Un article explosif [privé]
Élève de première année
Tsukino Fubuki
Image : Un article explosif [privé] .my-hero-academia-kyoka-jiro-manga_sq
Messages : 9
Age : 1
Chaine 1 : Un article explosif [privé] 190731010816278397
Groupe : Civils
Puissance : 1 000
Chaine 2 : Un article explosif [privé] 190731010816278397
Points : 0
Fiche : www
Carnet : www
Tsukino Fubuki
Tsukino Fubuki
Lun 17 Sep - 16:49
Des sueurs froides.

C'était actuellement ce que ressentait le plus Fubuki en se dirigeant vers une des salles d'entraînement où il avait vu entrer le fameux élève de la seconde A. Il se serait bien passé d'aller le voir, au vu de leurs différences de caractères, lui si calme et réservé et l'autre totalement explosif, mais il se sentait obligé de le faire, c'était vraiment plus fort que lui.

Tout avait commencé lorsqu'il était tombé sur le journal. Il souhaitait simplement s'asseoir et manger tranquillement, tout seul comme à son habitude, mais il y avait ce papier qui traînait sur une chaise et qui avait capturé son regard comme par magie. Il avait donc tendu le bras, et sans pouvoir résisté, avait ouvert le journal et s'était plongé dans les articles.

Il n'avait pas eu besoin d'aller très loin pour se rendre compte que ce qu'il avait entre les mains n'était qu'un épais tissu de mensonges, d'inepties et de rumeurs, mais le tout était suffisamment bien écrit pour créer la colère ou la honte chez l'ensemble des élèves de la seconde A.

Mais l'article qui avait évidemment le plus retenu son attention, était celui qui parlait d'un certain Bakugou Katsuki, dont la réputation n'était plus à faire. Fubuki n'eut qu'à lire une dizaine de lignes avant que son sang ne se glace dans ses veines. Cela lui rappelait trop de mauvais souvenirs. Si jamais Bakugou tombait sur ce journal, les choses risquaient de très mal se passer.

C'est donc plein de bonnes intentions et avec une intense boule au ventre que le jeune élève partit à la recherche du concerné après les cours. Il n'eut aucun mal à retrouver sa trace après avoir posé quelques questions à ses camarades.

Il se dirigeait donc vers les salles d'entraînements lorsqu'il vit entrer Bakugou dans l'une d'elle, l'air furibond. Cela ne fit qu'augmenter le stress de Fubuki, qui se demandait s'il était dans son état normal ou si le fameux journal était passé entre ses mains.

Empli de doute, il hésita quelques instants, pesant le pour et le contre, mais finalement il poussa doucement la porte et entra sans faire un bruit.

Bakugou était déjà en train de faire des exercices de musculation, et Fubuki se dit qu'il faudrait peut-être attendre qu'il ait fini avant de prendre la parole. Malheureusement pour lui, il trébucha bêtement sur un poids qui traînait au sol et se rattrapa sur une machine de musculation en produisant un fort bruit métallique qui attira immédiatement l'attention de Bakugou.

"Heu... j-je... et bien..."

Il était tellement stressé qu'il en perdait ses mots. Devant le regard que lui lança le jeune homme, il se reprit mentalement, il ne réagissait pas comme ça habituellement. Il respira profondément avant de prendre la parole.

"Excuse-moi de te déranger, je voulais juste te prévenir qu'il y a un faux journal qui traîne dans l'école, et il parle de ta classe, et surtout de toi, et pas de la meilleure des façons."

Tout à coup, il se trouva très bête d'avoir dit ça, il avait encore plus de chance de mettre Bakugou en rogne après ça. Et puis quelle idée de venir juste pour lui dire ça? Il aurait dû réfléchir un peu plus avant de se décider.

Mais c'était trop tard, et il avait gagné l'attention du seconde A.
Élève de première année
Bakugou Katsuki
Image : Un article explosif [privé] .my-hero-academia-kyoka-jiro-manga_sq
Messages : 83
Age : 1
Chaine 1 : Un article explosif [privé] 190731010816278397
Groupe : Civils
Puissance : 2000
Chaine 2 : Un article explosif [privé] 190731010816278397
Points : 132
Fiche : www
Carnet : www
Bakugou Katsuki
Bakugou Katsuki
Dim 23 Sep - 20:13

Un article explosif
ft Tsukino Fubuki

L'oiseau de mauvais augure


Un torchon. C’est ainsi qu’on aurait pu résumer ce journal d’une dizaine de pages qui combinait le voyeurisme de la presse people et le mauvais goût des journaux à sensation. A la seule différence qu’il portait sur de simples élèves de UA, et semblait avoir été écrit par le pire troll des tréfonds de la toile, une personne mal intentionnée qui en voulait manifestement à certains étudiants. On notait qu’elle avait volontairement évité de s’en prendre aux professeurs, mais un œil attentif pouvait observer que les critiques portaient exclusivement sur les classes de cursus héroïque, comme si on avait tenté d’en ternir la réputation en rassemblant des anecdotes malsaines, plus ou moins inventées. Ainsi, des élucubrations sur les étudiants admis par recommandation, soi-disant favorisés par leur réseau (on citait, entre autres, Yaorozu et Todoroki, l’une pour sa fortune, l’autre pour son père), ou sur la validité des critères d’admission. Les Trois Grands avaient également leur part de critiques. Globalement, ce qui ressortait de plus sensé étaient les critiques sur l’examen d’entrée, mainte fois débattu, qui favorisait les alter les plus physiques ou offensifs au détriment d’une action plus subtile. Mais cet argument était emmêlé dans une foule de corrélations douteuses sensées dresser le portrait d’une société des héros corrompue et injuste, une vision qui n’était pas sans rappeler certaines idéologies en vogue.

