplique trop honnête ne limitera sans doute pas leur différent, mais il était courant pour l’apprenti héros de respecter son adversaire. Il n’approuvait pas la méthode des plus lâches, certes, néanmoins stratégie qui avait porté ses fruits. On le lui avait dit que chacun procédait différemment, il l’avait constaté à mainte reprise, mais il était difficile de l’intégrer constamment. Ses bras en avant, sa peau calleuse à son image, le faux roux se prépare à un nouvel assaut, bien décidé cependant à assimiler les techniques de son opposant malgré son souffle hiératique et son cœur d’où les battements semblaient émaner des deux lésions, pulsant dans un rythme régulier annonciateur de son état. Les analyses n’étaient pas son fort, pourtant, il se demandait où allait ce qu’il ingurgitait avec ces bouches. Les possibilités n’étaient pas nombreuses dans son esprit, mais Red Riot ne voulait affirmer ses hypothèses. C’est alors qu’il se rendit compte ne pas connaître le nom de son adversaire. Avec sa tête penchée, toujours haletant, il ouvre la bouche, forçant les mots à sortir le plus clairement possible. « Comment tu t’appelles ? » sans raison apparente, il exige une réponse, mais derrière cette démarche se cache la volonté de personnifier l’alter qui lui avait en quelques secondes à peine grignoté une partie de ses forces.



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MessageJeu 4 Oct - 21:26
Les blessures laissés sur mon adversaires étaient celles que j'espérais. Quelques entailles bien profondes laissé pour affaiblir cet agneau égaré. Je contemplai joyeusement les plaies béantes laissées sur mon adversaire, laissant s'échapper un rire grave et incontrôlable. J'avais sûrement l'avantage sur mon adversaire grâce à cette première attaque.
Les yeux du moutons étaient grands ouverts, fixant le sol, quelques petits spasmes parcouraient son corps, sans doute incontrôlables dû au choc causé par le coup. Des petites goûtes de transpiration ruisselaient sur son front et ses tempes et sa bouches n'étais plus qu'un trou recouverts de dents.

"J'dois avouer que tu m'as bien eu, mais ça n'arrivera plus. " Encore heureux troufion. Si t'es assez con pour te faire avoir deux fois par la même attaque c'est qu't'as rien à foutre à U.A. Puis, soudain, il se mit à sourire, les spasmes étaient de moins en moins nombreux.
" T'as un alter vraiment classe mec. " Comment ? Quoi ? Qu'est ce qu'il dit ? C'était la première fois que j'entendais ces mots là sortir de la bouche d'un jeune. Toute ma vie j'ai morflé, j'me suis fais harcelé, on m'a toujours dit que j'avais un alter de vilain, mes parents m'ont toujours répété que j'étais un monstre, que jamais je ne pourrais les sortir de leurs merde. Et lui, il me sort quoi ? Que mon alter est classe ? J'étais totalement embrouillé dans mes pensées, tout ces souvenirs qui remontaient, toute cette haine commençait peu à peu a se transparaître sur mon visage. J'avais les yeux grands ouverts, je respirais fort, mon souffle était saccadé, brisé, je regardais mes deux mains, les bouches commençaient à laisser les paumes de mes mains en paix.

" Comment tu t'appelles ? " Je releva la tête, très rapidement, le fixant, la bouche ouverte, respirant brutalement, les deux mains, toujours à la même place que tout à l'heure.
" Rassure moi. Tu te moques de moi là s'il te plaît. Cet Alter ? Classe ? J'en souffre depuis toujours, et toi, tu le trouves classe ?! Tu me demandes mon nom ? Tu te fous de ma gueule c'est ça ?! J'sais pas si tu te rend bien compte de la situation dans laquelle tu es là. Je serai certainement la dernière personne que tu verras de ta vie. Tu devrais me haïr, me détester, souhaiter ma mort, pas me demander mon putain d'blase ou complimenter cet alter. J'comprend pas, j'comprend plus rien là. "

Je me mis à paniquer, je marchais, frénétiquement autour de lui, les deux mains sur les yeux, répétant Pourquoi ? Je ne comprend pas. à tue-tête, sans cesses, je faisais des demis-tours. Je commença à me remémorer tout ce que j'ai vécu, toute la haine que j'avais envers U.A, mon seul réflexe fut de crier, aussi fort que je pouvais, de tristesse, de haine, de colère, et de douleur.
J'activa mon alter sans vraiment m'en rendre compte, sans doute à cause du choc émotionnel, c'était la première fois qu'on trouvais mon alter classe, on n'avait jamais rien de bienveillant à son égard, toujours des critiques, des moqueries, de la crainte.

Ma bouche se déforma, mes joues s'ouvrèrent férocement, des dents immenses en sortaient. Mon ventre commença à se déchirer lui aussi, laissant un énorme trou béant entouré d'une multitude de rangées de dents, bien plus grandes que celle que j'avais l'habitude de voir. La douleur était telle que je commençais à saigner des deux narines. Je n'arrivais plus à faire la part des choses, Et mes jeta bestialement sur le mouton rouge, les deux gueules ouvertes, souhaitant en finir avec cette proie.
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MessageVen 5 Oct - 3:49
Les échos de ce rire grave glaçaient le sang du futur justicier, haletant sa douleur en envisageant ses chances. Debout sans la moindre égratignure apparente hormis les bouches qui avaient percé sa peau, l’inconnu savourait son avantage au combat. Un instant, le faux roux se dit que d’autres erreurs comme celles-ci pourraient lui coûter la vie si ce n’était déjà pas une question de minutes avant qu’il ne soit englouti par l’alter de l’autre. Mais il ne pouvait pas s’empêcher de lui signifier son admiration. Il allait le battre, il le devait, pour faire honneur à cette place à la prestigieuse académie de héros. Il voyait cette haine viscérale transpirer par tous les pores de la peau de son opposant, il voyait aussi le doute s’immiscer en lui, une chance dont il se saisirait naturellement non pas pour attaquer, mais pour tenter de le raisonner. Sa garde toujours en place, Kirishima demande un nom à associer à ce personnage étrange. Son caractère se dissocier à présent totalement avec cette rage apparente. Mais il ne broncha pas tandis que les yeux de l’ennemi tremblaient d’effroi sans qu’il ne comprenne pourquoi.

Kirishima voit cette spirale infernale prendre le contrôle du jeune homme, comme un tourment dont il était prisonnier depuis si longtemps qu’il s’était perdu lui-même. Tourbillon qui emporte les quelques bribes de raison au profit d’un cri déchirant la nuit ainsi que son torse. Désormais il n’était plus en mesure de parler, sa bouche devenue l’instrument de son alter. Red Riot bouge malgré la douleur pour ne pas se faire happer par l’appétit glouton de l’autre combattant. Ses mouvements sont moins fluides qu’il l’aurait souhaité, mais porté par l’adrénaline et l’instinct de survie, il est capable d’esquiver, bien que son esprit lui souhaitait ardemment se confronter à ces dents qui l’avaient déjà blessé. Était-il capable de tenir le coup ? Seule la durée de leur confrontation le lui dirait. En parallèle de ses esquives, il essayait de parler, faisant l’effort d’économiser assez de son souffle pour se le permettre. « Te provoquer en me moquant ce serait stupide vu l’état dans lequel je suis » quand à sa survie… il sourit malgré tout, frappe ses poings l’un contre l’autre et se repositionne. « Et je ne compte pas mourir, t’es balèze, alors je donnerais tout ce que j’ai » avait-il d’autres choix ? S’il ne le faisait pas, ce serait la fin de sa carrière, mais plus encore de sa personne et il ne le permettrait pas, d’être si faible, de ne pas combler l’écart avec les autres recrues prometteuses de sa promotion. Il s’était toujours senti moins compétent, mais il se dépassait toujours afin de ne gêner personne. Être un bon partenaire, être un bon héros, inspirer la confiance et la sécurité dont les civils ont besoin, voilà l’étendue de ses motivations. De ses iris sanglants, il lorgne la tignasse ébène à la recherche d’un espoir. Plutôt que de se demander pourquoi il était attaqué, il avait en tête cette histoire qu’il n’inventera pas à son sujet, celle qu’il veut connaître, celle qui les a menés à cette querelle puérile, mais dévastatrice pour lui en tout cas. La fin n’est pas proche, il avait encore le temps. Il le jaugeait, se disant par ailleurs que ses camarades s’inquièteraient s’ils ne le voyaient pas rentrer avant le couvre-feu. Kirishima n’est pas du genre à déroger aux règles lorsqu’elles ne mettent pas son sens de la justice à rude épreuve et rares sont les occasions où il ne se soumettrait pas lui-même aux règles qui sont imposées à tous. Il devait montrer l’exemple et s’il n’était pas en mesure de le faire, c’est qu’il avait un empêchement de taille, en somme, même s’il ne comptait pas sur l’arrivée imminente de ses proches de la classe ou d’un héros qui passerait par hasard ou par signalement par ici, il ne pouvait pas négliger ces alternatives.