Enfin, cela transparaissait si l’on lisait entre les lignes, car l’essentiel du papier était encombré par des médisances de bas étage, attaques ad hominem et autres déchets qui ne méritaient ni le nom de journalisme, ni celui de réquisitoire. Et parmi les nombreuses personnes sur lesquelles il crachait son venin, on trouvait un certain blond arrogant au langage peu châtié.

L’auteur de ces lignes avait sans doute l’espoir de lancer quelques rumeurs, de ternir la réputation des concernés ou de mettre en rage ses cibles. Si les rares exemplaires dispersés de par l’école n’allaient pas remporter le succès escompté, pour ce qui est du dernier objectif, il allait faire un carton en la personne de Katsuki Bakugou.


Katsuki était énervé ce jour-là, ce qui ne différait pas de la plupart des jours. Il n’arrivait pas à détacher ses pensées de ce loser de Deku, qui ne cessait de s’améliorer, se déplaçait désormais avec une agilité qui rattrapait la sienne et semblait en bonne voie de développer un nouveau style de combat – et pendant ce temps l’ancienne petite brute ne remportait, au mieux, que des demi-succès, sans compter les avertissements de la pseudo-déléguée qui pesaient sur sa conscience.
Il s’était donc rué, dès les cours finis, en salle d’entraînement, et il était décidé à épuiser son corps jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le battement de son cœur, le bourdonnement du sang et le sommeil pour délasser ses membres.

Il s’était échauffé en vitesse et venait juste de commencer à soulever les haltères quand un jeune freluquet rentra dans la pièce, si malingre qu’il semblait à un coton tige par rapport aux habitués du gymnase qui traînaient là après les cours. Katsuki ne se serait pas soucié de son existence, il était pratiquement invisible et il avait autre chose à faire : il ahanait en hissant la barre de métal au-dessus de ses épaules, luttant contre la gravité écrasante des énormes poids fixés à chaque extrémité. Ses muscles se gonflaient, se tendaient dans l’effort et la sueur, au bout de trois répétitions, luisait sur sa peau, tout son buste contracté dans la poussée, mâchoires saillantes. Il reposa les haltères sur leur support pour compter dans sa tête le temps de récupération quand un bruit sourd le força à tourner la tête : un petit nouveau s’était pété la gueule sur du matériel laissé stupidement sur le sol. Il était allé buter contre le pédalier dans un fracas spectaculaire.

Cela aurait fait rire Katsuki d’ordinaire, une moquerie au bord des lèvres, mais il se contenta de rouler des yeux face à tant d’incompétence, avant de détacher le regard du moucheron pour le reporter sur la tache à accomplir. Ces neuf séries n’allaient pas se faire toutes seules, l’inopportun lui avait fait perdre assez de temps. Il reprit du talc, assura sa prise et souleva la charge.

De façon imprévisible, le garçon continua à le fixer comme un lapereau qui a perdu sa mère, et se mit à bafouiller dans une tentative de communication. Derechef, Katsuki le foudroya du regard, espérant que ça serait suffisant pour le décourager si le nouveau voulait lui demander le mode d’emploi d’une machine, ou le chemin des toilettes.

« Quoi ?! » s’écria-t-il d’une voix âpre, impatiente, rendue rauque par l’effort ; il laissa retomber les haltères brusquement, provoquant un tintement de métal qui résonna dans la pièce. Il essuya ses paumes moites sur le tissu ample et léger de son pantalon, toujours allongé sur son tapis, prêt à reprendre ses levers. Prisonnier sous les haltères, il ne pouvait pas proprement se retourner pour lui faire face et se contentait de lever ses pupilles d’un rouge agressif vers le nouveau venu, l’air prêt à mordre.

Son regard le balaya de bas en haut. C’était un gars, quoi qu’un poids plume, et un visage plus joli sous ses cheveux d’or que pas mal de filles. Qu’est-ce qu’il faisait dans une salle de muscu ? Il s’était perdu ?

L’adolescent sembla se ressaisir sous son examen, et lui exposa la raison de sa venue d’une voix plutôt formelle, légèrement atone.

« Quoi ? » répéta Bakugou, un sillon se creusant entre ses sourcils. C’était quoi ces conneries ? Un faux journal ? Il se rappela de l’histoire de l’article qu’il avait commencé à travailler avec la taupe au club de journalisme, et il se demanda tout de suite si Léonie s’était foutue de sa gueule et lui avait fait une mauvaise blague.

Le jeune excité de 2deA avait trouvé une cible pour son énervement et il resta un moment immobile à chercher à comprendre de quoi ce minable pouvait bien lui parler. Sous son maillot moulant qui se soulevait au rythme de son souffle, se précipitait le flot de la colère, puis d’une tension suspendue comme un funambule à son fil, une crainte à laquelle il n’aurait pas donné ce nom.

Il y a beaucoup de personnes qui n’aiment pas ton comportement. Et par beaucoup de personnes, je veux dire BEAUCOUP de personnes.

Les paroles cinglantes de la co-déléguée nourrirent la paranoïa et la rage, déchirant sa cage thoracique d’une bouffée douloureuse, et il se releva d’une traction à la barre, pour s’asseoir et se dégager avec impatience, soufflant par le nez. Il retint son instinct stupide de donner un coup de pied dans le dispositif de musculation (il avait encore neuf séries à faire, bordel), et il se redressa pour pouvoir toiser Tsukino à hauteur égale, le porteur de mauvaise nouvelle étant de toute évidence mal accueilli.

« Qu’est-ce qu’ils disent, ces enfoirés ? Fais-moi voir ! » ordonna-t-il sans le moindre égard pour son camarade. Il semblait prêt à le secouer si ça pouvait faire tomber le fameux journal de son uniforme.

Son sang n’avait fait qu’un tour, il n’arrivait pas à croire qu’il y avait des gens qui essayent vraiment de propager des rumeurs sur sa classe et sur lui. Enfin, ça ne le surprenait plus, et ça ne l’aurait peut-être pas touché autant s’il avait été certain de sa popularité, s’il ne craignait pas de se rendre compte que l’ensemble de UA se foutait de sa gueule dans son dos. Il n’était pas rare qu’il fasse rire les membres de sa classe. Hater’s gonna hate. Bakugou avait toujours pris les critiques à la légère, avant de rentrer à UA. Parce qu’elles se perdaient au milieu du feedback positif, démesurément positif. Il n’avait plus ce loisir, et son perfectionnisme le poussait à vouloir effacer n’importe quelle salissure qui ternirait son nom.

Si un connard ou une connasse avait fait ça, il allait les hacher menu.

Le garçon lui tendit alors une petite liasse de feuillets. Il y avait quelque chose de familier dans la présentation mais Bakugou avait d'autres préoccupations pour l'heure que de remarquer que les mauvais plaisantins avaient repris la maquette du journal de Léonie.
Il fit défiler les pages, ses yeux balayant rapidement les titres, une grimace découvrant progressivement ses dents du bas dans une expression simiesque et menaçante alors qu'il découvrait les critiques sur les élèves de son cursus. Il ralentit un instant pour parcourir la page qui portait sur l'admission par recommandation et plissa les yeux en voyant les noms de ses camarades, puis tourna la page et...
Les doigts de l'étudiant se crispèrent brusquement, froissant aussitôt le papier comme ses phalanges ressortaient, tremblant sous la pression. Il hissa le journal à hauteur des yeux, son visage disparaissant de la vue de Tsukino. Le papier étiré à son maximum semblait sur le point de rompre (mais si vous avez déjà essayé de tirer de la sorte vous savez qu'une feuille peut être plutôt résistante) et la seule question était de savoir s'il allait le déchirer ou le carboniser dans les instants à venir. Sa voix, étranglée de rage, laissa échapper un "Vous vous foutez de ma gueule ?..." ce qui était effectivement le cas. Il se tut ensuite un moment, lisant et relisant la double page, le niveau de rage grimpant à chaque fois jusqu'à ce que de la vapeur paraisse sortir de ses oreilles. Oreilles qui débordaient, rouges, de sous sa tignasse hérissée.

Je n'ai pas besoin de vous le présenter, vous n'avez pas pu manquer son show lors du tournoi sportif. On aura beau le scruter à la loupe, nul ne parviendra à découvrir la moindre qualité héroïque à Katsuki Bakugou. Sans cœur, obsédé par sa petite personne dont il impose la bruyante et désagréable présence à tout ceux qui l'entourent, il ne manque pas une occasion de se faire remarquer, ne supportant pas qu'on parle, pense ou considère autre chose que lui. Modestie, compassion, générosité sont ses antithèses. Une catastrophe en puissance pour l'avenir : incapable de se contrôler, d'écouter les autres, il sème la discorde et fait passer son intérêt avant le bien commun. Sa puissance innée suffit-elle à justifier sa place dans les rangs d'une école d'élite héroïque ? Qu'est-ce que cela dit de nos valeurs, de récompenser une petite brute égoïste et immature de la sorte ? La loi du plus fort prévaut sur la morale. Combien de jeunes prometteurs, altruistes, désireux de se mettre au service de la communauté, doivent voir leur rêve brisé par la sélection quand une graine de voyou au pouvoir démesuré voit sa violence encouragée par un système compétitif ?

"Lâchez-moi la grappe un peu..." gémit le blond cendré. "Et arrêtez de vous servir de mon cas pour démontrer n'importe quoi..." marmonna-t-il encore. Il fixait deux images en bas de la page qui montrait All Might, triomphant, et Endeavor faisant pleurer un gosse manifestement terrorisé. La légende disait "Quel genre de héros veut-on pour la prochaine génération ?"

Il était assez estomaqué pour que sa rage vacille, son cerveau criant de multiples avertissements de défense comme quoi ce n'était qu'un ramassis de conneries, qu'il n'était pas la caricature ridicule qu'ils dépeignaient, mais c'étaient... Des mots ciblés pour lui faire mal. Qui s'attaquaient personnellement à lui, en faisant l'exemple d'une injustice. Et il avait envie de froisser le journal en boule et de le jeter au loin, de dire qu'il s'en foutait, qu'il était fier de ce qu'il était, qu'il s'assumait totalement et qu'ils pouvaient tous crever. S'il avait pu dire, avec certitude, que c'était entièrement faux, il n'aurait eu aucun remord à pu chercher les responsables et leur exploser la gueule pour avoir médit de lui.

Il rabaissa le journal, le regard dur et les lèvres serrées, fixant les lignes floues en essayant de démêler le vrai du faux. Et il aurait pu avoir une réaction intelligente, s'il n'avait pas alors remarqué le coin plié de la page de droite, qui laissait entrevoir une photo noir et blanc. Il se figea, et manqua d'arracher la page en la tournant.

On aurait pu le croire possédé par le démon, tant les pupilles rouges se réduirent à une pointe d'aiguille tandis que ses yeux s'injectaient de sang, les veines se dessinant sous sa peau pâle aux tempes et aux mains.
Son masochisme avait des limites. Il ne se passa qu'une ou deux secondes, où son regard sauta d'une image à l'autre dans une rapide succession, un tremblement indigné secouant tout son corps, avant qu'il ne réduise en cendres la page d'une rapide série d'explosions. Le journal carbonisé tomba au sol.

Il se retourna vers Tsukino avec un grand sourire qui ne disait rien qui vaille. Comme certain apprenti d'All Might qu'on ne citera pas, Katsuki souriait face à un défi, face au danger, et inconsciemment, quand il avait peur. Sourire pour se donner du courage, blablabla... Mais il y avait un autre type de sourire qui pouvait déchirer son visage, comme maintenant, quand la colère dépassait le stade des cris, des rugissements et de l'explosion pour atteindre le seuil critique. Lorsque la rage retroussait ses lèvres au-delà de ses crocs, au delà de ses gencives, lorsque les coins de la bouche s'étiraient de la sorte, au-delà du raisonnable, c'était de lui qu'il fallait avoir peur.