La honte de devoir se laisser sauver et la frustration de ne pas parvenir à maîtriser son adversaire ne sont que minimes dans sa tête en comparaison de cette peur de voir son vis-à-vis plus monstrueux que jamais. L’idée de l’affrontait ne le paralysait pas, mais cette incompréhension qu’il avait soulevée de la part de l’inconnu le perturbait lui aussi. Stoïque malgré tout et grimaçant, il se dit que son équipement ne l’aurait pas plus aidé non plus, l’autre en aurait fait de même. « Ton alter est comme le mien, combat rapproché, offensif et défensif et il te change physiquement, je sais quels sont tes points faibles » ce n’était pas un avantage, mais ça lui permettrait de gagner du temps. Il reprend son souffle, déglutit de nouveau, sa bouche toujours entrouverte laisse entrevoir ses crocs pointus. Outre leur différent, il réitère sa question : implicitement, il confirme son intérêt pour lui « Tu ne m’as toujours pas dit ton nom »



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MessageVen 5 Oct - 23:59
Mon cerveau c'était comme déconnecté, laissant place à un instinct animal que je n'avais encore jamais vue et vécu. Mon ventre guidait la danse, tandis que l'autre ne se contentai que d'esquiver, et de parler. Je respirais toujours aussi fort, mes yeux n'arrêtaient pas de fixer les siens, dans un regard encore plus sombre et monstrueux que jamais. Un large sourire sanglant et bestial se dessinait sur mes joues, tout mes cheveux commençaient à retomber sur mes mirettes.
Je ne me reconnaissais plus. D'ordinaire, je n'agirais pas comme ça, je serai plus calme, réfléchis, mais là, j'en étais incapable, je n'étais plus animé par la même flamme, celle là était vive, puissante, et incontrôlable.

"Ton alter est comme le mien, combat rapproché, offensif et défensif et il te change physiquement, je sais quels sont tes points faibles" Je m'arrêta un moment, haletant, plongeant un regard ténébreux et haineux dans celui de mon ennemi.

" Nos alters, semblables ? N'essaye pas de te comparer à moi, tu n'as pas vécu tout ce que j'ai vécu à cause de lui, toute cette violence verbale que j'ai bouffé quand j'étais gosse, cette haine, ce racisme, cette catégorisation d'alter. On ne t'as jamais rabâché que ton alter était typique d'un vilain, que je n'aurais jamais une place saine dans cette société.. Tu ne souffres pas physiquement quand tu actives le tien, tu n'as pas l'impression que ton corps se scinde lorsque ton ventre adopte cette gueule avare et destructrice. Non, tu n'es pas comme moi. Des points faibles ? Oui j'en ai, tu en as aussi, ton sens aiguë de la justice t'enverra droit en enfer. Mon alter quant à lui n'a cependant pas d'alter. Ces dents sont puissantes, la force de ces mâchoires sont exceptionnelles. Je suis l'unique point faible de cet alter. " Tandis que je parlais, ma mâchoire arrachait quelques bouts de mes joues.

" T'as toujours envie que je te donne mon nom ? J'pourrais faire cette fleure, J'm'appelle Shogo. Ne m'dis pas le tien je le connais, disons que toi et toi tes petits copains êtes déjà sur la liste de pas mal de personnes. Je pense que ce soir, je pourrais rayer le rayer. Je sais pas vraiment comment vont réagir mes amis quand ils apprendront que je t'aurais tué. "

Je baissa les deux bras, les laissant pendouiller, et sprinta sur Eijiro, la gueule en avant, afin de de l'attaquer véritablement avec mon ventre, la gueule n'étant qu'une feinte.
" Va crever maintenant ! "

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MessageSam 6 Oct - 2:11
La scène se déroulait devant ses yeux et il n’y pouvait rien, subissant les assauts en minimisant les dégâts par son alter. Seuls les yeux de son adversaire semblaient prendre pour repère les siens, faiblement, comme se raccrochant aux seules paroles de réconfort qu’il avait prononcé. Ce corps meurtri par son don se mouvait presque de lui-même sans le consentement de son hôte. Il était évident que leurs ressemblances n’étaient qu’une surface mince en comparaison de cette puissance dévastatrice, pour autant Kirishima avait bon espoir et devait tenir. Il n’avait d’autre choix que d’assumer ses privilèges selon les dires de son opposant. Une rage qu’il exprimait maintenant de ses mots, une peine à laquelle le faux roux compatissait, mais il ne le laissait apparaître que par une grimace et un regard des plus sérieux. Ses joues se fendaient dans un rictus atroce faisant pâlir le futur héros, où était-ce son sang stoppé à peine par sa peau épaisse ? Il mord sa lèvre avant de répliquer de toute sa hargne, faisant écho à celle de l’inconnu. « Je me suis plusieurs fois blessé avec mon alter et pour ce qui est du regard des autres, si je les avais écoutés je n’aurais pas postulé à l’U. A., ce n’est pas ton alter qui fait la personne que tu es et ce ne sont pas les autres qui doivent te dicter de quoi sera fait ton avenir » ces mots lui rappelaient ceux de Midoriya lors des jeux. Une tête bicolore en conflit avec son géniteur s’obstinait à n’utiliser qu’une part de son pouvoir comme s’il était le propre du numéro deux. Ce discours qui avait réchauffé le cœur du glaçon sur pattes était également celui qu’il s’était répété. Personne ne peut prédire l’avenir à son sens incertain même avec les capacités appropriées. Personne ne saura mieux que lui prendre son destin en main et son positivisme avait beaucoup aidé à repousser ces idées noires.

« Je ne suis pas arrivé jusqu’ici parce qu’on m’y a poussé, personne n’a cru en moi, en ma réussite. Je ne dis pas que tu en as moins bavé, ce serait faux, mais quelque part, c’est à toi de prouver que tu en es capable et me briser ne servira pas vraiment à arracher l’étiquette qu’on t’a collée dans le dos » ce n’était pas une manœuvre pour gagner du temps, mais ça lui suffisait. Il essayait au mieux de durcir sa peau, le plus possible en prévision de l’attaque qu’il allait surement se prendre de plein fouet. Il le voit faire, il peut anticiper, mais il sourit quand même. « Enchanté Shogo, ne compte pas trop là-dessus, t’es peut-être fort, mais je peux tenir » il n’était pas pris au dépourvu cette fois et il savait, au fond de lui il savait que sa bouche ne serait pas la seule à mordre, que celle qui couvrait une majeure partie de son torse serait la plus déchainée. Fou, il ne l’était pas, il ne voulait pas mourir, mais il se devait de répliquer s’il ne voulait pas subir un rapport de force jusqu’à l’épuisement des siennes. Le futur justicier fonce alors dans le tas, réduisant l’espace entre eux pour mieux asséner son coup le plus puissant là où il le pouvait pour mieux déstabiliser l’ennemi. Le considérait-il comme tel ? Pour lui, il y avait bien plus en jeu. Sa propre vie était menacée, il avait peur, il se sentait inefficace et il était lent, ses doutes prenant le pas, il en tremblait presque à la fois de frustration, de colère et de peur. Red Riot voulait le sauver de lui-même, fait inexplicable de s’être identifié assez au personnage pour ne pas se résigner à stigmatiser cet alter. À ses côtés, il aurait été redoutable, en tant que vilain, il n’avait aucune chance de soigner les blessures que son esprit avait endurées. « Tu ne devrais pas baisser les bras, je pense que tu as encore tes chances, je n’ai jamais entendu parler de toi et je ne dirais pas que tu m’as attaqué » Il ne l’avait pas totalement repoussé, durant le laps de temps de leur proximité avant que le coup ne l’envoie légèrement plus loin, il avait pu souffler un court instant, reprenant un rythme respiratoire erratique sans le lâcher du regard. Tout était entre ses mains dorénavant.