"Tu as lu cet article ? Tu as vu ces photos...?"
C'étaient de fausses questions. Il n'attendit pas la réponse pour marcher sur lui, son rictus se changeant en grimace haineuse comme il tentait de rabattre le garçon contre le mur le plus proche, adoptant d'instinct une posture menaçante. Sa main négligemment rejetée en arrière crépitait d'étincelles et il fixait d'un regard noir le blondinet qui avait eu le malheur de s'exposer à sa vendetta.

"T'es qui pour me juger, hein ? T'es venu te foutre de ma gueule c'est ça ?!" Il postillonnait dans sa fureur, et le volume de sa voix augmentait à chaque phrase. Crier intimide les gens, et il avait, ô combien coutume de le faire. Il ne s'arrêtait pas pour respirer, et renchérit, à nouveau ce sourire fou, une parodie d'une voix plus aigue : "Oh, je me demande comment Bakugou va réagir quand il verra ça !" Et la voix chuta d'un octave pour gronder : "Je vais te le dire petite merde. Je vais te faire un feu d'artifice, rien que pour toi, tu pourras raconter à tous tes copains... Oh non, attends, je vais te l'écrire sur la tronche !"

Et déjà il levait la main, déjà il l'attrapait au col, et il n'y avait rien d'héroïque en effet dans cette crise brutale, qu'un défouloir à la fureur qui le possédait, une violence qui pouvait lui coûter cher. Malgré les formules prétentieuses et les discours moralisateurs, l'auteur du journal avait frappé bas, quand il avait publié ces images de l'incident du gluant.
 




Un article explosif [privé] 19042108193839885


Élève de première année
Tsukino Fubuki
Image : Un article explosif [privé] .my-hero-academia-kyoka-jiro-manga_sq
Messages : 9
Age : 1
Chaine 1 : Un article explosif [privé] 190731010816278397
Groupe : Civils
Puissance : 1 000
Chaine 2 : Un article explosif [privé] 190731010816278397
Points : 0
Fiche : www
Carnet : www
Tsukino Fubuki
Tsukino Fubuki
Dim 30 Sep - 23:32
Il était parvenu à attirer l'attention de Bakugou, c'était évident. Un peu trop même, à son goût.

Face à l'air passablement énervé du seconde A, il ne fallut pas plus d'une seconde de considération à Fubuki pour tendre le journal au principal intéressé, qui se mit à le feuilleter, parcourant rapidement les articles. Le seconde C comptait les pages, l'angoisse montant progressivement avec l'approche de l'Article: 4 pages, 3, maintenant plus que 2, 1, et...

Bakugou froissa le journal en tombant sur le titre suivant. Il ouvrit le papier en grand, devant ses yeux, coupant tout contact avec son interlocuteur.

Fubuki aurait sans doute dû en profiter pour prendre la fuite, mais il avait une sorte de fascination à voir ce papier se tendre de plus en plus devant lui, se mettant presque à trembler, devenant une sorte de mètre à la rage du seconde A, qui se mettait d'ailleurs à marmonner des propos compréhensibles pour lui seul, les dents serrés.

Il finit par relâcher ses bras et sa figure apparût de nouveau à Fubuki. La colère était visible, évidente même, mais rien de comparable à ce qu'on lui avait raconté ou même à ce qu'il avait pu voir durant le championnat.

Enfin, pas avant que son regard ne se pose sur une des photos.

Fubuki n'y avait pas particulièrement fait attention, restant surtout préoccupé par le texte, déjà suffisant en soi pour plonger Bakugou dans une profonde colère. Mais ce fut la photo de son agression, en troisième, qui acheva l'oeuvre du papier, et le seconde C en fut le témoin.

Les choses se déroulèrent bien trop vite pour que Fubuki comprennent ce qui se passait. Le faciès de l'explosif seconde A venait de passer de colère profonde à rage totale, et la première victime en avait été le journal. Mais maintenant, le regard de Bakugou était tourné vers sa très certaine seconde victime, lui adressant un sourire qui acheva de le paralyser, l'empêchant même de reprendre son souffle.

À cet instant, devant le rictus de Bakugou, Fubuki avait cette même sensation que l'on ressent juste avant une catastrophe, cette sensation qui creuse le ventre et vous fait écarquiller les yeux, la dernière seconde d'une bombe, le vide avant l'impact.

Et boum!

Bakugou se jeta sur lui, faisant de Fubuki l'exutoire de toute sa rage, aussi injustifiée soit-elle. Il l'attrapa par le col et déjà sa main était prête à partir, tandis qu'il lui cracha au visage des propos qui n'atteignirent jamais le cerveau de Fubuki.

La peur.

Elle semblait être l'axe principal de cette rencontre, grimpant à une vitesse fulgurante. Au départ ç'avait été l'angoisse de la rencontre, puis la frayeur devant la colère naissante de Bakugou, et maintenant l'effroi.

Une vague vint alors tout balayer, d'un seul coup. La peur venait de se faire remplacer par une terreur absolue, à cause d'une étincelle qui venait de s'allumer en Fubuki, menaçant de prendre feu.

Black Mirror poussait, il avait senti la faiblesse de Fubuki, et il était sur le point d'en profiter pour ressortir. Et outre le fait que Fubuki en pâtirait, c'était actuellement celui qui le prenait pour proie qui risquait le plus, car si Bakugou pouvait aller très loin dans la violence, Black Mirror n'aurait aucune hésitation à tuer, et cela rebutait Fubuki au plus haut point. Alors le jeune homme mit en action ce qu'on lui avait appris.