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MessageLun 8 Oct - 23:14
Mon regard était planté dans le sien, je déposais sur ma victime un regard presque meurtrier, animal. Ma bouche était maintenant fermée, Les dents s'imbriquaient parfaitement, elles étaient bien plus grandes que d’accoutumé. La bouche de sur mon ventre était quant à elle grande ouverte. Je commençais à ressentir la fatigue de tout ces mouvements inutiles.

Il répliqua à ce que je lui avais dis.. Mais.. Qu'est ce que j'en ai à foutre de ses blessures ?
" Tu pense sincèrement qu'à l'heure actuelle, tu te crois en capacité de comparer ta douleur à la mienne ? Gnagnagna le regard des autres.. Mais le regard des autres je m'en branle mec. Je ne me suis jamais vexé pour un foutage de gueule ou quoi, mais lorsque certaines personnes te bourre le crâne avec le fait que tu as un alter de vilain, tu t'y fais, puis au final, j'y prend pas mal de plaisir. Regarde toi, les deux flancs ouverts, à essayer comme tu peux de bloquer l'hémorragie en solidifiant ta peau. Moi j'aime cette vision, celle d'un mouton qui cache sa souffrance, alors qu'elle se lit dans ses yeux. Il n'est pas utile de parler. Savour seulement l'instant présent. " Je ne croyais pas à ce que je racontais, enfin, si un peu, disons que c'était plus par habitude que par pur plaisir. Dans un coin de ma tête, j'étais un peu jaloux de lui. Il avait des amis, une famille qui l'aimait sans doute, moi j'n'ai qu'une bande de personnes souillées par un quotidien minable de vilain à la con. Cette jalousie était couplé à de la haine, la haine d'avoir échoué, d'avoir était stigmatisé par une société qui est sensé tout faire pour aider les gens.. C'était cette haine qui me poussait à faire ça, effaçant la jalousie de ma tête, ne laissant place qu'à une colère sombre et aveugle.

Il continuait de me parler, mais je n'y prêtais plus attention. Il y''a seulement eu un moment qui m'a interpellé et énervé.
"Tu ne devrais pas baisser les bras, je pense que tu as encore tes chances, je n’ai jamais entendu parler de toi et je ne dirais pas que tu m’as attaqué." J'arrêta de bouger. Qu'est c'qu'il me fait là ? Qu'est c'qu'il me dit ? Une leçon de morale ?

Je m'approcha lentement et calmement de lui, les yeux dans les yeux, mes cheveux les cachant un peu, tombant à cause de l'humidité nocturne, et mes mouvements incessants. Je ferma la bouche de mon ventre, afin de concentrer pleinement sur ma bouche. J'activa également mon alter sur mes deux mains, n'hurlant pas à cause de l'adrénaline et de la colère. Une rage infinie embrumait mon cœur, ne laissant que l'instinct parler.
"Tu n'as jamais entendu parler de moi et tu ne diras pas que je t'ai attaqué ? T'as perdu la boule mon gars, tu penses que je vais te laisser partir ? Mais j'suis si près du but ! J'me suis entraîné toute mon adolescence pour ce jour. Et j'vais te dire un truc, t'es la cible idéale mec. T'es un bon test pour mes dents, voir comment elles tiennent, si elles ne cassent pas contre ta peau, alors elles ne casseront pas non plus contre tes connards de potes. Maintenant viens te battre, j'en ai marre de tourner autour du pot. Finissons en."  Mes mains étaient enfin équipé de bouches, allant des pouces au petits doigts, et pour couronner ces mains, des molaires et quelques canines sortait de mes carpes et continuaient sur le dos de ces dernières. J'étais fin prêt, j'allais le tuer.
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MessageSam 13 Oct - 21:28
Ni le silence qui régnait ni toute la volonté que mettait Kirishima dans son regard ne transmettait les bons signaux dans sa direction. Animé d’une haine envers le futur justicier jusqu’au bout des ongles, les tremblements de son corps et la contracture de ses muscles défiaient la douleur occasionnée par les bouches qui le recouvraient. Son regard s’attarda un instant sur les dents pointues qui s’imbriquaient étonnamment bien pour leurs tailles, n’allait-il pas subir les déchirures et une dislocation de sa mâchoire lorsque son visage retrouverait sa forme première ? Un frisson, Kirishima sait que son adversaire devait endurait plus de souffrance que lui par le biais de cet alter qui modifiait son corps sans tenir compte de l’adaptation que cela demande. Cet aspect n’était pas dans les normes faisant davantage penser à un cauchemar dans le cas présent qu’à un héros. Pourtant, il y avait de cela dans son discours, le regard qui pèse sur soi, celui qui peut détruire une âme naïve et qui à force d’acharnement prend plus de poids à en écraser toute conviction qui n’irait pas dans le même sens. Au travers de ses mots, l’instinct du rouge tressauta légèrement, tirant vers le haut un coin de sa bouche dans une grimace incontrôlée. Ce qu’il entendait et ce qu’il ressentait étaient foncièrement différents, compliquant sa compréhension du moment et de l’autre. Dans ces yeux qui lui lançaient des éclairs et dans le trémolo de cette voix vive et grave, il ne voyait qu’une peur panique du miroir qu’il lui avait renvoyé. Son cœur serré, les plaies qu’il renforce, l’opposant ne démordra pas de ses premières intentions, non par plaisir, mais par besoin d’assouvir une vengeance claire sur le monde. Kirishima n’était pas l’adversaire ciblé, seulement la représentation de tous ces maux que le violet réprimait et à cette peine, à cette confusion, il ne sut pas répondre.