Il ne lui fallut pas plus de deux respirations pour recouvrer le contrôle total. Son visage, sur lequel était tantôt gravée la peur au fer rouge, n'était plus qu'un désert froid, vide de toute émotion. Il analysa sommairement la situation, mais il ne lui fallut pas longtemps pour se rendre compte que, aveuglé par la rage, Bakugou avait quelques défauts dans sa garde.

Fubuki en profita pour se dégager, reculant de quelques pas et tendant un bras devant lui pour mettre en garde le seconde A, au cas où il reviendrait à l'assaut.

"N'approche pas, je n'hésiterai pas à me défendre cette fois."

Sa voie était posée, calme, et il semblait avoir retenu l'attention du blond, au moins pour le moment.

"Tu compte vraiment te mettre à dos l'une des rares personnes dans cette école qui pense encore que tu as le potentiel de devenir un héros? Si tu réagis comme ça à chaque fois que quelqu'un vient vers toi, je pense que tu vas donner raison à cet article, au lieu de prouver à tous ce que tu vaut vraiment. Je suis convaincu que tu souhaite bien faire, je pense seulement que tu ne sais pas comment t'y prendre, et comme les gens aujourd'hui préfèrent se nourrir des premières impressions que l'on donne pour créer nos portraits, ça ne m'étonne pas que les gens te voient comme tu es décrit dans cet article."

Fubuki ne réfléchissait pas vraiment ses paroles, elles sortaient toute seule, et il espérait sincèrement qu'elles atteignaient leur but, soit de réussir à désamorcer la bombe humaine que représentait Bakugou

"Je sais ce que ça fait d'essuyer des critiques, j'en ai moi-même reçus à cause de mon physique et de ma façon d'être, parce que le monde préférera toujours voir ce qui est mauvais ou pas assez bien, quitte à en oublier tout le bien, et ce d'autant plus quand ça concerne des personnes célèbres. Je suis certain que tu es trop intelligent pour te laisser définir par ces critiques, tout comme je suis certain qu'elles t'atteignent."

Pour le moment, ça semblait suffisamment efficace, puisque la distance qui séparait Bakugou de Fubuki n'avait pas diminuée.

"Tu sais, tout à l'heure, quand je suis venu à ta rencontre pour te parler de ce journal, je ne sais pas trop ce qui m'est passé par la tête. Je pense que je voulais tout simplement éviter de te voir exploser face à tout le monde et faire crier victoire aux auteurs de ce déchet, mais lorsque je t'ai vu te mettre en colère, je me suis mis à douter. Tu fais peur au gens, Bakugou. Pas forcément parce que tu peut te montrer effrayant, comme tu l'as fait avec moi, mais tout simplement parce qu'ils ne te comprennent pas, qu'ils ne savent pas comment réagir avec toi. Les gens ont peur que ton apparente fierté ou tes émotions explosives te fassent faire de mauvais choix, et c'est ce qui les fait douter de ta capacité à devenir un héros. Mais moi je suis convaincu que tu pourrais faire de tout cela ta force, tout comme moi j'ai fait de ma discrétion et de mon physique apparemment vulnérable des armes."

Fubuki prit une grande respiration, après avoir dit tout cela d'un trait. Il ne savait pas du tout si c'était les bonnes paroles à utiliser, ni si cela toucherait Bakugou, mais c'était son avis et il l'avait exposé avec la plus grande clarté, et peut-être que cela serait suffisant pour faire redescendre le seconde A, à moins qu'il n'ai juste jeté de l'huile sur le feu.
Élève de première année
Bakugou Katsuki
Image : Un article explosif [privé] .my-hero-academia-kyoka-jiro-manga_sq
Messages : 83
Age : 1
Chaine 1 : Un article explosif [privé] 190731010816278397
Groupe : Civils
Puissance : 2000
Chaine 2 : Un article explosif [privé] 190731010816278397
Points : 132
Fiche : www
Carnet : www
Bakugou Katsuki
Bakugou Katsuki
Mar 30 Oct - 0:41

Un article explosif
ft Tsukino Fubuki

L'oiseau de mauvais augure



Pour Bakugou, sa réaction était parfaitement justifiée sur le coup. Il ne réfléchit pas deux secondes avant de s'en prendre à la personne la plus proche parce qu'évidemment c'était la responsable de sa colère (indirectement, c'était vrai) et que ça allait de soi de la décharger.
Et puis, ce petit gabarit qui respirait l'insignifiance ravivait quelques réflexes que provoquait chez l'ancienne petite brute la vue d'une victime facile. Hurler, secouer, menacer, frapper ; voir la peur brouiller le regard de l'autre ; voilà ce qui satisfaisait le besoin de dominance du jeune loup.  

C'est pourquoi il fut très surpris lorsque le garçon qui respirait de plus en plus vite se calma soudainement, et passa de la terreur à une figure page blanche qui ne reflétait plus aucune émotion. Ce n'était pas normal ; ça n'allait pas. Il décrispa ses mains sur son col, méfiant, car il ne connaissait pas son alter et qu'une telle assurance pouvait présager du pire. L'autre en profita pour se dégager et prendre de la distance ; Katsuki pivota pour le garder en vue. Désormais le petit blond le tenait en respect d'un bras en avant et le menaça, dessinant sur le visage du combattant né un sourire carnassier.
Il n'hésiterait pas à se défendre ? Quoi, il s'était laissé faire pour le fun ? Marrant, il ne demandait qu'à voir...

Et il aurait bondit sur Tsukino pour le plaisir de se défouler (qu'est-ce que ça lui faisait, qu'il soit un adversaire digne de ce nom et non un punching-ball ? Tant qu'il pouvait frapper, libérer ses pulsions, la frustration, qu'on lui rende les coups, ça ne serait que plus intense !), il aurait bondit stupidement enivré d'adrénaline si un dernier grain de bon sens ne s'était pas réveillé à ce moment là.
Un petit ange de la conscience passa et se posa sur son épaule, qui avait une longue queue de cheval et un très gros bonnet. La voix de la grande bourge l'arrêta net dans son élan en prononçant deux petites phrases : combats interdits ; menace de renvoi.
Il fallait emprunter une salle d'entrainement et faire ça dans les règles pour pouvoir tabasser quelqu'un. Règles qui impliquaient généralement de ne pas le tabasser. La plaie !
"MERDE ! Connerie de règlement de mes deux !" gueula-t-il en tapant dans le mur qui lui non plus n'avait rien fait.
Aizawa et queue de cheval avaient raison, il fallait qu'il arrête d'être un gamin, il était plus au collège et... sa façon de régler les problèmes ne plaisait pas vraiment à son entourage. Il laissa glisser son poing contre la tapisserie et prit une grande inspiration, la rage fourmillant jusqu'au bout de ses doigts, ne demandant qu'à déborder. Alors l'espèce de petite fouine qui lui avait ramené le pamphlet s'adressa à lui, le fixant de ses yeux verts (yeux verts, yeux de vipère, hein ?), sur un ton plat et calme, si différent du sien que le gosse égocentrique ne pouvait que prendre comme méprisant.

"Tu compte vraiment te mettre à dos l'une des rares personnes dans cette école qui pense encore que tu as le potentiel de devenir un héros? Si tu réagis comme ça à chaque fois que quelqu'un vient vers toi, je pense que tu vas donner raison à cet article, au lieu de prouver à tous ce que tu vaut vraiment."
Il cilla, les premiers mots coulant doucement dans sa conscience ; c'était presque aussi choquant que quand Momo lui avait balancé son "Beaucoup de personnes n'aiment pas ton comportement" et qu'il avait cru qu'elle voulait la baston. C'était même encore plus violent. Peu importe le bon sens de ce qui suivait, tout ce que son cerveau entendait désormais, c'était l'écho insultant, mortifiant de cette phrase.
Il oscilla sur lui-même, les bras balançant de chaque côté, luttant pour ne pas laisser la haine qui menaçait de tout engloutir prendre le contrôle. Qu'il y ait un ou deux gugusses qui méritent une correction pour avoir bavé leur venin dans cette mauvaise blague de journal, ça lui mettait déjà les nerfs ; mais la généralisation de Tsukino attisait le vent de paranoïa qui soufflait déjà depuis longtemps sur l'esprit narcissique de l'apprenti héros.
Les obstacles se dressaient sans cesse sur sa route, il avait l'impression que tout le monde avait les yeux fixés sur lui, et il imaginait les sourires narquois ; les murmures ; ils sont jaloux, se répétait-il, ils sont jaloux de ce que je suis ! Mais les caractères cruels de l'article étaient là imprimés trop réels, et il ne pouvait pas exclure cette possibilité, qu'on le déteste pour de bon.
Il fallait qu'il devienne plus fort, il fallait qu'il devienne plus fort, pour suivre sa route vers la gloire. Evidemment qu'il se faisait des ennemis. Pourquoi cela le touchait, si c'était la preuve qu'il était sur la bonne voie ? Bien sûr, c'était différent de ses rêves enfantins où on l'acclamait et où son sourire triomphant était reflété par des centaines de visages. Lors d'un combat du tournoi sportif, on l'avait même hué.
En dehors des vilains, on ne trouvait guère de gens pour haïr All Might. Il y avait des choses qu'il ne contrôlait pas ; rien ne se passait comme prévu ; mais même s'il devait faire l'ascension tout seul, il deviendrait le premier.
Il ferma les yeux, gardant ce bouillonnement d'émotions sous couvercle ; c'était épuisant, de gérer cela sans la soupape de la violence, et il attendait que le garçon parte pour se défoncer dans la muscu, pour rompre le cycle des pensées qui l'intoxiquait. Mais il ne partait pas. Il parlait encore.

"Je suis convaincu que tu souhaite bien faire, je pense seulement que tu ne sais pas comment t'y prendre, et comme les gens aujourd'hui préfèrent se nourrir des premières impressions que l'on donne pour créer nos portraits, ça ne m'étonne pas que les gens te voient comme tu es décrit dans cet article."
C'était vrai, Katsuki ne savait pas mettre les gens de son côté. Il rouvrit ses paupières pour le fixer avec un mélange de perplexité et d'agacement. Il se prenait pour qui, à lui faire la morale comme ça ? Il sortait d'où d'ailleurs ce gars ?  S'il ne faisait pas partie des mauvais plaisantins qui avaient publié le torchon, c'était quoi, un bon samaritain qui s'était dit que ça serait une super idée d'agiter ce tissu de diffamations sous son nez ?

"Je sais ce que ça fait d'essuyer des critiques, j'en ai moi-même reçus à cause de mon physique et de ma façon d'être, parce que le monde préférera toujours voir ce qui est mauvais ou pas assez bien, quitte à en oublier tout le bien, et ce d'autant plus quand ça concerne des personnes célèbres. Je suis certain que tu es trop intelligent pour te laisser définir par ces critiques, tout comme je suis certain qu'elles t'atteignent."
Il plissa les yeux d'un air mauvais. Ben voyons, évidemment qu'il s'était fait critiquer ce coton-tige. Il respirait pas la virilité et au collège, c'était le genre de différence qu'on ne pardonnait pas. Katsuki en savait quelque chose et pas dans le sens auquel pensait Tsukino. Il aurait été le premier à se foutre de lui ; et cette façon de se mêler des affaires des autres, ça lui rappelait un autre nerd qu'il pouvait pas voir en peinture.
Il n'allait pas le frapper ; ok. Il avait été un peu vite en besogne ; il avait vu rouge face à ces photos. Il ne voulait pas punir un mec qui n'y était pour rien, et puis il voulait éviter les emmerdes...
Mais ça ne l'empêchait pas de ressentir de l'aversion ; parce qu'il n'aimait pas qu'on pointe ses faiblesses, il n'aimait pas qu'on lui parle comme ça, qu'on se mêle de ça. Il n'aurait pas toléré ce type de discussion avec ses potes ; ça n'allait pas passer avec un inconnu. Les veines aux coins de ses yeux, l'angle tordu de son rictus ; les tics qui agitaient ses doigts épais ; tout cela ne disait qu'une chose. Les yeux rouille brillèrent, assortis d'un sourire méchant.
Pour qui tu te prends ?