Il était si expressif malgré sa stature peu mobile, ses yeux avaient transpercé la carapace de son vis-à-vis, transpirant littéralement l’arrogance d’avoir compris et de n’en ressentir ni mépris, ni satisfaction, seulement la colère de ne pas avoir droit à la vérité, de côtoyer le reflet et non le réel. Une dernière fois, il lui laisse sa chance, prévenant qu’il n’irait pas courir dans les jupons du premier héros pour témoigner de son agression. Si la seconde A était un morceau de choix pour tous les vilains, alimenter les rumeurs d’un combat ne ferait qu’aggraver leur cas. Cette liberté fictive dont ils profitaient à peine lorsque les cours et les stages n’entraient pas en scène, lorsque leurs vies n’étaient pas en danger, serait une erreur de sa part et cela signerait sa défaite officiellement, le rendant lâche comme autrefois, comme celui qui n’avait pas su agir en temps et en heure. Jamais plus.

Approchant et projetant son ombre sur la silhouette courbée, mais debout du roc, le croque-mitaine adolescent se fige à distance raisonnable. Envisager tuer une personne que l’on a jamais croisée pour aucune raison et même s’il y en avait eu n’était pas anodin, en revanche passer à l’acte pouvait changer un homme et le rendre véritablement comme décrit par ces personnes qui au sens de Red Riot ont grandement contribué à une métamorphose sournoise de vilain. Dans sa gorge une boule se forme cependant. Ses amis n’y sont pour rien si ses mots sont maladroits. Devait-il le remercier pour cette nouvelle fougue ? Lui qui n’avait pas envie de combattre avait triplement besoin de le faire à présent. Il en allait de sa vie, de celle de ses amis et de ce défi lancé involontairement de confronter ces dents à la dureté de sa peau. Il en serait capable, il le devait. « Tu ne tueras personne, ni moi, ni mes amis » il s’agissait du dernier rempart à ses yeux, ne pas commettre l’irréparable et se complaire dans une destinée funeste. Quelle était l’issue pour les meurtriers ? Le pardon difficilement accordé, aussi bien par les proches que par soi-même. Il n’en avait aucune idée, mais il avait pensé, une fois, juste une à ceux qui avaient le courage de passer à l’acte et aux conséquences auxquelles ils devaient faire face par la suite. Son inspiration aussi profonde qu’il le pouvait, il observe les dents parsemer le corps de l’ennemi, serrant ses mains en poings. Certaines parties de son corps, bien cachées derrière ses vêtements n’avaient jusque-là pas été durcie afin de préserver ses forces en cas d’abandon. Mais puisque l’heure n’était plus à la discussion, il allait devoir se consacrer pleinement à son adversaire et à son alter. Quelques pans de son haut déjà fortement abimé à n’en plus couvrir la moitié de son torse se déchiraient sous les mouvements infimes de ses épaules, trahissant cette respiration saccadée qui déchirait par de petites coupures le tissu.