"Tu sais, tout à l'heure, quand je suis venu à ta rencontre pour te parler de ce journal, je ne sais pas trop ce qui m'est passé par la tête. Je pense que je voulais tout simplement éviter de te voir exploser face à tout le monde et faire crier victoire aux auteurs de ce déchet, mais lorsque je t'ai vu te mettre en colère, je me suis mis à douter. Tu fais peur au gens, Bakugou. Pas forcément parce que tu peut te montrer effrayant, comme tu l'as fait avec moi, mais tout simplement parce qu'ils ne te comprennent pas, qu'ils ne savent pas comment réagir avec toi. Les gens ont peur que ton apparente fierté ou tes émotions explosives te fassent faire de mauvais choix, et c'est ce qui les fait douter de ta capacité à devenir un héros. Mais moi je suis convaincu que tu pourrais faire de tout cela ta force, tout comme moi j'ai fait de ma discrétion et de mon physique apparemment vulnérable des armes."

C'était trop. Il ferma les yeux, soufflant par le nez pour évacuer le surplus de vapeur. Il avait dû supporter d'écouter tout ça, il ne l'avait pas interrompu, il ne l'avait pas insulté, il méritait un putain de bon point pour bonne conduite alors maintenant IL allait parler.
Il savait pas pourquoi il était venu l'avertir, sinon pour éviter qu'il se tape la honte ? Et même s'il préférait, oui, l'apprendre comme ça discrétos que de devoir gérer l'humiliation publique que ça aurait représenté si il l'avait découvert, mettons devant sa classe, l'attitude de ce mec lui tapait trop sur les nerfs pour qu'il manifeste la moindre reconnaissance. Il y avait forcément un motif caché ; et cette raison était celle qu'il ressentait dans ses tripes. Il voulait agir sur lui. Avoir une emprise sur lui. C'était inacceptable.

"T'es gentil mais si j'avais besoin de conseils pour gérer ma réputation c'est pas toi que j'irais voir. Tu t'es regardé ?" Il secoua la tête après cette attaque gratuite. Il ne pouvait pas frapper, peut être, mais il pouvait toujours mordre. Ce que Tsukino n'avait pas compris, c'est que traiter Katsuki comme un égal, se permettre de lui donner son avis, c'était salir sa fierté qui ne supportait pas d'être ramenée au rang du commun des mortels. Pire : il était vulnérable ; et il venait mettre le doigt dans la plaie en trifouillant, pour dire les choses telles qu'il les percevait ?  "Ce que je vaux vraiment ? Parce que t'en sais quelque chose peut-être ? Qu'est-ce qui te dis que je suis pas un connard, exactement comme c'est écrit ? Tu me connais pas ! Les gens se fient aux apparences ? Et toi, tu vois autre chose ? Tu crois que si tu vas à contre courant tu seras spécial ? Que t'as qu'à te pointer avec un article qui dit du mal de moi et prétendre me comprendre pour que je te mange dans la main ? C'est quoi, ton problème ? Mêle-toi de tes affaires !"

Il s'était animé, marchant de long en large pour ne pas lui foncer dessus, comme un tigre en cage, retenir cette envie de faire de trop grands gestes et de chercher par sa position, par son physique, à en imposer, à intimider. Il serrait les poings, lui lançait des regards assassins, et gardait la distance, ça lui foutait les boules, s'il lui donnait raison, s'il leur donnait raison.

"Waouh, tu croyais en moi, et puis tu m'as vu et tu as douté ? Tu as foi en moi, je dois te dire merci ? J'y crois pas... Toi tu me comprends, toi tu me soutiens ? Pourquoi, parce que t'as lu des racontars et que tu m'as vu à la télé et que tu t'es fait un film dans ta tête ? Tu t'es entendu putain ? Ecoute-moi bien. Je sais pas ce que tu t'es imaginé, mais toi et moi, on n'a rien à voir. C'est pas parce que t'as été une victime, parce que t'as pris cher dans ta vie que ça nous fait un point commun. Ce machin - " il désigna le reste du journal carbonisé au sol - "C'est juste un ou deux enfoirés de trolls qui ont trop de temps libre. Les gens ne me voient PAS comme ça. Les gens ne doutent pas que je puisse devenir un héros ! Je suis à UA, bordel ! Tu as vu mon alter ?" Il écartait ses mains crispées, paumes ouvertes vers le ciel, sa grimace découvrant ses incisives.
"Je suis fort, je suis fiable ! Mes profs, mes camarades le savent ! Le reste, mon caractère, ça les regarde pas ! Ça te regarde pas ! Quelle importance ça a, tant que je gagne ?"
Il s'arrêta, se laissa un instant pour reprendre son souffle, son calme. "Tu as raison sur un point, je vais pas laisser les avis des figurants me dévier de ma route. Et ça vaut pour le tien. T'as fait ta BA, tu peux te congratuler, maintenant dégage. Tu peux raconter aux autres que je suis une ordure ou me cirer les pompes, pour ce que j'en ai à foutre. Je serai toujours à des années lumière de vous, et vous pouvez pas me toucher."
La question n'était pas de savoir ce qui était vrai. Tsukino visait assez juste ; mais ses paroles tombaient dans les oreilles d'un sourd. Bakugou, face à toute agression, réécrivait la réalité qui lui convenait, et ce qui sourdait de ses paroles pleines de ressentiment, c'était sa vision, à la fois distordue et cruellement aiguë. Un égo infatué ne peut pas s'entendre dire qu'il doute. Bug dans la matrice. Il n'y avait qu'une solution : se débarrasser de l'intrus.
 