Ses points frappés l’un contre l’autre firent des étincelles. Résolu à ne pas finir dans l’estomac de Shogo, il allait tout donner. Sa peau avait su résister aux explosions d’un blondinet teigneux et bien que ce ne soit pas comparable, il en ferait de même, se tenant cette fois-ci éloigné de l’ivoire tranchant qui pourrait l’attaquer de toute part. Son entraînement avec Bakugo et Mashirao lui avait au moins appris à encaisser et ne pas baisser sa garde. Il devait anticiper les mouvements et ce que lui criait son instinct c’était de ne pas laisser son visage ou ses membres à portée du violet dont il analysait passivement les failles. Ses jambes, sa gorge, son dos, il devait agir vite avant de s’écrouler. Faisant mine d’attaquer de front pour atteindre le sommet du crâne du présumé vilain, Kirishima se fond sur lui, un poing rétracté prêt à s’abattre, mais qu’il mit en réalité en protection devant son visage pour mieux faire basculer son corps dans un mouvement circulaire et espérer le déstabiliser. Il devait agir vite, de nouveau.



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MessageMar 30 Oct - 17:51
Kirishima s'échauffa petit à petit, frappant ses poings les uns contres les autres, sans doute pour tenter de m'intimider, chose qui ne marcherait pas avec moi.
Je ne prêtais plus attention à ce qu'il me disait, j'entendais, bien évidement, mais ce sens là n'était plus vraiment opérationnel, tout était obstrué par une rage sans nom, une haine sans équivalent.
Mon regard était fixé sur le rouquin, qui me chargea, armant son poing. Je n'attendais que ça, frappe moi, énerve moi.
Mon instinct tilta; Kirishima passait son temps à esquiver mes attaques, et le seul moment où il m'attaqua, c'était pour me repousser, il n'allait donc très certainement pas commencer maintenant, je le sentais, c'est du bluff, il veut me faire peur, me faire perdre mes moyens et mes appuies. Il n'y arrivera pas.
"Inutile." C'était le seul mot que je lâcha à mon vis à vis, pendant qu'il me chargeait, mon regard plonger dans le sien, les bras ballant. J'envoya un uppercut sur son flan gauche, lors'que je le vis effectuer une rotation pour esquiver.

"Tu sais que tu es vraiment très près ? Ton sang a une odeur spéciale Kiri', une odeur que j'aime beaucoup. Laisse moi t'en reprendre, s'il te plait." Je ne le regardais plus, je fixais toujours l'endroit où il était auparavant, un sourire vague se dessinait sur mes joues ensanglantées pendant que je disais cette phrase.

Un deuxième rire incontrôlable éclata, cette fois-ci bien plus silencieux, je tourna la tête peu à peu vers lui, lentement, toujours en rigolant, mais d'une manière plus douce et saccadée.
Ma main s'élança vers son flan ouvert, rebouché comme il le pouvait avec son alter, afin d'attirer l'attention sur cette zone tandis que l'autre se jeta sous l'aisselle de son bras protecteur. Je n'avais pas finis avec lui, et malgré le fait qu'il soit coriace, s'il le faut, je l'aurais à l'usure.

"J'ai faim."
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MessageMar 6 Nov - 21:47
Dans sa tête se jouait une mélodie particulière, celle d’un cœur qui bat trop fort en guise de tempo, d’une respiration qu’il semble entendre plus que les paroles de son adversaire, rythme cadencé en décalé du premier et les craquèlements de sa peau qu’il rigidifie pour parer les morsures et les coups qu’il recevra obligatoirement. Cette peur qui l’aurait paralysée avant son entrée à l’U.A. lui sert de motivation. Il bouge, avec difficulté, mais il ne restera pas inactif en rendant la tâche facile au violet. Kirishima ne veut pas être la victime d’un homme qui s’égare, il veut combattre le crime et défendre des vies à commencer ici par la sienne, assimilation difficile de cette pensée pourtant logique : s’il ne prend pas soin de lui en tant que personne, comment peut-il espérer atteindre cet objectif honorable d’être le bouclier humain des plus nécessiteux ?

Le roux frissonne de tout son long, prenant une inspiration profonde avant d’offrir ce regard téméraire accompagnant sa rage de vaincre, celle de la justice, celle qu’il voulait pour tous et non pour ceux une minorité. Il était de ceux pour qui l’égalité et la morale étaient primordiales dans ce monde, croyant dur comme fer que ces simples valeurs pourraient en étant respectées rétablir un semblant d’équilibre et annihiler l’ascension de vilains. Au fond de lui, ça n’était pas suffisant et chacun avait des raisons d’agir comme il l’entendait, mais avoir la volonté de tuer n’était pas une possibilité à envisager dans ce monde qu’il voulait idéaliser, il refusait de croire en un Shogo qui s’y adonnait avec plaisir. Il fonce, il s’apprête à cogner, mais il se rétracte pour envoyer sa jambe que l’adversaire a évitée avant que lui-même n’entame une danse pour ne pas se faire mordre. La proximité entre lui et son interlocuteur était un avantage pour lui en règle général, mais ce soir, il avait contre lui un être qui remettait en cause ses techniques d’approches et le mettait dans l’embarras. Honteux de s’être fait mordre, d’avoir été blessé lors d’un combat rapproché, domaine de prédilection du à son alter, ses sourcils se froncent et ses dents pointues se montrent, sa lèvre inférieure voutée vers son menton et sa respiration saccadée qui émane de sa bouche. Il retient presque son souffle aux mots prononcés. Il entend cette joie dévorante d’une haine qui le possède. Et ce rire, son regard posé sur lui, il le sait, il va agir. C’est une main qui s’approche de lui pour se nourrir un peu plus de son corps. Instinctivement, il se prépare à protéger la zone déjà fragilisée et consolidée partiellement, la sueur glissant à ses tempes tandis qu’il crie dans un besoin d’air, étouffant de cette atmosphère lourde, sans issue viable pour l’un ou l’autre. Il le dévisage, il ne se préoccupe plus de la main lancée, il se contente d’avancer la sienne, prenant grand soin de n’avoir aucune faille sur son corps, ce qui lui demandait plus d’efforts et réduisait considérablement son temps d’utilisation, néanmoins lui permettait de prêter moins attention aux attaques.

Pourtant, il soigne sa prochaine réplique, il entrelace ses doigts rocheux à ceux de l’ennemi le poussant contre le mur opposé, faisant en sorte que l’avant-bras de ce dernier soit positionné près de son cou, l’empêchant par la douleur de la position de bouger, de mouvoir sa mâchoire originelle, mais également d’avoir un total contrôle sur sa respiration aussi saccadée que la sienne à présent. Distance de sécurité avec le reste du corps, moyen de pression au niveau du coup, du poignet et également des doigts. Ne restait plus qu’à neutraliser cette bouche immense et cet autre bras libre comme l’un des siens dont il devait se saisir tout aussi rapidement, s’en chargeant aussitôt, écrasant le poignet de l’homme sur la même paroi que le reste de son corps. L’idéal aurait été de l’avoir de dos, mais il avait exécuté ses gestes dans l’urgence et réfléchi bien plus logiquement que ce qu’il aurait cru. La confiance n’était peut-être pas le fort de Red Riot, mais le combat au corps à corps restait un domaine dans lequel il se sentait plus à son aise, même dans le cadre d’une confrontation aussi délicate de par les risques pour lui d’être en plusieurs morceaux. « Je t’aurais bien invité, mais t’es clairement pas d’humeur à vouloir discuter tranquillement, c’est con hein ? » si d’ordinaire le piquant avait pensé à un bon barbecue, son estomac noué refusait à son esprit de seulement l’imaginer. Peut-être touché avec plus ou moins de gravité par l’ivoire monstrueux et aléatoire de ces bouches, à coup sûr, Kirishima allait avoir du mal à combler son appétit habituel. Plus encore, le cannibalisme allait hanter ses nuits et ses assiettes pour quelques mois. Les rangées de dents-de-scie du futur héros se serrèrent en se joignant parfaitement dans un rictus grimaçant. Ils étaient dans une impasse, mais rien n’était encore joué, il allait surement devoir encaisser les morsures sur ses mains…



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