Un article explosif [privé] 19042108193839885


Élève de première année
Tsukino Fubuki
Image : Un article explosif [privé] .my-hero-academia-kyoka-jiro-manga_sq
Messages : 9
Age : 1
Chaine 1 : Un article explosif [privé] 190731010816278397
Groupe : Civils
Puissance : 1 000
Chaine 2 : Un article explosif [privé] 190731010816278397
Points : 0
Fiche : www
Carnet : www
Tsukino Fubuki
Tsukino Fubuki
Mar 27 Nov - 22:01
Bon.

Tsukino soupira intérieurement, et il laissa ses épaules retomber. C'était trop pour Bakugou manifestement, et il lui était impossible de savoir comment il allait digérer ses paroles une fois la colère retombée, mais il pouvait au moins être sûr qu'il avait touché quelque chose de sensible, barricadé derrière l’ego du seconde A.

Et puis bon, il fallait l'avouer, même s'il cachait ses sentiments derrière son visage vide de toute émotion, les propos du blond l'avaient blessé, rouvrant une vieille cicatrice qu'il était parvenu à refermer avec beaucoup de patience. Pour le coup, il avait envie de répondre aux coups par les coups, lui crier qu'il était plus qu'une victime, qu'il voulait lui aussi devenir un grand héros ; ou alors tout simplement lui sortir à nouveau un petit speech héroïque à la All Might, le secouer encore un peu plus avec l'envie d'enfin lui mettre les yeux en face des trous, mais il sentait que tout ce qu'il allait dire à partir de maintenant tomberait dans l'oreille d'un sourd, enfermé dans sa bulle de colère aveugle.

Alors, au lieu de lancer à nouveau une réponse virulente, il s'inclina comme pour dire au revoir et lança un simple "Il n'y a pas de film sans figurants.", presque sorti tout seul, avant de prendre la porte et sortir aussi discrètement qu'il était entré, laissant l'autre mariner dans son jus de rage.

Et tandis qu'il longeait le couloir pour sortir de l'espace des salles d'entraînements, grandissait en lui le fort pressentiment qu'il allait encore être amené à croiser la route du fier Bakugou.
Élève de première année
Bakugou Katsuki
Image : Un article explosif [privé] .my-hero-academia-kyoka-jiro-manga_sq
Messages : 83
Age : 1
Chaine 1 : Un article explosif [privé] 190731010816278397
Groupe : Civils
Puissance : 2000
Chaine 2 : Un article explosif [privé] 190731010816278397
Points : 132
Fiche : www
Carnet : www
Bakugou Katsuki
Bakugou Katsuki
Lun 4 Fév - 23:06

Un article explosif
ft Tsukino Fubuki

L'oiseau de mauvais augure



Après l'éruption du blond colérique, Tsukino adopta une mine lasse et peut-être, légèrement déçue. Les yeux rouges brillaient et ses poings se crispaient, menaçant de ne plus se contenir si la confrontation se poursuivait. Bakugou ne supporterait manifestement pas qu'on continue à lui faire la morale. Il en avait sa claque des mauvaises langues comme de ceux qui prétendaient vouloir l'aider, à la façon de son maître de stage, en adoucissant son caractère abrasif. Il était très difficile de gagner sa confiance, et malgré la bonne intention derrière l'attitude de Tsukino, le raisonner de la sorte ne pouvait conduire qu'au rejet.
Le journal était une assez mauvaise surprise ; il ne pouvait être que sur la défensive après un tel coup porté à son image. Et la ligne de défense était simple : il était irréprochable, les autres des vermisseaux rampant jaloux à ses pieds.
De plus, s'il était intelligent sur bien des points, le concentré de nitroglycérine manquait cruellement de recul sur lui-même, ses actions et son fonctionnement psychique. Il n'aimait tout simplement pas parler de lui autrement qu'en termes de victoires et de technique. Alors qu'on lui tende un miroir, juste ou déformé, et qu'on prétende comprendre ce qu'il ne comprenait pas, ne voulait pas comprendre... Décidément, il était loin de pouvoir se remettre en question si facilement, ou supporter critiques et conseils de la part de qui il voyait comme un inférieur.

Il arbora donc un sourire hautain lorsque le garçon plus frêle tourna les talons. Sa réplique traîna dans l'air musqué de la salle de musculation un moment, faisant froncer les sourcils de Bakugou.
Pas de film sans figurants ?
Peut-être bien, mais il resterait le centre, le focus des caméras, il serait numéro 1, et si film il y avait, il était le héros.
Il était le héros, il en était persuadé.
Profitant que la salle était vide, il rabattit son poing sur le pauvre mur qui avait déjà enduré sa colère, avant de calmer son souffle pour fixer le matériel qui l'attendait. Il était en retard, et il n'était pas question de réduire son entraînement du jour. Merde, il pourrait même rajouter des poids, vu son besoin de se défouler, il allait exploser ses limites ! Les torchons de l'autre troll, il s'en occuperait plus tard. S'assurer que personne ne se balade avec ces images de l'incident du gluant. Il ne pouvait pas laisser les gens le voir comme ça.
 




Un article explosif [privé] 19042108193839885


Contenu sponsorisé
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Serveurs privés
» article d''hier de Sadin
» EDH Petit article sympa
» La sécurité et les services de police.
» La cabale du Divin marquis

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
My Hero Academia RPG :: Le monde de My Hero Academia :: U.A., l'académie des héros :: Salles d'entraînements-
Sauter vers: